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    ATTENTION À CETTE « ARNAQUE » VIA VOTRE ABONNEMENT PROXIMUS

    « Je pensais que c’était des suppléments parce que j’avais dépassé mon forfait 4G… »

    Certains business sont plus opaques que d’autres dans le monde des télécoms.

    C’est notamment le cas de Wister, qui a un système de facturation via l’opérateur de téléphonie mobile. Mohamed, qui vit à Liège, estime s’être fait avoir, comme il l’explique à nos collègues de RTL info.

    Depuis toujours, Mohamed, un Liégeois de 23 ans, est un fan de football et se retrouve donc souvent sur des sites de streaming illégaux. Ceux-ci sont souvent envahis par des publicités et icônes peu recommandables, et c’est là que les problèmes du jeune homme ont commencé. « J’ai cliqué sur des messages pour les effacer, je pensais que c’était lié au site sur lequel j’étais. Mais visiblement, c’était un piège. Ils m’ont abonné directement, ils ont trouvé mon numéro de téléphone, je ne sais pas comment », raconte le Liégeois.

    Le piège se referme

    Il reçoit ensuite un SMS venant d’un numéro à 4 chiffres et lui disant qu’il est «abonné à ce service ». Il appuie donc sur un lien pour voir de quoi il s’agit et, sans le savoir, confirme son abonnement. Il ne prête plus attention à tout cela et réalise trois mois plus tard qu’il paie un abonnement à Wister, à hauteur de 5€ par semaine, sans savoir de quoi il s’agit : «Je pensais que c’était des suppléments parce que j’avais dépassé mon forfait 4G, mais non…»

    Dans un premier temps, le jeune homme appelle Proximus pour obtenir des explications, mais l’opérateur lui répond qu’il n’est pas responsable des services tiers. Celui-ci se tourne donc vers Wister, qui répond que c’est tout à fait normal: «Ils m’ont dit que c’était normal, que je m’étais abonné à leurs services. Et qu’en cliquant sur un lien, j’avais donné mon approbation directement, sans même recevoir un contrat ou quoi que ce soit Au final, il profite de cet appel pour se désabonner, mais fait une croix sur 50€ qu’il a dépensés sans le savoir. «Moi, j’appelle ça une escroquerie », conclut-il.

    Wisler réagit

    Du côté de Wisler, on se défend en expliquant : «Il y a une première page d’achat, où on explique ce que la personne va acheter, à quel prix, et avec un renouvellement toutes les semaines. Ensuite, si la personne est d’accord, elle clique sur le bouton d’achat du genre ('Confirmer le paiement'). Elle arrive alors chez l’opérateur, où il y a une deuxième page de confirmation de tout ce que la personne va acheter. Donc au bout de ces trois clics, l’abonnement est pris. Le client a accès à ces contenus, et il a un SMS de confirmation d’achat pour lui rappeler qu’il s’est abonné »

    En 2019, ce type de services a été l’objet de 730 plaintes auprès d’un rapport disponible du médiateur télécom. Mais Mohamed ne fait pas partie de celles-ci, puisqu’il a simplement décidé de faire une croix sur les 60 € dépensés dans ce service indésirable.

    Source libre de l’Actu Sudinfo sur > https://www.sudinfo.be/id280772

    Illustration > 123 RF