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    MOTS COEUR et MOTS TUS > COPE & FILLON

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    Copé et Fillon

                    A côté d’eux, Cassius Clay vs Joe Frazier, Mike Tyson vs Evander Holyfield, Elio Di Rupo vs Bart De Wever, Alexander De Croo vs Laurette Onkelinx, Ben Laden vs Georges W Bush… c’est de la choucroute sans jambonneau, des moules sans frites, des frites sans mayonnaise, de la petite bière, du pipi de chat, de la roupie de sansonnet. 

                    Quel plaisir  de voyeur, je l’admets que d’assister à l’affrontement entre ces deux barons du paysage politique français visant un même but : devenir président de l’UMP ? Nenni ! Etre candidat à la présidence de la République ? Mais non ! Tout simplement - et là ils sont d’accord et le jurent la main sur le cœur - pour mieux servir les Françaises et les Français. J’en reste les larmes aux yeux, terrassé par l’émotion !!! Plus sérieusement, à voir le comportement de ces deux élus de droite, je me dis qu’il n’y a pas que dans les pharmacies que l’on trouve des « cons primés » !!! (Fallait l’oser, ce jeu de mots !)

    Source & textes > Bruno Heureux.

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    MOTS COEUR & MOTS TUS > SCOUTS, TOUJOURS… PRETS !

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              Scouts, toujours… Prêts !

              Cette année, réunis pour la bonne cause, les jeunes des unités des guides et des scouts de Hannut ont choisi de remplacer la traditionnelle veillée de Noël par une grande journée de partage et d'ouverture aux autres, dans le plus pur esprit cher à Baden Powell.

    Que proposent-ils concrètement le samedi 22 décembre prochain ?

    • Les baladins et les nutons invitent tous les enfants de 5 à 8 ans à les rejoindre pour un grand jeu, de 14h00 à 16h30 ; rendez-vous est donné devant l'Hôtel de Ville de Hannut, avec des vêtements adaptés à la météo. L'activité est gratuite et le goûter est offert !
    • Les louveteaux et lutins iront rendre visite aux aînés dans 5 établissements et maisons de repos de la région : à Waremme, Ciplet, Orp-Jauche, Crehen et Wasseige.
    • Les éclaireurs et guides Aventure iront faire un grand jeu avec les enfants du Foyer Sainte- Marie de Geer, du Foyer Au Clair Matin de Latinne et du Foyer Le Bocage de Lincent.
    • Les pionniers et guides Horizon  aideront l'asbl Un Toit Pour Tous lors de la distribution des cadeaux de Noël. Ils se seront rendus précédemment dans l'asbl pour aider les bénévoles à trier les jeux qu'ils ont reçus ou récupérés.

                Superbe programme ! Quel bonheur de voir les jeunes se retrousser les manches avec autant de générosité, d'énergie et de bonne humeur : une lueur d'espoir dans la grisaille du monde! Chapeau !

     Demain un autre article ! C'est promis !

    Source & textes > Bruno Heureux.

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > AUTO-STOP

    Raskolnikov_in_the_rain_by_LordShadowblade.jpgRéflexion de Bruno Heureux après l’article d'hier sur ce blog :

                Par contre, la petite histoire suivante est autrement digne d’intérêt parce que révélatrice d’une réalité à première vue banale mais qui mérite que nous nous y attardions quelques instants.

                 A Crehen, ce jour-là, il pleut et vente, un vrai temps d’automne ; sur le bord de la route, la silhouette penchée d’un marcheur qui, dans les rafales, avance péniblement évitant les flaques d’eau, la boue des bas-côtés et les giclées des véhicules qui passent sous l’averse. Bien au sec dans ma voiture, j’hésite un instant puis freine, m’arrête, ouvre la portière côté passager, me présente rapidement et propose à ce jeune homme déjà transpercé de monter et de le conduire jusqu’Hannut ; il accepte immédiatement en me remerciant vivement.

                 Une brève conversation m’apprend qu’il vient de La Passerelle ; celle-ci, rappelons-le, est « un centre d’accueil et accompagnement pour des adultes porteurs d'une déficience et désirant construire un projet de vie plus autonome ». Mon passager se rend dans un magasin, au centre ville. Après un court moment de silence, il réitère ses remerciements et ajoute, « Il est très rare que quelqu’un s’arrête pour des gens comme nous ! ». A ma demande, il précise : « Des gens de La Passerelle ». Je reste interloqué devant l’expression spontanée d’une souffrance pudique mais sans doute quotidienne face à une forme de « racisme » ordinaire, de méfiance souvent irréfléchie, qu’il nous arrive d’avoir en présence de la différence, quelle qu’elle soit.

                 Entretemps, nous arrivons à destination. Au moment de descendre, il porte la main à son porte-monnaie et me demande : « Je vous dois quelque chose pour l’essence ? ». A mon « Rien, cela me fait plaisir ! », il claque la portière et s’éloigne sous la pluie battante, un large sourire accompagnant ses ultimes remerciements que je devine sur ses lèvres…

                 Jamais, un piéton « normal » chargé dans mon véhicule n’a eu l’idée de me demander combien il me devait ; et s’il l’avait fait, la réponse « ça me fait plaisir » aurait été la même que celle adressée à mon passager de la pluie. Mais que ce dernier me l’ait posée est un signe de délicatesse et de dignité qui m’a surpris, touché. Car ce jeune déficient m’a montré, très concrètement dans un geste apparemment banal, sa volonté de vouloir vivre une vie sociale autonome et responsable ; penser à « rendre la monnaie de la pièce » lorsqu’un service lui est rendu, même gratuitement, est un signe d’intégration en voie de réussité voire réussie, telle que souhaitée, semée et cultivée par l’équipe de La Passerelle.

                 Merci, fugace compagnon de route, pour le partage de ce moment de sincérité humaine et d’un petit bonheur, si simple, si vrai !

    Source & texte > Bruno Heureux. > Photo extrète de l'original

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > SI CE N’EST TOI, C’EST DONC TON FRÈRE

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                    On parle toujours beaucoup de « Question(s) royale(s) », l’ouvrage polémique de Frédéric Deborsu ; médias, familles, cafés, restaurants, transports en commun et marchés sont encore le théâtre d’échanges parfois vifs entre opposants et partisans de la littérature controversée du « journaliste d’investigation » ; si bien que son auteur, qui n’espérait pas autant de publicité, voit son compte en banque grossir au fil des nombreux achats de son livre.

     68077149.jpg               Mais, suite à l’article que j’ai consacré à ce sujet et sans jamais en contester le fond, plusieurs dizaines de lecteurs des journaux locaux, me prenant en défaut, m’ont fait savoir, par écrit, courriel, SMS et/ou de vive voix, que, dans la version papier de cet article, j’avais « confondu » Frédéric et Christophe Deborsu ; j’ai, en effet, cité le second comme l’auteur du best-seller belge actuel pour lequel il n’a été que ponctuellement le collaborateur de son frère. Cette flambée de « notoriété » n’a pas gonflé mon compte secret dans une banque suisse ; par contre, elle m’a apporté un tas de remarques toujours amicales et parfois ironiques ainsi que quelques conseils de bon aloi, comme celui de mieux vérifier mes sources et/ou de relire mes papiers avec plus de soin.

                    La leçon à tirer de ce pseudo-événement ? Avec l’âge, la mémoire et la vue peuvent vous jouer des tours et vous faire confondre Jonathan et Kevin Borlée, Serena et Venus Williams, les frères Bogdanoff, les frères Karabatic, les sœurs Olsen, les Vamps, Romulus et Rémus voire Romulus et Raimu ; mais aussi, horreur, Bart De Wever et Nelson Mandela, Sandra Kim et Sœur Sourire, Fidèle Castro et l’Abbé Pierre, le Patriarche de Constantinople et Vladimir Poutine !!! Si cela vous (m’) arrive, vu votre (ma) sénilité précoce, on vous (me) le pardonne aisément. Par contre, dans le cas présent, prendre les De(ux)borsu(s) l’un pour l’autre peut constituer, dans la région hannutoise, un double crime de lèse-majesté. Si bien que je prie les deux frangins de bien vouloir accepter mes plus plates excuses ; excuses à Christophe qui s’est vu chargé de tous les reproches et critiques destinés à son frère ; excuses à Frédéric pour l’avoir privé d’une partie des spots de l’actualité qu’il semble tant aimer et qui, tous, auraient dû rester braqués sur lui.

                    En résumé, comme on le fait quotidiennement dans les meilleurs journaux, en petits caractères, en bas de la page 17 : « Une erreur s’est glissée dans notre récent article sur le livre ¨Question(s) royale(s)¨ : nous l’avons attribué à tort à Christophe Deborsu alors que son auteur est en réalité son frère, Frédéric Deborsu. Nos lecteurs auront rectifié d’eux-mêmes. Nous présentons nos excuses aux deux personnes confondues et à notre fidèle public que nous remercions de sa compréhension. » Dont acte.

    Source & Texte de > BRUNO HEUREUX

    NB : Correction apportées sur ce site le lendemain de l’édition de l’article précédent > ICI

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    LE MOT DE BRUNO « QUESTION(S) ROYALE(S) » ? PSEUDO-REVELATIONS ET INSINUATIONS PERNICIEUSES

    Question-s-royale-s-de-Fr-d-ric-Deborsu.jpg        Avec son reportage RTBF sur le Prince Laurent, il y a quelques mois, et son tout récent « Question(s) royale(s) », Frédéric Deborsu s’est révélé tel qu’il, l’exploitant d’un fonds de commerce juteux et facile, notre famille royale.

             La fouille, à répétition, de l’intimité des « grands » de notre monde, la révélation (!!!) de détails croustillants à leur sujet, la propagation, sous X, de rumeurs les concernant, attirent la curiosité d’une certaine catégorie de lecteurs ; ce sont sans doute les mêmes qui, guidés par une forme de curiosité malsaine voire de voyeurisme, lisent la presse à sensation aux titres et images accrocheuses : people, sexe, alcôves, scandales, ruptures, maladies incurables, drames… en sont les ingrédients principaux qui,  parfois, dégagent une odeur nauséabonde, celle des poubelles. Fonds de commerce aussi puisque ces types d’articles, reportages, livres, magazines peuvent rapporter gros à leurs auteurs ; c’est peut-être ce que recherchent ces derniers, en même temps qu’une renommée aussi factice que fugace : car leurs « œuvres », ne constituent en aucune manière des monuments de la littérature contemporaine et/ou historique. Enfin, fonds de commerce facile car, dans le cas présent, la famille royale ne peut pas vraiment se défendre si ce n’est pas de brefs communiqués généraux et prudentissimes.

           Autant le dire de suite, je n’achète jamais cette littérature même si elle est l’œuvre d’un journaliste sous les feux de l’actualité ; je ne souhaite ni enrichir ceux qui s’y complaisent ni me polluer l’esprit par des propos éclaboussant leurs « victimes » et n’honorant pas vraiment ceux qui les couchent sur papier. Si je désire lui consacrer une rubrique en connaissance de cause, je me contente, généralement, d’emprunter un exemplaire à un critique littéraire de mes amis et, comme le commun des mortels, de lire les commentaires parus dans les médias sérieux. Ces derniers, tant francophones que du Nord du pays, aussi bien dans la presse écrite qu’en radio et télévision, sont loin d’être complaisants à l’égard de Frédéric Deborsu et de son livre. Prudente et troublée par le contenu, le ton, la méthode et les sources de l’ouvrage, la RTBF a estimé, à plusieurs reprises et de façon de plus en plus nette, devoir prendre ses distances par rapport à son journaliste qui devient encombrant et nuisible à l’image du service public.       

            Passer des mois à investiguer pour déboucher sur des « révélations » qui n’en sont pas vraiment puisque déjà connues ou supputées depuis longtemps, n’est-ce pas sans aucun intérêt, du temps perdu, de l’argent gaspillé, une forme de harcèlement digne d’un paparazzi ? Certainement un peu de tout. Plus gênants encore sont les sous-entendus interview-blog-1+1.jpgbasés sur des sources anonymes qu’il est impossible de vérifier. Quand l’utilisation des termes « une amitié intense » amène pernicieusement à penser à l’homosexualité, quand le lieu de naissance d’enfants laisse supposer qu’il y aurait eu « fécondation in vitro » … on tombe dans l’interprétation, la rumeur, le sensationnalisme, l’incorrection, l’atteinte à la vie privée et aux droits de l’homme et des enfants. Or, que je sache, être (éventuellement) homosexuel n’est pas une tare ; naître (éventuellement) suite à une fécondation in vitro n’est pas un vice… Le laisser penser, le suggérer est indigne. Mon propos n’est pas de défendre bêtement la famille royale ; je pense surtout à toutes celles et tous ceux qui vivent comme ils le peuvent, chacun à son niveau, avec ses propres tempérament, caractère, éducation, niveau social et responsabilités, les problèmes de tout individu et de tout couple dans la société d’aujourd’hui ; comme les membres de la famille royale, ils ne souhaitent pas pouvoir être importunés et agressés par de tels personnages indélicats.

           On peut aller fouiner dans le passé et le présent de chacun, Frédéric Deborsu et Bruno Heureux y compris ; y trouver des paroles et/ou faits anciens qui, retirés de leur contexte, montés en épingle et interprétés tendancieusement par des gens sans scrupule et/ou aux intentions malveillantes, peut nuire de façon indélébile à la réputation d’autrui. On pourrait, par exemple, toujours sous le sceau du secret de témoins qui ne veulent pas être identifiés, découvrir qu’un tel  a été surpris - une fois – à tripoter son zizi à l’école gardienne, qu’un autre, en primaire, s’est - parfois – bagarré avec ses camarades durant la récréation, qu’un troisième a - occasionnellement -  triché lors d’interrogations en secondaire, qu’un quatrième a – parfois - fumé un joint quand il étudiait  à l’université, qu’un cinquième avait – paraît-il - les mains baladeuses lorsqu’il dansait les slows…  Cela fait-il de ces adultes d’aujourd’hui des pervers, obsédés sexuels, tricheurs professionnels, drogués ? Généralement, non ! Pourtant, rapportés sans nuance, en retirant les « une fois, parfois, occasionnellement, paraît-il… », ces faits deviennent des généralités avérées donnant une image déformée et désastreuse de celui qui aurait cumulé certains ou l’ensemble de ces « défauts » ou « méfaits »… Journalistiquement et moralement parlant, le procédé est indigne parce que travestissant la vérité.

             Il y a de nombreux autres sujets d’investigation que celui abordé par « Question(s) royale(s) », dénué de tout réel intérêt public, qui mériteraient de faire l’objet d’enquêtes approfondies menées par des journalistes au service de la société et dénués de toute velléité de sensationnalisme déplacé. L’impertinence de l’expression, qu’affectionne Frédéric Deborsu, n’a de valeur qu’au service d’une pertinence du propos… ce qui ne semble pas être le cas en l’occurrence.

     

    Source & Texte de > Bruno Heureux.  

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    LE MOT DE BRUNO > MOTS CŒUR & MOTS TUS > LIBÉRATION CONDITIONNELLE

    Le-monast-re-des-Clarisses-Malonne.jpgLibération conditionnelle

    « Comment peux-tu passer sous silence la libération conditionnelle de Michèle Martin ? » me demande-t-on régulièrement depuis ces dernières semaines. Vu tous les remous et réactions qu’elle a sucités et suscite encore à tous les niveaux de la société, dans tous les médias - images, interviews et articles -, je répondais que tout et son contraire avait déjà été dit à ce sujet. Mais devant l’insistance, je livre quelques réflexions.

    Constatons d’abord que la modération et la pondération n’ont pas souvent eu leur place dans le débat. Ensuite, les sentiments, la loi et la justice analysent l’vénement de points de vue si différents qu’en faire une synthèse reste un exercice si difficile que peu y trouvent leur compte et réponses à leurs questions. Enfin, la législation belge en la matière étant ce qu’elle est, cette libération n’a rien d’illégal, aussi choquante soit-elle pour les victimes, leurs familles et une grande partie de la population de notre pays… dont je fais partie.

    Prévisible

    Choquante et légale, certes, mais surtout prévisible depuis la sentence de la cour d’assise d’Arlon, un verdict trop clément pour une personne complice de son mari dans les rapts, viols, séquestrations, tortures et mort de gamines et de jeunes filles. L’absence de perpétuité et de mise à la disposition du gouvernement devait inévitablement déboucher, tôt ou tard, sur la question de la remise en liberté de Michèle Martin. Ne pas avoir pesé le poids exact des conséquences de la sanction pénale, avant, pendant et après le procès, est la cause essentielle des problèmes d’aujourd’hui.

    Un philosophe a dit, en substance : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles qu’on ne les fait pas mais parce qu’on ne les fait pas qu’elles deviennent difficiles ». Laisser un abcès mûrir au lieu de le percer dès que possible risque de le laisser évoluer en phlegmon ; c’est vrai aussi en matières judiciaire et pénitencière. Voilà où nous mène un manque de réflexion à long terme ; voilà où nous conduit une politique de réactions, au coup par coup, sous forme de lois « improvisées » dans l’émotion ; ces lois, au champ d’application large et sans nuance, répondent avec retard à un fait particulier alors que d’autres, apparemment similaires, demanderaient des réponses différentes non prévues.

    Réactions

    Si la décision de libération est choquante, certaines réactions le sont aussi. En tout premier lieu, la récupération politicienne nauséabonde de Charles Michel, président du MR : elle a choqué pas mal de monde. Comment un responsable politique peut-il s’abaisser à utiliser de tels arguments électoraux qui puent le populisme et la démagogie de bas niveau, de caniveau ? Ce n’est pas à son honneur ; ses propos ne sont certainement pas les plus intelligents depuis qu’il préside son parti ! Qu’il défende son point de vue, d’accord, mais autrement, ailleurs et in tempore non supecto.

    Ensuite, les réactions violentes, physiques mais aussi verbales, de certains manifestants : en effet, comment cautionner leurs comportents brutaux et à la limite de la bestialité devant des enfants, surtout quand ils sont le fait de parents normalement éducateurs de leurs enfants !

    Enfin, certains propos de Jean-Denis Lejeune, le papa de Julie, étaient choquants également. On comprend, en fait, on pense comprendre, on croit deviner la souffrance permanente des parents depuis l’enlèvement de leur fillette jusqu’aujourd’hui, en passant par l’annonce de la mort atroce de leur enfant et par le procès qui n’a en rien éclairé leurs interrogations. Par contre, s’en prendre, sans nuances, à l’Eglise Catholique m’a paru outrancier.

    Mes écrits le montrent régulièrement, je ne ménage pas cette Eglise pour certains de ses positionnements et comportements. Oui, elle a été le refuge de criminels nazis ; oui, elle a souvent soutenu des dictateurs sanguinaires ; oui, elle a abrité et souvent protégé des pédophiles ; oui, elle refuse encore trop souvent de laisser la justice des sociétés où elle est implantée faire la lumière sur des faits répréhensibles, voire criminels, et sur les actes de personnages immondes… Mais cela n’est pas toute l’Eglise. Mère Theresa, accueillant les plus pauvres de Calcutta, c’est aussi l’Eglise ; sœur Emmanuel et ses chiffonniers du Caire, c’est aussi l’Eglise ; le Père Damien au service des lépreux jusqu’à sa mort, c’est aussi l’Eglise ; les nombreux prêtres, religieux et laïcs d’Amérique Latine et du Sud protégeant les plus démunis au risque de leur vie, c’est aussi l’Eglise ; Monseigneur Gaillot défendant les exclus de notre société, c’est aussi l’Eglise ; et tous ces anonymes qui vivent concrètement l’Evangile et le mettent en pratique au sein et au service des communautés professionnelles et sociales où ils vivent, c’est aussi l’Eglise ; et les sœurs de Malonne, c’est aussi une facette de l’Eglise : ont-elles eu le choix, leur a-t-on imposé Michèle Martin d’en haut, sont-elles aveugles, naïves, ou pensent-elles sincèrement mettre en pratique les principes qui les ont amenées à consacrer leur vie au Seigneur ? Beaucoup de questions ! Chacun y donnera ses réponses en fonction de sa sensibilité. Mais mettre tout le monde catholique dans un même sac poubelle était injuste et  choquant… même si l’on peut comprendre la réaction du papa de Julie devant une décision pour le moins inadéquate et qui ne respecte pas les victimes, mortes ou encore vivantes, et leurs familles.

    Respect des victimes   

    Beaucoup de gens ont le sentiment que les criminels ont plus de droits que les victimes. C’est certainement cet aspect de la législation que nos politiciens devraient changer pour que le respect des victimes figure en tête des préoccupations de la justice ; car, actuellement, ces victimes se sentent, le plus souvent, blessées deux fois : d’abord par le drame qu’elles vivent, ensuite par le sentiment d’injustice profonde qu’elles ressentent comme un autre traumatisme.

    Source & Texte > Bruno Heureux.

     

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    LE MOT DE BRUNO > MOTS CŒUR & MOTS TUS > LES GRANGES OU LA FETE DU VILLAGE (ABOLENS)

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    J’aurais pu écire « La fête au village » mais j’ai préféré « La fête DU village » ; nuance importante ! En lisant ce qui suit, vous allez vite comprendre la raison de mon choix.

     Samedi dernier, sous un soleil presque automnal, j’ai passé une superbe après-midi à Abolens, dans l’entité hannutoise ; une petite communauté d’environ 350 habitants, racrapotée autour de ses granges, témoins de la ruralité de l’endroit ; un petit village qui, chaque fin d’été depuis quatre ans, réunit sa famille autour d’un chapiteau et de ses nobles bâtisses anciennes où s’entassent les trésors dorés de moissons parfois généreuses et toujours laborieuses.

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     Le festival « Les Granges », c’est une réunion de famille, la réunion des familles : tels sont l’impression prégnante et le souvenir fort que j’ai conservés après quelques heures partagées avec les festivaliers, organisateurs, bénévoles, artistes et … « étrangers ». Car s’ils souhaitent que la fête reste leur fête, les villageois sont pourtant accueillants à qui fait escale chez eux ; la preuve, c’est que l’on ne m’a pas refoulé à l’entrée !!! Cela, d’autant plus que l’organisation a de la mémoire : en effet, ceci dit sans prétention aucune, j’ai collaboré à la mise sur pied de l’affiche du premier Festival des Granges ; en effet, c’est par mon intermédiaire que les frères Mike et Dan Lemay ont débarqué du Québec dans notre campagne hesbignonne. Ce duo de chanteurs a conservé un tel souvenir de son premier séjour à Abolens qu’il  y est revenu il y a deux ans et cette année encore. L’occasion pour moi de retrouver deux bons copains, conviviaux dans la vie comme ils le sont sur scène.

     Je pourrais vous parler de leur concert sous le chapiteau : ambiance extraordinaire jusque tard dans la nuit pour un public qui s’est laissé entraîné par le dynamisme, l’humour et la simplicité des deux compères ; un public qui a pu également apprécier les talents éclectiques de Mike et Dan, auteurs, compositeurs et musiciens aux palettes instrumentales diverses et chaleureuses. Mais ce constat, tout commentateur de leurs spectacles peut le faire et doit l’écrire. J’ai plutôt envie d’aborder avec vous leur implication dans une autre partie du programme concocté par les organisateurs.

     Ces derniers avaient consacré aux enfants l’après-midi du samedi : Musta Largo et ses contes merveilleux, un magicien, une maquilleuse, de la barbe à papa, des petits tours à cheval et poney et… les frères Lemay. Oui, ces deux artistes, qui se sont déjà produits devant des assemblées de plusieurs milliers de spectateurs, ont accepté, de bon cœur, d’illuminer les yeux de quelques dizaines d’enfants en leur faisant découvrir plusieurs instruments de la panoplie du chanteur populaire québécois : les cuillères (où l’on donne le rythme avec les mains et la cuisse), la planche (où les pieds cadencent la musique), le violon, la flûte à bec, la guitare…Sous une petite tente sans sonorisation, où des bottes de paille accueillaient enfants et parents, les deux frères ont réussi la gageure d’intéresser petits et plus grands avant de les faire chanter tout en donnant la percussion. Un moment de tendresse musicale  pour les enfants qui n’étonne pas lorsqu’on connaît les deux frères, notamment la chanson que Dan a composée pour son p’tit homme de deux ans :

     «  T’es mon nouveau réveille-matin ; c’est toi l’soleil dans mon jardin,

        Les petits oiseaux sur mon terrain, mon grand amour, mon petit calin.

        T’es le courage dont j’ai besoin, c’qu’il m’faut pour m’rendre jusqu’à demain ;

        Prends mon petit doigt dans ta petite main, mon petit bonheur au quotidien.

        T’es le plus petit de mes copains, c’est toi l’plus beau, c’est toi l’plus fin* ;

        C’est toi le plus original, t’es la vedette du festival ;

        T’es le chef-d’œuvre qu’on voulait voir, t’es le héros dans mon histoire ;

        Tu peux pas savoir, p’tit coco, comment je t’aime, c’est bien trop gros. »

    Une superbe chanson d’amour du père pour son rejeton, partagée avec tendresse par le tonton.

                    Merci, chers Dan et Mike, pour vos chansons, votre enthousiasme, votre disponibilité, votre amitié, qui font du bien partout où vous passez ; merci de semer des germes de fêtes simples et familiales au cœur des enfants et des grands.

     Source & Texte > Bruno Heureux.

     * Au Québec, quelqu’un qui est « fin » n’est pas maigre mais gentil, attentionné, délicat.

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    LE MOT DE BRUNO > MOTS COEUR & MOTS TUS > DEMOGRAPHIE ......

    belgium_pop_1968.jpgVendredi dernier, le quotidien « Le Soir » a publié un dossier sur l’évolution démographique à Bruxelles et en Wallonie, entre 2005 et 2010. Il contient un classement des 50 communes qui ont vu leur population augmenter le plus dans ces deux régions confondues ; Hannut y occupe la 35ème place avec un pourcentage de progression de + 10,6%. Mais si l’on s’en tient à la Région Wallonne, Hannut occupe la 23ème place.

     

    Ce poucentage est important ; il aide à comprendre, en partie certes mais pas sans raison, à expliquer pourquoi nombre d’habitants de l’entité, de souche ou qui s’y sont établis et intégrés de longue date, à ressentir que leur petite ville et les villages environnants ont beaucoup changé, notamment au cours de la période visée par le dossier du « Soir ».

     

    Leur constat n’est pas l’expression du repli sur soi, du rejet de « l’étranger », du refus du changement et de la modernité. Non, il exprime simplement le regret de voir diminuer, voire disparaître, les valeurs qui rendaient attrayante la petite cité hesbignonne : un centre-ville hannutois animé par des commerçants locaux, des espaces non bâtis entre Hannut et les villages, ces derniers au caractère rural intact, où tout le monde se connaissait et se parlait, à l’habitat individuel rénové ou neuf le long de voiries existantes, des activités agricoles et leurs conséquences considérées comme des atouts et non comme des nuisances sonores ou olfactives, des festivités locales destinées essentiellement aux occupants des lieux pour créer ou entretenir des liens …

     

    Ceci ne remet nullement en cause ce qui est et a été réalisé de positif dans notre commune, ce que la majorité ne manquera pas, à juste titre, de mettre en lumière lors de la prochaine campagne électorale. Mais ces améliorations, la plupart urbaines, commerciales, routières, immobilières, esthétiques et/ou de prestige ne se font-elles pas, trop souvent, en reléguant au second plan des besoins humains fondamentaux comme la qualité de la vie des citoyens et le mieux vivre ensemble, notamment au sein des villages ?

    Diriger, c’est se donner des priorités, faire des choix ; ceux-ci ne peuvent satisfaire tout le monde, on le comprend. Mais dans une région rurale comme la nôtre, dont la plupart des dirigeants sont d’origine « terrienne », laisser s’éroder l’essence-même de cette région, c’est contribuer à abîmer un patrimoine que des générations de gens courageux et travailleurs ont contribué à développer avec fierté. Alors, de nos dirigeants au plus modeste d’entre nous, restons dignes de l’héritage qui nous a été transmis.

     

    Dans cet esprit, un extrait du dossier du Soir a de quoi nous faire réfléchir ; il est empreint de bon sens, de mesure. Alors que la ville d’Enghien ne veut pas passer les 15.000 habitants, Esneux tient à son cadre bucolique. Voici ce qu’écrit Julie Schyns à propos de la commune liégeoise :

    « A Esneux,commune verte située en périphérie liégeoise, on recense actuellement 13.200 habitants, un chiffre qui n'a presque pas évolué ces dernières années ; en cause, le faible potentiel urbanisable du territoire, traversé par de nombreux sites remarquables et zones inondables mais également la volonté communale de·conserver la quiétude de ses villages et hameaux. Autrement dit, les responsables politiques ne courent pas après les nouveaux habitants. « On ne met pas en exergue les nouveaux complexes de logements car on ne veut pas qu'Esneux se transforme en cité-dortoir, commente Laura Iker, bourgmestre (MR). Notre commune n'a pas beaucoup de richesses, hormis ses espaces verts. On n'a pas de zones industrielles, pas de casino ... hannut,blog,bruno,heureux,démographie

    On ne veut pas perdre ce cadre bucolique ». Récemment, le Collège communal a rendu un avis défavorable dans deux dossiers de construction de lotissements, sur des parcelles privées. « L'idée n'est pas de saboter les entrepreneurs, nous sommes juste exigeants au niveau des projets de construction, il ne faut pas qu'ils viennent perturber la vie des Esneutois, affirme la bourgmestre. On ne souhaite pas non plus devenir le dernier village reculé de Belgique, mais il faut penser l'urbanisation dans le respect de ce qui est déjà là. » Qui dit accroissement de la population, dit augmentation de l'impôt sur les personnes physiques et du précompte immobilier. La politique esneutoise en matière d'urbanisation ne représente-t-elle pas un manque à gagner pour la commune? « Il y aurait peut-être moyen de faire mieux avec l'argent des taxes mais gagner plus grâce à un accroissement de la population, c'est aussi rendre plus de services. Par exemple, si on autorise de nouvelles constructions, il faudra prévoir tout un
    nouveau système de déneigement », note Laura Iker. « La seule manière d'accroître nos recettes, c'est de densifier les centres mais on ne verra jamais à Esneux d'énormes buildings comme à Droixhe », assure Léon Martin, échevin de l'Aménagement du territoire… »

     

    Puissent les réflexions des dirigeants d’une cité sensiblement pareille à la nôtre continuer à guider nos élus dans leurs décisions de demain, judicieuses pour l’ensemble de tous les Hannutois, qu’ils soient « rats des villes ou rats des champs » .

    Bruno Heureux.