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    LE MOT DE BRUNO > LES SPÉCIALISTES & LES PLAINES DE JEUX HANNUTOISES

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    Les spécialistes.

     

                    C’est fou comme des pensionnés peuvent être occupés, même pendant les 764_UE_du_coeur.jpgvacances ! « Quelles vacances ?» me direz-vous puisque, pour eux, les vacances durent toute l’année ! Et pourtant, les faits sont là et me le prouvent : je n’ai pas eu le temps de vous mitonner un de ces petits articles que, paraît-il, vous attendez chaque semaine. Dommage, mais vous devrez encore patienter quelques semaines car je vais partir prochainement pour une série de spectacles au Québec et en Alberta !

                    En attendant, pour vous faire patienter, je vous invite à lire ce billet Philippe Bouvard, le célèbre journaliste français et l’inamovible animateur des « Grosses Têtes ». Avec pertinence, il y dénonce, notamment, la réduction européenne des aides alimentaires en faveur des nombreux pauvres de notre riche société et des absurdités du même genre…

    Les spécialistes (Texte de Philippe Bouvard) 

    C’est donc à l’issue d’une série de repas, dont il y a tout lieu de penser que les menus étaient moins frugaux que ceux des Restos du Cœur, que les gouvernants et les hauts fonctionnaires ont imaginé de réduire l’aide alimentaire européenne. premiere.jpg

    Et il en est ainsi dans tous les domaines. Un président célibataire prône le mariage pour tous. Des ministres se déplaçant en voiture de fonction conseillent d’emprunter les transports en commun. Des parlementaires débordants de santé se penchent sur la fin de vie. Des experts sans enfants réforment le temps scolaire. Et comme vitupérait le regretté Michel Audiard : « On est gouverné par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne seraient pas fichus de faire pousser un radis. »

     

                    Philippe Bouvard  aurait pu ajouter qu’un président prix Nobel de la paix mène deux guerres loin de chez lui et espionne nos conversations et courriels. Que le clergé s’approprie le droit de cadrer la vie sexuelle des couples. Que nos grandes surfaces proposent, en plein mois de décembre, tomates, asperges et fraises venues du bout du monde mais qu’elles refusent ces mêmes produits locaux au cours de notre été. Que des inspecteurs éloignés des classes depuis des années imposent des méthodes pédagogiques qui font de notre enseignement francophone l’un des plus mauvais de l’Europe… En attendant mon retrour, je vous laisse le soin de compléter cette liste non exhaustive ; je pense que vous n’aurez aucune difficulté à le faire.

     

    Les plaines de jeux hannutoises.

     

                    Les vacances scolaires durent deux mois mais celles des parents sont plus courtes, globalement de moitié, ce qui pose problème à de nombreuses familles.

    ParcVieuxCim_ 013.jpgC’est là qu’interviennent les grands-parents… quand ils sont disponibles ou pas trop éloignés, ce qui n’est pas toujours le cas. Alors, la plaine de jeux est une solution palliative intéressante. La ville de Hannut l’a compris et propose durant les vacances différents stages sportifs, culturels et/ou artistiques qui permettent aux enfants, entourés par des moniteurs et aide-moniteurs formés et brevetés, de passer des journées agréables, intéressantes et éducatives. « Ouf et merci ! » disent les parents soulagés de savoir leurs enfants en lieux sûrs et de bonnes mains.

                    Ce service à la population incite sans doute certaines familles désireuses de quitter les villes à s’installer dans notre région plutôt qu’ailleurs ; en effet, les plaines de jeux des vacances viennent judicieusement résoudre un problème important en comblant le vide laissé au terme d’une année scolaire et professionnelle bien remplie et menée de front avec une panoplie d’activités diverses proposées à la population hannutoise. Gouverner, c’est prévoir ; dans ce cas, les responsables locaux ont fait de la bonne gestion.

     

    Source & textes > Bruno Heureux.

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    LE MOT DE BRUNO > MOTS CŒUR & MOTS TUS > « RURBANISATION »

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    La rurbanisation !

                    En quelques mots, comme son nom le laisse deviner, la rurbanisation est l’urbanisation en milieu rural. En Hesbaye, notamment, ce problème prend de plus en plus d’ampleur et pose une question vitale pour sa ruralité : comment accueillir de plus en plus de nouveaux habitants dans un sain cadre de vie campagnard sans en abîmer l’authenticité ancestrale et le caractère spécifique ?

                    Il y a quelques semaines, les professeurs d’Etude du Milieu (EDM) du 1er degré du secondaire du Collège Sainte-Croix et Notre-Dame de Hannut ont invité leurs élèves à étudier ce problème au travers du cas de Thisnes… Merci à ces professeurs d’avoir sensibilisé les jeunes à ce problème 

                    Dans un premier temps et chacune à leur tour, les seize classes ont « envahi » le village. Leurs buts ? L’observation de l’état de l’habitat, des transports en commun et d’éventuelles activités économiques ; la rencontre et l’interrogation d’habitants, notamment les plus âgés ; l’analyse de l’impact écologique de certains projets personnels et initiatives individuelles, d’entreprises professionnelles et de décisions communales. Ensuite, rentrés à l’école, les élèves ont fait avec leurs maîtres le bilan de leurs constats et ont mis en évidence les points forts de leur étude. Enfin, ils ont confronté ce bilan avec la réflexion et le vécu d’un habitant de Thisnes qui, s’il n’en est pas originaire, y habite depuis plus 36 ans. Cet homme leur a parlé des beautés de cette campagne, de la convivialité qui peut y régner et de la qualité de vie qu’on peut y savourer, mises en péril par la voracité de promoteurs immobiliers et électriciens de tout poil, en un mot, de la rurbanisation.

                    Au terme de ce long et minutieux travail, deux classes animées par Madame Corinne Delleuze ont envoyé un exemplaire de leurs conclusions à l’échevine hannutoise de l’urbanisme et de la mobilité. Le titre de ce courrier repris intégralement ci-dessous  est sans équivoque : il résonne comme un cri d’alarme, un appel au secours pour sauver « ces campagnes qu’on assassine ».

    Ces campagnes qu’on assassine

                    « La campagne, ce petit monde de paradis entre routes et buildings »

    Cette espèce en voie de disparition mais tellement négligée. Comment l’imaginez-vous dans le futur, c’est la question du jour.

                    Marquée par le passé et son histoire, notre campagne a fortement changé. Il y a cinquante ans, elle était peuplée de petits villages vivants en autarcie. Il y avait énormément de fermiers, chacun possédait une vache ou une chèvre et des poules, tout le monde se connaissait. Personne ne se souciait de la ville et de son contenu. La verdure était présente quasiment partout. On vivait heureux.

                    Malheureusement, avec le temps, les gens ont décidé de déserter les villages pour la ville en laissant tomber leur petite exploitation et en revendant leurs terrains et propriétés. C’est à partir de maintenant que tout démarre.

                    L’arrivée de l’assassin fait peur, il n’a pas pitié et saccage tout sur son passage. Les maisons poussent comme des champignons et la verdure disparaît petit-à-petit. Mais le pire est que personne ne s’inquiète réellement et laisse faire, la faute à l’argent et au prix du terrain à bâtir. Nos petits villages biens sympathiques sont devenus des ¨ villages dortoirs ¨. Les habitants ne s’investissent plus et n’y prêtent pas attention.

                    Que devons-nous penser ? Est-ce à nous de réagir ? Nous sommes tiraillés. Encore une fois, il va falloir attendre avant de pouvoir remarquer les défauts et avantages de nos excès. N’oublions pas que l’agriculture est notre avenir et que, sans elle, nous ne sommes plus rien.

                    La rurbanisation nous envahit et nous ne pouvons rien y faire car si vous ne l’avez pas encore remarqué, nous sommes les principaux coupables. Il ne nous reste plus qu’à trouver le remède contre cette folie qui nous prend depuis quelques années car nous sommes tous concernés. Notre nouveau but est à présent le dialogue car un accord est toujours mieux qu’une défaite. Maintenant, c’est à nous de bouger pour protéger notre campagne et ses alentours. Si vous tenez à votre village, faites-le. »

                    Au-delà de la forme, parfois empreinte d’une certaine maladresse liée à son enthousiasme mais imprégnée de spontanéité et du désir de bien faire, le fond de ce message est important d’autant plus que les jeunes signataires assument leur part de responsabilité dans l’état actuel de la situation et sont prêts à s’investir dans les initiatives à mener pour y remédier.

                    Dès que j’aurai connaissance de son contenu, je ne manquerai pas de vous tenir au courant de la réponse de l’échevine interpelée.

    Source & texte > Bruno Heureux. Photo > BHO

    [1][1] Pour laisser à ce témoignage toute son authenticité, j’y ai laissé les quelques fautes d’orthographe du document original dont, vous en conviendrez,  le contenu est ici plus important que sa forme. >BH

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    LE MOT DE BRUNO > KRYSTYNA FLABA ET SA RECETTE DU RIRE

     Krystyna Flaba Photo Michel Desaubies (1).JPG

                 

      Il y a plus de 10 ans, je l’avais rencontrée aux côté d’un autre comédien régional, Pierre-Alexandre Noupré ; ils étaient partenaires dans « Orageusement vôtre ». Déjà, à l’époque, on devinait chez Krystyna Flaba un talent naissant qui ne demandait qu’à s’épanouir. Le tout était de trouver sa voie, celle où elle pourrait donner le meilleur d’elle-même.

     

    Du théâtre au seule en scène

     

                    Son implication dans « Les Planches Hannut » joue alors un rôle important dans son cheminement vers ce qui fait aujourd’hui son succès, le « seule en scène ». En effet, outre sa participation à différentes pièces de théâtre, Krystyna est amenée à interpréter des sketches d’auteurs comiques francophones ; là, elle prend son pied et le public, ravi, en redemande. Prise au jeu, elle se met à écrire ses propres textes qu’elle jauge en famille et avec ses amis avant de tenter l’aventure du Festival du Rire de Remicourt ; coup d’essai réussi puisqu’elle y remporte le premier prix. Le prix de la presse au Festival du Rire de Bierges et la première partie des spectacles d’artistes reconnus confortent son choix, elle sera « comique ».

     

    Réalité et imagination

     

                    « Petits dés de poire sur lit de chocolat fondant flambé à l’armagnac ! » Telle est la recette que Krystyna propose aux participants d’un atelier cuisine auquel elle a invité quelques personnes. Mais ô surprise, c’est une salle comble qui se présente à l’atelier virtuel, la salle où elle joue son spectacle !!!

                    On le comprend, mélangeant astucieusement moments de sa vie réelle et pages sorties de son imagination, la comédienne balade les spectateurs au coeur de son monologue, les faisant passer, sans qu’ils s’en rendent compte, du fictif à la réalité. Au cours de ce cheminement, sous l’apparence d’une professionnelle de l’art culinaire, les spectateurs découvrent avec stupéfaction une modeste cuisinière, surtout bavarde, qui trouve moult prétextes pour parler de tout sauf de recettes et de poêlons.

     

    Rire (de soi)

     

                    Perpétuel « quiproquo », source de confusions incessantes, le spectacle de Krystyna se fait éclat de rire communicatif au fil des sujets abordés : la vie de tous les jours, la condition de la femme, des thèmes d’actualité… l’artiste fait feu de tout bois pour faire éclater son public de rire et d’applaudissements. Elle y met toute son énergie, son sens aigu du bon mot, sa parfaite maîtrise du mime expressif, son génie de l’inattendu et du sous-entendu… Krystyna Flaba mène les spectateurs par le bout du nez à la rencontre de ce qu’ils sont souvent au quotidien, pleins de travers, de défauts, de manies, d’a priori ; mais elle a l’intelligence de le faire en se moquant d’elle-même, sans concession ; si bien que, se retrouvant en elle, l’auditoire ne se sent jamais agressé. Rire de soi, même au travers d’une tierce personne, est sain pour la santé et l’équilibre mental. Merci à Krystyna d’injecter à chaque témoin de sa prestation une dose de vitamines énergisantes et de bon sens, qui permet à chacun de sentir mieux.

    Prochaines prestations

                    Outre ses participations à différentes « scènes ouvertes » en compagnie d’autres artistes, Krystyna Flaba nous invite à passer un bon moment en sa compagnie, en (re)découvrant son spectacle «Kuisine Kaprice et Pili Pili » 

     

    * le 6 avril prochain à l’Académie Communale "Julien Gerstmans", rue des Combattants, 1, 4280 Hannut ; entrée, 11 € ; prévente, 9 € à verser sur le compte BE33-0688-9627-2246 (en communication : ACA + nom + nbre de places) ; info et réservation :  0473/17 23 00 ;

     

    * le 3 mai 2013 à 20h30, au Café-Théâtre « Le Passage oublié », Place Verte, 5620 Florennes ; info et réservation : 071/72.58.75. et 0498/26.08.94. ; Possibilité de souper à 19h ;        

     

    * le 25 mai 2013 à 20h00, au Café théâtre au B'izou, rue de la promenade, 13, 1070 Anderlecht » ; entrée, 13 € ; prévente, 10 € à verser sur le compte BE33-0688-9627-2246 (communication : Bizou + nom + nbre de places) ; info et réservation :  0473/17.23.00.

    Source & rexte de > Bruno Heureux.

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > NOTRE COMMUNE

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    Politique hannutoise

                    Il y a quelques semaines, Hannut a installé ses assemblées  et « gouvernement » communaux. Vu les résultats des dernières élections, le MR a cette fois saupoudré de PS sa nouvelle majorité absolue. Pourquoi un tel succès des bleus locaux ? Pour le programme ? Pas sûr car, dans une petite entité comme Hannut, les différences de programme entre les partis en lice sont minimes,  tenant plus à la forme et à la coloration idéologique qu’au fond. Si bien que la seule raison plausible semble être  la personne du bourgmestre sortant et entrant, Hervé Jamar.

       1566940218.jpg             Ancien secrétaire d’état, député, président de commission à l’assemblée wallonne et d’arrondissement pour son parti, l’avocat hannutois est actuellement, selon un avis quasi unanime, la seule personnalité « charismatique » capable de diriger la ville. Une preuve a contrario en est l’absence d’une personne de ce calibre pour diriger et animer la coalition que les trois autres partis ont vainement tenté de mettre sur pied en début de campagne électorale. Si bien que, sans l’éclosion d’un nouveau talent politique, il sera très difficile - et d’aucuns le regretteront - de « renverser » Hervé Jamar et même de lui succéder au sein de son propre parti.

    Nouvelle coalition

                    En s’alliant au PS, le parti le plus « important » après lui, le MR gagne sur tous les tableaux. D’abord, son nouveau partenaire apporte à la majorité communale une dimension sociale supplémentaire, bien nécessaire dans l‘actuelle période de crise. De plus, le nouvel associé du MR ne pourra plus critiquer, comme il le faisait dans l’opposition, une politique qu’il aide aujourd’hui à mettre en application.

    sans-titre.pngEnsuite, le MR affaiblit l’opposition : le CDH sera malvenu de critiquer la politique d’un parti dont il a été le partenaire pendant 18 ans, « docilement » pour obtenir et conserver un poste de président du CPAS. Puissent les nouveaux conseillers de ce parti, non impliqués lors de la dernière mandature, ainsi que les représentants d’Ecolo faire entendre leurs voix avec rigueur et justesse pour inciter le pouvoir à les écouter. Enfin, par cette ouverture post-électorale, le MR donne une tonalité encore plus démocratique à sa façon de faire de la politique.

    Mais dans cet esprit, pourquoi, dès avant les élections, ne pas établir une liste « du bourgmestre » ou « d’intérêts communaux », ouverte à tous les partis et aux compétences que ceux-ci peuvent receler ? Pas facile, car cela implique, dans chaque parti, que chacun mette de l’eau dans son vin, rabote ego et ambitions ; ardu, car il faut surtout qu’au sein du parti dominant, les personnes en poste soient prêtes à mettre en péril positions et habitudes acquises ; et là, ce n’est pas gagné car trop d’intérêts personnels sont en jeu… Le vrai désintéressement est une denrée très rare. 

    Nouveau conseil communal.

                    Dans cette assemblée, quelques-uns ont disparu : ceux qui se sont retirés après de longs et loyaux services ; mais aussi les attrape-voix et bouche-trous des élections précédentes. Oubliés par ingratitude ? Décus de la politique locale ? Débordés par des obligations occupations scolaires ou professionnelles envahissantes ? Simplement rejetés par les  électeurs… ? Les raisons de leur disparition sont multiples et différentes dans chaque cas.

      Hactu1.jpg             Par contre, se côtoient des habitués qui ont fait leurs preuves sous une seule bannière ; des navigateurs de la politique, qui virent de bord et changent de parti dès que le vent tourne, sorte de caméléons que l’on a déjà connus sous d’autres couleurs ; de nouveaux attrape-voix plus « sexy » ; enfin, de nouveaux visages, dans l’âge mûr ou plus jeunes, convaincus que leur idéal et dynamisme seront des atouts dans le service de la communauté.

    Ces néophytes découvriront bien vite que la fonction de conseiller demande disponibilité et investissement réels ; ils apprendront également qu’il n’est pas facile de rester honnête avec soi-même lorsque, notamment lors des votes, la discipline du parti se moque comme de son premier tract électoral de la liberté de conscience individuelle et du droit à la divergence d’opinion … de quoi en dégoûter plus d’un.

                    Réflexion réaliste, crue, pessimiste des choses ? Peut-être mais qui n’empêche pas de penser que mieux vaut cette démocratie imparfaite a pas de démocratie du tout. Et merci aux conseillers (ères) qui contribuent à la maintenir en vie.

    Nouveau collège

       DébatLaMeuseHW_ 046.jpg             Ce collège réunit des anciennes têtes bien connues et deux nouveaux échevins. Une dame, d’abord, Carine Renson (PS) dont les attributions sociales devront donner à la majorité actuelle une image de marque moins liée au capitalisme dur que le parti dominant donne parfois de lui-même.

    Mais, surtout, avec Pol Oter, le président du CPAS, elle devra constituer, dans les limites des moyens budgétaires qui lui seront accordés, un espoir de mieux vivre, de mieux être, pour toutes les personnes pour qui la crise actuelle et l’égoïsme que celle-ci génère trop souvent sont synonyme de vie encore plus difficile que d’habitude. Une mission délicate que la nouvelle échevine devrait mener à bien grâce à la connaissance des dossiers, l’opiniâtreté et le sens social qu’on lui (re)connaît.Cadrage large JPG.jpg

                    Au second, Olivier Leclerc, a été confié essentiellement tout ce qui concerne les finances et le budget, un poste capital pour une ville sous tutelle. Pour qui le connaît, ce choix est judicieux : en effet, si une très grosse multinationale en a fait un de ses dirigeants européens aux importantes responsabilités impliquant la gestion de budgets conséquents, c’est qu’elle a trouvé chez lui les compétences dans les matières concernées. Hannut a donc la chance de « découvrir » un nouvel échevin, doué, dynamique et à l’incontestable expérience professionnelle dans des domaines vitaux pour la ville.

    Projet2.jpgMais, avant tout et surtout, il faut laisser au jeune Hannutois le temps de s’adapter à sa nouvelle fonction pour justifier ensuite l’espoir et la confiance mis en lui ; le temps aussi de prouver qu’il peut être très disponible au niveau local malgré ses responsabilités internationales ; le temps, enfin, de convaincre les sceptiques qu’il peut servir sa commune et tous les citoyens avec talent et efficacité, sans être nécessairement de toutes les festivités locales, sans ostensiblement payer des tournées générales partout où il se déplace, sans embrassades théâtrales et/ou tapes vigoureuses sur l’épaule du premier venu, ce que certains font mieux que lui.

    A chacun sa personnalité, sa façon de faire de la politique ; pour Olivier Leclerc, rester lui-même, compétent sans arrogance, rigoureux mais ouvert, sera un atout décisif pour l’avenir de Hannut, à court et à plus long termes.

    Source > Bruno Heureux.

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    QUE FAUT-IL ACHETER POUR ETRE HEUREUX?

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    L’argent ne fait pas le bonheur” dit le dicton... Mais souvent, on ajoute que ne pas avoir d’argent du tout ne rend pas très heureux non plus.

    Le fait est que l’argent permet d’acheter des choses que peuvent rendre la vie plus agréable. Daniel Gilbert, professeur de psychologie de l’université d’Harvard et auteur du livre ‘Stumbling on Hapiness’ a mené une nouvelle étude où il dresse une liste de huit manières d’être plus heureux grâce à de argent.

    1. Acheter plus d’expériences et moins de biens matériels

    Vaut-il mieux se payer un grand voyage plutôt qu'une voiture? D’après l’étude de Gilbert, 57% des sondés sont devenus plus heureux en achetant une expérience, alors qu’à peine 34% étaient plus heureux d'avoir fait l’acquisition d’un produit concret.

    L’explication est simple : on trouve assez rapidement qu’un bien matériel "va de soi", alors que c’est moins vite le cas pour une expérience. De plus, on se réjouit plus longtemps à l’avance des expériences, et on peut y repenser avec plaisir plus longtemps après.

    2. Utiliser son argent pour les autres et pas pour soi

    C’était déjà inscrit dans la bible : "Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir" (Actes des Apôtres 20, 35), et Gilbert le confirme. Donner consolide les relations sociales et les relations sont la clé du bonheur. Si nous offrons quelque chose à quelqu’un, cela nous procure le sentiment que notre relation avec cette personne va durer, ce qui nous rend plus heureux.

    3. Mieux vaut acheter plusieurs petits plaisirs qu’un grand

    En termes de bonheur, mieux vaut la fréquence que l’intensité. Un achat unique et palpitant peut être très chouette, mais contribue moins à un sentiment constant de bonheur que plusieurs petits achats. Ainsi, un seul tour dans une montagne russe spectaculaire aura à long terme moins d’effet qu’une visite mensuelle à la fête foraine.

    4. Ne pas acheter de garanties prolongées ou d’autres formes d’assurances chères

    Les études montrent que nous faisons plus facilement face aux évènements désagréables que ce que nous pensons. Ainsi, il est souvent plus raisonnable de remplacer simplement un produit cassé plutôt que de payer pour une assurance chère, qui parfois grimpe jusque la moitié de la valeur d’origine.

    5. Retarder sa consommation

    La joie anticipée peut dans beaucoup de cas être plus excitante que le moment-même dont on se réjouit. En retardant certaines choses, on sera donc plus heureux. Si on consomme tout de suite, on perd une partie du plaisir.

    6. Examiner de manière approfondie comment certains achats vont influencer votre vie

    Si des choses sont situées loin dans le futur, nous les appréhendons comme abstraites. Mais en prenant le temps d’imaginer tous les aspects et les détails de cette chose, nous pourrons vraiment nous en faire une réelle image.

    Ainsi, il peut sembler être une bonne idée d’acheter une maison de vacances dans un pays ensoleillé, jusqu’à ce que l'on commence à penser à tous les tracas et à l’entretien qu’elle va nécessiter. Mieux vaut donc se demander si une chose va réellement nous rendre plus heureux avant de l’acheter.

    7. Ne pas comparer trop d'options lors de l’achat d’un produit

    Si nous hésitons dans un magasin entre différents produits, ne nous laissons pas induire en erreur par les nombreuses options et possibilités. On pense souvent que les petites différences auront un grand impact, mais finalement il n’y a que les caractéristiques fondamentales d’un produit qui influencent la manière dont on va en profiter.

    8. Observer ce qui rend les autres heureux

    N’essayez pas de chercher l’alternative à tout prix et de fuir tout ce qui est un tant soit peu populaire. Bien sûr, certaines choses sont seulement populaires car une machine marketing se cache derrière. Mais cela ne signifie pas pour autant que tout ce qui a du succès est par définition mauvais. Dans beaucoup de cas, les gens aiment les choses parce qu’elles leur procurent effectivement du plaisir. Ne vous interdisez pas ce plaisir.

    Source : http://www.references.be via http://www.bakadesuyo.com

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    EN 2013, SOYEZ HEUREUX AU TRAVAIL!

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    Le travail est un élément central de notre vie. Une carrière réussie contribue grandement à l’épanouissement personnel. Puisqu’on consacre une grande partie de son temps au boulot, mieux vaut s'y sentir bien...

    Et si votre bonne résolution de 2013, c’était simplement d’être heureux au travail? Voici quelques pistes pour y arriver.

    Prenez conscience de vos points forts

    Certains sont doués pour prendre la parole en public, d’autres sont plus à l’aise avec les chiffres, d'autres encore sont de très bons organisateurs… Nous n’avons pas tous les mêmes capacités ou prédispositions! L’important est de se connaître et de savoir dans quel tâche vous excellez. A vous ensuite de convaincre votre patron de ne pas vous assigner une fonction qui ne vous conviendrait pas.

    Ayez confiance en vous

    Un élément crucial dans votre carrière! La confiance n'est pas forcément une chose acquise, c’est un point qui doit être travaillé. Un employé qui a confiance en soi inspire confiance aux autres, et permet de communiquer clairement, avec bienveillance, sans agressivité. Douter de soi peut au contraire générer un comportement mauvais voire toxique pour l'entourage de travail, et rebuter les collaborateurs.

    Souriez!

    Tout le monde s'accorde à dire qu'une bonne ambiance de travail est essentielle à l'épanouissement professionnel. Au lieu de vous en plaindre, agissez: l'ambiance dépend aussi de vous! Souriez, faites preuve d’empathie et de bonne volonté. En envoyant des ondes positives, vous agissez à votre niveau.

    Trouvez le lieu de travail qui vous correspond

    Chaque entreprise possède une culture différente. Qu’elle soit studieuse ou très décontractée, elle ne conviendra pas forcément à tout le monde. Interrogez-vous sur l'environnement qui vous convient le mieux: grande ou petite entreprise, à l'ambiance formelle ou informelle? Si vous ne vous sentez vraiment pas à votre place, il est peut-être temps de quitter votre emploi.

    Osez!

    Prenez-vous en main! N’ayez pas peur de faire preuve d’initiative et d’imagination… Surtout pour trouver des solutions créatives aux problèmes rencontrés. N’ayez pas peur de vos idées, meme si elles vous semblent un peu folles au départ.

    Projetez-vous dans l’avenir

    Pour s’épanouir au quotidien dans son travail, il faut aussi arriver à se projeter dans le futur et à envisager vos possibilités d’évolution. L’important pour le travailleur est de pouvoir progresser. La motivation vient aussi de l'ambition!

    Lire aussi

    Source > http://www.references.be

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    LE MOT DE FIN D’ANNÉE DE BRUNO HEUREUX > VŒUX POUR 2013

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                    Chers amis lecteurs,

                    Permettez-moi de vous appeler « amis » : depuis des années, liée à une étroite proximité locale, une vraie et fidèle complicité amicale nous unit autour de mes articles. Vous me le dites souvent, elle a tissé entre nous des liens de respect et de compréhension, renforcés par l’honnêteté des propos que je livre à votre lecture et/ou méditation, même s’ils ne font pas toujours l’unanimité.

                    J’aurais aimé vous transmettre plus tôt mes vœux pour 2013 ; la trêve des rédacteurs et imprimeurs a reporté jusqu’à ce jour cette mission normalement bien agréable. Normalement ! Car cette année, la forme que j’y donnerai sera moins sereine, moins souriante. En effet, comment ne pas être profondément marqué par le drame de parents qui, comme ceux de l’école de Newton, viennent de perdre un enfant ? 6 adultes et 20 enfants abattus par un déséquilibré armé. Aux USA, six adultes tués par arme à feu, c’est généralement un fait divers. Mais, cette fois, 20 bambins de 5 et 6 ans, sans défense, assassinés lâchement dans leur classe, au printemps de leur vie, cela interpelle ; aux Etats-Unis et partout dans le monde. Oui, « L’horreur est humaine ! » comme disait Coluche. Pourquoi ? Comment est-ce possible ? La détention d’armes à feu n’est-elle pas une bombe à retardement dans une société de plus en plus violente ?  Que faire pour, à l’avenir, éviter de pareilles tueries ?

                    Les simples réponses de bon sens à ces questions ne font pourtant pas l’objet de consensus au pays de l’Oncle Sam. Et les débats parfois virulents qui animent les partisans et les opposants à la détention d’armes occultent une douloureuse réalité : celle des familles à qui un enfant a été arraché. Comment survivre à une telle amputation barbare ? Comme avant ? Impossible, pas comme avant !  C’est le contenu d’une chanson écrite alors que des amis proches avaient perdu un enfant, dans des circonstances moins médiatiques, certes, mais avec les mêmes résultats : le cratère de l’absence et la douleur lancinante, sorte de maladie orpheline qu’aucun remède ne guérit…

     Complainte

    « Leur enfant s’en est allé

    Bien trop tôt, avant eux, c’est injuste !

    Et leur vie s’est comme fanée,

    L’absence et la douleur s’y incrustent…

    Faut pourtant  que la vie recommence !

    Comme avant ? … Impossible, pas comme avant,

    Car il n’y a plus de semence

    De la vie comme elle était avant.

     

    Il leur faut de nouveau sourire,

    Faire la fête sans penser le trahir,

    Ré-ouvrir l’album aux souvenirs,

    Tourner les pages sans trop souffrir…

    Comme on dit, la vie recommence !

    Comme avant ? … Pas vraiment comme avant,

    Elle n’a plus la chaleur intense

    De la vie comme elle était avant.

     

    Qu’il est loin le bout de la nuit

    Vers lequel ils marchent peu à peu ;

    Paraît que le soleil y luit

    Dans un ciel qui parfois est tout bleu…

    Lentement, leur vie recommence.

    Comme avant ? … On dirait comme avant,

    Mais ce n’est qu’une fausse apparence,            

    Leur vie ne sera plus jamais comme avant. »

                    Quels souhaits après ces propos empreints de profonde tristesse ? Ne perdons pas un instant, aimons, de toutes nos forces, nos proches et, espérant notre cœur est assez généreux, l’autre en général. Serrons dans nos bras enfants, petits-enfants, parents, frères et sœurs, amis… Disons-leur, répétons-leur, notre amour, notre amitié, car « on ne dit jamais assez qu’on les aime à ceux qu’on aime ». Et si des différents nous ont séparés d’eux, osons faire le premier pas vers eux, et, même, les suivants.

                    La vie est si courte ! Parfois trop courte ! Et tellement soumise aux imprévus brutaux du destin ! Alors, voir partir des êtres chers, des proches avec le regret de ne pas avoir eu à leur égard les gestes et les mots d’amour, de réconciliation, dont nous aurions pu et dû les réchauffer, quel gâchis !!!

    Dans cet esprit d’humanité quotidienne, bonne année à chacun d’entre vous !

    Source & texte de > Bruno Heureux. 

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > IL A TWITTÉ ! > PAR BRUNO HEUREUX

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    IL A TWITTÉ !

                    Dans un premier temps, j’avais (mal) compris : « Le pape a twisté », ce qui, à son âge, en soutane, avec sa mitre et sa crosse, aurait été une véritable performance sportive. Mais ma petite-fille, bien de ce siècle, m’a ramené  à la réalité des réseaux sociaux : « Le pape a twitté » !

                    Comme un moment charnière dans l’histoire de l’univers, au même titre que la découverte du feu et de la roue, le traité de Verdun, la révolution française et la déclaration universelle des droits de l’homme, cette nouvelle a été annoncée à grand coup de publicité !!! Et, le moment fatidique arrivé, entouré de ses conseillers en communication et multimédias, le pape a twitté ; solennellement, un peu hésitant pourtant, malgré son entraînement intensif des derniers mois, sur l’endroit exact où mettre l’index - mettre à l’index a pourtant été une spécialité vaticane séculaire !!! - Tout cela devant les caméras du monde entier et une foule de fans, réunis pour la claque, babas d’admiration à la vue de leur chef spirituel plongeant dans la modernité, avec tous les risques que cela comporte : dérapages incontrôlés sur l’écran tactile, moqueries éventuelles et propos agressifs de mécréants parmi les 5.000.000.000 de terriens rivés à leur petit écran trop petit pour la grandeur de l’événement !!!

                    « Un petit doigt pour l’homme d’église, un doigt de géant pour l’humanité ! » me diront  les papistes convaincus ! Mais s’ils savaient – et je vous prie de bien vouloir m’excuser de le dire vulgairement -  comme on s’en fout que le pape twitte ; on préférerait qu’il s’occupe sérieusement des problèmes du monde contemporain et de son Eglise, leur apportant, dans la limite stricte de ses prérogatives religieuses, des éléments de réponses judicieuses, adaptées aux réalités d’aujourd’hui.

                    Cette façon de faire mousser cette non-information nous a ramenés aux récits rapportant le lever et la toilette du Roi-Soleil, lorsque ses invités, triés sur le volet, s’exclamaient, ravis à chaque annonce : « Le Roi a bien dormi ! » Bravo, bravo ! « Le roi a fait pipi ! » Qu’il soit loué ! « Le roi a roté… éternué ! » Encore, encore ! « Le roi a pété ! » Quelle odeur suave ! «  Le roi a twitté ! » Non, là j’invente…

                    Que le pape twitte, que le Roi-Soleil baille, si vous saviez comme je m’en tape ! Ou plutôt comme j’ai envie de hurler de voir les médias perdre temps et argent à rapporter ce non-événement ! Alors qu’ils immortalisaient cette « page d’histoire », plus cruellement sur notre planète, toutes les 5 secondes, un enfant mourait de faim, chaque seconde, 11 femmes étaient violées, toutes les 10 secondes, un humain décédait du sida, chaque seconde, les guerres territoriales, de religions, économiques, sociales faisaient des centaines de victimes… Occulter ces réalités, ne fut-ce que quelques secondes, pour annoncer à coup de cymbales, trompettes, orgues et timbales que le pape a twitté n’est-ce pas indécent ?

                    Désolé, cher Benoît XVI, de m’être moqué de toi, l’occasion était trop belle ; et puis, connaissant ton humour, je ne doute pas que cela t’aura fait (sou) rire. Mais, avec tout le respect que je te dois et au risque de t’offusquer, la douleur de vivre et de mourir de ces femmes, hommes et enfants méritaient plus que toi l’honneur et/ou l’horreur de l’actualité. Ce serait réconfortant si tu étais d’accord avec moi.

    Source & textes > Bruno Heureux.