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    LA QUESTION > PEUT-ON S'ASSURER CONTRE LE CHOMAGE ?

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    En cette période de crise, perdre son emploi est une crainte pour beaucoup de salariés. 

    Les assureurs l’ont bien compris : en Belgique, certains organismes proposent désormais des assurances pour se protéger en cas de perte d’emploi. S’assurer à titre privé contre le chômage va-t-il devenir la norme ?

    Souvent, l’assurance perte de revenus est conseillée aux personnes qui ont contracté un prêt immobilier, pour qu’elles soient capables de rembourser leurs traites en cas de perte d’emploi. Mais elle peut aussi être proposée aux personnes qui craignent de tomber en invalidité de travail, surtout les indépendants.

    ING, Cofidis, DKV, mais aussi BNP Paribas Fortis via son assureur AG Insurance proposent ce genre de services.

    "Les gens se rendent compte qu'en cas d'incapacité de travail par exemple, ils ne toucheront que 60 % de leur salaire actuel via la mutuelle" explique Thierry Brisacq, directeur invalidité chez DKV. "Ils préfèrent donc prendre leurs précautions pour assurer leur sécurité financière en cas d'accident".

    À qui s’adresse ce genre d’assurances ?

    Il existe différents types d’offres. AG Insurance propose par exemple une assurance perte d’emploi aux clients de BNPPF ou Fintro qui ont conclu un prêt à tempérament (de minimum 24 mois) auprès d’AlphaCredit, une filiale de BNPPF.

    DKV propose quant à lui une assurance perte de revenus en cas d'accident ou de maladie ayant menés à une incapacité de travail. D'après DKV, environ 70 % des souscripteurs sont indépendants, 15 % ouvriers techniques (dans la construction, etc) et 15 % salariés (principalemlent des cadres).

    En général, l’assuré doit être en CDI (minimum mi-temps), pouvoir prétendre au chômage en cas de licenciement, et l’assurance ne marche pas si le licenciement est dû à une faute grave ou à un licenciement collectif : mais les conditions varient d'un organisme à un autre.

    Cotisations… et  Indemnités

    Les cotisations sont également très variées. L’assurance Direxi-budget de Cofidis permet par exemple  de cotiser à partir de 7 euros par mois. En cas de perte d'emploi ou d’incapacité temporaire de travail, cette assurance vous octroie un versement de 150€ par mois pendant 6 mois maximum. 

    Chez AG Insurance, la contribution représente un pourcentage fixe de la mensualité du prêt à tempérament et dépendra du montant du prêt et de sa durée. En cas de perte d’emploi, les mensualités du prêt sont prises en charge par l’assureur, pendant maximum 12 mois sur la durée du prêt.

    L’assurance perte de revenus de la région wallonne

    Les régions offrent également une assurance perte de revenus gratuite, qui assure le remboursement de votre prêt hypothécaire en cas de licenciement ou d’incapacité de travail : laRégion wallonne par exemple, proposegratuitement une assurance perte de revenus qui rembourse votre prêt en cas de licenciement ou d’incapacité de travail à hauteur de 6.200 € par an et 18.600 € au total.

    Source > Texte: Magali Henrard19-02-2014 via > http://www.references.be

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    AU MENU DES JEUNES: PIEGES AU CHOMAGE ET A LA PRECARITE

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    Crise de l'euro, récession économique, austérité... Elle est loin la parenthèse bénie des années 2006 à 2008 où, avec un taux de chômage résiduel, la Belgique avait quasiment retrouvé le plein-emploi. La crise est passée par là. Un véritable fossé est en train de se creuser entre les générations, avec un taux d'activité des seniors qui s'améliore alors que près du quart des moins de 25 ans n'arrivent toujours pas à trouver du travail.

    La tranche 19-24 ans fragilisée

    Revenus moindres, horizon professionnel bouché, retraites hypothétiques : la génération de la crise est loin des facilités de celle du baby-boom. Pour les 19-24 ans, le parcours est toujours plus chaotique que pour d'autres tranches d'âge.

    Les jeunes peu ou pas diplômés ont un problème aigu de transition vers le premier emploi. Ils n'ont pas de garanties à présenter aux entreprises qui recrutent. Pas de compétences suffisamment crédibles. Pas d'expérience professionnelle. Pas de réseau social. Ils se retrouvent ainsi prisonniers d'une " trappe à chômage " : pas d'expérience, donc pas d'emploi, donc pas d'expérience.

    Comment briser cette spirale ?

    "Plus le niveau d'étude est bas, plus les difficultés sont grandes, explique Charlotte Thomas, chargée de communication au Forem. Mais certaines filières de formation et les baccalauréats affichent des taux d'embauche plus satisfaisants. Car pour l'employeur, il est plus rassurant d'être face à quelqu'un d'opérationnel directement ".

    Sur quels atouts les jeunes peuvent-ils miser face à un employeur qu'ils ne connaissent pas ? " Même si on sort des études, on peut parfois présenter une expérience très riche. Travaux pratiques, bénévolat, scoutisme ou la gestion d'un cercle estudiantin, peuvent déjà mettre en valeur certaines compétences ", insiste Geneviève Collet, conseillère auprès de Forem Conseil.

    Problème : lorsqu'ils accèdent à un emploi, ils sont englués dans une seconde " trappe à précarité ". C'est-à-dire? Ils enchaînent les emplois précaires (CDD, intérim, contrats aidés, stages...) sans pouvoir accéder à un emploi stable. Les salaires ne sont pas mirobolants. Les jeunes s'estiment heureux quand ils débutent à 1500 euros bruts par mois.

    La lucidité s'impose : dans les années à venir, les entreprises - de plus en plus exigeantes - ne représenteront pas un réservoir infini d'emplois. Elles ont fait le plein dans les années 1990, ne prévoient pas de grands départs de baby-boomers comme dans la banque ou les assurances. Dans ce contexte peu favorable se maintiendront les personnes qui auront la vocation chevillée au corps.

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    Source > http://www.references.be

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    25.579 PERSONNES EN CHÔMAGE SANCTIONNÉES !

    25.579 personnes ont été exclues du chômage en 2011

    2037238572_ID7463787_web-chomage_065708_H3Q103_0.JPGLe nombre d’exclusions du chômage pour insuffisance de démarches en vue de trouver un emploi a baissé de 3,8%. On est passé de 5.666 en 2010 à 5.450 en 2011, selon des chiffres de l’Office national de l’emploi (Onem).

    Ils sont publiés ce vendredi dans Le Soir.

    On s’éloigne du pic de 2009 (6.601 exclusions), année record à ce niveau depuis l’instauration du système en 2005.

    C’est en Wallonie qu’il y a eu le plus d’exclus: 3.276, contre 1.317 en Flandre et 857 à Bruxelles.

    La ministre de l’Emploi Monica De Coninck (sp.a) qualifie la baisse de bonne nouvelle, l’objectif n’étant pas l’exclusion mais la prise de conscience par le chômeur des efforts à fournir. Elle estime aussi que l’accompagnement individualisé instauré depuis peu en Wallonie devrait avoir un impact positif dans les prochains mois.

    Si l’on ajoute les autres sanctions possibles (suspension ou réduction d’allocations), on constate également une diminution, de 7 % (25.579 sanctions au total l’an dernier).

    Ce sont ainsi 3,8 % des chômeurs qui auront subi une sanction en 2011 (4,7 % des chômeurs wallons, 3,9 % à Bruxelles et 2,5 % en Flandre).

    Source > Sudpresse > Publié le Vendredi 9 Mars 2012 à 06h58 > Photo AFP