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    EAU FLUORÉE > MOTS COEURS ET MOTS TUS PAR BRUNO HEUREUX

    Fluoride.jpgEau fluorée

    Un lecteur a réagi à ma réflexion négative sur la volonté des autorités québécoises d’ajouter du fluor dans l’eau on ne peu plus pure du réseau de distribution pour, raison officielle,  améliorer la santé de la dentition des consommateurs. Je trouvais cette idée inadéquate et ajoutais, en substance,  « Pourquoi pas, tant qu’ils y sont, y ajouter aussi du Viagra et du Prosac ? »

                Ce lecteur averti me signalait qu’au moment de la mobilisation des jeunes Américains pour participer à la libération de l’Europe lors de la seconde guerre mondiale, nombre de ces jeunes avaient été réformés vu l’état lamentable de leurs dents incapables de croquer les biscuits de survie, les fameux biscuits militaires trop durs pour leur dentition. Fort de ce constat, le gouvernement américain avaient alors décidé d’ajouter du fluor à l’eau de distribution avec pour conséquence, quelques années plus tard, une nette amélioration de la santé des dents des populations visées. Après vérification de ces faits, je concède aisément le bien-fondé de cette mesure ponctuelle et remercie ce lecteur d’avoir apporté un autre point de vue sur la question.

                Mais un effet collatéral à la décision des autorités américaines est interpellant : « grâce » à elles, beaucoup plus de jeunes GI ont eu la « chance » de découvrir le Vietnam, l’Irak et l’Afghanistan et d’en revenir parfois mutilés et souvent traumatisés à vie, sans parler de ceux qui y ont laissé leur peau. .. Comme quoi, toute médaille, aussi brillante soit-elle, a son revers nettement moins reluisant.

                Je termine ce sujet par une note plus légère : de la même façon que je préfère une crème glacée sans chantilly, un whisky sans soda, des frites sans mayonnaise, je préfère une eau pure non fluorée… quitte à devoir rendre visite à mon dentiste régulièrement et à lui permettre de gagner sa vie honorablement grâce à toutes celles et tous ceux qui ont fait le même choix que moi. Choix judicieux ? A chacun de juger !

    Source > Texte de > Bruno Heureux.

     Un site Canadien à découvrir > http://info-fluor.blogspot.be/2011/06/le-probleme-de-la-fluoration-de-leau-au.html

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    ART ET SPIRITUALITÉ > MOTS COEURS ET MOTS TUS PAR BRUNO HEUREUX >

    y1pM5SrNAq34NSm6Py-McIV-CMUUD88QTUl5LHMol5h8hPPjpEBR_fddp2_d4OLdS5q.jpgArt et Spiritualité

    Dans une de mes chansons intitulée « Les silences » je dis : « Il y a le beau silence des moines et artistes, philosophes et poètes ou simples utopistes, qui cherchent, dans les cieux ou dans les cathédrales, l’existence d’un dieu, l’inspiration géniale, qui changera leur vie en leur faisant connaître un peu de l’infini qui les fera renaître… »

                Art et spiritualité empruntent souvent le même chemin dans leur recherche d’un ailleurs et d’un autrement qui les dépassent et donnent au sens de leur vie un éclairage particulier l  C’est ce que pensent les membres de L' ASBL CeRAS (Centre de recherche artistique et spirituelle).

                « Celle-ci, disent-ils, se veut un lieu de "Recherche Artistique" dont la finalité est de favoriser la recherche de projets créatifs, entre quête spirituelle et expression artistique. Elle soutient et encourage l'unité traditionnelle et féconde de l'art et de la spiritualité ;  mettre en avant l'émerveillement de l'homme à la nature, à la vie, à la beauté, peut être, à travers l'Art, un chemin pour s’ouvrir à plus grand que soi. Il est alors question de Spiritualité. Par ses différentes activités, animations, concerts, expositions, lieux de prière, l’ASBL souhaite ouvrir à tous, un chemin à travers l'Art et la spiritualité chrétienne comme une voie féconde qui amène à se dépasser et à s'exprimer en Beauté. Du texte à l' oreille, de la Parole au coeur, de l'écoute au chant, du regard à la peinture, sculpture....être un instrument offert à la communauté, qui dans la prière, édifie l' homme et l'épanouit. "Seule la beauté dit Dieu, c'est pourquoi l'Art, quand il est inspiré, est toujours habité". »

                Tous ne partageront sans doute pas cette « profession de foi » chrétienne ; mais chacun, à sa façon et selon ses convictions, pourra certainement, comme les membres de l’ASBL CeRAS, tisser ce lien entre l’art et sa source inspiration. C’est pourquoi la participation, en tout ou en partie, à la journée spirituelle « La Beauté selon Saint Jean de la Croix »  à l'église de Petit-Hallet (Hannut), rue Maria Gilles, le 07 juillet prochain, peut-être source de réflexion, d’enrichissement, de rencontres et de partages dans le respect des différences. Vous y êtes cordialement invités.

    Horaire de la journée en l'église de Petit-Hallet :

    • -9h30 : Laudes           
    • -10h : enseignement : Suzy Béramis, docteur en Sciences des religions et licenciée en Théologie de l'Université de Paris
    •  -11 h : adoration
    •  -11h-13h30 : exposition de peintures au Presbytère  à côté de l’Eglise de Petit-Hallet
    •  -12h : repas au Presbytère
    •  -14h : chapelet         
    •  -15h: enseignement             
    •  -16h: adoration        
    •  -17h Eucharistie
    •  -18h : souper au presbytère
    •  -18 à 20h : visite de l'exposition de peintures et verre de l’amitié en l'église de Petit-Hallet (Hannut).

    Toute l'œuvre picturale de Geneviève Beauduin De Brabandère est une contemplation émerveillée et passionnée de la nature. Quant à l'artiste Anne-Marie DUPUIS, elle maîtrise des techniques très diverses, tant anciennes que contemporaines, pour les mettre au service de ses mains quand elle crée. Elle aime vous entraîner dans ses narrations picturales, elle a toujours quelque chose à vous dire. Ses portraits  vous parlent aussi, à travers leurs regards profonds, fenêtres des âmes.

    Source > Texte de > Bruno Heureux.

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    PROCÈS DU HANNUTOIS: BRUNO AVAIT FORMULÉ DES MENACES DE MORT

    1717314648_ID7816096_amand_215832_H3X5CW_0.JPGAmand et un complice ont volé et incendié la voiture d’Isabelle Hody à la fin du mois de juillet.

    Bruno Amand avait formulé dans les jours qui ont précédé le décès de la victime de nombreuses menaces de mort à l’égard d’Isabelle Hody, ont confirmé jeudi matin les enquêteurs devant la cour d’assises de Liège. Bruno Amand aurait commis une série de faits de harcèlement et de menaces à l’égard d’Isabelle Hody. Celle-ci avait décidé de le quitter définitivement mais il ne l’avait pas accepté.

    Bruno Amand, un Hannutois de 40 ans, est accusé d’avoir commis l’assassinat de sa compagne Isabelle Hody et d’avoir maquillé son décès en suicide le samedi 4 août 2007. Les enquêteurs hutois ont terminé jeudi matin l’exposé de leurs investigations et ont rappelé les nombreuses scènes de menaces et de violences qui ont opposé Bruno Amand et Isabelle Hody dans les semaines qui ont précédé les faits.

    Selon les enquêteurs, c’est aux environs du 10 juillet 2007 qu’Isabelle Hody avait pris la décision ferme de quitter Bruno Amand. Elle semblait soulagée et radieuse d’avoir pris cette décision. Mais Bruno Amand ne l’avait pas accepté. Il s’était présenté sur le lieu de travail d’Isabelle Hody et l’avait empoignée à la gorge après l’avoir tétanisée de peur. Un témoin avait rapporté que Bruno Amand avait fait une crise de jalousie. Il avait proféré des menaces de mort et annoncé qu’il tuerait Isabelle Hody si elle s’engageait dans une relation avec un autre homme.

    Isabelle Hody roulait dans une voiture qui lui avait été offerte par Bruno Amand. Elle ne possédait pas de permis de conduire mais roulait sous licence d’apprentissage. Bruno Amand l’a suivie et lui a fait une queue de poisson. Dans une friterie de Waremme, il est venu la menacer. Il l’a aussi dénoncée parce qu’elle roulait sous licence avec ses enfants. Enfin, Amand et un complice ont volé et incendié la voiture d’Isabelle Hody à la fin du mois de juillet.

    Le 1er août 2007, une dispute a opposé Bruno Amand et Isabelle Hody lors d’une fête à Fumal. Amand aurait confié à un ami qu’il projetait de tuer Isabelle Hody le soir même. La victime semblait terrifiée.

    Le 2 août, Isabelle Hody a rédigé des lettres dans lesquelles elle donne des instructions relatives à la garde de son enfant dans le cas où elle devrait mourir. Elle a précisé que son décès ne pourrait pas être lié à un suicide. Le 3 août, Isabelle Hody a déposé plainte contre Bruno Amand pour des menaces. Bruno Amand a été interpellé.

    Isabelle Hody a ensuite confié à des amies qu’elle avait encore le sentiment d’être suivie par Bruno Amand. C’est le 4 août 2007 qu’elle a été découverte morte dans sa baignoire. Les enquêteurs ont terminé leur exposé sur l’enquête réalisée. A cette occasion, la défense de Bruno Amand a soutenu que l’enquête avait été réalisée uniquement dans le but de prouver la culpabilité de l’accusé. Selon Me Moureau, des éléments à décharge ont été gommés par les enquêteurs. L’avocat a relevé que des témoins ont entendu crier la victime vers 19 h. Vers 19 h 11, Bruno Amand donnait un appel téléphonique depuis sa taverne. La défense prétend que le déroulement de la scène, qui a nécessité le transport du cadavre, le remplissage de la baignoire, le changement de vêtements d’un auteur et sa fuite, ne correspond à l’emploi du temps de Bruno Amand.

    Plus d’infos dans votre journal de ce jour

    Source > Sudpresse > Publié le Jeudi 14 Juin 2012 à 22h02 belga > Photo (TH.V.A)

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    BRAIVES: LA MÈRE DE BRUNO AMAND REVIENT SUR SA DÉNONCIATION

    575121784_ID7818493_assises_155012_H3X7VG_0.JPGLa maman de Bruno Amand a été entendue vendredi par la cour d’assises de Liège. L’accusé répond de l’assassinat d’Isabelle Hody. L’enquête l’avait confondu après les révélations de sa propre mère qui prétendait en 2010 avoir reçu ses aveux. Mais devant la cour d’assises, la septuagénaire s’est rétractée de ses précédentes déclarations.

    Bruno Amand, un Hannutois de 40 ans, est accusé d’avoir commis l’assassinat de sa compagne Isabelle Hody et d’avoir maquillé son décès en suicide le samedi 4 août 2007.

    En 2010, l’enquête avait évolué de manière spectaculaire lors des révélations de la mère de l’accusé. Elle avait soutenu, lors de nombreuses auditions devant des enquêteurs et un juge d’instruction, que son fils avait commis les faits et lui avait fait des confidences.

    La mère de Bruno Amand avait donné de nombreux détails qui ont pu être confirmés et recoupés par les enquêteurs.

    Dans ses déclarations lors de l’instruction, la mère de Bruno Amand parlait des appels téléphoniques à des heures précises, de la localisation des blessures occasionnées à la victime et de l’endroit où il avait caché les vêtements.

    Mais la maman de l’accusé, entendue sous serment, nie désormais l’implication de son fils. “Si j’ai dit tout cela à l’époque, c’est parce que j’étais menacée par ma fille. Elle voulait la peau de mon fils car elle avait la rage contre lui. Je ne pense pas que mon fils aurait pu faire cela”, a annoncé le témoin.

    La mère de l’accusé a été confrontée par la présidente Konsek à ses contradictions. Sur le fait, notamment, que sa fille a toujours affirmé lors de l’enquête que Bruno Amand n’était pas coupable de l’assassinat d’Isabelle Hody. La position de la fille, par rapport à l’accusation qui repose sur Bruno Amand, serait donc totalement contraire à ce que prétend la mère de l’accusé.

    La maman de Bruno Amand a également contesté avoir fait des confidences précises auprès du personnel d’un hôpital où elle avait été soignée durant un mois. “C’est encore ma fille qui m’a fait incarcérer chez les fous durant cette période!“, a-t-elle soutenu.

    En savoir plus dans votre journal ce ce jour

    Source > Sudpresse > Publié le Vendredi 15 Juin 2012 à 15h53 > Photo (Th.V.A)

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    BRAIVES : IL N'Y A PAS DE PREUVE FORMELLE CONTRE BRUNO AMAND, ACCUSÉ DU MEURTRE D'ISABELLE HODY

    1985860411_ID7806148_amand_154554_H3X0U7_0.JPGLe premier expert sur les lieux avait conclu au suicide

    La Cour d’assises de Liège a poursuivi mardi le procès de Bruno Amand, un Hannutois de 40 ans accusé d’avoir assassiné sa compagne Isabelle Hody et d’avoir maquillé son décès en suicide. Si l’accusé apparaît comme le principal suspect, aucune preuve permettant d’attester de son intervention sur le lieu des faits n’a encore été mise en évidence lors du procès.

    Bruno Amand est accusé d’avoir assassiné Isabelle Hody, une Braivoise de 30 ans, le samedi 4 août 2007 et d’avoir maquillé sa mort en suicide. L’enquête avait évolué après la dénonciation de la mère de Bruno Amand qui prétendait qu’elle avait reçu ses confidences sur sa responsabilité dans ce décès.

    La Cour a entendu les policiers qui sont intervenus sur place lors de l’annonce du décès d’Isabelle Hody. Un médecin légiste, présent sur place, avait dressé un constat de mort par suicide. Mais un des policiers a ajouté que le suicide lui était apparu suspect et qu’il avait prévenu un magistrat du parquet. Dès le lendemain, une enquête a été ouverte et Bruno Amand a été le premier suspecté.

    Les jurés ont pu visionner les photos de la descente sur les lieux. Le corps d’Isabelle Hody reposait dans son bain rempli d’eau rougie par le sang. Elle tenait encore fermement un couteau dans sa main. Les photos exposées au cours des débats montrent que de nombreuses gouttes de sang, correspondant à des sections de petits vaisseaux sanguins, sont présentes à la fois dans la cuisine et dans la salle de bain de la maison d’Isabelle Hody. Mais dans ces traces de sang, il n’existe aucune trace de pas d’un éventuel intervenant extérieur.

    Dans la maison, il n’y avait pas de traces d’effraction. Une armoire et le réservoir d’un WC semblent avoir été déplacés. Une fenêtre, précédemment cassée, avait été calfeutrée par un carton. Aucune empreinte digitale ou de trace ADN correspondant à Bruno Amand n’a été relevée sur place. Il n’existait pas de présence de fibres vestimentaires sur les lieux des faits.

    Plusieurs constatations sont apparues suspectes à l’analyse plus détaillée.

    Sur le corps de la victime, des lésions laissent penser qu’une femme n’aurait pas pu s’occasionner elle-même ce genre de mutilation. Dans le fond du bain, du sang coagulé démontrerait que le sang s’est d’abord écoulé dans le bain avant que de l’eau y soit ajoutée par la suite. Enfin, Isabelle Hody tenait en main le couteau avec la lame dirigée dans une mauvaise direction.

    Sept médecins légistes ont été invités à rédiger des rapports sur ce dossier. Mais un seul d’entre eux est intervenu sur les lieux des faits. Le Dr Eric Lemaire a confirmé à la Cour qu’il a dressé un premier rapport évoquant le suicide de la victime. Il avait relevé de nombreuses traces de sang sur les lieux des faits mais pas d’élément permettant de confirmer l’intervention d’un tiers dans la scène fatale à la victime.

    PLUS DE DETAIL DANS VOTRE EDITION PAPIER

    Source > Sudpresse > Publié le Mardi 12 Juin 2012 à 15h48 Belga

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    BRAIVES : OUVERTURE DU PROCÈS DE BRUNO AMAND

    51378909_ID7794615_amand_171224_H3WT4W_0.JPGLe procès de Bruno Amand s’ouvrira lundi devant la Cour d’assises de Liège. Mais le Braivois sera-t-il reconnu coupable de l’assassinat d’Isabelle Hody ? L’accusé nie les faits. Un constat de mort par suicide qui avait été réalisé. Mais des questions subsistent.

    Rarement un procès en Cour d’assises aura débuté par autant de questions auxquelles il est difficile de répondre avec certitude. S’il était apparu, au soir du 4 août 2007, qu’Isabelle Hody s’était donné la mort en se mutilant au couteau, l’enquête a depuis été émaillée de plusieurs rebondissements spectaculaires. À tel point qu’au bout de la procédure d’instruction, Bruno Amand apparaît comme celui qui pourrait être l’auteur... d’un assassinat. Entre la thèse du suicide et celle de l’assassinat, il existe une sérieuse marge d’incertitude!

    Plus de détail dans votre journal de lundi !

    Source > Sudpresse > Publié le Samedi 9 Juin 2012 à 09h00 NICOLAS GIMENNE >  (Photo: Archives)

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    MOTS CŒURS et MOTS TUS > Par Bruno Heureux & ........

    Copie de Mathilde Demeyer.JPGDe retour du Québec, j'ai, comme chaque fois, envie de vous parler de poésie ; car la Belle Province francophone d’Amérique du Nord est toute empreinte de cet art où les mots peignent des images.

    Le Québec, terre de poésie

    Poésie dans ses espaces d'immensité boisée, ses onze mille rivières, son million de lacs, ses saisons
    colorées tantôt du blanc à l'infini, tantôt de ses lueurs boréales et encore de sa palette automnale chatoyante.
    Poésie dans le cœur du public aussi, semée dans les années 50, 60 et 70 par
    les poètes-chansonniers Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland, Claude Léveillée, Ginette Reno... et germe vivace d'identité  culturelle. Poésie encore, que Linda Lemey, Richard Desjardins, Fred Pellerin, Sylvain Lelièvre, Stéphane Côté… cultivent avec talent au sein de la jeunesse d'aujourd'hui que je rencontre régulièrement lors de conférences-spectacles... Alors, vous comprenez pourquoi j'aime retrouver chaque année ces foules, de tous âges, où ma poésie est accueillie avec joie et respect, comme une cousine partageant la même langue mais
    aux expressions et accent qui
    prêtent parfois à confusion et souvent à sourire.

    Roger Tabra

    Certaines rencontres marquent un voyage, parfois une vie; celle de Roger Tabra en fait partie. L'entendre réciter, de sa voix grave et chaleureuse, un de ses beaux poèmes reste un souvenir superbe
    que je souhaite partager avec vous.

                    « La poésie, mon frère, ce n'est pas ce que tu crois; elle ne s'écrit pas dans les verres que l'on boit ou que l'on ne boit pas. La poésie, mon frère, c'est le Bon Dieu qui amal à tous les humains de la terre quand ils recherchent son étoile. C'est mafrangine des soirs où je deviens un bluesman, ramasseur de coton en noir, sorcier, tzigane, griot, chaman. Elle est la sœur de la souffrance ; ennemie du silence, elle crie plus fort que les fusils, la poésie. Elle est les yeux de Che Guevara en face à ses bourreaux, Viktor Jara, Violeta Tapara, tous mes amis de Santiago, la mort, quand elle sait lire Aragon et Rimbaud, naufragés du bateau ivre, la tempête en face des radeaux ... C'est mon fils qui me dit « Je t'aime pour toute tavie » ... Elle est la sœur de la souffrance, primavera de l'espérance, elle crie plus fort que les fusils, la poésie ... C'est le Bon Dieu qui amal à tous les salauds de la terre quand ils recherchent leur étoile. La poésie, mon frère, c'est Mouloudji, c'est Neruda qui ont écrit ces vers, une nuit, avec toi ... »

    La poésie, genre marginal ?

    Dans l'avion, vers et au retour de Montréal, attiré par son titre, j'ai lu et relu le travail de fin d'études secondaires de Mathile Demeyer, rhétoricienne hannutoise : « La poésie, au XXIème siècle, est-ce un genre marginal?» s’interroge-t-elle. La lecture des recherches et réflexions de Mathilde sur le rôle de la poésie à notre époque, qui a tendance à s’assécher le cœur, est pleine d'intérêt. Un questionnement identique à celui d’Albert Davoine, un ami belgo-québécois, synthétisait en ces mots : « Dans notre société occidentale, nous n'accordons plus beaucoup d'importance au rêve ni àl'intuition. Nous nous méfions des prophètes et des poètes, nous préférons nous en remettre aux économistes, aux statisticiens et aux psychotechniciens. Et pourtant, les grandes découvertes scientifiques sont souvent le fruit de l'intuition d'un homme qui avait la folie (ou la sagesse) de tout remettre en question ou de perdre son temps sur un détail apparemment insignifiant. Le poète à cet égard nourrit souvent l'ingénieur ... »

                     « La poésie, au XXIème siècle, est-ce un genre marginal?» Nous manquons de recul pour nous faire une opinion étayée ; mais  Mathilde a son opinion sur la question. Pour découvrir sinon la (sa) réponse du moins des éléments de réponse, j'ai cheminé au long de son travail que je vous invite à découvrir in extenso[1], me contentant de vous en rapporter quelques extraits significatifs glanés au fil de ma lecture.

    « La poésie est un artqui nous touche dès l'enfance jusqu'à l'âge adulte ... C'est un sujet passionnant
    pour nous adolescents pour exprimer nos sentiments, positifs ou négatifs, qui peuvent très bien s'exprimer sur un blog de poésie ou en chanson…
    La problématique de la marginalité est intéressante : en effet, sommes-nous marginaux si nous faisons de la poésie à l'heure actuelle ?… La poésie a pour rôle d'ouvrir notre esprit au monde ... de nous faire découvrir les richesses cachées en nous-mêmes... de nous servir de miroir qui reflète notre propre image et d'éveil à la conscience tant individuelle que collective ... de nous faire rêver, nous donner un idéal dans la vie, sans nous détacher des platitudes quotidiennes, et de nous plonger dans le monde idéal des rêves et des réalisations insaisissables ... Elle est un langage universel, au même titre que la musique etla peinture. Elle crée des liens entre les jeunes issus des différents pays ... »

                    Puis Mathilde nous emmène dans la chanson, faisant étape au cœur du slam, chez Abd Al Malik et Grand Corps Malade ; plus loin, elle nous fait découvrir Jean-Louis Murat, la poésie dans le métro, sur internet et, pour terminer, au cœur des chansons d'un poète-chansonnier de chez nous.

                    Sa conclusion se résume en ces termes: « Présente dans la vie de tous les jours, même si nous ne nous en rendons pas toujours compte, la poésie du XXlème siècle est moins formatée que celle des siècles
    précédents, plus spontanée, moins versifiée ... Elle n'est pas un genre marginal
    et ceux qui la pratiquent ne
    sont pas marginaux ... Les sciences nous rapprochent de la matière, la philosophie nous projette
    à travers la pensée, mais c'est la poésie qui nous ramène vers notre être. »

                    Terminer ses études secondaires sur cette réflexion, qui mérite que l’on s’y attarde, laisse penser que cette jeune étudiante a compris la quintessence de ce qu'est l'humanisme, où la poésie a sa place, unique et indispensable à l'équilibre de tout être humain et du monde contemporain. Selon moi, ceci constitue pour Mathilde le bénéfice le plus important de son travail, un apport essentiel pour sa vie.

                                                                                                                                                                                                Source & Texte > Bruno Heureux.


    [1]Pour ce faire, contacter Mathilde sur son adresse électronique : math.iiilde@hotmail.com

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    LE MOT DE BRUNO >MOTS CŒUR et MOTS TUS > L’EAU FLUOREE AU QUEBEC

    382792668.jpgLe Québec possède une richesse naturelle inestimable et quasi inépuisable, son eau. D’excellente qualité, pure, elle est distribuée dans tous les foyers à la grande satisfaction des consommateurs. Or le gouvernement libéral[1] a l’intention d’ajouter à cette eau une quantité de fluor, pour que les gens, notamment les enfants, aient de meilleures dents.

                Outre le fait que trop de fluor est dangereux pour la santé, il apparaît clairement que cette décision sert les intérêts d’une grosse multinationale qui voit là s’ouvrir un marché lui aussi intarissable ; comme très souvent, en pareil cas, les intérêts des décideurs est souvent lié aux intérêts des dirigeants d’entreprises. Les dessous de table existent aussi au Québec ; la preuve par les récentes et importantes descentes de police dans différents milieux impliquant des responsables de haut niveau, politiques et industriels !

                Enfin, tant qu’à introduire du fluor dans l’eau québécoise « à des fins de santé publique », pourquoi pas, tant qu’ils y sont et dans le même esprit, y introduire également du Viagra pour pallier l’insuffisance érectile d’une certaine catégorie de la population et du Prosac pour remonter le moral d’une autre durement touchée par la crise !!!

    Bruno Heureux



    [1] Le terme « Libéral », au Canada et au Québec, n’a rien à voir avec la signification que nous lui donnons en Belgique : à côté des Harper (1er ministre canadien) et Charrest (1er ministre québécois), nos Reynders, Michel, De Croo et autres Van Quinckenbornesont du spa nature comparé à une vodka polonaise artisanale…