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    LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > L’HOMME DANS LA CITÉ

    L’homme dans la cité

                    « Pourvu que nous vienne un homme, aux portes de la cité, que l'amour soit son royaume et l'espoir son invité ! Et qu'il soit pareil aux arbres que mon père avait plantés, fiers et nobles comme soir d'été. Et que les rires d'enfants, qui lui tintent dans la tête, l'éclaboussent d'un reflet de fête…

                    Pourvu que nous vienne un homme, aux portes de la cité, que son regard soit un psaume fait de soleils éclatés ! Qu'il ne s'agenouille pas devant tout l'or d'un seigneur, mais parfois pour cueillir une fleur. Et qu'il chasse de la main, à jamais et pour toujours, les solutions qui seraient sans amour…

                    Pourvu que nous vienne un homme, aux portes de la cité, et qui ne soit pas un baume, mais une force, une clarté ! Et que sa colère soit juste, jeune et belle comme l'orage ; qu'il ne soit jamais ni vieux ni sage. Et qu'il rechasse du temple l’écrivain sans opinion, marchand de rien, marchand d'émotions…

                    Pourvu que nous vienne un homme, aux portes de la cité, avant que les autres hommes qui vivent dans la cité, humiliés, l'espoir meurtri, et lourds de leur colère froide, ne dressent, au creux des nuits, de nouvelles barricades… »

    ______________

                    Non, ce superbe texte n’est pas de moi, simple artisan-poète-chansonnier ; il est né au carrefour de l’imagination et de la plume du plus grand auteur-compositeur-interprète de notre pays, Jacques Brel. Enregistrée en 1958, cette chanson est l’expression poétique des aspirations du poète, certes, mais aussi des hommes et femmes de bonne volonté de l’époque. En effet, en pleine guerre froide, les citoyens du monde espéraient autre chose qu’une paix sur le qui-vive, l’arme à la main. Leur espoir prenait alors la forme du traité de Rome, les bases d’une Europe pacifiée, prospère, solidaire, généreuse et accueillante.

                    Que reste-t-il de cet espoir aujourd’hui ? A vrai dire, pas grand-chose et les fondateurs de cette nouvelle Europe doivent se retourner dans leur tombe en constatant comment leurs successeurs ont trahi et saccagé un projet d’une richesse, d’un humanisme sans pareil. Si bien que, près de 60 ans après avoir été lancé, l’appel du Grand Jacques conserve plus que jamais toute sa lucidité, tout son idéalisme, toute sa force, toute son impérieuse nécessité. Vous en doutez ? Prenons alors la peine, le temps de lire ensemble ce qu’un analyste du XXIe siècle, pourrait écrire aujourd’hui, sans doute avec moins de poésie mais avec autant de justesse.

                    Pourvu que nous viennent des femmes et des hommes au sein de notre cité ; des femmes et des hommes donneurs spontanés pour la greffe dont notre cité a besoin d’urgence, celle d’un cœur qui bat au rythme de l’amour et du respect de l’Autre.

                    Des hommes et des femmes semeurs d’espérance et de bonheur partagés ; grands, dignes et respectables de par leurs nobles convictions ; fiers d’être des femmes et hommes d’État responsables, au service des citoyens ; à la vision humaniste et généreuse, qui éclaire notre présent, assure l’avenir des générations à venir et, en tout temps, protège les plus faibles.

                    Des femmes et des hommes qui ne s’agenouillent pas devant le dieu profit et ses saints que sont la corruption et la compromission ; qui ne cèdent pas aux pressions et chantage des lobbies ; qui préfèrent donner plutôt que prendre et se lancer dans des entreprises désintéressées, gratuites, belles, pour le simple plaisir d’ensoleiller la vie de celles et ceux qui les ont choisis pour les représenter.

                    Des hommes et des femmes qui, inébranlables dans leurs éthiques convictions, osent sortir des rangs de la pensée unique et partisane ; dignes de confiance dans leurs promesses mesurées, de parole dans leur réalisation et apportant des solutions efficaces aux problèmes rencontrés.

                    Des femmes et des hommes enthousiastes et intègres, s’emportant, quand nécessaire, avec l’élan, la générosité et la fougue de la jeunesse pour dénoncer, sans langue de bois, les idéologies, paroles et comportements, d’où qu’ils proviennent, indignes  d’une cité démocratique et humaine qui mérite ce nom ; refusant d’être complice et désavouant leurs propres amis qui trahiraient leurs valeurs communes.

                    Des hommes et des femmes attentifs aux humiliés, désespérés, révoltés, isolés… qui se laissent éblouir par la poudre aux yeux et les discours simplistes de faux prophètes semeurs de peurs et de repli sur soi. Attentifs, également, aux estropiés de la vie qui, sans secours, sans recours et manipulés par des bonimenteurs sans scrupules, rejettent sur l’Autre, différent, inconnu, étrange, étranger, la faute de leur situation précaire et de tous leurs maux. Attentifs, enfin, aux extrémistes, racistes et intégristes qui dressent de nouvelles barricades d’intolérance, d’égoïsme, de haine entre des gens, des peuples, des croyances qui, en se connaissant mieux, pourraient développer un vivre ensemble de qualité, levain d’un monde meilleur.

                    Pourvu que nous viennent des hommes et des femmes, au cœur de notre cité, que celle-ci ait pour prénom Belgique, Europe ou Planète Terre ! Appel d’urgence est lancé aux femmes et hommes de bonne volonté : noirs, blancs, roux, jaunes, rouges, verts, albinos, irisés… barbus, poilus, moustachus, imberbes, chauves… homos, hétéros, transgenre… juifs, musulmans, chrétiens, animistes, bouddhistes, agnostiques... toutes et tous sont les bienvenus, jeunes ou plus âgés, diplômés ou pas, avec ou sans permis de séjour et/ou de travail… à la seule condition d’être honnêtes et respectueux de l’Autre ! Ça doit pouvoir se trouver !

                    Merci à Jacques Brel, visionnaire, qui nous a permis une nécessaire piqûre de rappel d’humanisme à portée de main et de cœur.

    Source & texte de > Bruno Heureux. Illustration > Genius

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > TROIS ARTICLES

    Des congères dans la ville

                    Je vais finir par croire que, pour certains Hannutois,  je suis devenu une sorte de boîte aux lettres où l’on dépose ses plaintes, en dernier recours, après avoir épuisé, disent-ils, tous les autres. Lorsqu’elles sont fondées et dignes d’améliorer le mieux vivre ensemble, je les relaie auprès des lecteurs.

                    Plusieurs personnes âgées - c’est-à-dire encore plus âgées que moi (71 ans !) - m’ont fait part de leurs difficultés à circuler dans Hannut-ville lors des périodes enneigées. En effet, constatent-elles, chaque commerçant balaie la neige le long de sa façade et devant sa porte, la repoussant au bord du trottoir, le long de la route. Or, les chasse-neige repoussent, eux aussi, la neige sur le bord de la route, même sur le bord du trottoir. Les deux actions combinées forment un tas de neige continu en bordure de trottoir, rendant très difficile, voire impossible, la traversée de la route. Comme le font déjà quelques-uns, chaque habitant, commerçant ou privé, ne pourrait-il pas, chaque jour, dégager dans cette congère artificielle un passage sécurisé, de la largeur d’une personne, pour permettre à tout un chacun de changer de trottoir sans devoir se chausser de bottes hautes, d’après-ski et, surtout, sans risquer la chute ? Bonne question dont la réponse va de soi et qui est simple à concrétiser quand on pense un peu aux autres.

    Avis à la population

                    Après l’assaut hivernal et, notamment, la coupure d’électricité, plus moins longue selon les quartiers et villages de l’entité hannutoise, beaucoup ont regretté de n’avoir reçu aucune explication, aucun avis officiel de la commune concernant les tenants et aboutissants de la situation catastrophique. Ils auraient souhaité que des voitures radio parcourent prudemment toutes les rues du Grand-Hannut pour préciser aux habitants l’ampleur de la situation, ses conséquences possibles pour les particuliers, les contacts pris avec le  distributeur d’électricité pour évaluer la durée approximative de la panne avant un retour à la normale ; en résumé, pour rassurer les gens et leur éviter le sentiment d’abandon par les autorités locales qu’ils ont éprouvé.

                    Comme l’a répondu le bourgmestre face à ces critiques, ce n’était pas à la commune d’assurer cette mission, mais à la compagnie d’électricité. Rien à redire, c’est vrai ! Pourtant, d’autres communes, dans la même situation, ont assuré elles-mêmes ce service à la population, estimant qu’en pareilles circonstances, le devoir de responsables communaux dépassait les limites de la stricte réalité administrative ; ce geste de savoir-vivre ensemble mérite d’être souligné et devrait servir d’exemple à l’avenir, si pareille situation devait se reproduire ; c’est en tout cas ce qu’estiment les citoyens hannutois qui m’en ont parlé.

                    A propos de neige et de coupures d’électricité, ce fut, en quelque sorte, le baptême du feu pour le gouverneur de la Province de Liège, Hervé Jamar. Certes, une situation complexe à gérer, mais sans aucune mesure avec celle que doit gérer aujourd’hui le gouvernement fédéral, à savoir la récupération d’entre 2.200 milliards et 3.200 milliards d’euros suite à des prévisions de recettes trop optimistes. Je ne crois pas me tromper si j’avance que l’ex-bourgmestre hannutois, un homme de terrain, a préféré, de loin, gérer la crise hivernale que celle du budget et des finances publiques.

    Illuminations

                    Le hasard m’a fait rencontrer, durant la période des fêtes de fin d’année, plusieurs commerçants à la tête d’enseignes qui ont pignon sur rue et une excellente réputation à Hannut. Tous partageaient un sentiment mitigé par rapport à la façon dont les rues principales de Hannut étaient illuminées par les vitrines des magasins.

                    En soirée, certaines restaient illuminées jusque 22h00 ; c’étaient principalement celles des anciens commerçants et de quelques collègues plus récents qui avaient suivi le bon exemple. Par contre, toujours selon eux, trop de nouveaux commerces, dont les gérants n’habitent pas nécessairement sur place, éteignaient les lumières de leurs étalages dès la fermeture du magasin, vers 19h00 au plus tard, alors que la technologie permet l’allumage et l’extinction automatique des vitrines, soit à distance soit avec des minuteries. Ils s’interrogeaient encore sur l’opportunité pour l’administration communale d’investir dans l’éclairage festif des ronds-points d’accès à la ville et dans les rues de celle-ci si, dès 19 h00 et faute de suffisamment de vitrines éclairées, Hannut ressemblait très, trop tôt à une ville "morte", excepté la Grand-Place et ses alentours immédiats.

                    Et de regretter l’époque glorieuse de la Quinzaine Hannutoise originelle, à laquelle, sous la houlette de vraies personnalités, tous les commerçants participaient activement et solidaires les uns avec les autres, décoraient leurs devantures jusque tard dans la soirée, se montraient disponibles pour une caravane publicitaire, pour l’installation des urnes destinées à la récolte des bons, se relayaient pour le relevé de ces urnes, pour le tirage au sort journalier qui permettait à tout un chacun, petit ou gros budget-dépenses, de pouvoir gagner…

                    Nostalgie quand tu nous tiens ! Sans doute, car nous ne vivons plus à la même époque. Mais il y a une bonne part de vérité dans leur constat, car un meilleur esprit de solidarité ne ferait de tort ni au commerce hannutois ni à la bonne réputation de la ville.

    Source & textes > Bruno Heureux.> illustration capture GOOGLE

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > …. PAS TOUT À FAIT D’ACCORD !

    Pas tout à fait d’accord !

                    Tout le monde n’est pas toujours d’accord, en tout ou en partie, avec mes propos tenus régulièrement dans  cette rubrique. Certains prennent la peine de m’écrire pour exprimer leurs réticences, opposition, indignation… C’est ce qu’a fait Monsieur Christian Bourguignon de Hannut, avec une grande franchise, égale à la mienne, ce dont je le remercie. Avec son accord, je vous livre le contenu de son courrier et la réponse que je lui ai fait parvenir.

    Monsieur Heureux,

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article hebdomadaire. Comme d’habitude, vous ne faites pas dans la nuance. Certes, tout ce que vous dites sur Mmes Galand et Marghem n’est pas faux, loin de là, mais il semble que vous oubliez à votre tableau de chasse la plus incompétente de toutes, et de loin ! J’ai nommé Joëlle Milquet, nullité absolue doublée d’un monstre d’égocentrisme. Mais peut-être est-elle proche de vos opinions politiques ? Continuez à nous faire pleurer de rire. Bien à vous ! Ch. Bourguignon.

                    Comme vous le constatez, les propos de mon interlocuteur sont très directs ! Auxquels j’ai répondu poliment ce qui suit… Ne vous étonnez pas du « Bonjour, Madame » initial. En effet, ne connaissant pas cette personne, je ne sais pourquoi, j’ai immédiatement pensé que le CH. précédant son nom était le prénom d’une dame !!!

    « Bonjour, Madame,

    Il y a quelques années, déjà, un homme politique local, visé et touché par un extrait d’un de mes articles, avait déclaré, en substance, dans un droit de réponse virulent : « … Vos articles n’intéressent personne… » Et un tas d’autres « amabilités » du même genre et grossières. Aujourd’hui, votre lettre de ce jour lui donne tort et me confirme qu’il y a au minimum une personne qui lit mes « petits papiers sans prétention » : vous. Je vous remercie de rayer, par la même occasion,  mes articles et réflexions de la liste des travaux (littéraires !) inutiles !!!

    Beaucoup plus sérieusement, maintenant. Je vous sais gré de reconnaître le bien-fondé de mes propos à l’égard des deux femmes ministres dont il est question et que je vise particulièrement pour plusieurs raisons.

    La première est que, par leur exemple désastreux, elles causent un tort immense à la cause des femmes qui se battent pour que leurs compétences soient appréciées à leur juste valeur et rémunérées au même tarif que leurs homologues masculins. Un tort immense, également, aux femmes, notamment les jeunes, qui voudraient s’engager et assumer des responsabilités politiques ou autres et qui, à cause de ce contre-exemple, risquent d’être victimes d’un a priori négatif de la part d’une frange machiste de décideurs ; ceux-ci ne manqueront pas, en citant Mesdames Galant et Marghem, de nier leur potentielle capacité à diriger, à gérer et de ne pas leur donner leur chance.

    La deuxième est née de la déception des espoirs que le gouvernement actuel avait fait naître, peut-être naïvement, chez le simple citoyen que je suis. En effet, que d’effets d’annonce, solennels, magistraux, théâtraux, lors de son installation : on allait voir ce qu’on allait voir, une autre gestion (que les gouvernements précédents), courageuse, responsable, impartiale, compétente, claire, dans une vraie concertation avec les interlocuteurs sociaux. Reconnaissez que la gestion de leurs dossiers par ces deux dames est loin de ces déclarations idylliques.

    La dernière est une déception plus générale et « philosophique ». Depuis longtemps, j’ai la conviction que l’avenir du monde est lié au rôle que nos sociétés accepteront de confier aux femmes ; celles-ci ont des talents capables d’apporter un plus, un mieux dans la gestion de tous les domaines de la vie, qu’elle soit sociale, économique et politique. Si nos sociétés développées, dans leur organisation et leur gestion, ne montrent pas d’abord l’exemple de femmes compétentes dans les sphères du pouvoir, comment un rôle élargi et bénéfique de la femme pourrait-il leur être confié dans d’autres sociétés du monde, plus pauvres économiquement et démocratiquement.

     « Comme d’habitude, vous ne faites pas dans la dentelle… » M’écrivez-vous. C’est vrai, je n’aime pas la langue de bois et même si je pèse toujours mes mots, surtout les plus durs, je souhaite rester et m’exprimer en citoyen libre et authentique. Notez que vous ne faites pas dans la dentelle non plus lorsque vous écrivez, « vous oubliez à votre tableau de chasse la plus incompétente de toutes, et de loin, j’ai nommé Joëlle MILQUET, nullité absolue, doublée d’un monstre d’égocentrisme. »(Sic). Je vous l’avoue sans ambages, cette personne me donne parfois des boutons, m’énerve, m’irrite, notamment par une communication où certains, comme vous, voient le monstre dont vous parlez. Pour aller plus loin encore dans la confidence, sachez que dans un premier jet de mon article, j’avais écrit que les deux dames visées me faisaient « presque regretter Joëlle Milquet (et Laurette Onkelinkx) !!! » Mais, par respect pour les deux dames ministres, j’ai retiré cette phrase pour qu’elles ne se sentent pas injuriées par une telle comparaison !!!

    Suggérer que j’ai évité de stigmatiser également Joëlle Milquet parce qu’elle est proche de mes opinions politiques, c’est mal me connaître. Certes, j’ai des opinions politiques, bien ancrées, mais en aucune façon inféodées à des personnes et/ou des partis politiques ; c’est la raison pour laquelle j’ai systématiquement refusé de répondre aux appels du pied de toutes les formations politiques hannutoises depuis (42 ans) que j’habite la région. Mes convictions s’expriment et, surtout, se vivent en dehors des partis, en tant que simple citoyen, enseignant à la retraite, artisan de la chanson française et journaliste, « libre et authentique », j’insiste. Ah ! Si un parti, oubliant tout intérêt partisan et politicien, pouvait promouvoir à la fois la réforme indispensable de notre mieux vivre ensemble, l’égalité sociale, le respect de la planète et de ses habitants, un humanisme démocratique… On peut rêver, mais je ne crois pas que ce soit pour demain.

    Vous terminez en me souhaitant de « continuer à nous faire pleurer de rire. » Cela voudrait-il dire que parfois mes propos sont amusants ? Tant mieux ! J’espère surtout, quand ils abordent des sujets plus sérieux, qu’ils vous font réfléchir et, parfois réagir, comme aujourd’hui, avec une belle franchise que j’ai vraiment appréciée.

    Veuillez accepter, Madame, mes salutations à la fois respectueuses et amicales.

    Bruno Heureux. »

    PS Et suite à l’actualité récente de Madame Milquet, j’ai envoyé à Monsieur Bouguignon, un complément à mon précédant courriel : « Celle que vous qualifiez comme « la nullité absolue » dans votre récent courrier fait aujourd’hui l’actualité ! Si les soupçons qui pèsent sur Madame Milquet s’avéraient et si elle était condamnée, ce qui n’est pas encore le cas, je n’hésiterais pas à adopter à son égard le même ton dur que celui adopté pour parler des deux femmes ministres francophones actuelles. Ma mémoire diminuant au fur et à mesure que ma vie s’allonge, je ne doute pas que vous me rappelleriez ma promesse de ce jour, si je semblais l’oublier, et vous auriez tout à fait raison. Cordialement vôtre. »

                    A bientôt, pour d’autres échanges, courtois et démocratiques.

    Source & texte de > Bruno Heureux.

    L’article débattu en question > https://hannut.blogs.sudinfo.be/archive

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > LA MALADIE DE LOGAN (LINCENT)

    La maladie rare de Logan

                    On les appelle le plus souvent « maladies orphelines ». A tort, selon moi, car elles ont généralement un père et/ou une mère,  qui les a et/ou ont transmises à leur progéniture. « Maladies rares » me paraît un terme plus exact. Rares et d’autant moins connues du grand public que leur nom ne figure pas dans le vocabulaire médical courant. De plus, elles sont souvent également mal connues des praticiens « normaux », qui, comme me l’ont confié plusieurs d’entre eux, en ont déjà entendu parler, mais sans être capables d’en dire beaucoup plus… Normal, car les médecins ne peuvent tout connaître dans leur vaste discipline, contrairement à ce que certains prétentieux de la profession voudraient faire croire au patient que, par principe, ils qualifient de béotien incapable de comprendre, donc pas digne d’explications… alors que c’est pourtant le patient qui est le premier concerné par son « cas ».

                    Si bien que lorsqu’il a été question du Muckle Wells Syndrome (MWS), dont est affecté le petit Logan, j’ai voulu en connaître plus et mieux sur cette maladie rare et me suis rendu à la source de renseignements. C’est-à-dire auprès d’un spécialiste, chez le jeune malade et auprès de son entourage. Chez un spécialiste pour en apprendre les causes, les mécanismes,les conséquences de cette maladie. Chez Logan pour découvrir les symptômes, le ressenti au quotidien. Chez son entourage, pour percevoir les difficultés de toutes sortes rencontrées lors de la recherche d’un diagnostic précis et exact, dans l’organisation de la vie de tous les jours et dans la recherche du (des) remède(s).

    Le MWS, brève description

                    Sans entrer dans les détails médicaux et une précision scientifique pointue, il faut savoir que « Le MWS est une des formes de CAPS, un groupe de maladies inflammatoires rares, ni contagieuses ni mortelles, mais invalidantes vu la récurrence de symptômes qui s’aggravent au fil du temps ; il est caractérisé par des épisodes répétés de douleurs musculaires et articulaires, de fièvre, d’urticaire, de conjonctivite ainsi que par une perte progressive de l’audition qui, le plus souvent, se manifeste durant l’adolescence. La perte d’audition est la conséquence des inflammations répétées qui finissent par détruire les cellules de l’oreille interne et le nerf auditif. L’amylose du rein, une autre et grave conséquence du MWS peut se révéler après plusieurs années ; la présence de substances « de type amidon » dans les cellules du rein empêche le bon fonctionnement de ce dernier et peut aboutir à une insuffisance rénale… »

    La recherche de la vérité

                    Lorsqu’ils constatent chez leur bébé de trois mois, puis, plus tard, chez leur jeune enfant, certains symptômes récurrents comme la fièvre, les parents de Logan cherchent à en connaître l’origine, à mettre un nom sur cette maladie et à trouver les médicaments adéquats pour la guérir définitivement. Et là, ils se trouvent devant un mur de méconnaissance, d’incompétence de différents médecins et institutions hospitalières ainsi que d’incohérences administratives ; leur vie se transforme en un véritable combat, une recherche incessante de la vérité.  Ottignies, Jodoigne, Wavre, Tirlemont… ont été les étapes d’un parcours décevant : jalonné de rencontres avec différents spécialistes, parsemé d’examens multiples et variés débouchant sur des diagnostiques erronés et de prescriptions médicales inefficaces, voire dangereuses : citons, pêle-mêle, bronchiolite, rhumatologue, maladie de Still, scintigraphie osseuse, pédiatre, gastroentérite,  cortisone, infection virale, antibiotiques, tests de tolérance au gluten et au lactose, perfusions aspégiques, ponctions lombaires, ORL…

                    Enfin, en juillet 2011, les cliniques de l’UCL, après une série de tests génétiques, découvrent l’origine héréditaire du mal dont souffre Logan ; elle porte un nom, le fameux Muckle Welles Syndrome, syndrome portant le nom des deux chercheurs qui ont découvert que cette maladie était liée à la mutation d’un  gène de L’ADN du patient qui en souffre.

    Médicaments coûteux

                    Cette première étape importante franchie, les parents de Logan ne sont pourtant pas au bout de leurs peines. En effet, s’il existe des médicaments pour soigner cette maladie, ils sont très, très coûteux, pouvant aller jusqu’à 1.200 € par mois ! De plus, certains se révèlent efficaces durant quelques mois avant de perdre toute efficience. D’autres encore peuvent avoir des effets collatéraux indésirables et occasionner des complications sérieuses comme des bronchites, des pneumonies.

                    Alors, pour mettre toutes les chances de leur côté et éviter la charge financière trop lourde du traitement, les parents tentent d’intégrer Logan à un programme expérimental mis sur pied en Belgique par une firme pharmaceutique qui prend à sa charge les frais de médicaments. Mais, rapidement, le jeune garçon doit sortir de ce programme, les doses maximales recommandées ne suffisant pas à faire disparaître les symptômes. Un autre traitement remboursé par la mutuelle est alors essayé ; des perfusions tous les 15 jours donneront des effets… négatifs !!! Enfin, un médicament français se révèle plus efficace ; il consiste en une injection sous-cutanée d’acide nitrique , épreuve quotidienne douloureuse pour Logan et d’une efficacité limitée à 12h. Gros problème : ce médicament n’est pas remboursé par les mutuelles belges. Et ce n’est pas l’aide du fond de solidarité de l’INAMI - 500 €/mois durant deux ans maximum - qui réglera le problème définitivement pour un ménage au salaire unique alors qu’une fois entamée, la prise de ce médicament indispensable ne peut être stoppée !

    Vivre normalement

                    Quant à Logan, c’est un petit garçon de sept ans vivant comme tous les petits garçons de son âge ; si ce n’est l’épreuve de la douloureuse injection quotidienne, si ce n’est également une forte sensibilité au froid qui le force à s’équiper très chaudement pour ses entraînements et matches de football, à enfiler une combinaison spéciale pour la piscine… Un petit garçon que ses parents tentent, au maximum et malgré les difficultés financières, de faire goûter aux mêmes plaisirs que ses condisciples de l’école et copains du village.

    Une aide concrète

                    Pour s’en sortir, les parents de Logan ont créé une ASBL, « Imagene » et comptent sur votre solidarité et votre générosité : imaginez, si c’était votre enfant et vous qui viviez cette situation difficile !

    Imagene est située rue du Bordelais, 27 à 4287, Pellaines.

    Courriel : imagenecapsassociation@hotmail.com

    Dons et cotisations peuvent être versés au compte BE10 6528 4057 4804

    Pour tout renseignement, contacter Pamela Desmul au 0496/81.32.92. et au 484/28.52.10.

    Source & Textes > Bruno Heureux.

    Pour mémoire en 2013/2014 sur ce blog :

    IL FAUT 1.120 EUROS PAR MOIS POUR SOIGNER LE PETIT LOGAN, 5 ANS

    LINCENT: TOUS LES ÉLUS MARCHERONT POUR AIDER LE PETIT LOGAN

    TOUS A LINCENT POUR AIDER LE PETIT LOGAN (MARCHE de 12km)

    LINCENT: 5.500€ RECOLTES PAR LA MARCHE DES ELUS POUR LOGAN

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    LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > L’HIVER ……

                    On ne l’attendait plus. Puis, il est arrivé. Enfin, en retard, certes mais bien arrivé. Discrètement, comme lorsqu’on est pris en faute ? Loin de là, avec fracas !  Chutes de neige collante, arbres abattus, branches cassées, caténaires hors d’usage, trains bloqués, bus détournés, panne de courant, privation d’eau, autorités débordées, solidarité réveillée… La totale, quoi !

                    Une situation qui nous a fait revivre durant quelques heures, voire deux ou trois jours, l’époque où nos grands-parents n’étaient pas, comme nous, totalement dépendants de l’énergie électrique.

                    Le temps, pour moi, de me remettre en mémoire le texte d’une chanson écrite il y a presque quarante ans ; son nom, de circonstance, alors et aujourd’hui, « L’Hiver. »

    L’hiver

    L’hiver, depuis hier matin,

    S’est arrêté sur son chemin,

    A déployé sa large main

    Sur la maison, sur le jardin.

    Dans le village, à la campagne,

    Où qu’il s’assoit, il fait la loi :

    Manteaux de laine, passe-montagne

    Livrent bataille contre le froid…

    Il fait si bon, dans ma maison,

    Un feu de bois rit avec moi,

    Il fait si bon dans ma maison,

    Entre ma femme et mes garçons.

    ___________

    Le vent colporte des nuages

    Tout alourdis par la grisaille,

    Cloîtrant le ciel dans un grillage

    En, je ne sais, quelles représailles.

    Le brouillard oppresse la terre,

    Envahisseur silencieux

    Et cependant autoritaire

    Qui impose son couvre-feu...

    Il fait si bon, dans ma maison,

    Un feu de bois rit avec moi,

    Il fait si bon dans ma maison,

    Entre ma femme et mes garçons.

    ___________

    La neige dépose, en arpèges,

    Ses flocons tristes de silence,

    Tout l’horizon est pris au piège

    Du blanc tapis de somnolence.

    Le gel a pétrifié la vie :

    Au cimetière des saisons

    Ne rôde plus que léthargie

    Sous les rafales de frissons…

    Il fait si bon, dans ma maison,

    Un feu de bois rit avec moi,

    Il fait si bon dans ma chanson,

    Entre ma femme et mes garçons.

    Source & Texte > Bruno Heureux.

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > AIMABLE ATTENTION ENVERS SES LECTEURS

                    Chers amis lecteurs,

                    Comme tout homme bien élevé- je n’ai pas dit bien dressé par son épouse (quoique…) - j’ai envoyé mes vœux tous azimuts en souhaitant un tas de bonnes choses à la moitié de la planète qui a pris quartier dans ma liste d’amis sur facebook. Moitié de la planète qui s’est déjà autorisée à m’envoyer, huit jours avant Noël, des vœux pour mon 71ème anniversaire.

                     Chaque année, je répondais individuellement à chacun de ces messages, par quelques mots appropriés à la personnalité de chacun de mes très nombreux expéditeurs ; ce qui me prenait plusieurs heures pour la raison très simple que j’ignorais comment  envoyer une réponse collective, plus anonyme, certes, mais plus facile et moins longue à effectuer. Cette année, j’ai donc fait appel aux connaissances facebookiennes d’une de mes petites-filles pour combler mes lacunes informatiques. Comme Charlotte, 21 ans, était trop occupée par son blocus en deuxième année de l’enseignement supérieur, j’ai posé mon problème à Zia, 7 ans. Celle-ci, très rapidement, smartphone en mains, m’a dit : « Mais Papy, c’est très facile, il suffit de faire ça… puis ça… tu tapes ton messages et puis tu termines en appuyant sur envoyer ! » Croyez-moi, cela marche ! Non parce que je suis un bon élève, mais parce que ce petit bout de femme est un excellent professeur (elle a de qui tenir !) et, comme toutes les copines de son âge, maîtrise le sujet à la perfection. Quelle belle leçon d’humilité pour un papy qui croit parfois trop facilement qu’il connaît tout ou presque tout !

                    Je reviens à mon propos de départ, les vœux pour 2016. Avec l’HEUREUX nom qui est le mien, mes envois sont remplis de bonnes paroles, apaisantes et encourageantes quand c’est nécessaire, toujours généreuses en vision optimiste de l’année qui s’ouvre. À mes envois, je reçois toujours de mes correspondants bien élevés- je n’ai pas dit bien dressés par qui que ce soit - des réponses dans le même ton. Parmi ces réponses, j’en ai épinglé deux qui, tant dans leur forme que par leur contenu, exhalent une saveur toute particulière. Je vous les confie.

                    La première émane d’une amie de longue date, fidèle au rendez-vous des moments importants de ma vie et de chaque Saint-Sylvestre ; on se voit rarement, mais elle m’a gardé une petite place bien au chaud dans son cœur. Elle est chouette, cette amie !

    « Cher Bruno,

    Mille mercis pour tes bons vœux embarqués sur les ruisseaux de l’optimisme et de la joie.

    Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Les larmes s’y noient très vite et le soleil y décuple sa lumière.

    Avec le vent de l’espoir, l’océan 2016 peut être resplendissant ! Amitié et amour à la source...

    Cargo de bonheur ! »

    Que c’est bien dit, avec poésie, avec sagesse et confiance en l’avenir !

    La seconde est due à la réflexion et à l’écriture d’un autre ami qui, au seuil de l’an neuf, aborde, à sa façon, les vraies questions auquel notre monde doit trouver des réponses adéquates et durables pour que 2016 soit une année généreuse pour tous les habitants de la planète Terre.

    « Cher Bruno,

    Je n'ai pas le verbe facile, mais je me suis tout de même réveillé ce matin avec ceci en tête :

    ce matin j'ai rêvé que j'avais grandi ;

    j'ai rêvé de sagesse et de beauté

    d'un monde sans guerres ni haine

    d'une société sans riches sans pauvres

    où les ressources et la connaissance étaient gratuites partagées, échangées, distribuées ; tous étaient considérés égaux ; tous avaient les mêmes droits : plus d'esclaves,

    plus de travail, mais des services aux autres ; et des artistes, des artisans de paix, de justice et d'amour…

    et j'ai vu que je n'étais pas seul,

    j'ai entendu cette multitude

    qui me faisait écho

    et j'ai compris que mon rêve

    était un vœu partagé.

                    Amitiés ! »

                    Qu’ajouter à cela ? Rien ! Laissons ces deux messages se distiller au plus profond de nos cœurs, inspirer, éclairer, nourrir nos pensées, nos actes et nos rencontres, tout au long de 2016. Quelle belle année ce sera alors !

    Source & Texte > Bruno Heureux.

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    LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > L’ÉCLAT DE RIRE DE MATHIAS

    L’éclat de rire de Mathias

                    Aujourd’hui,  l’enfant a éclaté de rire ! Pour la première fois depuis son arrivée en Belgique, il y a cinq mois, le soleil a illuminé son visage. Ce jeune Syrien, s’appelle Mathias, pas Jamil ou Ali. Car Mathias n’est pas musulman mais chrétien, orthodoxe. Une des raisons pour lesquelles qu’il a dû quitter sa terre natale en compagnie de ses parents, ses frères et ses sœurs.

                    Aujourd’hui, Mathias a éclaté de rire pour la première fois depuis que le dictateur Bachar al Assad n’hésite pas à bombarder sa propre population ; depuis, également, que les fous d’Allah de Daesh terrorisent et massacrent ceux qu’ils considèrent comme « impies ». Depuis que ses parents ont décidé de prendre la route de l’exil, longue, dangereuse, coûteuse et incertaine, laissant derrière eux emplois et reste de la famille, en même temps que leurs enfants abandonnaient  école, amis et amies.

                    Aujourd’hui, Mathias a éclaté de rire pour la première fois depuis que les (ir) responsables des pays occidentaux ont poussé la Syrie dans la guerre civile et religieuse par manque de vision, de prévoyance, de courage, par excès de frilosité, d’égoïsme, de repli sur soi. Depuis que ces mêmes irresponsables cherchent désespérément  comment sortir  d’un « merdier » où ils se sont fourrés eux-mêmes. Depuis que, pour ces dirigeants occidentaux, l’immigration vers l’Europe  est devenue cause de migraine et même, chez certains, cause de migrHAINE.

                   Aujourd’hui,  Mathias a éclaté de rire pour la première fois depuis la rentrée scolaire où méconnaissance de la langue et des habitudes culturelles de notre région ainsi que l’obligation de refaire des apprentissages de première année alors qu’il a 12 ans... l’ont rendu taciturne et peu sociable.

                    Aujourd’hui,  Mathias a éclaté de rire pour la première fois depuis que son professeur de français bénévole l’encourage deux fois par semaine à progresser plus vite et mieux dans ses divers apprentissages. Des rencontres et moments de partages qui, peu à peu, ont créé un climat de confiance entre l’enfant et l’adulte. Qui ont permis à celui-ci d’aider son élève a redécouvrir ses propres qualités, ses capacités scolaires, son caractère enjoué et son vrai sens social, qui ne demandaient qu’à s’exprimer et à s’épanouir dans la sérénité...

                    Aujourd’hui, Mathias a éclaté de rire pour la première fois grâce à la complicité de ce professeur qui lui a donné l’occasion de redevenir lui-même. Alors, s’est ouverte pour le jeune garçon une fenêtre sur son avenir, ensoleillé et où tout est possible, loin du fracas des bombes, des ruines empoussiérées, des passeurs et autres trafiquants sans scrupule.

                    Aujourd’hui, Mathias a éclaté de rire car à l’immigration, ce professeur a apporté la vraie solution concrète, humaine, humaniste, l’immigrACTION pour le plus grand bonheur de Mathias qui, pour la première fois depuis cinq mois, est spontanément heureux.  

                    Là où la politique, les politiques de l’Europe ont échoué, ce professeur, simplement par son sens de l’accueil concret, a réussi, comme d’autres aussi, individuellement ou en équipe, aux quatre coins de l’Europe. Et si c’était cela l’Europe nouvelle, celle de simples agissant avec coeur pour rendre la dignité à celles et ceux qui viennent la recouvrer chez nous ? Quelle belle Europe, alors !

    Source & texte > Bruno Heureux > Crédit Photo > SudPresse

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    MOTS COEUR ET MOTS TUS.> PRECISIONS DE BRUNO HEUREUX

    Régulièrement, certaines personnes se demandent encore et me demandent ce que signifie le « dessin » au-dessus de ma rubrique.

    Il s’agit d’un rébus : « M » suivi de « os » (prononcer o), suivi de « coeur » ; puis, « M » suivi de « eau » (prononcer o), suivi de « tu » (bouche cousue).

    Donc « mots coeur » pour mes coups de coeur et « mots tus » pour les vérités que l’on tait d’habitude et que j’ose exprimer. Voilà, ce n’est pas plus compliqué que cela !

    Source > Bruno Heureux.