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THISNES (HANNUT) > ÉCRITURE D’UNE NOUVELLE PIÈCE EN WALLON PAR ANDRÉ MOTTET … > SANS NUL DOUTE, UN FUTUR RÉGAL …

« FROUMADJE DI GADE Å CÉLÉRIS »

Dans un contexte campagnard où se côtoient gens de la terre et voisins de la « haute » ou aux professions moins salissantes, cette pièce évoque, mine de rien, notre monde d’aujourd’hui, avec ses réalités, sa bureaucratie, ses absurdités et ses problèmes quotidiens ; le tout saupoudré de gouaille, de saveur, de senteurs et de bon sens paysans ; notre monde d’aujourd’hui, tel qu’il apparaît régulièrement sur nos écrans de télévisions lors d’émissions destinées à nous rendre plus intelligents !!!

1066820092.jpgEn effet, pareil accouplement de saveurs aussi différentes que celles du fromage de chèvre et du céleri est digne d’une finale du « Top chef ». Comment, au fil de la pièce, ne pas penser également à « L’amour est dans le pré », à des « Devoirs d’enquête » qui fouineraient dans les dossiers de l’Afsca, du fisc, des multinationales de l’agroalimentaire et du pesticide ?

Dans sa langue savoureuse d’amon nos ôtes, sous une couche d’allusions croustillantes et de (sous)-entendus très explicites, André MOTTET non seulement nous invite à manger épicé, mais nous pousse, à maintes reprises, dans les « commodités »…pour pisser…de rire, sans aucune gêne, en une communicative rigolade collective excellente pour la santé… Je vous la recommande.

Terminons, en citant les propos d’un critique de théâtre wallon, qui désire rester anonyme, vous comprendrez rapidement pourquoi : « Autant l’avouer de suite, je ne connaissais pas cette recette et regrette qu’il en ait été ainsi ; en effet, pour l’avoir essayée tout récemment, après l’avoir découverte en regardant la pièce d’André Mottet, je me rends compte que ses effets performants, ignorant les pannes gênantes, auraient pu m’aider à encore enrichir mon palmarès pourtant déjà bien rempli de séducteur de ces dames !!!

Dommage, car, maintenant, il est trop tard… Quoique… » En effet, il n’est jamais trop tard pour bien faire ! D’autant plus que celles et ceux qui ne maîtrisent pas le wallon liégeois, dans lequel l’œuvre originale a été créée, peuvent aussi goûter aux saveurs du fromage et bénéficier des effets du céleri dans la version française de la pièce que l’auteur a rédigée à leur intention.

Texte de > Bruno HEUREUX

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