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HANNUT > EN 2016, QUATORZE MAGASINS ONT OUVERT, NEUF ONT FERMÉ

La Gestion centre-ville tire un bilan positif

Les chiffres sur la santé et le dynamisme commercial des centres urbains ne sont pas encore connus mais déjà, Martine Cornelis, de la Gestion centre-ville de Hannut tire un bilan positif pour l’année 2016.

En janvier 2015, selon l’étude nationale menée par la société Locatus, le taux de cellules inoccupées dans Hannut s’élevait à 9,8 %, soit 35 magasins vides sur un total de 357. En septembre de la même année, il atteignait 12,2 % (chiffres de l’Association du Management du Centre-Ville). « Je n’ai encore aucun chiffre mais je pense que pour l’année 2016, nous devrions avoir un taux plus bas » , avance Martine Cornelis.

La gestionnaire de l’asbl Gestion Centre-ville estime être revenue au taux de janvier 2015, soit entre 8 et 10 % de magasins inoccupés. Ce qui la conforte dans cette hypothèse : « En 2016, il y a eu davantage de magasins qui ont ouvert leurs portes que l’inverse. » En chiffres, cela donne 14 ouvertures contre neuf fermetures.

Autres signes de bonne santé commerciale du centre-ville : la relance de la rue Zénobe Gramme, désertée ces dernières années et qui « vient de se faire une petite cure de jouvence », constate Martine Cornelis. « Jusqu’à la rue Thouars, il n’y a plus rien de vide. Tous les espaces commerciaux sont occupés », se réjouit-elle.

Par rapport à 2015, le temps d’inoccupation des magasins s’est lui aussi réduit, constate la gestionnaire. « Rue Albert Ier, « D’ici et d’ailleurs » et « L’arbre à sacs » ont été reloués très vite. Cinq mois pour D’Ici et d’ailleurs et il y avait deux à trois acquéreurs dessus. »

Les deux magasins devraient rouvrir leurs portes dans quelques semaines. Dans les deux cas, il s’agira de commerces de cigarette électronique.

La Gestion Centre-ville a également été approchée par des personnes cherchant à investir dans un bar à pâtes. « Il a un vrai dynamisme commercial et de renouvellement dans Hannut » . Seul bémol : les commerces de proximité (sandwicherie, coiffeur, institut de beauté) en surnombre par rapport aux commerces « shopping ».

« Il faut raison gardée, nous n’aurons jamais un Zara ou un Desigual. Mais au niveau de l’équipement de la personne, il manque des enseignes locomotives comme Cassis ou encore Paprika. », estime la gestionnaire qui s’appuie sur le sondage que son équipe a réalisé auprès des usagers du centre. C&A et H&M arrivent en tête du classement avec un taux de préférence de 13,5 %. JBC suit de près avec 9 %. « Un Véritas est aussi souvent demandé » , note la gestionnaire pour qui il manque également des boutiques de vêtements pour jeunes adultes hommes. Hannut en compte déjà quelques-unes « mais s’il y en avait deux ou trois en plus, ce serait bien ».

Malgré ce bilan globalement positif, Martine Cornelis se dit consciente que le commerce reste néanmoins dur et très concurrentiel. Surtout depuis l’émergence de l’e-commerce.

Source > MARIE-CLAIRE GILLET dans votre journal LA MEUSE H/W de ce samedi 10/12/2016

 

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