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VINCENT RAMIREZ EXPOSE À LA GALERIE DU CHÂTEAU MOTTIN À HANNUT DU 5 AU 19 JUIN.

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Texte de Geneviève Babe

Vous avez envie de mettre de la couleur dans votre vie, de faire pétiller votre regard, c’est là qu’il faut aller jeter vos deux yeux.

Si la peinture de cet artiste était un mot, elle serait « panache » ! Rien à voir avec le terme «bravache» ou «potache», même si le sujet semble léger, il y a chez cet artiste un coup de main qui relève du moment rare, de l’instant arrêté où ce que fait la main du peintre rencontre le regard du spectateur et en même temps, comme un arrêt sur image, la vision de son œil de créateur sur son modèle au moment de la pose.

488_Vincent_Ramirez_ 031.jpgTout est là, suspendu, tenu, tracé sur papier… et ces fragments de temps résonnent dans toute la pièce.

L’exposition est dense. Je regrette que la galerie ne compte pas plus de murs. Il eût fallu pour cet artiste une seule œuvre par mur… Tous les alentours de chacun des tableaux rayonnent et prennent vie tant la chatoyante des couleurs, l’intérêt des corps, et la précision des attitudes sont justes.

Le corps féminin nu est magnifié, montré dans sa poésie, dans sa volupté. L’artiste se rattache à Goya et Ensor. J’ajouterai Félicien Rops pour la sensualité et l’exubérance. Rops est un graveur, je retrouve chez Ramirez la technique, précise, et la sureté du trait de son prédécesseur.

Je pense aussi à Kees Van Dongen, ce fauviste néerlandophone à cause de la présence des femmes de Monsieur Ramirez. La force du moment, le caractère du sujet, le tempérament sont entiers. Il y a une concordance entre ces deux artistes selon moi, une certaine dose de truculence et de sensibilité libertaire propre peut-être à notre belgitude…Projet1.jpg

Les couleurs utilisées ne sont pas sans rappeler le fauvisme, mais le fait de leur donner de la transparence, j’y retrouve avec délices la douceur de la main qui caresse. Il n’y a ici ni jugement ni compassion juste un regard posé à un moment donné et traduit. Il y a quelque chose de l’ordre de la perfection… de l’instant suspendu.

 Pas pour se reposer sur ses lauriers ou pour se satisfaire des acquis, non, cet artiste est en recherche.

Ses croquis ne sont pas résultats, ils sont plutôt chemin de travail, de recherches, de découverte, certes abouties, mais non arrêtées. C’est sans doute ces instants que je préfère… l’espérance du sublime. Y parviendra-t-il ?

Laissez-vous séduire.

Source > Geneviève Babe sur Facebook - Photos > JCD

L’expo est ouverte du lundi au samedi aux heures d’ouverture de la Maison Communale. Elle vous est proposée par la ville de Hannut et son centre culturel. Bonne visite.

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