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LE DÉBAT SECTORIEL DE JOBSRÉGIONS: IT « ON ENGAGE LES PLUS SYMPAS »

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La capacité à communiquer son savoir-être est très recherchée dans un secteur stable

L’intelligence émotionnelle et la capacité à nouer des contacts, autant de qualités désormais requises chez les spécialistes IT.

 « Nous engageons des personnalités. Des savoir-être, savoir-faire, savoir vivre. Des personnalités polyvalentes et dynamiques, capables de communiquer avec tout le monde », explique Delphine Garcet de chez BSS IT. « C’est tout à fait ce que nous  apprenons aux gens qui viennent se former chez nous. Le savoir-vivre et la communication, ce sont 10% de la formation mais nous disons au stagiaire que c’est hyper important. C’est cela qui va faire la différence pour celui qui va être engagé », poursuit Frédérick Dinon, de Technobel.

La partie « communication » est en effet devenue fondamentale dans le secteur IT où chacun doit désormais être en mesure de parler aussi bien avec le CEO de l’entreprise qu’avec le client, de communiquer, par exemple, pourquoi le projet a du retard. La communication a un rôle-clé. « C’est même une grosse valeur ajoutée pour un consultant IT qui sera amené à s’intégrer le plus  rapidement et le mieux possible dans l’équipe », précise Cédric Tuts de Saga Consulting.

Pour preuve, même au niveau des centres de formation, le tri est fait, parmi les candidats, sur base de ce critère. A titre d’exemple, chez Technobel, après le curriculum vitae, c’est le stade de l’interview individuelle pour sélectionner les personnes qui entreront en formation. « Pour composer un groupe de formation de douze demandeurs d’emploi, après les tests techniques, on vérifie aussi la faculté de communiquer des candidats », renchérit Isabelle Delacenserie, chef de projet au centre de formation Cefora. « A compétences égales, j’engage la personne la plus sympa. Le savoir être, ça se joue déjà dans la lettre d’entretien et dans le premier contact par téléphone, avant l’entretien d’embauche », confirme Delphine Garcet de la PME BSS IT.

Quel avenir pour ce secteur finalement? Même s’il a connu, comme beaucoup d’autres, un ralentissement, il se porte de mieux en mieux. « Les entreprises réfléchissent plus qu’avant avant d’investir mais elles sont obligées de faire de l’IT si elles veulent évoluer », poursuit Delphine Garcet. Secteur d’avenir, l’IT est tellement présent dans nos vies qu’on a du mal à s’imaginer vivre sans. « Couper le web un jour, c’est la fin ! », note Frédérick Dinon de Technobel. Pour l’heure, on estime que ce secteur a de l’avenir pour plusieurs années, au moins 10 probablement, au vu de l’évolution actuelle des technologies. « En 2012, on utilisait  quelques centaines de mégas par habitant par mois. D’ici 2017, on estime que ce chiffre sera triplé », poursuit  Frédérick Dinon. « On consomme de plus en plus de bandes passantes, tant au niveau des entreprises que des citoyens. On aura besoin de personnel ! ». Et ça tombe bien puisque les entreprises ont compris cette évolution. « En 2013, nous avons enregistré une hausse de 31,7% d’employés formés en IT par rapport à 2012. Le nombre de participants continue à croître », confie la responsable de projet du Cefora.

Par ailleurs, il ne faut plus considérer l’informatique comme une source de coûts importante. « On note un ralentissement des plans de formations dans les grandes entreprises. Ils ont même parfois été stoppés dans les petites mais ça redémarre tout  doucement. L’informatique n’est pas un centre de coûts. Il fait tourner toute une activité » , ajoute le directeur-adjoint de  Technobel.

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Source > L.B. sur > http://www.jobsregions.be

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