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INFO BOULOT > FOCUS LIÈGE: LES PARCS D'ENTREPRISES … & … DES EMPLOIS !

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Moins 700 il y a 4 mois, moins 1.300 hier, ce total de 2.000 emplois qui seront sans doute « perdus » chez ArcelorMittal peuvent ’ils être compensés …. ? > Ce qui est important c’est de savoir qu’il y a de la demande & des possibilités ! …..

Précédés par une réputation qui a plutôt grise mine dans l’imaginaire collectif, les parcs d’entreprises sont loin d’être seulement des producteurs de nuisances en tout genre... Bien au contraire, les cordes positives sont nombreuses à leur arc, pour les entreprises comme pour leurs travailleurs.

“L’attractivité des parcs est principalement liée à leur implantation, facile d’accès ”, affirme Françoise Lejeune, directrice de la SPI, l’agence de développement économique de la province de Liège. “Souvent, la société y déménage en raison d’un projet d’agrandissement et des nuisances que cela peut occasionner. Elles y trouvent un terrain à dimension dont elles peuvent choisir la situation, en fonction de leurs clients, de leurs fournisseurs et de leurs caractéristiques d’exploitation. Aussi, la proximité des entreprises stimule l’échange dans certains parcs comme celui des Hauts-Sarts, où les sociétés se fédèrent au sein d’un “club ” afin de développer une dynamique qui leur est propre”.

Les demandes ne faiblissent d’ailleurs pas. “Particulièrement dans l’arrondissement liégeois, où nous sommes proches de la saturation car l’essentiel de l’activité économique s’y déroule, même si d’autres ne sont pas à sous-estimer. Le succès du zoning des Plénesses (Thimister-Clermont) en est un bel exemple. C’est cependant autour de Liège qu’on a développé le plus de parcs”, poursuit Françoise Lejeune.

85 % DE LIÉGEOIS

Pour ne rien gâcher, l’emploi se porte lui aussi plutôt bien au vu du bilan 2012. “On compte quelque 800 emplois supplémentaires et 60 à 80 entreprises en plus ”, affirme Françoise Lejeune. Et les perspectives ne sont pas moins heureuses. Le parc d’activités des Hauts-Sarts est repassé au-dessus des 9.000 emplois, sans compter qu’il se prépare à une extension de 60 ha d’ici 2015... Ce qui correspondrait à un millier d’emplois supplémentaires. Un site exemplaire par son ancienneté mais aussi par la poursuite de son développement, qui lui permet de prétendre au titre de plus grand parc de Wallonie. Les petits sites n’ont cependant pas à se plaindre de leur succès. Pour exemple, le parc Pieper (2008) au centre de Liège, affiche déjà presque complet.

En point d’orgue, une étude toute récente de la SPI affirme qu’en moyenne, 85 % des travailleurs dans les parcs proviennent de la Province de Liège dont 10 % de la commune même où est implanté le parc! Bonne nouvelle donc pour l’emploi local qui est promis à de beaux jours en bord de Meuse. «

+ VALENTINE DEFRAIGNE

Top 5 des parcs et leurs employeurs

Les Hauts-Sarts à Herstal: 9.208 personnes travaillent sur ce site, réparties entre les 347 entreprises qui y sont implantées. Techspace aero emploie à elle seule 1.200 personnes, suivie par Network Research Belgium (583), Gestanet (300), T-Europe (250) et Tecteo (205).

Le parc de Grâce-Hollogne: 131 entreprises s’y partagent 3.146 emplois. Les premiers employeurs sont DEL’COUR Jean Ateliers et SITA Wallonie, avec les uns comme les autres 250 emplois.

East BelgiumPark: le parc s’étend sur les communes d’Eupen, Baelen, Lontzen et Welkenraedt. On y décompte 2.563 emplois et 126 entreprises. Au top des employeurs, la société Emerson avec416travailleurs.

Les Plénesses (Thimister- Clermont): 2.239 travailleurs évoluent au sein de 134 entreprises. Ensival Moret Belgium emploie le plus de monde (260).

Le parc de Chaineux: 69 entreprises et 2.065 emplois occupent le site. TrendyFoods est en tête avec 250 emplois.

  • ·         LIEGE SCIENCE PARK SART TILMAN
  • ·         LES HAUTS-SARTS LES TROIS RIVIÈRES
  • ·         LES AVANTAGES DU PARC D’ENTREPRISES
  • ·         CLUBS D’ENTREPRISES
  • ·         SITE PIEPER RUE D’ENTREPRISES À LIÈGE

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LIEGE SCIENCE PARK SART TILMAN

Wanted: ingénieurs et techniciens

Situé sur les hauteurs verdoyantes de la région liégeoise, à proximité du campus universitaire, le Liège Science Park regroupe plus de 60 entreprises, qui représentent un peu moins de 2000 emplois.

Le site rassemble principalement des sociétés actives dans des secteurs de pointes tels que l’aéronautique, la biotechnologie, les nouvelles techniques de communication, l’électronique, etc... “La plupart des entreprises viennent ici parce que le parc est situé à côté de l’Université de Liège, dont il faut souligner la qualité de formation des ingénieurs ”, déclare Geoffroy d’Oultremont, responsable communication chez E.V.S., société spécialisée dans le matériel audiovisuel.“ On engage des jeunes qui sortent des universités et écoles mais aussi des personnes avec plus d’expérience”.

Pour Jean-Pierre Chisogne, directeur commercial et marketing chez Amos, entreprise de 80 personnes qui conçoit et fabrique des équipements comme des télescopes et des simulateurs spatiaux,“le gros avantage du parc scientifique, c’est la présence des différents centres de recherches et le fait que l’Université de Liège propose des masters d’ingénieur en aérospatial et en aéronautique. Ce sont deux pépites pour nous! ”

Si le jeune diplômé spécialisé dans des domaines techniques semble très recherché dans le Liège SciencePark, il y a également place pour d’autres profils de formation. “On engage des ingénieurs mécaniciens, des licenciés en physique mais aussi des dessinateurs CAO, des soudeurs, des ajusteurs de précision, des polisseurs ”, poursuit Jean-Pierre Chisogne. Comme d’autres entreprises implantées sur le site et qui fabriquent elles-mêmes leur matériel. Le bureau d’études Greisch, lui, compte une équipe de 160 employés dont la moitié possède un diplôme d’ingénieur ou d’ingénieur architecte et l’autre moitié un graduat en construction.

4000 EMPLOIS POTENTIELS

D’ici 2014, la SPI prévoit, pour le Liège Science Park, une extension de40 hectares. “De 2011 à 2012, on a noté une augmentation de 220 emplois ”, affirme Olivier Béart, pour la SPI. “Actuellement les entreprises occupent réellement 27 hectares, ce qui représente en moyenne une centaine d’emplois par hectare. L’extension pourrait donc générer 4.000 nouveaux emplois.” «

+ JULIE SCHYNS

LES HAUTS-SARTS LES TROIS RIVIÈRES

Les loisirs gagnent du terrain dans les parcs

Le site des Hauts-Sarts compte parmi les poids lourds des parcs d’entreprises wallons: sur quelque 450 hectares, le site herstalien rassemble près de 350 entreprises et plus de 9.000 travailleurs... Un pôle économique majeur pour Liège.

Comme une petite ville à part, les Hauts-Sarts tendent à multiplier les services aux entreprises qui peuvent subir les désavantages de la périphérie. Parmi ceux-ci, l’horeca s’est taillé une petite part du gâteau. Le bar-restaurant “Les Trois Rivières” a d’ailleurs décidé d’exploiter à fond cette situation particulière. Reprenant en 2010 un local destiné à l’horeca, Éric Lambrette ouvre son établissement avec un concept exotique: le churrasco. Sorte de barbecue à la brésilienne, servi à table et à volonté. “Mais le défi de ma position au sein d’un zoning était de dynamiser mon activité au-delà du lunch de midi, non seulement le soir en semaine mais également le week-end”, raconte Éric Lambrette, qui emploie aujourd’hui huit équivalents temps plein et recherche du personnel.“En plus de mon espace resto, j’ai réalisé une salle de séminaire et un espace bar, pourvu d’un équipement audiovisuel, j’organise des concerts le jeudi, des cours de salsa ou encore des dégustations...et les menus du week-end peuvent se prolonger par une ambiance dansante au bar”.

Avec un parking de 300 places et un accès aisé, la dimension événementielle des Trois Rivières a permis à l’établissement de s’imposer comme lieu de rendez-vous pour les entreprises. Elles organisent avec leurs employés des apéros tapas ou profitent des formules afterwork mais peuvent aussi privatiser l’espace”, remarque le Liégeois de 45 ans. Un destin en périphérie qui a peu à envier à ses homologues du centre-ville. «

+ V.D.

LES AVANTAGES DU PARC D’ENTREPRISES

Accessibilité, échanges et nombreux services

Pourquoi choisir de s’implanter au sein d’un parc d’activité économique? Pour les chefs d’entreprise, de nombreux avantages sont évidemment à souligner.

La situation du lieu, d’abord, qui facilite généralement l’accès pour les employés et les fournisseurs. Le dynamisme que suscite le parc et les services proposés par le site (restaurants, crèches, déneigement en hiver, etc…) sont également évoqués.

Ensuite il y a toutes les synergies possibles avec les autres entreprises du zoning industriel. “Au départ, on s’est installé ici pour avoir un espace suffisamment grand pour être modulable ”, explique Joëlle Wathelet, de l’entreprise Techspace Aero (fabricant de pièces et d’équipements pour l’industrie aéronautique et spatiale), implantée sur le parc des Hauts-Sarts, à Herstal. “Il y a quelques entreprises avec qui on sous-traite mais très peu car on est actif sur un marché mondial. Le parc permet surtout des échanges de bons procédés entre sociétés”.

CLUBS D’ENTREPRISES

Pour entretenir ces relations et mutualiser certains services (déchets, gardiennage…), la plupart des sites disposent d’un “club des entreprises”. Certaines sociétés décident de ne pas y prendre part, d’autres estiment qu’il s’agit là d’un outil précieux, comme l’entreprise Nomacorc (fabricant de bouchons à vin synthétiques), implantée dans le parc d’activité économique Les Plenesses, à Thimister. “Le club des entreprises organise régulièrement des petits déjeuners au cours desquels les patrons se rencontrent”, commente Richard Teply, administrateur général.“On discute de différents thèmes, comme celui de la sécurité dans le parc, par exemple. Le club a aussi instauré des groupes de travail qui négocient l’achat de différents services ”.

Albert Crepin travaille chez Techspace Aero et est le président du Club des Entreprises des Hauts-Sarts: “On développe pas mal de projets avec la SPI, comme la création de pistes cyclables ou de réseaux de navettes. On a créé une carte privilège qui permet à tous les travailleurs du site de bénéficier d’avantages dans les commerces aux alentours du parc.

On organise également quatre business meeting par an. Ils génèrent pas mal d’échanges, de discussions sur la gestion de l’entreprise”, explique-t-il. “Le club a aussi créé une charte afin de trouver des formules pour travailler ensemble. Pourquoi aller chercher ailleurs ce qu’on peut trouver chez nous ? ” «

+ JULIE SCHYNS

SITE PIEPER RUE D’ENTREPRISES À LIÈGE

Le “zoning” arrive en ville avec de petites structures adaptées au centre

Pierre Jeghers est le patron de l’Atelier NAOS, qu’il dirige avec son associé Georges Lonneux. Depuis 25 ans ils conçoivent et fabriquent des meubles contemporains sur mesure.

Dans les années 90, les deux gérants décident de quitter les locaux qu’ils louent à Liège pour devenir propriétaires. “Nous avons contacté la SPI qui nous a informés que le site Pieper (un site industriel désaffecté) allait être rasé et assaini pour accueillir de l’activité économique près du centre-ville. Nous avons directement manifesté notre intérêt. Nous avons d’ailleurs été les premiers à nous y installer en janvier 2010 ”, explique Pierre Jeghers.

“Le site Pieper fait le lien entre le quai Coronmeuse et la rue Saint-Léonard. Il s’agit d’une “rue d’entreprises” destinée à accueillir de plus petites structures pour lesquelles la proximité du centre-ville a du sens”, enchaîne Olivier Beart, responsable presse de la SPI. Si les 10 parcelles disponibles sont déjà toutes vendues, seules 6 sont construites. “Un architecte va bientôt s’installer. ”

“Si nous avons choisi de nous installer sur ce site, c’est parce que cela nous arrangeait bien de ne pas quitter le quartier. Nous sommes dans un endroit qui vit, non loin du centre et visible. En plus, notre activité a un côté plus urbain que “rurbain ” , continue Pierre Jeghers qui précise, “par contre, c’est plus coûteux. Mais c’est un bon compromis.”

Autre avantage de cette rue d’entreprises: la valorisation mutuelle. “Comme nous étions déjà dans le quartier, nous avions déjà tissé un réseau avec les entreprises proches du site Pieper. Ce qui est vraiment intéressant c’est qu’à long terme, lorsque les 10 entreprises seront installées, il y aura une valorisation mutuelle. Les clients qui viendront chez nous seront peut-être les clients des entreprises voisines et inversement. C’est un bon avantage.” «

+ AUDE GIOVANELLI

Source > http://www.jobsregions.be

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