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GÉRER UNE ÉQUIPE D’HOMMES EN ÉTANT UNE FEMME

Gérer une équipe composée d’hommes en étant une femme: pas facile tous les jours !

femme-de-pouvoir.jpgDe nos jours, de nombreuses femmes sont à la tête d’une entreprise ou tout simplement d’une équipe d’hommes. Une hiérarchie moderne qui semble bien fonctionner. Comme le prouvent Anne-Marie Heller, patronne de Défimédia à Gembloux, et Catherine Hautenne, responsable du dépôt Sophibus de Philippeville. Deux cheffes d’entreprises qui ont su s’imposer, en étant fermes et sûres d’elles.

Elles doivent s’imposer, rester ferme et sur tout faire en sorte que le boulot soit réalisé. “ Elles ”, ce sont ces femmes qui, de plus en plus, prennent place à la tête d’une entreprise ou doivent gérer une équipe d’hommes. Des relations tendues, une hiérarchie qui sort de la tradition mais qui semble tenir la route. Nous avons rencontré deux femmes qui exercent dans deux domaines très différents et qui sont à la tête d’équipes plutôt masculines.

Catherine Hautenne (à droite) est responsable du dépôt Sophibus de Philippeville et Anne-Marie Heller (à gauche), est l’une des administratrices de Défimédia, une agence de production Web et Multimédia à Gembloux.

Catherine dirige une quarantaine de personnes: majoritairement des hommes. “ Le fait de travailler avec des hommes n’est pas une difficulté en soi, c’est plutôt de la gestion de personnel”, explique t-elle. De son côté, Anne-Marie fait partie d’un comité de direction avec deux autres associés... masculins eux aussi. “ Il n’y a pas de problème ni avec mes associés, ni avec mes employés, les relations sont très bonnes avec eux. ”

Être une femme et devoir donner des ordres à des hommes n’est pas facile tous les jours. “Avec les hommes, il faut toujours répéter tout deux fois ou alors crier deux fois plus fort. Il faut pouvoir s’imposer. On me dit tout le temps que j’ai un sale caractère mais je pense qu’il faut montrer qui est le chef et s’imposer mais sans prendre les gens de haut. Certains hommes par contre, trouvent cela gênant d’être dirigés par une femme”, sourit Catherine Hautenne.

Pour Anne-Marie Heller, c’est plutôt positif. “Nos équipes sont assez mixtes, cela permet vraiment d’avoir des perceptions différentes et donc d’apporter un plus. Je suis ingénieur, et donc dès mes études j’ai été entourée d’hommes et cela s’est toujours bien passé. C’est certain qu’il faut rester ferme dans ce que l’on dit. ”

Toutes deux exercent dans des domaines assez masculins. “C’est vrai au niveau informatique, mais du point de vue de la communication, cela attire un public féminin. Et puis on gère de la même manière des hommes et des femmes.”

Si la situation est plutôt mixte pour Anne-Marie Heller, de son côté, Catherine a affaire à une majorité d’hommes, “les transports, c’est un secteur assez machiste. Il y a des gros véhicules, de la mécanique: c’est une affaire d’homme tout ça! Mais si on veut faire un métier d’homme, il faut en assumer tous les aspects”

Mais être une “femme cheffe” peut aussi avoir des avantages, bien sûr: “Ma porte est toujours ouverte. Les chauffeurs peuvent venir me voir quand ils veulent. Je pense qu’ils se confient plus facilement à une femme, qu’elle est plus compréhensive, il y a certaines choses qui passent mieux”, confie Catherine Hautenne, chez Sophibus.

Mais cela peut avoir des inconvénients aussi.“Il y a toujours des dinosaures qui font des réflexions stéréotypées sur la place de la femme en cuisine et sur le fait qu’elle ferait mieux d’y rester. Mais ça, il y en aura toujours.

La chose qui m’agace le plus, c’est que l’on considère qu’une femme de pouvoir est arrivée là parce qu’elle a eu un passe-droit et non grâce à ses compétences. Ce ne serait certainement pas la même chose avec un homme”, ajoute Catherine Hautenne.

Bref, deux femmes responsables d’hommes, qui aiment leur métier et qui voient leur relation avec leurs employés de manière positive.

Source > http://www.regionsjobs.be  > G.F

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