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COMMENT M’ADAPTER À L’ARRIVÉE D’UN NOUVEAU BOSS ?

Comment m’adapter à l’arrivée d’un nouveau boss ?

images.jpgC’est déjà pas drôle tous les jours, avec les prévisions catas, les chiffres qui plongent, tout le monde qui se demande qui va sauter, et quand ce sera son tour, et voilà que débarque un nouveau supérieur ! Bon, le précédent, il avait mille travers mais, au moins, on savait comme il fonctionnait. Et on pouvait y trouver un intérêt. Mais là, maintenant ? Un nouveau boss ? En pleine période de crise ! Tous aux abris ? « Laissez-lui du temps », conseille Aniana Taelman, Talent Acquisition Manager chez Securex (1). « Trois mois. Pour qu’il comprenne les rouages du service, de l’entreprise, pour que vous compreniez aussi, vous, ce qu’il attend de l’équipe, de vous, ses objectifs, sa vision générale et surtout son style de communication. Lorsqu’on sait tout ça, on s’adapte plus facilement. Parce que le but, c’est que les employés s’adaptent au nouveau chef, pas l’inverse. » Ne pas le condamner tout de suite, donc. Et si, au bout, désolé, mais on estime que celui-ci aussi – évidemment – est incompétent ?

 « Contrôlez-vous. Avant de juger le patron, jugez-vous, vous-mêmes. Parfois, ceux qui critiquent le plus le nouveau chef, c’est qu’ils voulaient le job ! Donc, évaluez ‘‘l’incompétence’’ présumée du patron. Elle peut n’être que jalousie ou préjugés sur le background du nouvel arrivant (son précédent employeur, le secteur dans lequel il officiait…). Il ne faut pas se mentir. Important aussi : demander conseil à des collègues, ou des personnes de confiance hors de l’entreprise. Si, là, les avis confirment votre impression, votre conviction, alors allez en parler au service des ressources humaines, mais pas avant. »

Et en parler au chef du chef ? « Hum, non, plutôt pas. Ça peut-être contre-productif. images (1).jpg
Le boss a quand même toujours plus de pouvoir que l’employé. » D’accord. Mais, allez, entre nous, honnêtement : un homme ou une femme qui vient d’ailleurs, pour être tout de suite au-dessus de nous, c’est suspect, non ? Méfiance quand même ? « Pas du tout ! En général, c’est très positif. C’est un apport de nouvelles idées, d’une nouvelle vision. Et comme, en ces temps de crise, toutes les entreprises doivent ‘‘changer’’ quelque chose, c’est très sain d’avoir quelqu’un qui n’a pas connu les stratégies précédentes, les habitudes. Il peut aider à changer plus vite que quelqu’un qui est dans les meubles depuis dix ans ou plus. » Bon, ben, bienvenue alors. Et à votre dispo.

Source > http://www.references.be/carriere > Texte: Max Denver

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