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PARTIR ET TRAVAILLER A L’ETRANGER ! Comment l’envisager ?

A partir de ce jour, une nouvelle rubrique intitulée > INFO BOULOT dans laquelle, je m'efforcerai de temps a autre de vous donner quelques conseils utiles & des informations pertinentes !

travailler-étranger.jpgPartir et travailler… hors de son pré carré

La mondialisation donne des ailes. Pour venir tenter sa chance en Belgique, terre d’accueil de nombreux expatriés, ou pour battre les sentiers du monde, à la recherche d’un défi professionnel qui dopera un CV. Bonne nouvelle : les entreprises offrent de plus en plus d’opportunités.

Près d’un employeur sur quatre dans le monde recrute désormais au-delà de ses frontières nationales. En Belgique, selon la dernière enquête de Manpower sur la migration des talents, 21 % des employeurs sont contraints de chercher des profils à l’étranger. Certains d’entre eux se retrouveront à l’International Day 2012, le salon dédié à l’implantation professionnelle à l’international qui se tiendra ce 13 février au Stade Roi Baudouin à Bruxelles *.

 « La mobilité des personnes est de nos jours de plus en plus internationale. Le Belge n’hésite plus à partir travailler quelques années aux États-Unis ou en Chine et inversement, de plus en plus de ressortissants de pays étrangers cherchent du travail en Belgique », commentent les organisateurs de cet événement. « En tant que capitale de l’Europe et siège de différentes organisations et entreprises internationales, Bruxelles pourrait devenir le carrefour de contacts internationaux entre acteurs du monde de l’emploi. »

Le propos est confirmé par Damien Van Thielen, en charge de l’unité Borderless Talent Solutions chez Manpower, qui aide précisément les entreprises à dénicher ces perles rares à l’étranger. « D’un côté, notre travail est facilité par le fait que le nombre de candidats ouverts à une carrière à l’international augmente. Mais il est tout aussi clair que, pour certains profils, la pénurie est telle que notre travail de mise en concordance de l’offre et la demande s’est complexifié. Il n’est pas exceptionnel aujourd’hui d’aller chercher un technicien pour une PME en Roumanie, en Slovaquie ou en Pologne, même si ces pays commencent eux aussi à être plus attentifs à la rétention de leurs propres talents… »

Le profil des candidats ? Parfois, ils sont tout simplement poussés par la crise, comme en témoigne la hausse des candidatures en provenance d’Europe du Sud, de l’Espagne notamment. Étant entendu cependant que chaque candidat a sa propre vision de l’avenir sans son pré carré national. « Il n’est pas rare d’entendre de jeunes diplômés belges justifier leur intérêt pour une carrière à l’étranger par leur inquiétude vis-à-vis des perspectives à long terme en Belgique », glisse Christian Bauwens, administrateur délégué de l’Union francophone des Belges à l’étranger (UFBE). « Sans oublier qu’une expérience en dehors des frontières est un incontestable atout sur un CV. »

Chez CMI, un équipementier liégeois spécialisé dans l’ingénierie et la maintenance d’équipements pour l’énergie, la défense et la sidérurgie, notamment, on est convaincu que la possibilité d’offrir aux candidats pareille exposition à l’international profite aussi à l’image de l’entreprise en tant que recruteur. « Un ingénieur qui souhaite voyager – nous en employons plusieurs centaines – trouvera son bonheur chez nous », assure Isabelle Marneffe, career and sourcing manager de ce groupe qui emploie près de 3 500 personnes dans le monde et réalise l’essentiel de ses ventes à l’exportation. « Certains d’entre eux sont amenés à consacrer jusqu’à 20 % de leur temps à rencontrer leurs clients. »

D’autres profils souhaitent, quant à eux, non seulement voyager mais vivre à l’étranger. Soit dans le cadre du suivi d’un chantier pour plusieurs mois, soit en tant qu’employé d’une filiale du groupe, en Chine, aux États-Unis ou au Brésil par exemple, pour plusieurs années. « En réalité, il n’y a pas de profil type, car les attentes de collaborateurs varient au cours de leur carrière ou de leur évolution familiale », relativise Isabelle Marneffe. « Certains veulent partir avec leur famille tant que leurs enfants sont en bas âge, d’autres préfèrent rentrer au pays pour stabiliser la scolarité de leurs ados ou parce que leur conjoint souhaite retrouver un travail : cerner les attentes de chacun fait partie intégrante de nos entretiens d’évaluation annuels. »

Nonobstant cette diversité, un véritable fil rouge s’impose chez tous les candidats : un souci de s’ouvrir à la découverte, à l’inconnu. « On ne voyage certes plus aujourd’hui comme il y a trente ans : l’internet a raccourci les distances et beaucoup de pays offrent des conditions de vie nettement améliorées », poursuit Christian Bauwens (UFBE) qui a mené plus de la moitié de sa carrière à l’étranger pour le compte du groupe Saint-Gobain. « Mais, de par ses difficultés concrètes et l’exposition à la différence culturelle, parfois très forte, l’expatriation reste un pari. Souvent, elle se déroule bien. À tel point que les gens ne veulent plus revenir en Belgique. Mais parfois, elle mène aussi à l’échec : on ne soulignera jamais assez à quel point un tel projet doit être préparé et partagé, en particulier avec le conjoint. L’adéquation doit être parfaite pour le faire fructifier… »

Source > http://www.references.be www.international-day.be


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