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“ UN PETIT COUP DE KLAXON POUR NOUS DIRE MERCI ”

Le Waremmien Jean-Claude Robert travaille au départ de la base de Hannut: “ C’est un job très utile, concret, et donc valorisant. Nous avons accompagné Jean-Claude Robert dans sa tournée de salage

t-20120205-H3N8LF-0.jpgQuand il neige, Jean-Claude Robert, de Waremme, est sur les routes pour dégager la poudreuse et saler les voiries régionales. Un métier solitaire qu’il pratique par passion. Nous l’avons accompagné sur les routes en ce week-end frigorifique.

L’aventure commence par un coup de fil: “ Alain, il neige à Bruxelles, ça vient vers nous, on part vers 16 h ”. Le temps de prendre mon appareil photo et me voilà parti à Hannut, où le Service Public de Wallonie (SPW) centralise le sel et les camions pour le district de... Hannut. C’est vrai qu’il neige. Et comme il fait froid, la neige tient sur les routes.

Quand j’arrive, le camion est chargé. Direction Rocourt, Fexhe et Saint-Georges pour la première vague de salage. Au volant, Jean-Claude Robert, 52 ans, est content d’avoir de la compagnie: “ D’habitude, je suis seul dans le camion. Cela fait quatre ans que je fais le salage. En général, les automobilistes sont sympas, il y en a qui se mettent sur le côté ou qui me laissent passer. Ils savent qu’on est là pour dégager les routes.

Parfois on tombe sur des cow-boys qui se croient tout permis. C’est rageant de voir que le service est ralenti par la faute d’inconscients ”.

À Rocourt on passe dans un sens, l’épandage se fait sur la bande de circulation et la piste cyclable. À Vreren, demi-tour. On repasse, mais dans l’autre sens, le réglage n’est pas modifié, l’autre moitié de la route et la piste pour les vélos. À Fexhe, à un croisement, il faut virer sec. Pendant qu’il tourne, j’observe la lame, elle passe à quelques centimètres du rétroviseur d’une voiture à l’arrêt, sans toucher.

“C’est quand on doit tourner court que c’est impressionnant pour les gens à l’arrêt, ils voient arriver la lame très près de leur auto ”. On va vers Saint-Georges et l’épandage se réparti sur, la largeur de toute la route. “ C’est une conduite très particulière. Avec une lame de déneigement qui mesure plus de 3,60 m, on occupe plus d’une voie de circulation, mais on peut épandre sur deux, trois ou quatre bandes ”.

Son job au salage des routes, c’est saisonnier. En temps normal Jean-Claude est adjoint au service des travaux du SPW à la régie hannutoise.

Mais il voit arriver l’hiver avec joie. “On est dehors quand les gens voudraient être chez eux, mais c’est un travail merveilleux. Les gens sont reconnaissants, ils klaxonnent un petit coup, nous font signe ou des appels de phare, c’est valorisant ”.

Vers 21 h, c’est le retour au bercail par Braives. Jean-Claude prépare son camion pour un second circuit. “ Ce sera plus facile dans 30 minutes, il y aura moins de circulation ”. En attendant, il va manger un bout et boire un café bien chaud. Il repartira seul au volant de son bahut. À minuit, ce sera la relève. Les gars de la nuit vont lui succéder. Le même cirque se reproduira jusqu’à ce que la température soit positive et que le réseau soit praticable.

Source > Sud-Presse > Lundi 6 février 2012 ALD

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