INFO BOULOT > PUÉRICULTRICE: TRAVAILLER AVEC LES PLUS PETITS ET POUR EUX (25/05/2012)

Les puéricultrices et accueillasans-titre.jpgntes d’enfants sont nombreuses. Pourtant, très peu optent pour l’accueil à domicile. En cause: le statut et les démarches à effectuer.

Pour accueillir des enfants, petits ou moyens, il faut aimer les p’tits bouts, mais il faut aussi des compétences, une formation et des locaux aux normes. Le Forem, en collaboration avec l’ONE s’est penché sur ce secteur. “La puéricultrice effectue les tâches nécessaires à l’accueil, à la garde et à l’éveil des enfants. Elle s’occupe des repas et siestes, organise des activités appropriées au développement de chacun, tout en veillant à la sécurité et en établissant une relation privilégiée avec les parents. L’accueillante d’enfants réalise les mêmes tâches, mais à son domicile”, explique Samuel Martin du Forem.

En plus des connaissances liées au développement de l’enfant (psychique, physique, affectif et cognitif), des compétences sont indispensables pour pouvoir réaliser les tâches quotidiennes. “Mais il est aussi nécessaire de s’investir personnellement et émotionnellement, sans prendre la place des parents. Il faut cumuler ces qualités pour exercer ce métier, que ce soit en crèche ou à domicile, insiste le Forem. La législation sur les conditions d’accès aux emplois dans ce secteur est complexe. C’est à l’employeur de déterminer le degré de qualification nécessaire, en fonction de son besoin et de la réglementation.”

Statut peu attractif

“Il n’y a aucune pénurie de puéricultrices, précise Samuel Martin. C’est d’ailleurs le meilleur taux de satisfaction des offres jamais analysé chez nous. Par contre, pour les accueillantes à domicile, c’est le taux le plus bas!” Il y a pourtant plus de demandeurs d’emploi que d’offres, pour le métier d’accueillante. Mais bon nombre d’entre eux n’ont pas la formation nécessaire ou ne remplissent pas les conditions pour accueillir des enfants chez eux, comme par exemple un logement aux normes. “Et surtout, la plupart n’ont pas envie d’exercer ce métier, vu la difficulté du statut, regrette le Forem. Il ya deux voies possibles: accueillante autonome ou conventionnée. La première s’exerce sous statut d’indépendante. Cela peut faire peur, d’autant plus qu’il faut investir pour rendre le lieu d’accueil conforme. L’autre possibilité est de signer une convention avec un service qui vous soutient et vous accompagne: il prend en charge les inscriptions des enfants et la facturation aux parents.”

Selon Samuel Martin, même si ce statut a évolué, il est encore incomplet: “Pas de congés payés, pas de revenu garanti si l’un des enfants à garder ne vient pas et le fait d’exercer ce job ne permet pas de retrouver son droit au chômage.” Forem et ONE espèrent que ce statut sera amélioré, afin d’attirer davantage de candidats à l’accueil des petits.

Source > http://www.jobsregions.be

06:40 | Tags : hannut, blog, puéricultrices | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | |