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  • LES MÉTIERS TECHNIQUES: LE DÉBAT SECTORIEL DE JOBSRÉGIONS

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    Les métiers techniques ont évolué, ces dernières années. L’image du métier sale, effectué en bleu de travail, au milieu de la graisse, est révolue.

    Pourtant, les mentalités peinent à changer, comme ont pu le constater nos témoins qui vantent la diversité de profils techniques que les entreprises recherchent régulièrement.

    Sur le plan économique, d’abord, les engagements de métiers techniques semblent se poursuivre malgré la crise. Chez Cofely Fabricom, installateur et intégrateur technique pour l’industrie (plus de 5.000 emplois), on reconnaît que 2014 n’a pas été une année facile. « La concurrence est rude mais il y a de l’activité », confirme Sophie De Coninck, HR Development Manager.

    Même constat chez Lutosa, l’entreprise agro-alimentaire de Leuze (Hainaut). « Nous avons traversé la crise de manière sereine. Nos effectifs sont resté stables, voire ont même progressé », confirme Françoise Bayart, HR Director chez Lutosa, une PME de 530 personnes qui travaille la pomme de terre (pour en faire des frites fraîches ou surgelées et des flocons) « Nous avons recruté une trentaine de personnes, en 2014, et nous envisageons la même chose cette année ». L’entreprise, qui appartient désormais au groupe McCain, dispose de deux sites : un à Leuze, en Hainaut, et un autre près de Waregem.

    RECHERCHE COMPÉTENCES TECHNIQUES

    Les profils sont évidemment variés. « La perception que l’on a, généralement, du secteur agro-alimentaire, c’est qu’on n’imagine pas la multitude de métiers techniques qui y sont liés.

    Dans les départements techniques, nous occupons une centaine de personnes : dans l’automation, la mécanique mais aussi dans l’énergie (le chaud et le froid, très importants dans un secteur comme le nôtre) et les projets.

    A titre d’exemple, les systèmes de stockage sont entièrement automatisés. Chacun reçoit quelque 25.000 palettes. Il faut également des compétences techniques pour conduire nos lignes de production. Une ligne sort 15 tonnes par heure. Pour emballer nos produits nous avons besoin d’opérateurs d’emballage car il y a des réglages à faire. Pour ce genre de job, on cherche des A2 électro-mécaniciens avec une 7e en automation. Ajoutons à cela les aspects hygiène », explique-t-elle.

    Vu la concurrence internationale, nos entreprises sont tenues de se démarquer, comme le confirme la société d’origine française Segula Technologies Belux qui fait de la consultance en ingénierie. Elle a démarré ses activités en Belgique, durant le second semestre 2014. Elle emploie 10 personnes et espère arriver à 30, fin d’année, avant peut-être 50 à 100 personnes sur le long terme.

    Elle mise aussi beaucoup sur les profils techniques. « Nous faisons des services à l’industrie, de la consultance, nous réalisons des projets… Nous essayons de nous démarquer par un savoir-faire. Les prix sont tendus. On voit, par exemple, dans l’ingénierie, du off-shoring. Alors qu’en Europe, on fait beaucoup d’études de base, ce sont des bureaux d’études en Tunisie, au Maroc ou même en Inde qui effectuent les études de détails.

    Nous devons être plus en local, plus proche du client », précise Jérôme Visentin, responsable du bureau d’études chez Segula Technologies Belux (Villers-le-Bouillet). 

    Source > L.B. sur > http://www.jobsregions.be