usb

  • BON A SAVOIR > HÉRITAGE NUMÉRIQUE > VOS MOTS DE PASSE SUR UNE CLÉ USB CHEZ LE NOTAIRE

    La fédération des notaires se penche sur des héritages qui, de plus en plus, peuvent poser problème.

    Il s’agit des héritages numériques. « Aujourd’hui, nous ne vivons plus seulement dans un monde tangible.

    L’univers virtuel fait souvent partie du quotidien », constate-t-elle. « Prenons Facebook, Instagram, les blogs ou les jeux en ligne. Alors que nous nous sentons tous largement concernés par l’importance de l’aspect confidentiel de nos informations, pour le sort de nos données digitales personnelles après notre décès, c’est une autre histoire ». Pourtant, poursuit la Fédération royale du notariat belge, elles font, elles aussi, partie de notre héritage.

    Il suffit de se rendre sur les pages Facebook des personnes décédées. La plupart sont restées figées. Certains « amis » demandent même des nouvelles à ces morts. Les internautes les plus actifs, comme les blogueurs créatifs, les joueurs passionnés ou les amateurs de shopping en ligne sont rarement dans la tranche d’âge qui pense à la succession. « Certains peuvent mourir dans un accident ou suite à une maladie » , pointe Renaud Grégoire, un notaire de la région hutoise. « Personne ne pense à l’héritage numérique lors de l’élaboration d’un testament. Les jeunes couples pensent à leur maison qu’ils viennent d’acheter mais pas à leurs adresses sur internet ».

    Certains réseaux sociaux proposent une solution. C’est le cas de Facebook où on peut désigner une personne qui pourra administrer votre profil après votre mort. On peut aussi signaler un décès ou demander que le compte reste mais qu’on le mette en commémoration. « Google permet cela aussi. Les héritiers ont la possibilité d’envoyer une requête à Google pour obtenir certaines informations sur le défunt et des avoirs (financiers) peuvent par ailleurs être transférés sur demande ».

    La Fédération évoque la possibilité de nommer un exécuteur testamentaire. « Il s’occupera de la gestion des informations digitales du défunt. Mais, personnellement, je n’ai jamais vécu de cas où des personnes rédigeaient un testament et pensaient à leur héritage numérique. Et les notaires n’y pensent pas non plus. C’est pour cela que nous planchons sur un système qui permettrait au testateur de mettre une liste de tous les comptes et les mots de passe existants sur une clé USB et la confier au notaire. Mais il faut une confiance mutuelle ». Oui, mais… que se passe-t-il si le testateur change de code ? « C’est un problème à résoudre ».

    Source > PIERRE NIZET Dans votre journal LA MEUSE H/W de ce samedi19/11/2016