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    Le Centre culturel de Hannut et la Ville de Hannut ont le plaisir de vous inviter au vernissage de l'exposition ETHYLIC Samuel D'IPPOLITO

    Vernissage le vendredi 9 janvier 2015 à 19h30. &  jusqu'au 31 janvier 2015

    Ouverture: LUN, MER, JEU, VEN de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h. MAR de 9 h à 12 h. SAM de 10 h à 12 h ou sur rendez-vous  (0475533461 - alainbronckart@passeurdart.be )

    GALERIE D'ART DU CHATEAU MOTTIN rue de Landen, 23, 4280 HANNUT

    L’œuvre de Samuel D'Ippolito  est proche de l’univers construit de Jean Arp . On a envie de la toucher, de la caresser…Sur certaines toiles, des textures apparaissent. A d’autres moments, des éléments en relief dominent.

     Mais derrière cette simplicité apparente, se cachent un travail rigoureux, un dialogue incessant. L’artiste investit la conscience. Peuple l’imaginaire.

     Très vite le spectateur constate que le métier d’artiste-peintre revient parfois à engendrer « des choses très simples par des chemins impossibles ».

    En regardant de plus près ces reliefs structurés, on se rend compte qu'il s'agit de petits morceaux fragiles de bouchons de liège, tissés les uns avec les autres. Beaux comme des murmures, même si la beauté ne parle pas aux yeux. La beauté doit parler aux sens.

     Une question demeure sans réponse : quels sont les songes qui peuplent l’imaginaire de Samuel, d’où viennent ses formes qui donnent à voir de l’émotion et de l’intime?

     L’œil comprend vite que l’œuvre de cet artiste n’est pas narrative. Elle est une affaire de rythme, de mouvement, de respiration. Le temps et l’espace s’accrochent au silence du tableau. Le reste relève de l’émotion.

     La nature de son travail, c’est la mise en forme de la lumière. Parce qu’elle invite au calme, au silence et à prendre son temps. La perception de la couleur s’accroît au fil du temps. C’est un mode de pensée différent, un univers dans lequel on ne peut pas courir, qui na pas besoin de limites.

     Et c’est paradoxalement par le doute, par la fragilité de ses matériaux que l'artiste rappelle au monde qu'il existe. Avec de petits morceaux de bouchons blancs ou gris, dans une impression kaléidoscopique, il redessine les séquences d’une même histoire: la nôtre, la sienne car l’art est parfois essentiel pour nous ramener à l’essentiel.

    Lucien RAMA > Critique d’art Aiap CNAP/AIAP - UNESCO

     Avec le soutien du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de Liège-Province Culture.

    Source > https://www.facebook.com