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  • JOBSRÉGION > NOTRE DÉBAT SECTORIEL: LES MÉTIERS TECHNIQUES

    Pénurie de techniciens en tablier blanc

    JobsRégions a réuni quatre témoins privilégiés de la révolution industrielle 4.0

    Les métiers techniques ont fortement évolué ces dernières années. La révolution numérique, la vitesse vertigineuse des progrès techniques et l’hybridation technologique sont passées par là.

    C’est un état de fait. Les profils techniques sont toujours aussi recherchés sur le marché de l’emploi malgré l’incidence toujours pesante de la crise économique. A cela plusieurs explications : premièrement, les métiers techniques ne bénéficient toujours pas à l’heure actuelle d’une image très positive, malgré les efforts récents du monde politique, relayés par les médias, visant à les valoriser. Pour une partie de la population, ils semblent toujours constituer un second choix, derrière des filières dites plus « intellectuelles ». Ils ne sont dès lors pas toujours appréciés à leur juste valeur au moment de faire des choix quant à sa future orientation professionnelle.

    UNE PROFONDE MUTATION

    En second lieu, les métiers techniques ont connu une … Lire la suite ici ...

    Source > http://www.jobsregions.be

  • SECTEUR PUBLIC: À LA STIB "IL Y A MOYEN DE S'ÉCLATER" DANS SON MÉTIER

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    Avec 7625 personnes inscrites sur son pay-roll au premier janvier 2015, la STIB peut se targuer d'être le premier employeur à Bruxelles et un acteur clé en matière de mobilité avec 365 millions de voyages par an.

    Et, malgré la crise et une certaine forme d'austérité au niveau des politiques publiques, la STIB engage ! En 2015, plus de 1000 postes seront vacants. 

    « La STIB ne fait que progresser», explique Johan Claes, Employer Branding & Sourcing Manager à la STIB. « Le coût de la voiture, les embouteillages, un choix écologique,... tous ces éléments font que les transports en commun à Bruxelles ont la cote. Ce qui augmente notre clientèle, le besoin de desservir de nouvelles lignes, d'augmenter le nombre de bus, trams, etc... »

    Il faut notamment pourvoir au remplacement de la « génération métro », engagée dans les années 70 et qui part maintenant à la retraite, mais aussi répondre à de nouveaux besoins : 172 bus supplémentaires entrent en service en 2014 et 2015. « Or, pour chaque bus, nous avons besoin de 2,7 chauffeurs. Il faut aussi un technicien pour 5 bus, des carrossiers, des peintres, des informaticiens pour l'informatique embarquée et pour le contrôle du réseau... »

    Ce qui ne veut pas dire que tous ces postes seront proposés en externe. La STIB privilégie la mobilité interne, qui est de l'ordre de 42% au niveau de ses employés et cadres. Concrètement, la STIB a besoin de 320 chauffeurs de bus, 160 conducteurs de tram, mais aussi des profils techniques : techniciens, bacheliers, ingénieurs et masters dans les domaines de l'électricité, l'électronique, la mécanique, l'électro-mécanique, l'informatique, les métiers de la construction.

     « Les transports en commun, c'est aussi toute une infrastructure et une logistique. Si mettre en route de nouvelles lignes de bus est relativement facile à mettre en place, il en va autrement des trams, avec la création de sites propres, la pose de rails, etc. Pour la construction de nouveaux dépôts, nous avons besoin de chefs de chantier en contact avec les fournisseurs, les sociétés de construction. »

    La STIB, nationalisée à la faveur de l'Expo 58, se targue de jouir des avantages du public dans la stabilité de l'emploi et du privé dans son fonctionnement, avec ses exigences de qualité. 

    « Mais surtout, à la STIB, les métiers techniques peuvent s'épanouir dans des projets de longue durée qui, s'ils étaient menés dans le privé, pourraient être contrariés par des coupes budgétaires.

    Un ingénieur peut vraiment s'éclater avec des chantiers comme le tunnel Nord-Sud ou l'automatisation du métro... Avec 300 métiers différents, chacun peut trouver sa place à la STIB, y trouver de bonnes conditions salariales et autres avantages, et des perspectives d'évolution de carrière. »

    Le recrutement se fait lui via le site www.jobs.stib-mivb.be. En 2014, 37.000 dossiers de candidatures ont été traités en ligne.

    Source > C.LO.Sur > http://www.jobsregions.be

  • DÉBAT: LES MÉTIERS TECHNIQUES > TECHNICIENS, OÙ ÊTES-VOUS ?

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    Les électriciens et les électromécaniciens A1 et A2 sont très recherchés

    Les métiers techniques tendent la main aux jeunes. Et pourtant, de nombreux profils sont toujours en pénurie, partout en Belgique. JobsRégions a réuni différents acteurs de ce marché qui voudrait tant embaucher.

    Les débouchés sont partout, dans les bâtiments, les usines, les carrières, l’énergie… Les entreprises, qui ont grand besoin de personnel qualifié, sont même prêtes à investir afin de former des jeunes. Malgré cela, de nombreux postes restent vacants. «C’est en amont qu’il faut redorer l’image du secteur », affirment les invités de JobsRégions.

    S’il existe un fort décalage entre l’offre et la demande dans les métiers techniques, ce n’est cependant pas faute de candidats. Il y a bien sûr des jeunes qui postulent, mais ils ne répondent que trop rarement aux besoins des entreprises. Les meilleurs, les perles rares, ne traînent pas sur le marché de l’emploi.

    « Preuve que ce sont des travailleurs précieux, certaines entreprises veulent d’emblée conclure avec nos intérimaires un contrat à durée indéterminée », note Kurt Alsteens (Impact). Et 90% d’entre eux sont engagés dans un délai de six mois... « Le problème, c’est que trop peu de candidats ont le niveau requis. Ce n’est pas facile de trouver des jeunes qui soient à la fois motivés, dotés d’une bonne base technique et qui souhaitent rentrer dans un plan de travail. Nos agences comptent actuellement quelque 700 demandes, depuis le technicien A3 à l’ingénieur, et nous ramons pour les satisfaire. En Flandre, c’est simple, il est impossible de trouver des techniciens A2/A3, comme des couvreurs, par exemple. Il faut aller chercher de la main d’oeuvre à l’étranger, en Pologne ou ailleurs. En Wallonie, la pénurie est moindre, mais très peu de candidats ont envie de  traverser Bruxelles en heures de pointe pour venir travailler dans le nord du pays. »

    Les profils les plus demandés ? «Ingénieurs, mécaniciens, électriciens et électromécaniciens A1 et A2 », répondent nos invités dans un ensemble vocal parfait. « Notre société engage entre 120 et 150 travailleurs par an », explique Annik Vandeputte. Actuellement, nous cherchons, pour un peu partout en Belgique, une trentaine de personnes de profils divers, mais là où nous éprouvons le plus de difficultés, c’est avec les frigoristes et les personnes spécialisées en tuyauterie.»

    MOTIVÉS, COMPÉTENTS ET EXPÉRIMENTÉS

    Entreprise plus jeune et de plus petite taille, mais en croissance régulière, ABM-TECNA prévoit d’engager une petite dizaine de personnes en 2014. « Les mécaniciens et électromécaniciens constituent 85% des profils recherchés chaque année », souligne Benoît Massez. « Actuellement, nous recrutons pour la Wallonie – et plus particulièrement pour la région de Liège – des ouvriers pour la vulcanisation de bandes transporteuses, la maintenance (électro)mécanique, le montage mécanique, la soudure, mais aussi pour des fonctions de gestionnaires de chantiers. Nous cherchons des personnes compétentes, motivées et, si possible, expérimentées. »

    Chez Holcim, le recrutement porte sur environ 80 personnes par an, dont une cinquantaine d’ouvriers. « En vue principalement de remplacer les départs à la retraite, nous sommes à l’affût de techniciens A2 en électromécanique et en usinage pour le Hainaut », explique Nadia Hontoir. «Nous cherchons également des chauffeurs de camions et bulls expérimentés pour travailler dans nos carrières ; ainsi qu’un ingénieur des mines, responsable d’exploitation pour la région de Namur-Dinant. »

    L’OISEAU RARE : LE TECHNICO-ADMINISTRATIF

    Quant à Ores, l’opérateur wallon, il continue sans faiblir à étendre son réseau de collaborateurs. « Nous engageons environ 150 personnes par an, moitié techniciens, moitié administratifs », estime Eric Bossart. « Deux zones nous posent problème : le Brabant wallon et la Communauté germanophone. Parmi les profils recherchés, nous avons très difficile à trouver des technico-administratifs, c’est-à-dire des personnes qui possèdent les compétences techniques, mais qui ne rechignent pas à s’installer derrière un ordinateur et sont capables de travailler avec des logiciels de dessin. Autant dire un oiseau rare...

    D’où l’obligation de recruter et de former nous-mêmes. »

    Source > CHRISTIAN SONON sur > http://www.jobsregions.be

  • INFO BOULOT > L’INDUSTRIE RÊVE... DE TECHNICIENS!

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    Si vous avez le profil, n’hésitez pas: on embauche... et c’est passionnant!

    La crise aidant, on pourrait croire qu’aujourd’hui, les sociétés n’éprouvent plus guère de difficultés à recruter. Faux!

    Cinq responsables des relations humaines ou du recrutement émanant du secteur industriel sont venus dans les bureaux de JobsRégions pour parler de ce problème et faire part de leur expérience. Le personnel? “On le trouve, mais ça prend du temps!“, ont-ils lancé à l’unisson.

    Le principal casse-vitesse sur le chemin des recruteurs? La difficulté de trouver des techniciens! Que ce soit en mécanique, en électronique ou en chimie. “Nous privilégions les jeunes, car ils sont plus faciles à sensibiliser et ils veulent apprendre, mais il y a un manque flagrant de jeunes techniciens en Belgique ”, explique Xavier Naveau (TechspaceAero), qui s’arrache ainsi les cheveux afin de trouver des ingénieurs électromécaniciens pour travailler dans l’aéronautique, un secteur en pleine croissance. “Il faut absolument revaloriser ces métiers dans les écoles. Mieux les faire connaître dès le secondaire. Et familiariser les étudiants avec le monde de l’entreprise. Car les possibilités de formation en alternance sont très rares dans la régionde Liège. Il y en a bien davantage dans les cantons de l’Est!”

    Magali Pennewaert (Cobelba) qui peine, pour sa part, à trouver des chefs de projet, des coffreurs ou des ferrailleurs de  qualité, est d’accord: il convient d’organiser des rencontres avec les hautes écoles. “Il faut faire venir les enseignants dans les entreprises afin qu’ils voient ce dont on a réellement besoin. Et développer ensuite avec ces écoles un partenariat en matière de formation.”

    FORMATION EN ENTREPRISE

    En attendant, certains n’hésitent pas à sortir eux-mêmes les fraiseuses pour affûter le profil technique des candidats. Techpace Aero, par exemple, consacre 15.000 heures par an à la formation des jeunes sur un total de 50.000. Un fameux budget! “On ne trouve plus de tuyauteurs en Belgique”, surenchérit Annick Vandeputte, chez Spie. Aussi un accord a-t-il été trouvé avec le VDAB (le Forem flamand) pour démarrer une formation que la société achève ensuite elle-même. Et on n’ose imaginer les heures de formation dans l’industrie chimique, comme chez Lonza, où les aspects sécurité et hygiène priment.

    “C’est très difficile de trouver du personnel expérimenté dans notre domaine ”, explique Chantal Vanderstichelen.“ Par exemple, les doctorants, nous sommes parfois obligés d’aller les chercher en Europe”. En France, notamment. En effet, selon elle, les universités belges ne sont pas assez en prise avec le monde de l’entreprise. “Un marché qui s’ouvre  fort en ce moment, c’est celui des diplômés d’Europe de l’Est”, ajoute-t-elle. “Le problème, alors, c’est la langue. Car nos notices sont en français.

    L’OBSTACLE DE LA LANGUE

    Et on en arrive à l’obstacle n˚2 : la langue. Si les jeunes - Internet oblige!- privilégient de plus en plus l’anglais, nos langues nationales, en revanche, laissent souvent à désirer. “Sur Bruxelles, il n’est pas facile de trouver de bons bilingues ”, confirme Christian Peeters (Imes). “Et quand, en plus, on leur demande d’être des techniciens, alors là…”

    La solution pour pallier cette nouvelle carence? La formation au sein de l’entreprise, une fois de plus.

    “Chez  Spie, nous proposons des cours de langue à notre personnel”, déclare Annik Vandeputte, qui reconnaît que les francophones sont moins nombreux qu’auparavant à rejeter le néerlandais. “Il semble qu’un équilibre se soit installé sur ce point entre les candidats du nord du pays et ceux du sud. ”

    Source > http://www.jobsregions.be > + CHRISTIAN SONON