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  • STATUT UNIQUE ET ANALYSE DES COMPÉTENCES

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    Le statut unique, on l’a dit, a des répercussions pour le secteur de l’intérim.

    «Si on n’a pas encore d’analyse par rapport à ça, on sent déjà qu’il y a moins de réticence par rapport à l’intérim», note Francie- Laurie De Clercq. 

    Pour Marc Riquet, «beaucoup d’entreprises ne connaissent pas bien les implications du statut unique mais l’intérim va avoir un nouveau rôle à jouer. Les gens vont le voir autrement. On aura peut-être une image moins négative et on sera davantage impliqué dans la gestion des ressources humaines. L’intérim sera vu comme un moyen d’avoir un contrat à plus longue durée». 

    Ce que constatent de plus en plus les agences d’intérim, c’est que leur rôle a évolué. «On fait plus de recrutement et de sélection qu’avant», note la Business Developper chez AGO Intérim. «Il faut analyser les compétences de la personne avant de l’envoyer en entreprise. Il y a 15 ans, un candidat se présentait dans une agence, on l’envoyait quasi directement en entreprise. A l’heure actuelle, on analyse davantage. Notre métier évolue». En cause ? La crise et la forte concurrence. «On doit jouer sur la qualité, le savoir-faire et le savoir-être du candidat». 

    La récente chasse aux chômeurs n’est peut-être pas étrangère à tout cela. «Auparavant, quelqu’un qui n’avait aucune compétence pouvait trouver un job», poursuit Christophe Muller. «Avec la chasse aux chômeurs, on voit de plus en plus de gens arriver en agences avec des trous énormes dans leur CV. C’est plus dur de les remettre au travail aujourd’hui car on cherche, par exemple, des ouvriers qualifiés ou des employés trilingues. Si on choisit d'élever ses enfants pendant quelques années, par la suite, il faut passer par une formation avant de se relancer sur le marché de l'emploi». 

    Le problème aussi, c’est de trouver les bons candidats. «Des candidats fiables, surtout», ajoute Christophe Muller. «A Charleroi, par exemple, les gens sont plus mobiles que dans le Brabant wallon. La mobilité dépend fortement d’une région à l’autre. Du coup, les employeurs ne cherchent plus des candidats qui habitent trop loin de l’entreprise».  

    Source > L.B. sur > http://www.jobsregions.be

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