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  • LA QUESTION > NOTRE CŒUR PEUT-IL SENTIR LES ODEURS ?

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    Le nez n’a pas le monopole des odeurs, affirment des chercheurs allemands. Le cœur, les poumons et d’autres organes pourraient aussi percevoir les arômes.

    L’hypothèse est aussi surprenante que troublante. Elle est avancée par le Pr Peter Schieberle (université de Munich), un expert international en chimie et technologie alimentaire. On sait que le nez est tapissé de cellules disposant de récepteurs olfactifs, sur lesquels viennent s’amarrer les molécules odorantes présentes dans l’air. Cette connexion déclenche le processus qui aboutit à la reconnaissance par le cerveau de tel ou tel arôme, agréable ou pas.

    Ce qu’explique le Pr Schieberle, c’est que les preuves s’accumulent pour affirmer que des cellules sanguines, cardiaques, pulmonaires et autres disposent elles aussi de ces récepteurs.

    Une expérience en laboratoire a ainsi consisté à mettre en présence, dans un environnement très sophistiqué, des molécules odorantes spécifiques et des cellules sanguines. A leur grand étonnement, les spécialistes ont observé que ces dernières se déplaçaient vers les odeurs. La question consiste à savoir ce qui se passe à l’intérieur de notre organisme et si les récepteurs autres que ceux du nez interviennent dans la perception aromatique. En tout cas, cette constatation est vraiment fascinante.

    Source > http://www.passionsante.be

  • ACCIDENT : COMMENT NOTRE CERVEAU CALCULE LE DANGER

    verkeer-auto-duizelig-170_400_09.jpgUne zone très spécifique du cerveau traite l’information nécessaire pour détecter un danger de collision.

    Quelle distance nous sépare-t-elle d’un objet ? A quelle vitesse celui-ci se déplace-t-il, ou nous déplaçons-nous vers lui ? Quel est le risque de collision ? Ces questions, le cerveau doit y répondre, et vite, afin d’évaluer le danger. Mais comment se déroule ce processus ?

    Pour la première fois, des neurologues de l’université McGill (Montréal) ont réussi à en décortiquer les différentes étapes, depuis la perception visuelle jusqu’au traitement de l’information par des neurones ultraspécialisés. Ils ont eu recours à des modèles mathématiques et à des techniques d’enregistrement extrêmement sophistiqués, qui se traduisent, finalement, par un schéma assez simple.

    Un : l’œil réagit à des stimuli élémentaires, comme des petits points de lumière.

    Deux : d’autres cellules nerveuses des voies optiques combinent ces signaux basiques, et répondent à des stimuli plus complexes, comme les lignes droites.

    Trois : un peu plus loin dans le trajet de l’information, encore davantage de complexité, comme la reconnaissance des angles.

    Quatre : une recombinaison, dans le cerveau, qui permet par exemple de reconnaître un visage ou un objet.

    Cinq : c’est alors que par un calcul « remarquablement simple » (selon les spécialistes de l’université McGill), une dernière région du cerveau démultiplie ces données, et nous fournit tous les renseignements nécessaires sur les caractéristiques dynamiques de l’objet (sa distance, sa vitesse, fonce-t-il sur nous ?, passera-t-il à côté de nous ?…).

    Comme l’expliquent les auteurs, « l’un des aspects les plus intéressants de ce processus est qu’il semble être de même nature que celui constaté chez les mouches et les coléoptères, ce qui porte à croire que l’évolution a résolu le problème voici au moins quelques centaines de millions d’années ».

    Les résultats de ces recherches fascinantes sont publiés dans la revue « PNAS ».http://www.pnas.org/

    Source www.passionsanté.be

  • INFO > SE SENTIR IGNORÉ, IL N’Y A RIEN DE PLUS ÉNERVANT !

    ignore_me_tshirt-p235375236420409571b2oy5_400.jpgLe plus petit signe d’indifférence suscite une très grosse frustration. Le besoin d’appartenance au groupe est fondamental !

    L’expérience, conduite par des psychologues de l’université Purdue (Indiana), est à la fois amusante et instructive. L’objectif consistait à déterminer dans quelle mesure une petite marque d’indifférence pouvait provoquer un sentiment de contrariété, de frustration, de rejet.

    Un membre de l’équipe s’est baladé sur le campus, a choisi des passants au hasard, et a adopté deux types de comportements à leur égard : croiser le regard, avec un sourire ; ou jeter un vague et rapide coup d’œil, sans exprimer le moindre intérêt et sans regarder dans les yeux. Un autre assistant était chargé, quelques secondes après la séquence, de s'adresser aux « cobayes » (évidemment sans faire référence à ce qui venait de se produire), en leur demandant en particulier s’ils s’étaient récemment sentis « déconnectés » des autres, s’ils ressentaient une (vague) impression d’isolement, d’exclusion. Et de manière tout à fait remarquable, ce sentiment était surtout exprimé par ceux qui avaient subi le regard indifférent.

    Ce qui incite les auteurs, qui expliquent tout cela dans la revue « Psychological Science », à considérer que le plus petit signe est directement traduit comme un indice de rapprochement ou de distanciation. Ce besoin de lien social explique d’ailleurs, comme l’ont montré d’autres études, que le fait d’être ignoré par un groupe est souvent (en tout cas sur le moment) mal ressenti, alors que l’on n’avait pourtant pas particulièrement envie de l’intégrer !

    Source > http://www.passionsante.be