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  • LE BLUES DU TRAVAILLEUR: COMMENT REDONNER DU SENS À SA FONCTION

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    Les philosophes d’entreprise: une nouvelle fonction en voie d’apparition? S’ils sont encore rares au sein des sociétés, la problématique du « sens », dans l’acception philosophique du terme, est quant à lui déjà bien présente, dans les ateliers comme dans les bureaux.

     « L’exercice philosophique est périlleux en entreprise, de par la difficulté de la matière, pourtant de nombreux travailleurs se trouvent démunis au sein de l’organisation, sont perdus, dépassés par le temps et les événements », explique Luc Charon (Sextant Consulting), formateur agréé du Cequal, opérateur reconnu en matière de formation et d’accompagnement au management des entreprises par la qualité, la sécurité alimentaire, la sécurité au travail et l’environnement. « On peut parler de « non motivation», mais dans la plupart des cas, il s’agit d’une perte de sens. » Quelle est ma véritable contribution à cette entreprise à qui je me consacre tous les jours? Quelle est la signification de ce que je fais? « La difficulté est d’autant plus grande pour les employés qui fournissent un travail intellectuel, et donc plus abstrait », poursuit l’expert.

    Face à cette situation, le responsable des ressources humaines peut réagir, dans une certaine mesure du moins. « On peut aider l’employé à redéfinir et préciser sa place, sa mission et sa valeur ajoutée dans l’entreprise », développe Luc Charon. « On revient à la base: qui est la personne, quelle est sa contribution, ses compétences, ses influences. »

    Deux exercices se prêtent à la situation. « Par groupe, il s’agit de faire définir les valeurs qu’on veut attribuer à l’entreprise via la création fictive d’un nouveau département. Même si on peut craindre un clivage, j’ai remarqué que 80% de ces valeurs recoupaient celles déjà existantes et que les nouvelles étaient souvent complémentaires. Cet exercice a permis d’avancer », affirme le formateur. « Ensuite, l’exercice métaphorique est très puissant: il s’agit de représenter le service par un objet, un canif peut, par exemple, symboliser la diversité des profils de l’équipe. Cet élément concret permet de donner forme à une pensée abstraite et de cette façon, à tout moment, chaque membre de l’équipe peut se souvenir de qui il est et à quelle mission il est voué.»

    Infos: www.cequal.be via > http://www.jobsregions.be

  • POURQUOI LES MOTS ONT-ILS PLUSIEURS SENS ?

    En termes d’efficacité de la transmission de l’information, chaque mot ne devrait
    kind-woorden-mond-stotter-170_400_10.jpgavoir qu’un seul sens. Mais c’est loin d’être le cas. Pourquoi ?

    C’est la question sur laquelle se sont penchés ces chercheurs en sciences cognitives, attachés au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). De fait, une approche disons théorique pourrait soutenir que pour éviter toute confusion, tout malentendu dans la communication entre deux individus, l’idéal serait qu’un mot ne porte qu’un seul sens. Nous savons tous qu’il n’en va pas ainsi, et les spécialistes du MIT affirment, dans un article publié par la revue « Cognition », que c’est beaucoup mieux comme cela : l’ambiguïté (la diversité des sens des mots), disent-ils, rend précisément le discours plus efficace, plus « impactant » ! Comment ?

    Tout repose sur un souci… d’économie. Considérons un orateur et un auditeur. L’orateur veut transmettre le plus d’informations possibles avec le moins de mots possibles ; alorstéléchargement.jpg que l’auditeur veut comprendre le mieux possible, aussi rapidement que possible. Les chercheurs, cités par Santé Log, poursuivent : « Il est moins « coûteux » sur le plan cognitif pour l’auditeur d’extraire l’information en fonction du contexte que pour l’orateur de passer du temps sur des énoncés plus longs et plus compliqués. Le résultat est un système de communication qui tend vers l’ambiguïté, en réutilisant les mots les plus courts et les plus simples. Une fois le contexte intégré, l’ambiguïté facilite la communication ».

    Le contexte s’inscrit donc comme une donnée fondamentale, qui permet de décrypter immédiatement le sens. Les spécialistes ajoutent que ceci explique – notamment – l’extrême difficulté à combiner linguistique et informatique : comment faire en sorte qu’un ordinateur parvienne, lui, à lever les ambiguïtés ?

    Source > Via Sudpresse > http://www.passionsante.be