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  • INFO BOULOT > SECTEUR PUBLIC: 4000 ENGAGEMENTS POUR 2013

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    Les prévisions de la STIB, la SNCB et la Défense annoncent un recrutement massif

    Dans la balance de l’emploi, le secteur public, on le sait, vaut son pesant de main d’oeuvre. Les 70 organismes publics fédéraux dont le recrutement s’opère via Selor fournissent à eux seuls du travail à 85.000 fonctionnaires. Autres poids lourds : le groupe SNCB et la STIB, qui emploient respectivement 36.000 et 7.000 personnes, ainsi que La Défense (31.000 militaires et 2.000 civils). Réunis dans les bureaux de JobsRégions, leurs représentants affichent un visage optimiste. Malgré la crise, ils recrutent à tour de bras. Mais pas vraiment pour les mêmes raisons…

    Au sein du groupe SNCB et à la STIB, le discours est identique : en raison de l’augmentation de la congestion automobile, de la hausse des prix des carburants, de la croissance démographique et de la crise économique, la mobilité est un secteur d’avenir et l’emploi y est assuré. L’évolution du nombre de voyageurs est éloquente. En 2011, la SNCB a transporté 221,3 millions de passagers en trafic interne, soit une croissance annuelle de 2,9%, et 7,88 millions au niveau international (+3,8%).
    La STIB propose des chiffres plus récents: avec 348,8 millions de voyages en 2012 (+5,76%), le premier employeur de la Région de Bruxelles-Capitale confirme la hausse constante de ces dernières années.
    “Un autre facteur explique les opportunités d’emploi chez nous”, note Johan Claes (STIB). “À partir de 1970, durant les “années métro”, nous avons engagé beaucoup de jeunes. Aujourd’hui, cette génération arrive à l’âge de la retraite, il faut donc la remplacer. En 2013, la STIB prévoit ainsi de recruter 742 personnes (dont 562 ouvriers, 131 employés et 49 cadres), contre 762 l’an dernier. ”
    Même son de cloche auprès de la plus grande entreprise de mobilité en Belgique.


    RAJEUNIR LES EFFECTIFS
    “Après le gros boom des années 70, il est également temps de rajeunir nos cadres ”, confirme Mireille Protin (Groupe SNCB). “Notre plan d’embauche prévoit l’engagement de 1.559 personnes en 2013.”
    Si le travail est assuré dans le transport public, qu’en est-il à La Défense? “Nous vivons une situation paradoxale”, répond le Lieutenant-Colonel Marc Levenbergh. “Alors qu’elle est dans un processus de diminution de ses effectifs, de 33.000 aujourd’hui à 32.000 d’ici 2015 (30.000 militaires et 2000 civils), La Défense est constamment à la recherche de recrues. Pourquoi? Parce qu’il y a de plus en plus de départs à la pension (NDLR: l’âge théorique est de 56 ans) et que l’une de ses volontés est de rajeunir ses effectifs. Ainsi, son objectif aujourd’hui est d’engager 130 civils et 1.700 militaires.”

    + CHRISTIAN SONON

    LES INVITÉS

    Marc Levenbergh: Lieutenant-Colonel

    > Fonction: responsable marketing et communication
    > Entreprise : La Défense.
    > Personnel : 33.000, dont 30.980 militaires et 2.020 civils.
    Par composante : 6.121 air, 11.050 terre, 1.541 navale, 1.628 médicale et 12.660 autres (organismes internationaux, directions générales, écoles et grands états-majors.
    > Objectif de recrutement 2013: 1.700 militaires et 130 civils.
    > Site :
    http://www.mil.be

    Mireille Protin: Responsable du recrutement

    > Entreprise : Groupe SNCB: SNCB (exploitant du trafic ferroviaire), Infrabel (gestionnaire du réseau) et SNCB-Holding.
    > Personnel : 36.000.
    > Réseau : 3.518 km de lignes.
    > Clientèle : 221 millions (intérieur) et 8 millions (international) de voyageurs en 2011.
    > Objectif de recrutement 2013 : 1.559.
    > Site :
    http://www.jobs.b-rail.be

    Johan Claes: Responsable de la communication

    > Entreprise : Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles (STIB)
    > Personnel : 7.000.
    > Réseau : 40 km de métro, 139 km de tramway et 445 km de lignes d’autobus.
    > Clientèle : 350 millions de voyageurs en 2012.
    > Objectif de recrutement 2013: 742 personnes (562 ouvriers, 131 employés et 49 cadres).
    > Site :
    http://www.stib.be

    Aurélie Damster: Responsable de la communication

    > Entreprise : Selor, bureau de sélection de l’administration fédérale.
    > Personnel : 151.
    > Mission : sélectionner, orienter et certifier les nouvelles recrues pour les services publics fédéraux (SPF), les services publics de programmation (SPP), les établissements scientifiques et les organismes d’intérêt public.
    > Objectif de recrutement 2013: indéfini.
    > Site :
    http://www.selor.be

    LES PROFILS RECHERCHÉS > En pénurie? Les métiers techniques et de la santé! > ICI

    Source > http://www.jobsregions.be

  • SECTEUR PUBLIC: FORMATION ET CULTURE DE L'ÉVOLUTION

    formation.jpgLe secteur public mise sur ses talents et investit dans leur apprentissage

    La formation: un argument précieux, outre celui de la stabilité de l’emploi, qui peut décider un jeune à postuler. Le champion toutes catégories dans ce domaine est incontestablement La Défense, qui recrute à tous les niveaux d’études afin de former illico et à ses frais le futur militaire.

    “C’est l’une de nos particularités, en effet ”, confirme Marc Levenbergh. “Les futurs soldats ont le choix entre de nombreuses formations spécifiques : la logistique, les blindés, les fantassins, les marins… Les candidats sous-officiers sont envoyés à l’Ecole royale des Sous-Officiers, située au campus du Saffraanberg, à Saint-Trond. Quant aux officiers, ils sont formés à l’Ecole royale militaire, qui compte un petit millier d’élèves et d’où ils sortent à l’issue d’un programme d’études de cinq années. Évidemment, avant d’entamer l’une de ces formations, les candidats sont soumis à une batterie de tests (médicaux, sportifs, psychotechniques…) qui ont lieu durant deux jours à Neder-Over-Heembeek. Probablement, en partie en raison de la crise, les postulants sont de plus en nombreux : environ 8.000 l’an dernier. ”

    “Une des toutes premières questions posée par les candidats à un job au sein du Groupe SNCB a trait aux possibilités de formation ”, souligne de son côté Mireille Protin. “Peu de jeunes sortant des études se sentent suffisamment armés pour affronter “seuls ” le monde du travail. Nous leur répondons que nous offrons de nombreuses formations et qu’il existe en outre diverses possibilités d’évolution grâce à celles-ci. Exemple : un jeune de niveau A2 (titulaire d’un CESS), qui entre chez nous comme technicien électromécanicien peut, après un parcours professionnel interne et une formation, passer un examen pour devenir technicien principal (niveau bachelier) puis, s’il souhaite poursuivre sa progression dans sa carrière, il peut devenir sous-chef d’un secteur technique, chef d’un secteur technique, voire même responsable d’un atelier.”

    RESPONSABILITÉS À LA CLÉ

    Idem à la STIB, où les possibilités de formation sont similaires. “Les nouvelles recrues sont tout de suite prises en main pour être formées à des métiers spécifiques. Elles reçoivent ensuite assez vite des responsabilités, car il existe une culture de l’évolution ”, explique Johan Claes. “En outre, la STIB a un rôle social qui consiste à offrir une chance à des personnes qui n’ont pas les moyens de faire des études. D’où notre partenariat mis en place avec Actiris, l’office bruxellois régional de l’emploi, qui est chargé de sélectionner les demandeurs. Baptisé “Objectif  CAP50”, ce plan d’insertion prévoit l’engagement de cinquante personnes peu scolarisées que nous formons en collaboration avec Bruxelles-Formation ”.

    Et où en est ce partenariat lancé en juin 2012 et mis en exergue dans nos pages? “À ce jour, douze électriciens et douze mécaniciens ont terminé leur semaine de stage d’observation, ainsi que leur formation. Ils ont donc commencé leur stage, qui s’étend sur quatre mois. Douze autres électriciens commençaient ce même programme ce lundi 4 février, tandis que douze mécaniciens feront de même en mars.” «

    + CHRISTIAN SONON

    JOBDAYS > Le défi d’engager en une seule journée

    • Comment s’effectue le recrutement? Le site internet est le premier outil utilisé, mais s’il y a une forte pénurie, les employeurs organisent des campagnes, des opérations dans les écoles et des Jobdays.
    • Ainsi, à la SNCB, les responsables se targuent de parvenir à engager des conducteurs en un seul jour lors d’un Jobday.
    • À la STIB, ces journées auront lieu les 1er et 2 mars, sur le site de Haren, et s’adresseront aux profils techniques niveau A2.
    • À La Défense, elles sont doublées de visites sur le terrain puisque le Jobday Marine, ce 12 février, aura pour cadre la base navale de Zeebrugge et permettra aux candidats d’embarquer à bord d’un chasseur de mines.
    • Le 14 février, c’est la base aérienne de Beauvechain que les jeunes de 16 à 26 ans pourront découvrir.
    • Avant de s’envoler vers leur rêve si l’on en croit le nom donné au jobday de la Défense (“ Fly to your dream”)? «

    + C.S.

    Source > http://www.jobsregions.be