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  • CE SECTEUR ENGAGERA 1.800 PERSONNES EN 2016!

    Les 4 plus grands cabinets de consultance présents en Belgique - Deloitte, EY, PwC et KPMG - comptent embaucher quelque 1.800 personnes en 2016, dont plus d’un millier de nouveaux diplômés, écrivent mardi les quotidiens L’Echo et de Tijd.

    L’an dernier, ces 4 sociétés - qui emploient un total de 7.900 consultants - avaient créé ensemble 621 nouveaux postes.

    Plus encore que leurs activités d’audit et d’expertise comptable, ce sont leurs départements de conseils en stratégie et en technologies qui expliquent ces besoins en recrutement, conséquence de la reprise de la croissance économique et de la numérisation, précise notamment L’Echo.

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    Source > http://www.jobsregions.be

  • ARMONEA : 1.000 EMPLOIS EN VUE EN 18 MOIS

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    L’exploitant commercial de maisons de repos Armonea va embaucher 1.000 personnes ces 18 prochains mois, affirme le patron d’Armonea, Chris Cools, dans une interview publiée par le journal De Tijd.

    Armonea est le plus grand prestataire indépendant de soins aux seniors en Belgique, avec 35 d'années d'expérience. Il propose plus de 67 maisons de repos (et de soins), service-flats et résidences-services, répartis à travers le pays, dont 12 en Wallonie. Plus de 4.000 collaborateurs s’engagent chaque jour à dispenser à près de 7.000 seniors un encadrement respectueux et de qualité.

    Bien qu’Armonea ait vu le jour le 21 mai 2008, son histoire est beaucoup plus ancienne. L’entreprise a été fondée lorsque les groupes Van den Brande et Restel Résidences, deux entreprises familiales, possédant chacune trente années d’expérience dans le domaine des soins aux seniors, ont décidé de s’unir.

    La croissance d’Armonea résulte de l’ouverture de nouveaux centres de soins. L’entreprise prévoit par ailleurs d’ouvrir cinq nouvelles maisons de repos cette année (et 606 places) et de doubler de volume d’ici les cinq prochaines années.

    Armonea recrute plusieurs dizaines de collaborateurs/trices dans un large éventail de fonctions, et notamment un(e) directeur/ trice de maison de repos en région bruxelloise et un(e) coordinateur/trice de soins à Ittre.

    Source > P.N. sur > http://www.jobsregions.be

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    Armonea / emploi / maison de repos / Ittre / Bruxellessanté

  • LES PERSPECTIVES D’EMPLOIS DU SECTEUR "SOINS DE SANTÉ"

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    Le secteur hospitalier continue d'engager.

    Les cliniques universitaires Saint-Luc ont ainsi embauché, en 2014, plus de 200 infirmiers et environ 300 personnes aux profils paramédical, technique, administratif ou logistique. «Et pour 2015, les chiffres seront sensiblement comparables», prédit Candice Turine.

    Valérie Maréchal se montre, elle, plus prudente en terme de chiffres pour le CHR La Citadelle: «Nous restons vigilants quant à nos indicateurs de gestion. Nous devons maintenir la masse salariale, qui représente plusieurs centaine de millions d'euros, et qui augmente de 3% chaque année. Nous voulons cependant nous donner tous les moyens de poursuivre notre plan stratégique, et nous engagerons environ 50 équivalents temps-plein à partir de juin, dont une majorité de personnel infirmier.»

    DÉPART MASSIF À ANTICIPER

    Le secteur psychiatrique n'échappe pas à la règle : à Beau Vallon, de 80 à 110 engagements sont prévus en 2015, comme l'an passé, dont 80% d'infirmiers. «Cela peut sembler important pour une structure modeste comme la nôtre», explique Jacques Hansenne, «mais nous avons beaucoup de temps partiels et le personnel est essentiellement féminin, avec un écartement automatique dès le premier jour en cas de grossesse. Avec le congé maternité, cela signifie des absences de 12 à 15 mois. Il faut pouvoir les remplacer. Et on engagera encore plus dans les prochaines années, car nous ferons face, dans les 5 à 10 ans à un départ massif à la retraite, qu'il faut anticiper, sous peine de devoir fermer certaines activités ! Et vu la concurrence pour trouver des infirmiers et infirmières, nous sommes obligés de leur proposer des CDI. Il faut en tenir compte dans la gestion des RH.»

    Pour Epicura, Bruno Brohez annonce la couleur : 250 personnes seront engagées en 2015. «L'écartement de femmes enceintes, les congés parentaux, le crédit-temps sont des facteurs-clé. Mis à part pour les infirmiers, il s'agira essentiellement de CDD pour cause de remplacement.» «Les bons éléments se font vite connaître», reprend Candice Turine. «S'il est vrai que nous proposons au démarrage souvent des contrats temporaires au personnel non-infirmier, il y a d’autres perspectives. Avec un peu de patience et d’implication, il y a de réelles ouvertures vers une consolidation au sein de notre institution».

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    soins de santé / emploi / infirmier / Cliniques Universitaires St Luc / CHR La Citadelle / epicura / Beau Vallon.

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  • LA CHIMIE RECHERCHE CHAQUE ANNEE 2 600 NOUVEAUX COLLABORATEURS

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    Passer sa journée en blouse blanche au-dessus d’un erlenmeyer : voilà à quoi pourrait ressembler un emploi dans la chimie.

    La réalité est heureusement bien plus passionnante et variée.

    La chimie est omniprésente : dans votre voiture, chez vous, dans vos vêtements… Peu de gens ont conscience que l’industrie chimique a un tel impact sur notre vie quotidienne. Wouter De Geest, président et administrateur délégué de BASF Anvers : Le secteur chimique est un pilier économique de notre pays. Il représente plus de la moitié de tous les investissements dans la recherche et le développement et un tiers des exportations belges totales.

    L’entreprise chimique saoudienne ERS a annoncé cette semaine encore vouloir investir dans le port d’Anvers. L’entreprise ambitionne d’y installer un système de récupération des déchets, ce qui permettra assurément la création de nombreux emplois supplémentaires. Les entreprises chimiques occupent actuellement 87 800 personnes. À cela s’ajoutent encore 144 000 emplois indirects. La Fédération belge des industries chimiques Essenscia estime ainsi que 2 600 nouveaux travailleurs sont engagés chaque année. Et ce ne sont pas que des laborantins.

    À la recherche d’un emploi dans la chimie ? Cliquez ici pour consulter tous les postes vacants dans le secteur.

    Source & Texte: Rédaction sur > http://www.references.be

    chimie > Postuler > Chimie secteur pharmaceutique & Sciences

  • EMPLOIS > LES PERSPECTIVES DU SECTEUR "SOINS DE SANTÉ"

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    Le secteur hospitalier continue d'engager.

    Les cliniques universitaires Saint-Luc ont ainsi embauché, en 2014, plus de 200 infirmiers et environ 300 personnes aux profils paramédical, technique, administratif ou logistique.

    «Et pour 2015, les chiffres seront sensiblement comparables», prédit Candice Turine.

    Valérie Maréchal se montre, elle, plus prudente en terme de chiffres pour le CHR La Citadelle: «Nous restons vigilants quant à nos indicateurs de gestion. Nous devons maintenir la masse salariale, qui représente plusieurs centaine de millions d'euros, et qui augmente de 3% chaque année. Nous voulons cependant nous donner tous les moyens de poursuivre notre plan stratégique, et nous engagerons environ 50 équivalents temps-plein à partir de juin, dont une majorité de personnel infirmier.»

    DÉPART MASSIF À ANTICIPER

    Le secteur psychiatrique n'échappe pas à la règle : à Beau Vallon, de 80 à 110 engagements sont prévus en 2015, comme l'an passé, dont 80% d'infirmiers. «Cela peut sembler important pour une structure modeste comme la nôtre», explique Jacques Hansenne, «mais nous avons beaucoup de temps partiels et le personnel est essentiellement féminin, avec un écartement automatique dès le premier jour en cas de grossesse. Avec le congé maternité, cela signifie des absences de 12 à 15 mois. Il faut pouvoir les remplacer. Et on engagera encore plus dans les prochaines années, car nous ferons face, dans les 5 à 10 ans à un départ massif à la retraite, qu'il faut anticiper, sous peine de devoir fermer certaines activités ! Et vu la concurrence pour trouver des infirmiers et infirmières, nous sommes obligés de leur proposer des CDI. Il faut en tenir compte dans la gestion des RH.»

    Pour Epicura, Bruno Brohez annonce la couleur : 250 personnes seront engagées en 2015. «L'écartement de femmes enceintes, les congés parentaux, le crédit-temps sont des facteurs-clé. Mis à part pour les infirmiers, il s'agira essentiellement de CDD pour cause de remplacement.» «Les bons éléments se font vite connaître», reprend Candice Turine. «S'il est vrai que nous proposons au démarrage souvent des contrats temporaires au personnel non-infirmier, il y a d’autres perspectives. Avec un peu de patience et d’implication, il y a de réelles ouvertures vers une consolidation au sein de notre institution».

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    soins de santé / emploiinfirmier / Cliniques Universitaires St Luc / CHR La Citadelle / epicura / Beau Vallon.

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  • LE MILIEU HOSPITALIER ENGAGE BIEN AU-DELÀ DES PROFILS MÉDICAUX

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    Tordons le cou à un canard : non, le milieu hospitalier ce ne sont pas que des médecins et des infirmières, mais bien une quantité de métiers différents qui correspondent à autant de formations dispensées en Belgique.

    Et malgré des perspectives économiques souvent incertaines, les hôpitaux continuent d'engager.

    Pour ce débat sur l'emploi dans le milieu hospitalier, JobsRégions a réuni autour de la table des représentants de plusieurs grandes institutions : Epicura, qui dispose de 5 sites hospitaliers et 3 polycliniques dans le Borinage et la Wallonie Picarde, le CHR La Citadelle à Liège, les Cliniques Universitaires Saint-Luc à Bruxelles, et l'Hôpital Psychiatrique (pour femmes) du Beau Vallon, à Namur.

     « L'hôpital, c'est tout un tas de professions différentes, et les étudiants qui viennent d'obtenir leur diplôme ne le savent que trop peu, ou bien ne pensent pas à se présenter spontanément chez nous en premier lieu », estime Bruno Brohez Directeur RH adjoint chez Epicura. « S'il est vrai que nous recrutons de gros volumes d'infirmiers aux périodes d'obtention de diplômes, nous offrons aussi des statuts de salarié à des architectes, des informaticiens, et j'en passe ! »

    Certains profils particuliers d'infirmiers sont néanmoins plus difficiles à trouver … Lire la suite ici ...

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  • PLUS QUE JAMAIS LE SECTEUR DE LA GRANDE DISTRIBUTION RECRUTE!

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    Si l’année 2014 a été relativement bonne dans la grande distribution, elle a aussi permis de faire quelques constats : le discount pur et dur tend à disparaître, la fréquentation des magasins est en hausse mais le panier moyen est, lui, en baisse.

    Ce qui ne devrait pas empêcher les grandes enseignes de continuer à embaucher. Ce sont plusieurs centaines de postes qui vont être à pourvoir dans les prochains mois… 

    Pour ce débat sur la grande distribution, JobsRégions a réuni autour de la table plusieurs enseignes de renom : Lidl, Colruyt, Champion-Mestdagh mais aussi Carrefour, Lediscount/ Eurobazar et Leader Price. Premier constat, le discount pur et dur n’existe plus vraiment.

     « On doit ouvrir la gamme, cela complexifie le métier et pèse sur la rentabilité. On n’a pas d’autres choix pour survivre. Tout le monde se retrouve au centre et on se partage la même part de gâteau, d’autant que le panier moyen diminue tout comme le prix des articles », explique Eric Hubert, directeur général Leader Price/Sobelgel. Clairement positionné sur le discount, Leader Price (qui appartient au groupe français Casino) se lance aujourd’hui un nouveau défi avec le développement d’une enseigne de surgelés, Thiriet, dont le premier magasin va ouvrir en mai, à Waterloo. 

    La réduction du panier moyen est un constat partagé par d’autres enseignes. « Le consommateur et le climat actuel nous poussent à innover de manière continue. Chez Lidl, nous réalisons un focus continu sur l'efficacité, nos processus et notre stratégie. Ce qui garantit notre succès », explique Thomas De Ganck, responsable recrutement chez Lidl Belgique et Luxembourg, un groupe qui compte 300 enseignes chez nous et en comptera 315 d’ici la fin de l’année. « Nous constatons que le consommateur est plus attentif, qu'il recherche en permanence le meilleur rapport qualité/prix. Notre évolution vers le smart discount (rénovations de magasins, élargissement de la gamme de produits frais), nous permet aujourd'hui d'accueillir de nouveaux groupes cibles comme de jeunes familles ».

    Chez Colruyt, on constate aussi un changement des habitudes d'achats ces dernières années. « Mais nous poursuivons cependant notre croissance. Au deuxième semestre de 2014, nous avons connu une belle reprise et avons réalisé aussi beaucoup d'investissement », avance Mathieu Casteele, responsable RH chez Colruyt. « Nos différentes enseignes prennent de l’expansion, notamment ce qui concerne l’ecommerce. Il y a des opportunités d’emplois (lire par ailleurs) et le bilan est rassurant », ajoute-til. 

    Chez Lediscount/Eurobazar, la baisse du pouvoir d’achat est également un constat. « Nous avons modifié nos magasins pour coller davantage aux besoins des clients », note Olivier Elen, directeur des ventes chez Lediscount/Eurobazar. « Les clients vont à l’essentiel et le non-food n’est pas essentiel. Or, ils veulent se faire plaisir avec un budget moindre. Notre défi pour le second semestre et l’année

    2016 sera d’expliquer qui nous sommes et comment nous nous positionnons sur le marché », ajoute le directeur des ventes. 

    MUTATION DES HABITUDES EN COURS

    « Il faut continuer à poursuivre les innovations »

    L’année 2014 de Carrefour aura été marquée par l’achèvement de la transformation des hypermarchés. Cela concerne 45 magasins sur 3 ans. « Nous avons lancé un nouveau processus et nous allons poursuivre les innovations comme le premier drive « solo » (non adossé à un magasin) qui a ouvert ses portes en septembre 2014 à Waterloo. Il commence à bien fonctionner », note Carole Delava, recrutement & mobility manager chez Carrefour. Le groupe va poursuivre le développement en franchises et la transformation des supermarchés Market. Rappelons que les deux premiers magasins Express viennent d’ouvrir leurs portes au Luxembourg ».

    Du côté de Mestdagh, les trois dernières années écoulées ont vu beaucoup d’investissements, notamment pour le remodeling des 16 enseignes reprises à Carrefour et le passage à l’enseigne unique «Carrefour Market-Groupe Mestdagh ». « 2014 a été marquée par un investissement important au niveau des entrepôts, dont la superficie a doublé. Dans les mois à venir, le groupe va poursuivre son expansion via des franchises et travailler sa marge », note Virginie Levert, responsable recrutement et sélection chez Mestdagh. « Nous constatons aussi un changement de consommation chez le client, avec un panier moyen moindre, même si un supermarché de proximité installé, par exemple, dans une galerie commerciale a un autre flux de clients qu’un magasin installé dans une ville comme Spa. A Charleroi, si on suit les promos, un jour sur deux, on a quasiment un repas gratuit. Nous voulons nous différencier par des produits frais : du pain cuit sur place, une boucherie, des fruits et légumes présentés comme chez le maraîcher… Et un focus sur les produits régionaux ».

    Une ligne suivie par Lidl. « En tant que spécialiste du frais, la plupart de nos magasins présentent un rayon boulangerie ou encore un îlot de poisson frais », ajoute Thomas de Ganck (Lidl). «Nous investissons dans le domaine de l'expansion afin de renforcer l'expérience de shopping de nos clients : en proposant des magasins plus spacieux, plus lumineux, habillés d'un tout nouveau concept architectural ». Colruyt se dit prêt à s’adapter aux habitudes d’achat des clients. « Les attentes sont différentes », poursuit Mathieu Casteele (Colruyt Group) argumentant que son enseigne a développé une nouvelle génération de magasin (Colruyt) avec un espace fraîcheur différent, par exemple. 

    PROFILS

    « Il faut pouvoir prendre des initiatives de façon responsable »

    La grande distribution recrute mais quel est véritablement le profil recherché ? A l’heure actuelle, la personne qui travaille en rayon ou à la vente a davantage de responsabilités. « Nous recevons quelque 13.000 CV par an », explique Thomas De Ganck (Lidl). « Pour travailler en rayon, par exemple, il faut de bonnes compétences, ça ne s’improvise pas. Il faut comprendre son secteur, savoir comment fonctionne la grande distribution. Il faut pouvoir prendre des initiatives, comprendre son rayon. J’ai envie de dire aux gens qui veulent venir chez nous d’oser car nous aussi, nous proposons des responsabilités et mettons les gens face à des challenges », poursuit-il.

    Les mentalités ont changé, comme le constate Eric Hubert (Leader Price). « Il a 20 ans, quand on demandait aux universitaires où ils voulaient travailler, ils citaient souvent le secteur des banques ou de l’audit, rarement celui de la grande distribution. Aujourd’hui, dans des entreprises comme la nôtre, on demande un savoir-faire et un savoir- être, ainsi qu’une capacité à gérer des équipes. Avant, les gens se réalisaient à travers leur travail. Aujourd’hui, ils cherchent davantage une qualité de vie et moins une réalisation par le travail. Cela pose parfois problème». 

    Mestdagh se montre pour sa part très actif sur le plan des partenariats, avec une attention particulière pour l'apprentissage des jeunes et la réinsertion professionnelle.

    Source > http://www.jobsregions.be

  • L'IMAGE DU SECTEUR DE LA CONSTRUCTION …

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    Sales, mal payés et trop durs les jobs dans la construction ?

    Horaires compliqués, travail dans des conditions difficiles pour un salaire pas toujours à la hauteur ou job sale, tels sont les clichés trop souvent attachés aux métiers de la construction. 

     « Le chômage des jeunes est catastrophique ; il faudrait pouvoir les attirer dans le secteur de la construction », explique Louis Boutriau, directeur du pôle construction chez Bruxelles Formation. « De nombreuses initiatives existent, sur le plan local mais aussi sur le plan européen

    mais la construction n’attire pas. Les métiers du gros oeuvre, en particulier, ont une image de travail dur, avec des horaires compliqués et mal payé », ajoute-t-il. « C’est un secteur avec des salaires confortables, avec de nombreux jours de congé, même si certaines périodes sont parfois difficiles. Il y a de l’avenir et des emplois dans la construction ».

    Pour Marie Lamoureux, responsable de projet au centre de formation Cefora, « les jeunes ont trop souvent une mauvaise image des métiers de la construction. Il y a des stéréotypes, même pour les jobs d’employés. Les jeunes se disent : « Je vais être dans un bureau toute la journée à répondre au téléphone ». Or, des jobs d’employés dans la construction, c’est bien plus enrichissant que ça », précise-t-elle. « Les transports et la mobilité peuvent aussi être un frein. Devoir être sur chantier à 6h30 n’est pas donné à tout le monde », confirme

    Marie-Noëlle Demuylder, consultante en intérim chez Randstad, reconnaissant que le phénomène dépasse bien plus largement le secteur de la construction.

    D’autres métiers techniques rencontrent en effet le même souci au niveau de l’image. « Trop souvent, les jeunes sont formés sans être à la page », poursuit David Triolo de la société Murprotec, spécialisée dans le traitement de l’humidité dans les maisons. « Les enseignants ne se remettent pas toujours en question. Or, le secteur du bâtiment, comme d’autres, évolue et les écoles ne sont pas toujours capables de former les jeunes. Les entreprises sont souvent en manque de stagiaires».

    LE SERPENT SE MORD LA QUEUE

    Au coeur des centres de formation, on confirme : « L’enseignement technique n’a pas bonne réputation. Il est souvent considéré comme une filière « bis » et, souvent, cela entraîne un manque de motivation chez les élèves et chez les professeurs qui se retrouvent face à des classes difficiles, pour qui le professionnel est un troisième choix », explique Louis Boutriau de Bruxelles Formation. 

     « Il y a 30 ans, les écoles techniques avaient bonne réputation et une bonne image mais j’ai l’impression que le niveau a baissé », poursuit David Triolo de Murprotect. « C’est clair que certains étudiants arrivent dans le professionnel après avoir essayé le général. Il faut les rebooster », ajoute Marie Lamoureux du centre Cefora. Mais le problème semble plus global. « On est face à un paradoxe », pour Louis Boutriau.

     « Le niveau global est plus bas et, à Bruxelles, par exemple, on est de plus en plus confronté à des primo-arrivants qui ne parlent pas français ou néerlandais. Les entreprises de construction trouvent encore bien de la main d’oeuvre étrangère avec un bon niveau de formation. On devrait allonger le temps de formation, en Belgique, mais les gens veulent travailler rapidement pour faire vivre leur famille.

    Ne pas se former trop longtemps. Le serpent se mord la queue »… 

    Source > L.B. sur > http://www.jobsregions.be