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  • DÉBAT: LES MÉTIERS TECHNIQUES > TECHNICIENS, OÙ ÊTES-VOUS ?

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    Les électriciens et les électromécaniciens A1 et A2 sont très recherchés

    Les métiers techniques tendent la main aux jeunes. Et pourtant, de nombreux profils sont toujours en pénurie, partout en Belgique. JobsRégions a réuni différents acteurs de ce marché qui voudrait tant embaucher.

    Les débouchés sont partout, dans les bâtiments, les usines, les carrières, l’énergie… Les entreprises, qui ont grand besoin de personnel qualifié, sont même prêtes à investir afin de former des jeunes. Malgré cela, de nombreux postes restent vacants. «C’est en amont qu’il faut redorer l’image du secteur », affirment les invités de JobsRégions.

    S’il existe un fort décalage entre l’offre et la demande dans les métiers techniques, ce n’est cependant pas faute de candidats. Il y a bien sûr des jeunes qui postulent, mais ils ne répondent que trop rarement aux besoins des entreprises. Les meilleurs, les perles rares, ne traînent pas sur le marché de l’emploi.

    « Preuve que ce sont des travailleurs précieux, certaines entreprises veulent d’emblée conclure avec nos intérimaires un contrat à durée indéterminée », note Kurt Alsteens (Impact). Et 90% d’entre eux sont engagés dans un délai de six mois... « Le problème, c’est que trop peu de candidats ont le niveau requis. Ce n’est pas facile de trouver des jeunes qui soient à la fois motivés, dotés d’une bonne base technique et qui souhaitent rentrer dans un plan de travail. Nos agences comptent actuellement quelque 700 demandes, depuis le technicien A3 à l’ingénieur, et nous ramons pour les satisfaire. En Flandre, c’est simple, il est impossible de trouver des techniciens A2/A3, comme des couvreurs, par exemple. Il faut aller chercher de la main d’oeuvre à l’étranger, en Pologne ou ailleurs. En Wallonie, la pénurie est moindre, mais très peu de candidats ont envie de  traverser Bruxelles en heures de pointe pour venir travailler dans le nord du pays. »

    Les profils les plus demandés ? «Ingénieurs, mécaniciens, électriciens et électromécaniciens A1 et A2 », répondent nos invités dans un ensemble vocal parfait. « Notre société engage entre 120 et 150 travailleurs par an », explique Annik Vandeputte. Actuellement, nous cherchons, pour un peu partout en Belgique, une trentaine de personnes de profils divers, mais là où nous éprouvons le plus de difficultés, c’est avec les frigoristes et les personnes spécialisées en tuyauterie.»

    MOTIVÉS, COMPÉTENTS ET EXPÉRIMENTÉS

    Entreprise plus jeune et de plus petite taille, mais en croissance régulière, ABM-TECNA prévoit d’engager une petite dizaine de personnes en 2014. « Les mécaniciens et électromécaniciens constituent 85% des profils recherchés chaque année », souligne Benoît Massez. « Actuellement, nous recrutons pour la Wallonie – et plus particulièrement pour la région de Liège – des ouvriers pour la vulcanisation de bandes transporteuses, la maintenance (électro)mécanique, le montage mécanique, la soudure, mais aussi pour des fonctions de gestionnaires de chantiers. Nous cherchons des personnes compétentes, motivées et, si possible, expérimentées. »

    Chez Holcim, le recrutement porte sur environ 80 personnes par an, dont une cinquantaine d’ouvriers. « En vue principalement de remplacer les départs à la retraite, nous sommes à l’affût de techniciens A2 en électromécanique et en usinage pour le Hainaut », explique Nadia Hontoir. «Nous cherchons également des chauffeurs de camions et bulls expérimentés pour travailler dans nos carrières ; ainsi qu’un ingénieur des mines, responsable d’exploitation pour la région de Namur-Dinant. »

    L’OISEAU RARE : LE TECHNICO-ADMINISTRATIF

    Quant à Ores, l’opérateur wallon, il continue sans faiblir à étendre son réseau de collaborateurs. « Nous engageons environ 150 personnes par an, moitié techniciens, moitié administratifs », estime Eric Bossart. « Deux zones nous posent problème : le Brabant wallon et la Communauté germanophone. Parmi les profils recherchés, nous avons très difficile à trouver des technico-administratifs, c’est-à-dire des personnes qui possèdent les compétences techniques, mais qui ne rechignent pas à s’installer derrière un ordinateur et sont capables de travailler avec des logiciels de dessin. Autant dire un oiseau rare...

    D’où l’obligation de recruter et de former nous-mêmes. »

    Source > CHRISTIAN SONON sur > http://www.jobsregions.be