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  • LA POIGNÉE DE MAIN, ÇA SERT À QUOI ?

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    La « simple » poignée de main sollicite des zones spécifiques du cerveau, ce qui va donner à ce geste tout son sens social.

    Serrer la main d’un interlocuteur : un geste banal, un code social réflexe ? Oui et non, nous disent ces chercheurs de département de psychologie du Beckman Institute (université de l’Illinois). Oui, dans la mesure où il s’agit d’un comportement totalement intégré ; non, lorsqu’on observe ce qu’il se passe dans le cerveau.

    Alors que leur activité cérébrale était scrutée par imagerie fonctionnelle (IRMf), une quarantaine de volontaires, hommes et femmes, ont visionné des vidéos illustrant les interactions sociales non verbales, en particulier dans un contexte de relations d’affaires.

    Le résultat montre que la poignée de main est associée à l'activation spécifique de trois régions du cerveau : l’amygdale, le sillon temporal supérieur et le noyau accumbens. Avec une double conséquence : un renforcement de l’impact positif de l’approche entre individus et une diminution de l’impact négatif du processus d’évitement.

    Autrement dit, explique l’un des chercheurs (cité par Santé Log), « non seulement la poignée de main augmente l’effet positif vers une interaction sociale, mais elle diminue aussi l’impact d’une impression négative. Pour une raison ou pour une autre, beaucoup de nos interactions sociales peuvent se poursuivre de manière négative : la simple poignée de main qui les précède peut apporter un coup de pouce et atténuer l’impact négatif de malentendus toujours possibles ». Ce qui ne signifie pas, quand même, que tout se passera forcément bien par la suite...

    Les effets de la poignée de main expliqués par de manière neuroscientifique : ces travaux ont été publiés dans le « Journal of Cognitive Neuroscience ».

    Source > http://www.passionsante.be