plafonneur

  • INFO BOULOT > LE MÉTIER DE LA SEMAINE: PLAFONNEUR, UN MÉTIER DE HAUTE PRÉCISION

    JR_145_95_plafonneurWeb.jpgCette profession nécessite rigueur et habileté. Les stages semblent essentiels pour les patrons...

    Les plafonneurs expérimentés sont trop rares et les employeurs estiment que les nouvelles recrues coûtent cher par rapport à ce qu’elles rapportent. Acquérir de la pratique en stage est essentiel.

    “ En appliquant un enduit de finition, le plafonneur améliore les caractéristiques physiques et esthétiques des murs et plafonds ”, explique Geneviève Durant, du Forem. Il travaille essentiellement à l’intérieur, lors de la finition des murs ou la pose d’isolation. Il prépare généralement ses enduits en mélangeant plâtre, ciment ou autre avec de l’eau. Il les applique ensuite sur les murs et lisse la surface pour un résultat impeccable. “ Mais il peut aussi les projeter mécaniquement pour créer des effets. ”

    “ Ce n’est pas un simple ouvrier, précise Constructiv, qui réunit cinq organisations de la construction. C’est aussi un artiste! ” S’il sait faire des moulures, motifs de décoration et ornements, il peut réaliser de petits bijoux. Ce job demande habileté et rigueur dans le geste, et de la rapidité, pour éviter les gaspillages et obtenir un bon rendu. “ Il doit aussi être autonome, parce qu’il travaille souvent seul ”.

    On en cherche 300 par an

    Connaître les bases techniques en électricité, plomberie, étanchéité et isolation est essentiel. La loi exige en principe qu’il soit en possession de la compétence professionnelle relative aux activités du plafonnage, du cimentage et de la pose de chapes. Le travail se fait souvent sur un échafaudage ou une échelle. Il ne faut pas avoir peur de la hauteur! “ Il doit aussi pouvoir supporter le contact permanent avec l’eau et la poussière ”, poursuit Geneviève Durant.

    Les plafonneurs sont vivement recherchés car le turn over est important dans cette profession. Les conditions de travail (sacs à porter sur le dos, contact avec l’eau et la poussière) pourraient l’expliquer. On estime que 300 ouvriers plafonneurs doivent être remplacés chaque année en Wallonie.

    Curieusement, il n’y a plus de section plafonneur dans l’enseignement de plein exercice en Wallonie. “ Cela n’aide pas à combler le manque de candidats ”, regrette le Forem. Les jeunes doivent se former par l’alternance ou la promotion sociale. “ Mais c’est vraiment une bonne formation, remarque Enrico Manca, gérant d’une entreprise de plafonnage du même nom dans le Hainaut. Cela permet aux jeunes d’être dans l’entreprise pendant leur formation. Ils acquièrent une vraie expérience de terrain! ” Car le problème est là: trop de jeunes sont inexpérimentés. “ Les employeurs estiment qu’ils sont trop peu rentables par rapport au coût salarial ”, constate Geneviève Durant.

    Source > http://www.jobsregions.be > Publié le 02/06/2012