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  • LE DÉBAT DE JOBSRÉGIONS: LES METIERS TECHNIQUES A L'HONNEUR

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    À la recherche de passionnés

    Les difficultés de recrutement touchent aussi bien les techniciens que certains ingénieurs

    De nombreux secteurs (construction, énergie, transports…) sont touchés par des pénuries de personnel qualifié et le problème ne s’arrange pas. Au coeur de notre débat, la réelle urgence d’améliorer l’attractivité de ce type de métiers où il y a de l’emploi et des salaires parfois très attractifs.

    Le problème n’est pas neuf. Nous avons choisi de faire le point sur la situation avec nos invités qui sont tous, à différents niveaux, concernés par ces difficultés de recruter du personnel qualifié, que ce soit des techniciens ou même des ingénieurs. Premier constat, il faut rendre à ces métiers dits techniques l’attractivité qui devrait être la leur. « Cela passe d'abord par  l'éducation des parents et par l'enseignement », explique Sophie Dobbelaere, responsable du recrutement et du développement chez Sibelga. « Les enseignants peuvent contribuer à valoriser les métiers techniques en partageant leur savoir avec passion. Mais aujourd'hui, c'est aussi le rôle des entreprises de lutter contre les stéréotypes liés à ces métiers. C'est pourquoi nous ouvrons régulièrement nos portes aux étudiants et à leurs professeurs. Ces moments d'échange permettent aux jeunes de prendre conscience des débouchés offerts par une formation technique ».

     Même son de cloche chez Electrabel. « Il y a de réelles carrières derrière ces postes techniques. Des possibilités d’évolution », note Dimitri Lauf.

     A la STIB, on épingle également la difficulté de trouver des profils techniques mais pas que ça. « On cherche des profils  techniques mais qui soient capables d’avoir un rôle de manager. Nous avons des projets techniques passionnants à gérer en vrai  manager », note Pierre Massant, de la STIB.

     BRANDING ET RECRUTEMENT

    La clé de voûte dans une entreprise ? Le recrutement, bien évidemment, qui doit être mené avec intelligence. « Le recrutement passe par de bons recruteurs », ajoute Pierre Massant. «Chez nous, nous développons, par exemple, des partenariats avec des écoles techniques, nous travaillons notre image de marque via notre site web tout en utilisant les réseaux sociaux, participant à des « Jobs Days » ou encore en menant des actions pour faire parler de nous ». Pas facile en effet d’attirer les talents alors que  les projets techniques intéressants ne manquent pas. A la STIB, par exemple, on planche sur l’automatisation des métros ou encore sur l’achat de bus hybrides. 120 seront livrés en 2016 et 2017, les premiers rouleront en octobre de l’année prochaine. Autant de défis à relever pour le personnel aussi.

     Du côté de l’entreprise, on admet qu’il y a matière à travailler pour redorer son blason. « Une bonne image est essentielle pour attirer des candidats. L'énergie est un secteur qui plaît, certes, mais pour nous il est essentiel d'aller à la rencontre des gens en participant notamment à des bourses à l'emploi ou en organisant des ateliers découverte », confirme Sophie Dobbelaere.

     Un point de vue partagé par Anne Leclercq, Directrice des agences Trace. « Il y a un lien évident entre le branding et le  recrutement. Les valeurs de l’entreprise sont aussi importantes. Elles sont différentes d’une entreprise à l’autre mais j’ai  l’impression qu’aujourd’hui, les jeunes sont davantage attirés par des valeurs sociales et sociétales », note-t-elle. Le fil conducteur ?

    La passion. «Nous constatons que ceux qui évoluent le plus rapidement sont ceux qui sont conduits par une réelle passion », conclut Sophie Dobbelaere.

    Source > L.B. sur > http://www.jobsregions.be

    Retrouver les INVITÉS > ICI