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  • HANNUT < IL VOULAIT FAIRE CROIRE À L’ONEM QU’IL CHERCHAIT UN EMPLOI

    Il a été condamné à une amende de 6.000 euros

    Jean-Claude, un Hannutois de 50 ans, avait conclu avec l'Onem (Office national de l’emploi), en 2010, un contrat qui prévoyait, dans le cadre de la « procédure d'activation », qu’il envoie des candidatures spontanées et réponses à des offres d'emploi à raison, dans chaque cas, de 2 fois par mois.

    Mais ce qui ne représentait que 4 courriers mensuels lui avait vraisemblablement paru trop pénible, puisqu'il n'avait pas accompli ces démarches.

    Convoqué le 23 septembre 2014 pour un rendez-vous avec le service « Dispo » de l'Onem qui se demandait s'il était vraiment motivé à reprendre la vie active, Jean-Claude, un quinquagénaire hannutois, avait remis des preuves de recherche d'emploi et de réponses mais les dates initiales des courriers avaient été recouvertes de Tipp-ex...

    En outre, elles ne correspondaient pas aux périodes durant lesquelles les annonces auxquelles elles étaient censées faire suite étaient parues.

    Les faits avaient été dénoncés au parquet, et Jean-Claude avait été inculpé de faux et usage de faux.

    Le tribunal correctionnel de … Le dossier complet sur votre journal LA MEUSE de ce 11/05/2016

    Source > journal LA MEUSE de ce 11/05/2016 & sur > http://www.sudinfo.be

  • LETTRE OUVERTE DU « CCBB » A L’ADMINISTRATEUR GENERAL DE L'ONEM

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    3 avril 2014, 17:11

    Lettre ouverte à Monsieur Georges Carlens, administrateur général de l'ONEM

    Cher Monsieur Carlens,

    J’ai reçu ce jour l’information du nouveau calcul de l'Onem qui rentre en vigueur ce 1er avril concernant le statut artistique. Est-ce une blague ? Dans la négative, on peut dire que vous avez un certain sens de l'humour avec vos collègues !

    Trêve de balivernes, J’ai fait mon rapide petit calcul dans une projection réaliste de ce que peut espérer gagner un artiste comme moi qui travaille  ou plutôt se bat tous les jours de sa vie pour obtenir quelques concerts et autres occupations du genre : session studio, travail de commande, etc.

    Voici donc votre calcul savant :

    Brut (par trimestre civil)  (nombre de jours prestés x 86,64 euros) = résultat / 86,64  = nombre de jours non indemnisable à rajouter aux jours déjà cochés pour les prestations.

    Si je compte en projetant 8 jours de travail/mois rémunérés à 250 euros brut/jour (ce qui est une moyenne plus qu’exceptionnelle pour un artiste travaillant en CFWB) il me faudra rembourser par trimestre à l'Onem 45 jours (47,15 euros/jours) soit  2121,75 euros.

    Cette mesure qui va certainement abasourdir pas mal de mes collègues me fait dire que non seulement, mon métier d’artiste comportait déjà une réalité financière pas simple à gérer quotidiennement mais qu’en plus, je ferais mieux de refuser du travail à l’avenir.

    Vous qui avez reçu au Forum d’Istanbul en mai 2013 le Prix AISS (1) en reconnaissance des bonnes pratiques pour l’Europe des mesures efficaces pour réduire considérablement le nombre de chômeurs, puis-je me permettre, Cher Monsieur Carlens, de vous poser cette question qui me paraît décente ?

    Combien gagnez-vous par mois en sachant que vous avez 3 mandats cumulés à savoir : administrateur général de l'Onem, membre du conseil supérieur de l’emploi et administrateur Smals (2) ?

    J’ai une petite anecdote qui vous fera sans doute sourire ou grincer

    Il se fait que j’étais comme vous invité (à mes propres frais) à Istanbul le 11 mai 2013 dans ce même bâtiment officiel qui accueillait tous les Etats membres de l’ONU pour un Forum ayant pour thème la préservation de la Forêt pour recevoir avec le réalisateur belge, Sébastien Pins  Award honorifique du meilleur court-métrage  pour son film intitulé « Ma Forêt » pour lequel J’ai composé la bande son (3).

    Je ne vous le cache pas, une véritable consécration pour tous les artistes et techniciens qui ont travaillé sur ce film !

    Nous avons été comme vous médaillés et reconnus pour notre travail. Nous avons même eu le droit de nous exprimer à la tribune des Nations Unies comme vous certainement devant le Parlement Européen. La seule différence est que nous sommes rentrés chez nous sans le moindre sous en plus dans notre escarcelle mais avec l’espoir d’avoir contribué positivement à la collectivité.

    C'est exactement à cela que sert l’Art, Cher Monsieur Carlens : partager une émotion qui fait appel au don de soi pour toucher l’autre. C'est sans doute ce que l'Onem et le législateur se devrait de réfléchir quand l’évolution de ce statut qui revêt une forme sociale extraordinaire à défendre.

    Cela ne semble plus être le cas: je suis à comptabiliser à partir d'aujourd'hui parmi les gens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

    Avec tout le respect que je vous dois Cher Monsieur Carlens, je ne peux que vous faire part de la profonde inquiétude de mon devenir en tant qu’artiste.

         Bien sincèrement,

                    www.quentindujardin.com

    PS : Bon je vous le concède, je vais m’inscrire au Forem à cette future formation obligatoire pour apprendre le buzz. Cela semble en effet être devenu le credo de l’Europe énoncé dans les textes de loi: faire disparaître le terme public pour le remplacer par le terme consommateur. A vos guitares, citoyens !

    Source > Quentin Dujardin (Guitariste-compositeur) Via le Centre Culturel Braives Burdinne > Photo > ecolo.be