nouveau livre

  • HANNUT « MES RACINES SONT BELGES MAIS MON CŒUR EST EN AFRIQUE »

    Depuis le Bénin, Fabrice Salembier publie son 1er livre (Propos recueillis par Marie-Claire Gillet)

    Expatrié au Bénin depuis septembre 2015 où il travaille pour une ONG d’aide la Jeunesse, le Hannutois Fabrice Salembier vient de publier son premier livre dans lequel il évoque son expérience du continent noir et son amour pour l’Afrique. Édité par une maison béninoise, il sera mis en vente en Belgique en décembre prochain. 

    Hannut,blog,jcd,nouveau livre,fabrice salembierOn vous connaissait déjà comme blogueur moins comme écrivain. Est-ce votre premier ouvrage ?

    C’est en effet le premier et sans doute pas le dernier puisque deux autres complètement différents sont en cours d’écriture.

    Présenté comme des notes autobiographiques, ce livre aborde quelle période de votre vie ?

    J’y évoque un demi-siècle de vie partagée entre le vieux continent et le continent noir. J’y parle de mon expérience, de mes peurs passées, d’une recherche de soi et de découvertes de sentiments, des notions que je pensais oubliés. C’est aussi une histoire d’amour entre l’Afrique et moi.

    Pourquoi l’avoir écrit maintenant ?

    Certains moments étaient écrits depuis longtemps sous la forme d’un carnet de voyage. J’écrivais avant tout pour moi, pour le souvenir. Ici au Bénin, par le biais de diverses rencontres, je me suis raconté et les gens m’ont alors incité à aller de l’avant, à faire connaître ma vision d’une vie comme une autre. J’ai donc été séduit par l’idée et j’ai aussi voulu montrer par là qu’il est possible de se faire éditer au Bénin car, contrairement à ce que l’on pense, il y a des maisons d’éditions, tenues par de formidables auteurs, de qualité ici au Bénin.

    Que signifie le titre, Sinibagirwa ?

    « Je n’oublie pas » en langue bantoue du Rwanda, le Kinyarwanda. J’ai vécu le génocide dans ce pays. Ça ne s’oublie pas…

    Est-il déjà en vente en Belgique ?

    Non. Il ne sera disponible en Belgique qu’au mois de décembre. Il y aura une séance de dédicaces le samedi 9 décembre de 15 à 18h30 au magasin « What Else » à Hannut (Rue de Landen 92) et une autre, le samedi 16 décembre de 15 à 19h à l'Instant Présent à Hannut (Grand Place). Les ventes seront concentrées sur Hannut. Le prix en Belgique est fixé à 15 euros et une partie de l’argent récolté servira aussi à aider des personnes qui en ont besoin au Bénin.

    Qu’est ce qui vous a motivé à retourner en Afrique en 2015 ?

    Quand j’ai dû quitter le Rwanda, je me suis juré de repartir sur ce continent, même si cela devait prendre 20 ans. 21 ans après, j’y étais… Vous savez, quand l’Afrique vous embrasse, il est difficile d’y résister. Mes racines sont belges mais mon cœur est ici.

    Comptez-vous revenir prochainement à Hannut ?

    En vacances. C’est prévu fin novembre et pour tout le mois de décembre, revoir la famille, ma fille et les amis. Ce sont toujours de bons moments.

    Sinibagirwa de Fabrice Salembier, aux éditions « Venus d’Ebène », 15 €

    La suite sur votre journal LA MEUSE H/W de ce mardi 03/10/2017

    Source > Marie-Claire Gillet sur votre journal LA MEUSE H/W de ce mardi 03/10/2017

    AUTRE ARTICLE Sur cette même page

    Élections 2018  > La campagne se fera sans lui !  

    Lors des précédents scrutins, le Hannutois avait animé la toile. Particulièrement en 2012 avec son blog « Devenez bourgmestre de Hannut », où, … La suite sur votre journal LA MEUSE H/W de ce mardi 03/10/2017

    Voir notre article précédent du 27/09 sur ce blog > http://hannut.blogs.sudinfo.be/archive

  • FABRICE SALEMBIER (HANNUTOIS EXPATRIÉ) > SON LIVRE « SINIBAGIRWA » VIENT DE PARAÎTRE AUX EDITIONS VÉNUS D’EBÈNE

    Sinibagirwa vient de paraitre aux éditions « Venus d’Ebène »

    Un belge qui publie un premier ouvrage au Bénin et au sein d’une maison d’éditions béninoise, voilà déjà une chose peu commune.

    Une préface d’une auteure béninoise en la personne de madame Carmen Toudonou, une postface d’un auteur béninois, monsieur Habib Dakpogan, des liens d’amitié profonds. Une histoire d’amour aussi entre moi, le Rwanda et le Bénin.

    (…) puis il y a les optimistes de la vie comme Grégoire Nakobomayo de l’african psycho d’Alain Mabanckou, personnages qui révèlent le meilleur d’eux-mêmes alors que les conditions ne les y prédestinent pas, même si la positivité n’est pas toujours autant partagée que le bon sens cartésien. C’est dans cette dernière optique que se situe la geste de Fabrice Salembier, propre héros de son ouvrage, voyageur infatigable, passionne de l’autre, qui aura mis du temps pour se découvrir a lui-même, dans une quête de l’identité, qui l’aura conduit non pas seulement a l’afrique, mais surtout jusqu’a l’autre.

    Carmen f. Toudonou

    Je précise, car cela m’a déjà été demande, que le geste est un ensemble de récits relatant les hauts faits de héros ou de personnages illustres…

    Merci à mes grands-parents qui m’ont enseigné les valeurs de la vie.

    Merci à mes parents, en Belgique, qui m’ont continuellement éclairé sur le chemin de cette même vie, à ma fille Megan à qui j’adresse toute ma fierté de papa, à Carmen Toudonou et Habib Dakpogan pour leurs conseils, leurs éclairages et compétences, à Gedeon Kpassenon pour son accueil et sa disponibilité, à celles et ceux qui me permettent encore de croire en l’Humain, aux peuples rwandais et béninois pour leur accueil.

     « N’est étranger que celui qui ne s’intéresse pas aux autres »…

    #Sinibagirwa #Ecriture #Autobiographie #Optimisme #Benin #Rwanda #Gisenyi #Ouidah #Afrique #Decouverte #Autre #Rencontre #Lecture #Tranchesdevie #Histoiresinguliere #FaauBenin

    FAB sur Facebook > https://www.facebook.com/salembier.fabrice

  • THISNES (HANNUT) > UN NOUVEAU LIVRE D’ANDRÉ MOTTET, > UN HESBIGNON AU PATOIS SENTANT BON SA TERRE >

    « NOSS’LINGADJE, WALLON(s) Dél HèsBAYE » Ouvrage de 192 pages entièrement en Wallon > Préface de Bruno Heureux.

    Fier de ses racines ancrées en terre de Thisnes-en-Hesbaye, André Mottet, nous propose, dans cet ouvrage, une superbe balade aux accents, senteurs et sonorités d’un wallon bien de chez nous.

    Sans la citer, son invitation évoque une réflexion de mon ami Julos Beaucarne : « Le wallon, c’est le latin venu à pied à travers les âges. » Bien vu, car il en a pris du temps, le wallon, pour traverser les siècles jalonnés de guerres, d’époques rutilantes ou de disette ; car il lui en a fallu du génie pour arriver jusqu’à nous, se faisant petit, malin, finaud, frondeur pour survivre aux chausse-trapes de l’histoire, mais se révélant gourmet et gouailleur pour savourer les temps de grâce, de ripailles et de kermesses.

    Pour Julos, LE wallon est un terme générique regroupant tous les patois de racine romane parvenus jusqu’à nos contrées. Car le latin, prolifique en enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants, s’est métissé au fil de l’âge et de ses rencontres, multipliant cousinages autochtones, alliances étrangères, fréquentant princes et besogneux, courtisant reines et soubrettes, côtoyant riches et va-nu-pieds, rêvant avec poètes et chemineaux, partageant sa couche dans les draps de lin des châteaux et sur la paille des granges… Si bien que, s’échappant peu à peu de l’emprise de l’ancêtre latin, les langues wallonnes ont aussi, progressivement et le plus souvent, quitté les autoroutes des puissants pour emprunter les chemins de traverse du temps qui prend le temps de le perdre, tout en découvrant le vécu des gens « d’en bas » ; sentiers caillouteux et sentes sinueuses ont alors mené les wallons à la rencontre des peuples régionaux dont ils se sont imprégnés des coutumes, odeurs, traditions, expressions, accents, métiers… bien différents d’une région à l’autre. Chacune de ces dernières faisant preuve de telles originalité et personnalité qu’il n’est pas interdit de penser, audacieusement, certes, que « patois » pourrait aussi signifier « Pas toi », mais « Moi… à l’identité différente de la tienne, même si son rayonnement ne dépasse pas les limites de ma région, voire de mon village ! » En résumé, « pas toi, mais moi, différent de toi, et fier de l’être ! »

    En cours de périple, une de ces langues wallonnes a fait étape dans la campagne hesbignonne, pensant s’y reposer avant de poursuivre sa route. Mais, rapidement séduite par les qualités de cette belle région, elle s’y est installée et y a pris racine. C’est que les gars y étaient beaux et vigoureux au travail, les filles avenantes et accueillantes, même pour l’étranger, la terre généreuse en moissons de blé d’or et en grasses récoltes de betteraves ; c’est aussi que chaque métier y était façonnage d’artisan et chaque ouvrage œuvre d’art ; que le houblon (em)brassé y compensait généreusement la sueur pleurée dans l’effort du labeur ; que les danses et musiques populaires y rythmaient les fêtes annuelles et familiales ; que l’humilité, la simplicité, l’entraide et le bon sens y épiçaient le quotidien… en résumé, que la vie y était dure, certes, mais bonne à partager avec les voisins…. Et c’est ainsi qu’est est né ici, a grandi et s’est perpétué « Noss’ lingadge, walon dèl Hèsbaye ».

    Pourtant, il n’y a pas si longtemps, l’évolution industrielle, économique, technologique, informatique, gavée à l’unique rentabilité en vue d’un égoïste profit, a peu à peu tué les métiers d’antan, leurs outils, les termes de leur usage. Si bien qu’aujourd’hui, pareil à ses frères et cousins, le wallon de chez nous est devenu une espèce en voie de disparition, un chef d’œuvre en péril. Au point qu’un jour, ma plume n’a pu s’empêcher de traduire en quelques mots ce que les gens d’ici ressentaient :

     "Mon pays, c’est un patois qui nous vient d’autrefois ;

     C’est l’odeur d’un terroir peu épris de la gloire ;

     C’est encore une langue qui va mourir exsangue

     Si les vieux des villages n’en font plus l’élevage.

     Ce constat pessimiste, André Mottet l’a fait, lui aussi. Mais, fier de ses racines, nourri au wallon d’amon nos ôtes, élevé dans les rugueuses mais enrichissantes valeurs familiales hesbignonnes, s’harmonisant aux saisons rurales qui ont rythmé sa vie, l’homme s’est confié comme mission de protéger de l’oubli un patrimoine et une culture humanistes, qu’il veut transmettre aux générations prochaines sous la forme d’ouvrages en wallon de chez nous. Une démarche généreuse, que personne, mieux que lui, n’aurait pu entreprendre.

    Vous en doutez ? Regardez, alors, le personnage, venir à vous : moustaches gauloises au vent, chaussures accusant lieues et arpents parcourus dans une glèbe généreuse, sempiternel chapeau, qui en a vu des soleils et des averses, abritant un regard pétillant, l’homme prend le temps de partager l’instant présent avec vous, voisins ou « étrangers » de passage….vraiment, avec un peu d’imagination, on pourrait penser qu’à l’image de notre wallon, André Mottet est, lui aussi, venu à pied, du fin fond des âges !!!

     Non, n’exagérons pas, l’ancien régisseur des domaines royaux n’est pas venu de si loin. Mais, une fois à la retraite, fidèle à ses aïeux qui ont façonné cette terre et entretenu sa langue si belle, André Mottet a fait de l’écritoire l’endroit de prédilection pour concrétiser son entreprise de sauvetage du wallon de chez nous. Armé de dictionnaires, grammaires et lexiques de toutes sortes, il s’est lancé dans une aventure aux facettes variées : traduction de pièces pour le théâtre local, revisite d’auteurs régionaux et parfois d’ailleurs, compositions et réflexions personnelles enracinées dans un passé riche d’anecdotes savoureuses et de sagesse ancestrale, escapades chez d’autres langages voisins… Son cheminement littéraire et historique, André l’a tracé avec un vrai talent, avec la rigueur et la justesse d’un linguiste, avec le regard affectueux du paysan respectueux de la terre, de ses chemins creux, des haies où nichent les oiseaux propriétaires ou locataires de l’endroit, de ses rares bosquets, derniers refuges pour le petit gibier...

     Merci, André, pour le plaisir que tu m’as donné lors de la découverte de tableaux dignes de grands peintres, paysagiste ou portraitistes, transposés au gré de ta plume inspirée. Merci, particulièrement, pour mon coup de cœur personnel qu’a été la relecture, en wallon, de nombreuses fables de La Fontaine ; au point que, selon moi, ce dernier, par son bon sens et celui de l’observation des gens, mériterait, à titre posthume, la médaille d’honneur de vrai Hesbignon !!!

     Amis lecteurs, vous l’avez compris, cet ouvrage est synonyme de plaisir ; celui de redécouvrir les charmes subtiles et enivrants d’une langue aux sonorités et accents parfois imités ailleurs mais jamais égalés ; celui, aussi, de découvrir une région au travers d’un homme qui, avec amour et reconnaissance, parle de sa terre natale et des gens d’ici au travers d’un langage unique, celui de chez nous. Car, autant que la langue française à qui les destinait Yves Duteil, notre wallon mérite, lui aussi, les compliments de ces quelques vers du célèbre poète-chansonnier :

    « C'est une langue belle, avec des mots superbes,

     Qui porte son histoire à travers ses accents,

     Où l'on sent la musique et le parfum des herbes,

     Le fromage de chèvre et le pain de froment »

    Bruno Heureux, poète-chansonnier, > Thisnes-en-Hesbaye, février 2017.

    Le livre est disponible au prix de 15€ chez l’auteur > 019/63 76 46 ou > andrémottet47@gmail.com

     INTRODUCTION

    Sauf indication contraire, les textes présentés dans ce recueil, sont rédigés en wallon liégeois en respectant en principe l’orthographe FELLER ou celle proposée par Jean HAUST dans son Dictionnaire Liégeois, réédition de 2008.

     En principe également, lorsqu’un mot connaît plusieurs variantes selon les sous-régions du dialecte liégeois, nous avons systématiquement choisi la variante se rapprochant le plus de celle pratiquée par l’auteur ou utilisée dans la région de Hannut-Huy-Waremme, sinon celle qui est indiquée comme telle par J.HAUST.

     Outre les indications grammaticales dudit J.HAUST, le Manuel pratique de Grammaire Wallonne, de Joseph BERTRAND et Jo DUCHENE, fut notre principale référence grammaticale.

     Le Dictionnaire de wallon liégeois, de Simon STASSE, réédition 2015, nous aida également pour la conjugaison correcte de certains verbes difficiles.

     Dans ce recueil, nous avons privilégié le wallon liégeois pour la traduction d’auteurs célèbres, comme Jean de LA FONTAINE, Alphonse DAUDET, Gabriel CHEVALLIER, Alphonse ALLAIS, etc. et réservé en général le wallon de THISNES-en-HESBAYE (jadis Thisnes-lez-Hannut ) pour les compositions tirées de notre imagination.

    Ce wallon de Thisnes appartient à la famille du centre-wallon, proche du namurois, mais les spécialistes considèrent que le village voisin CREHEN constitue l’extrême limite du dialecte liégeois.

     Ainsi l’entité hannutoise peut-elle se parer d’un titre de «Creûj’lêye dèl walon’rêye» puisqu’aussi bien y parle-t-on au moins trois dialectes différents selon les villages qui la composent, savoir :

    - Merdorp, qui relève de l’aire du Namurois ;

    - Grand-Hallet, Petit-Hallet, [Hannut], Thisnes et Wansin, apparentés au centre-wallon comme ORP-JAUCHE ;

    - Avernas, Bertrée, Blehen, Cras-Avernas, Poucet, Trognée, Abolens [Hannut], Crehen, Villers-le-Peuplier, Lens-St-Remi, Moxhe et Avin, qui revendiquent l’aire du Liégeois.

     On notera qu’à Thisnes, la dramatique locale joue exclusivement en Liégeois depuis la dernière guerre (à défaut d’auteur du cru ).

     Faut-t-il encore dire, qu’outre ces différentes appartenances, les accents locaux compliquent la tâche des écrivains qui tentent de reproduire à l’écrit, le langage oral de leurs parents ; ce n’est pas Jules J.MASY qui me contredira avec son accent typique de Moxhe.

     Et Thisnes n’est pas en reste avec ses deux accents selon qu’on habite « al Grond-route » ou « è Mignawégn’ »

    Les textes en wallon de Thisnes se veulent en principe d’éviter l’affreux accent en « aign’ » proche de Crehen, mais nous n’oserions pas jurer qu’une exception ou l’autre ne trahit pas une ascendance Crehinoise.

    Par ailleurs, une double ascendance paternelle de Hemptinne (Eghezée); nous avait bercé d’un chaleureux et fascinant langage namurois, et c’est sans peine que les études et le service militaire nous confinèrent en pays namurois, sans oublier nos errances footbalistiques à Merdorp.

     Tout cela pour vous dire le plaisir de faire intervenir dans nos textes le merveilleux Charles MASSAUX, rwè dès minteûrs namurwès.

     Le Lexique brabançon (Dion-le-Val et environs), de l’Abbé Albert MASSAUX , facilita nos écritures en Namurois, mais nous révélèrent également quelques savoureuses expressions et anecdotes de la vie wallonne.

    Enfin, certains textes ou expressions du monde rural et surtout agricole, trouvèrent pareillement appui sur le remarquable ouvrage Des gens et des bêtes de Jean-Jacques GAZIAUX, éd. à Jodoigne en 1999, une référence extraordinaire pour une époque hesbignonne peut-être révolue, mais qui était celle de nos parents et grands-parents et que nous avons encore si bien connue dans notre enfance,…il y a à peine 50 ans !

    Priyîre divant dè scrîre è walon 9

    TEXTES è Thîn’wès :

    Påters d’on djårdinî 10

     Dèl djote 12

     On tchampion à Mièrdo 16

     Mémwère 17

     Croco-liyon 28

     Charlie-Hebdo 29

     Nos avons sti sins courant 33

     Novèles 43

     Sint-Nicolèye 47

     L’ ètèr’mint da Batisse 49

     Gazètis 51

     Neûre frake 52

     Mi tchèt èt m’tchîyère d’èglîse 53

     Marie-Tèrése à k’fèsse 55

     Li via èt l’raskignou 59

     Thîn’ 61

     Tchérète 63

     Li payîzan qui coure après s’via 65

    TEXTES è Lîdjwès

    Fåves da Jean de LA FONTAINE

    Li Frimouche èt l’Cok d’awous’ 67

     Li Lîve èt li Tortue 69

     Li Cwèrbå èt li R’nå 71

     Li Rat dèl vèye èt l’Rat dès Tchamps 73

     Li Leû èt l’Ognê 75

     Li bèzèce 77

     Li Rin.ne qui s’voléve fé ossu grosse qu’on Boû 79

     Li Leû èt l’Tchin 81

     Li djône feume avou s’pot å lècê 85

     L’ Ågne èt sès mêsses 89

     Li cinsî èt sès èfants 93

     Li Rat èt l’Èlèfant 95

     Li Mosse di ritche èt lès plêtieûs 97

     Li Tchin.ne èt l’rozia 99

    Gabriel CHEVALLIER

     Li curé Ponosse (extrait de Clochemerle) 100

    Dès ôtès scrièdjes

     Lodjî à l'âbe coûte-djoye (traduit de Alphonse Allais) 108

     Tu quoque (traduction) 109

    Li crèyåcion dè monde

    (peûre invancion è walon d’Thîn’)

    Li djoû « zéro »; lès prumîs djoûs 110

     Adam & Eve å paradis 149

     Li dèludje , NOWÉ & ADADA à batia 182

     Priyîre po -z- achèver 199

  • THISNES (HANNUT) > NOUVEAU LIVRE D’ANDRÉ MOTTET, > UN HESBIGNON AU PATOIS SENTANT BON SA TERRE >

    « NOSS’LINGADJE, WALLON(s) Dél HèBAYE » Ouvrage de 192 pages entièrement en Wallon > Préface de Bruno Heureux.

    Fier de ses racines ancrées en terre de Thisnes-en-Hesbaye, André Mottet, nous propose, dans cet ouvrage, une superbe balade aux accents, senteurs et sonorités d’un wallon bien de chez nous.

    Sans la citer, son invitation évoque une réflexion de mon ami Julos Beaucarne : « Le wallon, c’est le latin venu à pied à travers les âges. » Bien vu, car il en a pris du temps, le wallon, pour traverser les siècles jalonnés de guerres, d’époques rutilantes ou de disette ; car il lui en a fallu du génie pour arriver jusqu’à nous, se faisant petit, malin, finaud, frondeur pour survivre aux chausse-trapes de l’histoire, mais se révélant gourmet et gouailleur pour savourer les temps de grâce, de ripailles et de kermesses.

    Pour Julos, LE wallon est un terme générique regroupant tous les patois de racine romane parvenus jusqu’à nos contrées. Car le latin, prolifique en enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants, s’est métissé au fil de l’âge et de ses rencontres, multipliant cousinages autochtones, alliances étrangères, fréquentant princes et besogneux, courtisant reines et soubrettes, côtoyant riches et va-nu-pieds, rêvant avec poètes et chemineaux, partageant sa couche dans les draps de lin des châteaux et sur la paille des granges… Si bien que, s’échappant peu à peu de l’emprise de l’ancêtre latin, les langues wallonnes ont aussi, progressivement et le plus souvent, quitté les autoroutes des puissants pour emprunter les chemins de traverse du temps qui prend le temps de le perdre, tout en découvrant le vécu des gens « d’en bas » ; sentiers caillouteux et sentes sinueuses ont alors mené les wallons à la rencontre des peuples régionaux dont ils se sont imprégnés des coutumes, odeurs, traditions, expressions, accents, métiers… bien différents d’une région à l’autre. Chacune de ces dernières faisant preuve de telles originalité et personnalité qu’il n’est pas interdit de penser, audacieusement, certes, que « patois » pourrait aussi signifier « Pas toi », mais « Moi… à l’identité différente de la tienne, même si son rayonnement ne dépasse pas les limites de ma région, voire de mon village ! » En résumé, « pas toi, mais moi, différent de toi, et fier de l’être ! »

    En cours de périple, une de ces langues wallonnes a fait étape dans la campagne hesbignonne, pensant s’y reposer avant de poursuivre sa route. Mais, rapidement séduite par les qualités de cette belle région, elle s’y est installée et y a pris racine. C’est que les gars y étaient beaux et vigoureux au travail, les filles avenantes et accueillantes, même pour l’étranger, la terre généreuse en moissons de blé d’or et en grasses récoltes de betteraves ; c’est aussi que chaque métier y était façonnage d’artisan et chaque ouvrage œuvre d’art ; que le houblon (em)brassé y compensait généreusement la sueur pleurée dans l’effort du labeur ; que les danses et musiques populaires y rythmaient les fêtes annuelles et familiales ; que l’humilité, la simplicité, l’entraide et le bon sens y épiçaient le quotidien… en résumé, que la vie y était dure, certes, mais bonne à partager avec les voisins…. Et c’est ainsi qu’est est né ici, a grandi et s’est perpétué « Noss’ lingadge, walon dèl Hèsbaye ».

    Pourtant, il n’y a pas si longtemps, l’évolution industrielle, économique, technologique, informatique, gavée à l’unique rentabilité en vue d’un égoïste profit, a peu à peu tué les métiers d’antan, leurs outils, les termes de leur usage. Si bien qu’aujourd’hui, pareil à ses frères et cousins, le wallon de chez nous est devenu une espèce en voie de disparition, un chef d’œuvre en péril. Au point qu’un jour, ma plume n’a pu s’empêcher de traduire en quelques mots ce que les gens d’ici ressentaient :

     "Mon pays, c’est un patois qui nous vient d’autrefois ;

     C’est l’odeur d’un terroir peu épris de la gloire ;

     C’est encore une langue qui va mourir exsangue

     Si les vieux des villages n’en font plus l’élevage.

     Ce constat pessimiste, André Mottet l’a fait, lui aussi. Mais, fier de ses racines, nourri au wallon d’amon nos ôtes, élevé dans les rugueuses mais enrichissantes valeurs familiales hesbignonnes, s’harmonisant aux saisons rurales qui ont rythmé sa vie, l’homme s’est confié comme mission de protéger de l’oubli un patrimoine et une culture humanistes, qu’il veut transmettre aux générations prochaines sous la forme d’ouvrages en wallon de chez nous. Une démarche généreuse, que personne, mieux que lui, n’aurait pu entreprendre.

    Vous en doutez ? Regardez, alors, le personnage, venir à vous : moustaches gauloises au vent, chaussures accusant lieues et arpents parcourus dans une glèbe généreuse, sempiternel chapeau, qui en a vu des soleils et des averses, abritant un regard pétillant, l’homme prend le temps de partager l’instant présent avec vous, voisins ou « étrangers » de passage….vraiment, avec un peu d’imagination, on pourrait penser qu’à l’image de notre wallon, André Mottet est, lui aussi, venu à pied, du fin fond des âges !!!

     Non, n’exagérons pas, l’ancien régisseur des domaines royaux n’est pas venu de si loin. Mais, une fois à la retraite, fidèle à ses aïeux qui ont façonné cette terre et entretenu sa langue si belle, André Mottet a fait de l’écritoire l’endroit de prédilection pour concrétiser son entreprise de sauvetage du wallon de chez nous. Armé de dictionnaires, grammaires et lexiques de toutes sortes, il s’est lancé dans une aventure aux facettes variées : traduction de pièces pour le théâtre local, revisite d’auteurs régionaux et parfois d’ailleurs, compositions et réflexions personnelles enracinées dans un passé riche d’anecdotes savoureuses et de sagesse ancestrale, escapades chez d’autres langages voisins… Son cheminement littéraire et historique, André l’a tracé avec un vrai talent, avec la rigueur et la justesse d’un linguiste, avec le regard affectueux du paysan respectueux de la terre, de ses chemins creux, des haies où nichent les oiseaux propriétaires ou locataires de l’endroit, de ses rares bosquets, derniers refuges pour le petit gibier...

     Merci, André, pour le plaisir que tu m’as donné lors de la découverte de tableaux dignes de grands peintres, paysagiste ou portraitistes, transposés au gré de ta plume inspirée. Merci, particulièrement, pour mon coup de cœur personnel qu’a été la relecture, en wallon, de nombreuses fables de La Fontaine ; au point que, selon moi, ce dernier, par son bon sens et celui de l’observation des gens, mériterait, à titre posthume, la médaille d’honneur de vrai Hesbignon !!!

     Amis lecteurs, vous l’avez compris, cet ouvrage est synonyme de plaisir ; celui de redécouvrir les charmes subtiles et enivrants d’une langue aux sonorités et accents parfois imités ailleurs mais jamais égalés ; celui, aussi, de découvrir une région au travers d’un homme qui, avec amour et reconnaissance, parle de sa terre natale et des gens d’ici au travers d’un langage unique, celui de chez nous. Car, autant que la langue française à qui les destinait Yves Duteil, notre wallon mérite, lui aussi, les compliments de ces quelques vers du célèbre poète-chansonnier :

    « C'est une langue belle, avec des mots superbes,

     Qui porte son histoire à travers ses accents,

     Où l'on sent la musique et le parfum des herbes,

     Le fromage de chèvre et le pain de froment »

    Bruno Heureux, poète-chansonnier, > Thisnes-en-Hesbaye, février 2017.

    Le livre est disponible au prix de 15€ chez l’auteur > 019/63 76 46 ou > andrémottet47@gmail.com

     INTRODUCTION

    Sauf indication contraire, les textes présentés dans ce recueil, sont rédigés en wallon liégeois en respectant en principe l’orthographe FELLER ou celle proposée par Jean HAUST dans son Dictionnaire Liégeois, réédition de 2008.

     En principe également, lorsqu’un mot connaît plusieurs variantes selon les sous-régions du dialecte liégeois, nous avons systématiquement choisi la variante se rapprochant le plus de celle pratiquée par l’auteur ou utilisée dans la région de Hannut-Huy-Waremme, sinon celle qui est indiquée comme telle par J.HAUST.

     Outre les indications grammaticales dudit J.HAUST, le Manuel pratique de Grammaire Wallonne, de Joseph BERTRAND et Jo DUCHENE, fut notre principale référence grammaticale.

     Le Dictionnaire de wallon liégeois, de Simon STASSE, réédition 2015, nous aida également pour la conjugaison correcte de certains verbes difficiles.

     Dans ce recueil, nous avons privilégié le wallon liégeois pour la traduction d’auteurs célèbres, comme Jean de LA FONTAINE, Alphonse DAUDET, Gabriel CHEVALLIER, Alphonse ALLAIS, etc. et réservé en général le wallon de THISNES-en-HESBAYE (jadis Thisnes-lez-Hannut ) pour les compositions tirées de notre imagination.

    Ce wallon de Thisnes appartient à la famille du centre-wallon, proche du namurois, mais les spécialistes considèrent que le village voisin CREHEN constitue l’extrême limite du dialecte liégeois.

     Ainsi l’entité hannutoise peut-elle se parer d’un titre de «Creûj’lêye dèl walon’rêye» puisqu’aussi bien y parle-t-on au moins trois dialectes différents selon les villages qui la composent, savoir :

    - Merdorp, qui relève de l’aire du Namurois ;

    - Grand-Hallet, Petit-Hallet, [Hannut], Thisnes et Wansin, apparentés au centre-wallon comme ORP-JAUCHE ;

    - Avernas, Bertrée, Blehen, Cras-Avernas, Poucet, Trognée, Abolens [Hannut], Crehen, Villers-le-Peuplier, Lens-St-Remi, Moxhe et Avin, qui revendiquent l’aire du Liégeois.

     On notera qu’à Thisnes, la dramatique locale joue exclusivement en Liégeois depuis la dernière guerre (à défaut d’auteur du cru ).

     Faut-t-il encore dire, qu’outre ces différentes appartenances, les accents locaux compliquent la tâche des écrivains qui tentent de reproduire à l’écrit, le langage oral de leurs parents ; ce n’est pas Jules J.MASY qui me contredira avec son accent typique de Moxhe.

     Et Thisnes n’est pas en reste avec ses deux accents selon qu’on habite « al Grond-route » ou « è Mignawégn’ »

    Les textes en wallon de Thisnes se veulent en principe d’éviter l’affreux accent en « aign’ » proche de Crehen, mais nous n’oserions pas jurer qu’une exception ou l’autre ne trahit pas une ascendance Crehinoise.

    Par ailleurs, une double ascendance paternelle de Hemptinne (Eghezée); nous avait bercé d’un chaleureux et fascinant langage namurois, et c’est sans peine que les études et le service militaire nous confinèrent en pays namurois, sans oublier nos errances footbalistiques à Merdorp.

     Tout cela pour vous dire le plaisir de faire intervenir dans nos textes le merveilleux Charles MASSAUX, rwè dès minteûrs namurwès.

     Le Lexique brabançon (Dion-le-Val et environs), de l’Abbé Albert MASSAUX , facilita nos écritures en Namurois, mais nous révélèrent également quelques savoureuses expressions et anecdotes de la vie wallonne.

    Enfin, certains textes ou expressions du monde rural et surtout agricole, trouvèrent pareillement appui sur le remarquable ouvrage Des gens et des bêtes de Jean-Jacques GAZIAUX, éd. à Jodoigne en 1999, une référence extraordinaire pour une époque hesbignonne peut-être révolue, mais qui était celle de nos parents et grands-parents et que nous avons encore si bien connue dans notre enfance,…il y a à peine 50 ans !

    Priyîre divant dè scrîre è walon 9

    TEXTES è Thîn’wès :

    Påters d’on djårdinî 10

     Dèl djote 12

     On tchampion à Mièrdo 16

     Mémwère 17

     Croco-liyon 28

     Charlie-Hebdo 29

     Nos avons sti sins courant 33

     Novèles 43

     Sint-Nicolèye 47

     L’ ètèr’mint da Batisse 49

     Gazètis 51

     Neûre frake 52

     Mi tchèt èt m’tchîyère d’èglîse 53

     Marie-Tèrése à k’fèsse 55

     Li via èt l’raskignou 59

     Thîn’ 61

     Tchérète 63

     Li payîzan qui coure après s’via 65

    TEXTES è Lîdjwès

    Fåves da Jean de LA FONTAINE

    Li Frimouche èt l’Cok d’awous’ 67

     Li Lîve èt li Tortue 69

     Li Cwèrbå èt li R’nå 71

     Li Rat dèl vèye èt l’Rat dès Tchamps 73

     Li Leû èt l’Ognê 75

     Li bèzèce 77

     Li Rin.ne qui s’voléve fé ossu grosse qu’on Boû 79

     Li Leû èt l’Tchin 81

     Li djône feume avou s’pot å lècê 85

     L’ Ågne èt sès mêsses 89

     Li cinsî èt sès èfants 93

     Li Rat èt l’Èlèfant 95

     Li Mosse di ritche èt lès plêtieûs 97

     Li Tchin.ne èt l’rozia 99

    Gabriel CHEVALLIER

     Li curé Ponosse (extrait de Clochemerle) 100

    Dès ôtès scrièdjes

     Lodjî à l'âbe coûte-djoye (traduit de Alphonse Allais) 108

     Tu quoque (traduction) 109

    Li crèyåcion dè monde

    (peûre invancion è walon d’Thîn’)

    Li djoû « zéro »; lès prumîs djoûs 110

     Adam & Eve å paradis 149

     Li dèludje , NOWÉ & ADADA à batia 182

     Priyîre po -z- achèver 199

  • BIENTÔT À CHEZ « AUTRE CHOSE » A HANNUT > PRÉSENTATION DU LIVRE « LES PAPAS »

    A quelques jours de la fête des pères, ce nouveau recueil de nouvelles de Michel Torrekens arrive au bon moment.

    Cet auteur belge, qui a déjà deux recueils de nouvelles et un roman à son actif, (« Le géranium de Monsieur Jean », paru aux éditions Zellige et primé par le prix Saga Café du meilleur premier roman belge francophone), nous revient avec un recueil intitulé ‘’Papas!’’, toujours chez Zellige, dans une collection consacrée aux auteurs belges, « Vents du Nord ».

    Ce sont treize portraits de pères. Autant de rencontres (parfois heureuses) ou de rendez-vous (souvent manqués) avec leur fils ou leur fille. Pas de sociologie, ni de journalisme dans ‘’Papas’’!, mais treize fictions pour dire plusieurs manières d’être père aujourd’hui, dans la proximité ou la distance. S’expriment dans ces nouvelles une émotion et une forme d’appel à plus de paternité dans nos sociétés. D’où ce titre en forme de cri : Papas! Des récits aux tons variés, qui abordent des réalités d’aujourd’hui, avec pour décors la Mer du Nord, le Burkina Faso, la capitale de l’Europe… et une certaine belgitude. Le livre est préfacé par Patrick Nothomb, père d’Amélie.

    Nous aurons la chance de recevoir Michel Torrekens ce mercredi 8 juin à 20h00 à la librairie Autre Chose de Hannut, pour une rencontre et un échange sur « les papas » ! Est ce qu’ils ont changés par rapport à la génération précédente ? A quoi aspirent-ils ? Quelles sont leurs joies, leur peines ou leur désillusions.

    Venez en discuter avec nous !

    Info et renseignements : 019/637267.

    Source > http://www.hannut.be