négociation

  • QUI OSE PARLER SALAIRE LORS DU RECRUTEMENT

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    Dans quelle mesure les directeurs RH sont-ils prêts à parler salaire ?

    Qui aborde la question pendant le processus de recrutement et quel est le moment le plus propice ?

    Une enquête indépendante, menée à la demande du cabinet de recrutement spécialisé Robert Half auprès de 200 directeurs RH belges, apporte des réponses à ces questions. Pratiquement quatre directeurs RH sur dix (38 %) affirment que, comparativement à l’année dernière, ils ont une plus grande propension à parler salaire avec les candidats. Les responsables RH flamands (44 %) y sont davantage enclins que leurs homologues wallons (37 %) et bruxellois (33 %). Toutefois, 40 % déclarent que rien n’a changé à cet égard et 16 % disent même qu’ils y sont moins prêts qu’avant.

    Malgré la disposition croissante de la part de nombreux directeurs RH belges à négocier les salaires de départ, la Belgique figure en dernière place du classement européen. En moyenne, 54 % des 1200 responsables RH européens interrogés en Allemagne, en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Autriche, en Suisse et en Belgique déclarent être plus enclins à négocier les salaires. Le Royaume-Uni et l’Allemagne se positionnent en tête avec respectivement 67 % et 65 %. La Belgique se classe dernière avec 38 %.

    Frédérique Bruggeman, Managing Director Robert Half Belux, commente : « Le marché de l’emploi change peu à peu : les opportunités d’emploi sont plus nombreuses et de plus en plus de candidats cherchent à nouveau activement une nouvelle carrière. Bien que de nombreux directeurs RH belges tiennent compte de cette évolution du marché de l’emploi en se tenant prêts à négocier les salaires, la Belgique est à la traîne par rapport au reste de l’Europe. Les entreprises doivent pourtant bien prendre en considération que les meilleurs candidats disposant de compétences très prisées ou difficiles à trouver, reçoivent généralement plusieurs offres et se trouvent dès lors en position de force pour négocier leur salaire. Il est donc important de développer une politique salariale compétitive visant non seulement à engager les meilleurs collaborateurs, mais aussi à les retenir. »

    LE CANDIDAT INITIE LA DISCUSSION

    Qui aborde la question et à quel moment ? Traditionnellement, c’est l’employeur qui entame la discussion concernant la rémunération lors de l’entretien d’embauche. On constate toutefois une évolution à cet égard étant donné qu’à peine 16 % des directeurs RH déclarent que seule l’entreprise peut aborder la question du salaire. La majorité des directeurs RH accueillent donc favorablement l’idée que le candidat initie la discussion à propos de la rémunération.  4 % considèrent qu’il est approprié de le faire au moment de la candidature ou lors du premier entretien d’embauche, 38 % disent qu’il vaut mieux attendre le deuxième entretien et 23 % trouvent que le salaire ne peut être négocié que lors du dernier entretien ou à l’engagement.

     « De plus en plus de candidats indiquent pro activement leurs attentes salariales pendant le processus de recrutement. Ces dernières années, l’accent n’est plus mis exclusivement sur le salaire proprement dit. Les candidats communiquent également de plus en plus par rapport à leurs attentes en matière d’avantages extralégaux. Si l’on veut aborder le processus de recrutement avec la plus grande efficacité possible, il est important que l’employeur potentiel et le candidat ne tardent pas à entamer un dialogue ouvert et réaliste à cet égard », conclut Frédérique Bruggeman.

    POUR BIEN NÉGOCIER SON FUTUR SALAIRE

     Les 5 conseils à suivre :

    > 1. Soyez préparé et veillez à connaître les salaires d’usage pour votre fonction. 

    > 2. Prenez l’initiative et abordez la question si votre employeur potentiel ne le fait pas.

    > 3. Tenez également compte des avantages extralégaux.

    > 4. Par ailleurs, faites preuve de réalisme et laissez une marge de négociation.

    > 5. Enfin, anticipez la question de votre futur salaire, et, si vous n’avez pas pu négocier votre package salarial pendant le processus de recrutement, assurez-vous que vous pourrez le faire dans un futur proche.

    Source > L.B.sur > http://www.jobsregions.be

  • PLUS DE CONGÉS AU LIEU D’UNE AUGMENTATION SALARIALE. EST-CE NÉGOCIABLE?

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    "J’ai décroché un nouveau boulot et suis sur le point d’aller discuter de mon contrat de travail.

    Je préfèrerais bénéficier de davantage de jours de congé plutôt que d’une augmentation salariale. Puis-je le négocier?"

    Depuis longtemps, le salaire n’est plus uniquement constitué de ‘cash’. Presque tous les travailleurs peuvent compter sur toutes sortes de conditions avantageuses en plus de leur salaire fixe ou variable. Les employeurs ont le choix parmi plus de 80 avantages extralégaux. En moyenne, les travailleurs en retrouvent 31 dans leur panier salarial.

    Temps de travail strictement réglementé

    Des jours de congés supplémentaires éventuels font la plupart du temps partie d’une politique globale et sont repris comme avantage. Parce que le temps de travail est strictement réglementé, les employeurs disposent d’une marge de négociation très limitée, dans la mesure où les règles l’autorisent. Ils doivent respecter à la fois la législation nationale, les conventions sectorielles et les conventions conclues avec les partenaires sociaux au sein de l’entreprise. Selon le secteur, il existe parfois des formes d’épargne-temps. Mais celle-ci est également soumise à des dispositions légales. Le nombre de jours de congés sans solde est par ailleurs négociable et dépendra de votre position et de votre puissance de négociation.

    Marge de négociation limitée

    En règle générale, on remarque que les travailleurs sont plus qualifiés, plus émancipés et plus assurés. Ils connaissent leur valeur et veulent se vendre le plus cher possible. La position de négociation des deux partis a changé. Ce n’est plus l’employeur qui prend l’initiative, mais bien l’employé. Mais la pratique nous enseigne toutefois que les évolutions sur le marché du travail se répandent très lentement. 75% des HR Managers sont toujours tenus par une politique plus ou moins ferme qui leur laisse peu ou pas de marge de négociation.

    Changement en cours

    Ce changement social irréversible exige une politique flexible. Nous remarquons déjà un léger mouvement dans la bonne direction. C’est inévitable, car les employés vont prendre de plus en plus de responsabilité dans la constitution de leur panier salarial. Les employeurs devront en tenir compte s’ils souhaitent attirer, garder et motiver les travailleurs. Et ils ne le font pas encore suffisamment.

    Source > http://www.references.be