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    Citations

                    Vous l’avez déjà constaté, j’adore les citations. En quelques mots, elles expriment une part plus ou moins grande de vérité et peuvent devenir sources de réflexions, sérieuses ou humoristiques. Celle de ce jour est de la plume de Paul Claudel ; la richesse et la profondeur de son contenu devraient inspirer les alchimistes contemporains qui essayent de tout transformer en fric, même l’humain, à n’importe quel prix.

    Citation : « Faire de la lumière, c’est plus difficile que de faire de l’or. » Paul Claude (1868-1955). Réflexion : « Lumineuse, cette citation ! Electrabel l’a comprise depuis longtemps… C’est pourquoi cette société nous fournit de la lumière à prix d’or !!! » Bruno Heureux (1944-...)

    On ne prête qu’aux riches

                    Lors de la crise bancaire de la fin des années 2010, notre argent  a sauvé de la mort les banques du pays. Pourtant, depuis, peu de choses semblent avoir changé pour ces chères, très chères, très très chères institutions qui ne semblent pas avoir retenu les leçons du passé ; la plupart du temps, elles ont repris leurs mauvaises habitudes refusant, notamment, de séparer leurs secteurs à risques - pour notre argent, une fois encore - de celui destiné à faire des prêts utiles aux investisseurs, gros, moyens et petits.

                    Or, il est de plus en plus difficile à des particuliers, avec pourtant des revenus stables, mais sans garanties personnelles et familiales, d’emprunter de l’argent ; les petites et moyennes entreprises sont logées à la même enseigne. On peut comprendre qu’échaudées par ce qui leur est arrivé - de leur propre faute -, les banques fassent preuve de prudence avant de prêter de l’argent  ; mais, delà à ne prêter qu’aux déjà riches, il y a une marge et une marche qu’elles ont franchies allègrement.

                    A côté d’un objectif d'enrichissement, normal pour toute entreprise, les organismes bancaires ont un rôle économique, voire social, à jouer : aider à créer de la richesse et des emplois chez de petits et moyens investisseurs dont le nombre et le dynamisme contribuent à développer une grande partie de la richesse de notre pays. Or, après une période de prise de risques inconsidérés avec notre argent, elles jouent maintenant « petit bras, ignorant et ratant le seul but qui leur a été fixé lorsqu’on les a renflouées, à savoir, se mettre aussi au service du pays, de son économie, de ses petites et moyennes entreprises... Conclusion : oui, on ne prête qu’aux riches.

    Tristes exemples !

                    Personnage en vue, DSK s’est vu autorisé, le plus légalement du monde, à se comporter comme un animal, faisant fi de toute morale et du moindre respect des autres, même des vraies ou fausses prostituées... Quel exemple pour notre jeunesse !!!

                    Hier, Jean-Claude Van Cauwenberghe, Guy Spitals, Guy Coeme, Anne-Marie Lizin... Aujourd’hui, Serge Kubla, Armand De Decker, Alain Mathot... Demain, sans doute, d’autres encore ! Régulièrement des personnalités de premier plan sont citées dans les médias, soupçonnées et/ou condamnées par la justice pour des « affaires » d’argent acquis frauduleusement et/ou pour avoir adopté des comportements répréhensibles par la loi. En attendant, avérés ou pas, les soupçons et accusations donnent du monde politique une image désolante qui amène nombre de simples citoyens à faire leurs les propos d’une habitante de Waterloo : « On sait bien que tout homme politique arrivé à un certain niveau de pouvoir est susceptible d’avoir des comportements douteux, à des fins d’enrichissement personnel par des moyens illégaux. » Dommage, car si c’est vrai, même très partiellement, quel exemple pour notre jeunesse !!!

                    En y mettant certaines formes cosmétiques, mais suivant les injonctions inflexibles de l’Allemagne et de sa dame de fer, Kaiserin Angela Merkel, l’Europe a finalement fait passer la Grèce sous les « fourches caudines[i] ». Pas de pitié pour le petit ! Mais pendant ce temps-là, la même Europe a donné un nouveau délai de plusieurs années à la France pour réduire l’importance de sa dette ; et ce n’est pas la première fois ! Ce faisant, l’Europe donne d’elle l’image de l’injustice, d’un traitement à deux vitesses de ses membres selon qu’ils sont puissants ou pas ! Conclusion : on ne prête qu’aux puissants ! Quel exemple pour notre jeunesse !!!

                    Au MR, surtout, on avait stigmatisé, à raison, le comportement « hystérique » de Laurette Onkelinkx lors de la déclaration gouvernementale, parce qu’on refusait de lui répondre à ses questions relatives aux propos et comportements de 2 membres NVA du gouvernement. Aujourd’hui, Laurette a trouvé un émule de gros calibre en la personne de Jean-Luc Crucke du MR. Rouge (le comble pour un bleu) d’indignation, l’homme s’est laissé aller, vitupérant et postillonnant sa colère haineuse à l’égard de Paul Magnette qui proposait au parlement wallon une « loi Kubla »[ii] ! Au tour du PS de se gausser de l’emportement du  parlementaire, excessif dans la forme... Comportements indignes, de l’une comme de l’autre, dont on est en droit d’attendre plus de modération, de mesure, de dignité. Quel exemple pour notre jeunesse !!!

                    Michel Preudhomme est un excellent entraîneur de football, sa compétence est unanimement reconnue. Par contre son comportement en bordure de terrain est très souvent déplorable : grossièreté, agressivité, manque de contrôle de soi, manque de respect des arbitres, gestes déplacés ... on pouvait attendre beaucoup mieux de l’ancienne idole de toute une génération de supporters. Quel exemple pour notre  jeunesse !!!

    Trop souvent, corruption, injure, ego démesuré, mensonge, hypocrisie, calomnie, intéressement personnel, indignité, irrespect, emportement... vicient  notre monde, hannut,blog,jcd,bruno heureux,mots coeur et mots tusnotamment politique, et en donnent une image peu reluisante. Alors, si l’exemple vient d’en haut, de cet « en haut » là, comment s’étonner qu’il soit difficile d’inculquer à notre jeunesse, des valeurs saines et nobles telles que le bon sens, l’honnêteté, le désintéressement, le respect, la dignité, la maîtrise de

    Source & textes de Bruno Heureux.



    [i] « Passer sous les fourches caudines » signifie, lorsqu'on est vaincu, être contraint d'accepter des conditions humiliantes et/ou ruineuses

    [ii] Personnellement, je ne suis pas contre cette proposition à condition que tous les autres excès de tous nos dirigeants fassent l’objet de la même attention et de la même répression... Pour ce faire, le travail reste énorme.

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS PAR BRUNO HEUREUX > 4 ARTICLES

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    Fichue mémoire !

    285a25c17f351708754cdb6d56f3962e-1396695688.jpgL’arrivée de son fils au 16 rue de la Loi a ouvertement réjoui Louis Michel ; très fier de son fiston, le père Michel ne semblait nullement gêné que Charles ait été la cheville ouvrière de la coalition réunie et soit devenu le premier ministre d’un gouvernement où se retrouvaient deux membres de la NVA que l’on peut, sans se tromper, qualifier soit de racistes et xénophobes, soit de complaisants avec l’extrême droite et/ou de très tolérants, voire compréhensifs à l’égard des collaborateurs durant la dernière guerre mondiale.

                    N’était-ce pas ce même Louis Michel, qui, à l’époque où il était ministre des affaires étrangères, suggérait à ses compatriotes de ne plus passer leurs vacances en Autriche, vu que ce pays était alors dirigé par un parti d’extrême droite. A-t-il oublié aujourd’hui ses déclarations vertueuses d’antan ? Oubli de circonstance lié à la promotion de son fils ou simplement perte de mémoire passagère comme en connaissent toutes les personnes qui, comme lui et moi, ont franchi la frontière du 3ème âge ? Ethiquement parlant, j’espère pour lui que c’est la seconde hypothèse.

                    Certes, comparaison n’est pas raison ; la NVA n’est pas (du tout ? vraiment ? encore ? totalement ?) un parti d’extrême droite même si elle a attiré en son sein d’anciens dirigeants et électeurs du Vlaams Blok puis du Vlaams Belang. Mais les déclarations et comportements de certains de ses membres, ministre et secrétaire d’état, auraient pu, auraient dû raviver la mémoire du père Michel et rendre plus discrète sa jubilation.

    L’administration

    1312898640_B973974315Z_1_20141105083849_000_GO93DPVJP_1-0.png Ils viennent d’acheter une maison à la campagne. L’agence immobilière qui leur a vendu l’habitation, avait mis en valeur les différents avantages d’un tel achat, notamment la présence d’un égouttage.

    Or, au cours de travaux de rénovation de la maison et de ses alentours, les nouveaux propriétaires ne trouvent aucune trace de raccord aux égouts. Se renseignant à leur nouvelle commune, ils en reçoivent des réponses diamétralement opposées : les responsables des travaux et le collège communal certifient dans un document officiel qu’il n’y a pas de raccord aux égouts. Pourtant, un autre document obtenu au même service des travaux et sorti du dossier de l’égouttage communal stipule, noir sur blanc, que la maison est raccordée au réseau. Qui croire ? De quoi rendre perplexe !

                    N’est-ce pas la moindre des choses qu’une administration communale évite de donner des informations contradictoires à propos de problèmes importants pour de nouveaux arrivants et qu’elle veille à ce que ses propos et décisions soient en parfait accord avec les documents classés dans ses dossiers et remis aux demandeurs ? Cela, éviterait, comme dans le cas présent, que les nouveaux propriétaires se trouvent devant de nouvelles obligations en matière de traitement des eaux et un très important surcoût inattendu. Cette cohérence, souhaitée mais absente dans le cas présent, s’appelle professionnalisme et respect du citoyen, « vertus » que tous les habitants d’une commune sont en droit d’exiger de leur administration.

    Administration bis

    Armoires.jpgL’histoire précédente me rappelle un souvenir personnel.

    Je venais d’être nommé directeur d’une école secondaire, donc novice dans la fonction. Une circulaire m’invitait à me procurer un document officiel pour je ne sais plus quel usage. Histoire de connaître les lieux et de faire connaissance avec un personnel administratif avec qui j’allais devoir collaborer, je me rends au ministère.

                    A l’entrée, l’on me dirige vers un bureau portant le numéro untel. Je m’y rends, frappe à la porte, patiente avant qu’on me dise d’entrer, me présente et expose l’objet de ma visite, recevoir le document attendu. Immédiatement, la réponse est nette : « Ce n’est pas ici que vous devez vous adresser mais au bureau untel bis. » Je remercie l’employé et me rends à l’endroit indiqué. Là, de nouveau, je sonne à la porte, patiente avant qu’on me dise d’entrer, me présente et expose l’objet de ma visite, recevoir le document attendu. Là également, la réponse est identique :  « Ce n’est pas ici que vous devez vous adresser mais au bureau untel ter. » Une fois encore, je remercie l’employé et me rends à l’endroit indiqué, sans obtenir le document.

                    Cette même présentation et cette même réponse se sont répétées à sept reprises avant que je me retrouve devant le premier bureau de mon périple !!! Toujours aussi respectueux de l’endroit, destiné normalement au bon fonctionnement de l’administration et de l’enseignement francophone, je réitère ma demande en expliquant les détails de mon aventure dans les couloirs du ministère. Alors, me reconnaissant, l’employé s’adresse à une dame assise à un autre bureau : « Au fond, est-ce que ce formulaire ne se trouverait pas dans ton armoire ? »La dame se lève, ouvre l’armoire et, très rapidement, trouve le formulaire tant attendu qu’elle me remet sans un mot d’excuse (faut pas rêver !).

                    Si mon merci a été poli, ma réaction à la sortie du bâtiment a été, je l’avoue, une série d’injures grossières à l’adresse de ce service public qui s’était révélé être plutôt un « Sévice public ».

    Economies communales

    5-COL-éclairage-aubigny1-469x352.jpgA tous les niveaux, il est question d’économies, notamment d’énergie.

    Les communes sont particulièrement concernées vu la diminution de leurs ressources traditionnelles et l’augmentation de leurs charges comme celles du CPAS. Pourtant, il y a quelques jours, vers 11h30, un petit village Hesbignon était éclairé de tous ses feux à une heure où la visibilité aurait été parfaite sans cet éclairage. Pas de compagnie électrique au travail à la cabine toute proche ou dans les rues avoisinantes, donc apparemment pas de raison à cette dépense énergétique inutile ! Et dire que ma femme « m’enguirlande » lorsque j’oublie d’éteindre mon ordinateur durant ma sieste (assez longue, je l’avoue) !

    Source & textes de > Bruno Heureux.