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  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > JOURNEE « VILLE PROPRE »

    Journée « ville propre »

                    Bonne nouvelle : il y a quelques jours, des volontaires hannutois, comme ceux d’autres communes, ont participé au nettoyage de leur environnement immédiat. Superbe initiative citoyenne.

                    Mauvaise nouvelle : l’année prochaine, une opération identique devra être mise sur pied parce qu’entretemps les actes d’incivilité n’auront pas cessé, loin de là !

                    Bonne nouvelle : en 2017, des volontaires hannutois, comme ceux d’autres communes, participeront au nettoyage de leur environnement immédiat. Superbe initiative citoyenne.

                    Mauvaise nouvelle : l’année suivante, une opération identique devra être mise sur pied parce qu’entretemps les actes d’incivilité n’auront pas cessé, loin de là !

                    Mais quand donc les auteurs d’incivilités comprendront-ils que de petits gestes de simple politesse, de simple respect des autres et de soi peuvent améliorer la qualité de vie de l’ensemble de la population ? Ces pollueurs mériteraient que l’on dépose dans leurs boîtes aux lettres, dans leurs voitures, dans leurs jardins, les mégots, papiers, canettes, pneus, bouteilles, matelas, litières pour animaux, couches souillées... Cet « œil pour œil, dent pour dent » les irriterait, mais, sans doute serait-il plus efficace.

                    Les lecteurs fidèles et attentifs auront remarqué qu’à un chiffre près - le 6 transformé en 7 - je vous ai déjà envoyé exactement le même texte, il y a un an à la même époque, et qu’il n’a en rien perdu de sa vérité. J’ose parier qu’il en sera encore de même dans douze mois !!!

    Source & texte de > Bruno heureux > Photo Gestion Centre Ville

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > TROIS ARTICLES

    Des congères dans la ville

                    Je vais finir par croire que, pour certains Hannutois,  je suis devenu une sorte de boîte aux lettres où l’on dépose ses plaintes, en dernier recours, après avoir épuisé, disent-ils, tous les autres. Lorsqu’elles sont fondées et dignes d’améliorer le mieux vivre ensemble, je les relaie auprès des lecteurs.

                    Plusieurs personnes âgées - c’est-à-dire encore plus âgées que moi (71 ans !) - m’ont fait part de leurs difficultés à circuler dans Hannut-ville lors des périodes enneigées. En effet, constatent-elles, chaque commerçant balaie la neige le long de sa façade et devant sa porte, la repoussant au bord du trottoir, le long de la route. Or, les chasse-neige repoussent, eux aussi, la neige sur le bord de la route, même sur le bord du trottoir. Les deux actions combinées forment un tas de neige continu en bordure de trottoir, rendant très difficile, voire impossible, la traversée de la route. Comme le font déjà quelques-uns, chaque habitant, commerçant ou privé, ne pourrait-il pas, chaque jour, dégager dans cette congère artificielle un passage sécurisé, de la largeur d’une personne, pour permettre à tout un chacun de changer de trottoir sans devoir se chausser de bottes hautes, d’après-ski et, surtout, sans risquer la chute ? Bonne question dont la réponse va de soi et qui est simple à concrétiser quand on pense un peu aux autres.

    Avis à la population

                    Après l’assaut hivernal et, notamment, la coupure d’électricité, plus moins longue selon les quartiers et villages de l’entité hannutoise, beaucoup ont regretté de n’avoir reçu aucune explication, aucun avis officiel de la commune concernant les tenants et aboutissants de la situation catastrophique. Ils auraient souhaité que des voitures radio parcourent prudemment toutes les rues du Grand-Hannut pour préciser aux habitants l’ampleur de la situation, ses conséquences possibles pour les particuliers, les contacts pris avec le  distributeur d’électricité pour évaluer la durée approximative de la panne avant un retour à la normale ; en résumé, pour rassurer les gens et leur éviter le sentiment d’abandon par les autorités locales qu’ils ont éprouvé.

                    Comme l’a répondu le bourgmestre face à ces critiques, ce n’était pas à la commune d’assurer cette mission, mais à la compagnie d’électricité. Rien à redire, c’est vrai ! Pourtant, d’autres communes, dans la même situation, ont assuré elles-mêmes ce service à la population, estimant qu’en pareilles circonstances, le devoir de responsables communaux dépassait les limites de la stricte réalité administrative ; ce geste de savoir-vivre ensemble mérite d’être souligné et devrait servir d’exemple à l’avenir, si pareille situation devait se reproduire ; c’est en tout cas ce qu’estiment les citoyens hannutois qui m’en ont parlé.

                    A propos de neige et de coupures d’électricité, ce fut, en quelque sorte, le baptême du feu pour le gouverneur de la Province de Liège, Hervé Jamar. Certes, une situation complexe à gérer, mais sans aucune mesure avec celle que doit gérer aujourd’hui le gouvernement fédéral, à savoir la récupération d’entre 2.200 milliards et 3.200 milliards d’euros suite à des prévisions de recettes trop optimistes. Je ne crois pas me tromper si j’avance que l’ex-bourgmestre hannutois, un homme de terrain, a préféré, de loin, gérer la crise hivernale que celle du budget et des finances publiques.

    Illuminations

                    Le hasard m’a fait rencontrer, durant la période des fêtes de fin d’année, plusieurs commerçants à la tête d’enseignes qui ont pignon sur rue et une excellente réputation à Hannut. Tous partageaient un sentiment mitigé par rapport à la façon dont les rues principales de Hannut étaient illuminées par les vitrines des magasins.

                    En soirée, certaines restaient illuminées jusque 22h00 ; c’étaient principalement celles des anciens commerçants et de quelques collègues plus récents qui avaient suivi le bon exemple. Par contre, toujours selon eux, trop de nouveaux commerces, dont les gérants n’habitent pas nécessairement sur place, éteignaient les lumières de leurs étalages dès la fermeture du magasin, vers 19h00 au plus tard, alors que la technologie permet l’allumage et l’extinction automatique des vitrines, soit à distance soit avec des minuteries. Ils s’interrogeaient encore sur l’opportunité pour l’administration communale d’investir dans l’éclairage festif des ronds-points d’accès à la ville et dans les rues de celle-ci si, dès 19 h00 et faute de suffisamment de vitrines éclairées, Hannut ressemblait très, trop tôt à une ville "morte", excepté la Grand-Place et ses alentours immédiats.

                    Et de regretter l’époque glorieuse de la Quinzaine Hannutoise originelle, à laquelle, sous la houlette de vraies personnalités, tous les commerçants participaient activement et solidaires les uns avec les autres, décoraient leurs devantures jusque tard dans la soirée, se montraient disponibles pour une caravane publicitaire, pour l’installation des urnes destinées à la récolte des bons, se relayaient pour le relevé de ces urnes, pour le tirage au sort journalier qui permettait à tout un chacun, petit ou gros budget-dépenses, de pouvoir gagner…

                    Nostalgie quand tu nous tiens ! Sans doute, car nous ne vivons plus à la même époque. Mais il y a une bonne part de vérité dans leur constat, car un meilleur esprit de solidarité ne ferait de tort ni au commerce hannutois ni à la bonne réputation de la ville.

    Source & textes > Bruno Heureux.> illustration capture GOOGLE

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > « FEMMES MINISTRES »

    Femmes-ministres

     

                    Il est peu probable qu’elles l’avouent, mais elles ont certainement apprécié les attentats de Paris ! Pas pour leur brutalité sauvage et sanglante ; mais parce que ces attaques terroristes ont monopolisé les médias belges durant plusieurs semaines. Semaines savourées vu le brouillard médiatique qui les a dissimulées au regard des organes de presse, d’internet, des citoyens. Retrait de l’actualité qui n’a pas duré puisque même les événements les plus tragiques finissent par lasser lecteurs, auditeurs, internautes qui demandent sans cesse du nouveau, voire de l’ancien remis au goût du jour. Si bien qu’elles sont revenues à l’avant-plan lors d’une rentrée remarquée. « Elles », ce sont deux de nos « vedettes » de la politique fédérale, Jacqueline Galant et Marie-Christine Marghem.

                    Cette dernière a employé toute son énergie pour nous convaincre, arguments et non-arguments, enquêtes et contre-enquêtes à l’appui, que nos vieilles centrales nucléaires sont encore vaillantes ; que leurs fissures arthrosiques et leurs maux liés à la sénilité ne les empêcheront pas de nous alimenter en électricité durant les dix prochaines années. Quelle prétention, alors qu’aucun médecin expérimenté et sérieux ne prendrait le même risque d’affirmer que son patient âgé, perclus de rhumatismes et atteint d’une cirrhose du foie, tiendra le coup encore dix ans. Mais Madame Marghem, sans doute trompée par des experts atteints de lobbiite aigue (!) et certainement mal encadrée par son administration déficiente (!), elle, ose ce pronostic sur notre santé, notre avenir et celui des générations futures. Notons aussi, que la position de Madame Marghem est en parfait accord avec la ligne du gouvernement MR-NVA (CD&V, Open VLD) : puisque la carrière des travailleurs sera désormais plus longue, il en sera de même pour les centrales nucléaires. Et même si ces dernières utilisent toutes les pannes possibles pour exprimer leur désapprobation, cela ne changera rien, Madame a décidé. Na !

                    Quant à Jacqueline Galant, sa gestion des dossiers, notamment celui de la SNCB, a été calamiteuse : disant blanc, un jour, noir, le lendemain, mentant aux députés, prenant des libertés inadmissibles avec les procédures. Tout cela, comme Marie-Christine Marghem, avec prétention, désinvolture, mauvaise foi, ahurissantes de la part de responsables (?) politiques. Et comme le premier ministre minimise leurs écarts et leur incompétence, les choses ne risquent pas de s’arranger.

                    Immanquablement, ces deux femmes font penser à la déclaration, il y a déjà plus de trente ans,  de Françoise Giroud, grande et respectable femme politique française : « La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. » Une déclaration, cynique et provocatrice dans la formule, mais lucide et visionnaire sur le fond, à laquelle le comportement des deux femmes-ministres francophones du gouvernement fédéral donne cent fois raison.

                    Ce jugement impitoyable n’est pas l’expression d’un machisme d’un autre temps, d’autres régions du monde et très éloigné de mes propres valeurs qui respectent profondément toutes les femmes et prônent une véritable équité entre elles et les hommes. Mais, on ne peut nier l’évidence : l’exemple chaotique que nous avons sous les yeux au fédéral nous fait regretter des femmes bien de chez nous, qui ont assumé des responsabilités gouvernementales avec respect de leurs fonctions et des citoyens, donnant une image positive de l’exercice du pouvoir ; regretter d’autres qui, dans des domaines aussi différents que l’économie, les sciences, la santé, le sport, la culture, les médias… ont atteint un remarquable niveau de compétences, égal, voire parfois supérieur, à celui de certains de leurs collègues masculins. Ces personnalités ont donné, en Belgique et dans le monde, une image positive de nos femmes aux responsabilités quelles qu’elles soient ; on peut penser, dans le désordre des matières et de la chronologie à Antoinette Spaak (politique), Béatrice Delvaux (journalisme), Marguerite Yourcenar (écriture), Sabine Laruelle (politique), Tia Hellebaut (athlétisme), Marion Hansel (cinéma), Ingrid Bergman (judo), Maggie De Blok (politique), Lyse Thiry (recherche contre le cancer), Isabelle Durant (politique), Colette Braeckman (journalisme), Miet Smets (politique), Kim Clijsters (tennis), Marianne Thyssen (politique), Justine Henin (tennis), Anne-Mie Neyts (politique), Yvo Vandamme (athlétisme), Dominique Leroy (Proximus), Anne-Teresa De Keersmaeker (danse), Nafissatou Thiam (athétisme), Amélie Nothom, (écriture) et beaucoup, beaucoup d’autres. Une liste où, dans les conditions actuelles, ne figurent certainement pas Mesdames Galant et Marghem.

                    Enfin, il serait injuste et incomplet de ne pas signaler que la décision de Charles Michel d’emmener le seul MR comme parti francophone dans l’actuelle coalition l’a contraint à désigner au sein de son propre parti six ministres, normalement de qualité. Tâche dans laquelle l’actuel premier ministre a échoué, tant l’exercice était difficile, voire impossible, dans la mesure où, d’abord, il n’a pas eu vraiment le choix entre les différents ministères réservés à son parti ; dans la mesure, également, où il n’a pas pris la compétence comme premier critère de sélection des candidats, mais une complexe répartition entre hommes et femmes, entre les différentes régions électorales francophones, entre les clans de son propre parti, en veillant, enfin, à récompenser ses amis fidèles. Le résultat ? Une image écornée de son parti et de la politique au fédéral, aux yeux des citoyens belges et des médias du monde, marquée des signes de l’incompétence, de l’amateurisme, du manque de sens des responsabilités et de l’Etat, et, dans certains cas, du manque d’honnêteté. Une image dommageable aussi pour trois ministres de Charles Michel, pour qui le poste ministériel s’est transformé en cadeau empoisonné… avec, il faut le souligner, une nuance importante concernant Hervé Jamar, qui a quitté le gouvernement pour devenir gouverneur de la Province de Liège et dont l’honnêteté n’a jamais été remise en cause.

                    Femme et homme politique, un métier difficile, certes, accompagné, toutefois, de diverses compensations, normales mais que les citoyens n’admettent que si leurs hauts dirigeants adoptent des attitudes exemplaires en matière de compétence, de gestion, de comportement, de déclaration et d’éthique… Est-ce vraiment toujours le cas ? Loin de là !

                    Enfin, pour être complet et honnête, reconnaissons que certains collègues masculins des femmes- ministres sont loin d’être des exemples à suivre et font aussi preuve d’incompétence. Mais cela choque moins le public qui semble s’être fait à l’idée qu’il est normal pour des hommes de se comporter ainsi. Cette tolérance à deux vitesses, cet état d’esprit regrettable contribuent aussi à la discrimination entre femmes et hommes dans la sphère politique et à de nombreux autres niveaux d’exercice du pouvoir. Dommage ! C’est évident qu’il reste encore beaucoup à faire  pour changer les mentalités.

    Source & texte de > Bruno Heureux.Illustration > SudInfo & RTL

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > AIMABLE ATTENTION ENVERS SES LECTEURS

                    Chers amis lecteurs,

                    Comme tout homme bien élevé- je n’ai pas dit bien dressé par son épouse (quoique…) - j’ai envoyé mes vœux tous azimuts en souhaitant un tas de bonnes choses à la moitié de la planète qui a pris quartier dans ma liste d’amis sur facebook. Moitié de la planète qui s’est déjà autorisée à m’envoyer, huit jours avant Noël, des vœux pour mon 71ème anniversaire.

                     Chaque année, je répondais individuellement à chacun de ces messages, par quelques mots appropriés à la personnalité de chacun de mes très nombreux expéditeurs ; ce qui me prenait plusieurs heures pour la raison très simple que j’ignorais comment  envoyer une réponse collective, plus anonyme, certes, mais plus facile et moins longue à effectuer. Cette année, j’ai donc fait appel aux connaissances facebookiennes d’une de mes petites-filles pour combler mes lacunes informatiques. Comme Charlotte, 21 ans, était trop occupée par son blocus en deuxième année de l’enseignement supérieur, j’ai posé mon problème à Zia, 7 ans. Celle-ci, très rapidement, smartphone en mains, m’a dit : « Mais Papy, c’est très facile, il suffit de faire ça… puis ça… tu tapes ton messages et puis tu termines en appuyant sur envoyer ! » Croyez-moi, cela marche ! Non parce que je suis un bon élève, mais parce que ce petit bout de femme est un excellent professeur (elle a de qui tenir !) et, comme toutes les copines de son âge, maîtrise le sujet à la perfection. Quelle belle leçon d’humilité pour un papy qui croit parfois trop facilement qu’il connaît tout ou presque tout !

                    Je reviens à mon propos de départ, les vœux pour 2016. Avec l’HEUREUX nom qui est le mien, mes envois sont remplis de bonnes paroles, apaisantes et encourageantes quand c’est nécessaire, toujours généreuses en vision optimiste de l’année qui s’ouvre. À mes envois, je reçois toujours de mes correspondants bien élevés- je n’ai pas dit bien dressés par qui que ce soit - des réponses dans le même ton. Parmi ces réponses, j’en ai épinglé deux qui, tant dans leur forme que par leur contenu, exhalent une saveur toute particulière. Je vous les confie.

                    La première émane d’une amie de longue date, fidèle au rendez-vous des moments importants de ma vie et de chaque Saint-Sylvestre ; on se voit rarement, mais elle m’a gardé une petite place bien au chaud dans son cœur. Elle est chouette, cette amie !

    « Cher Bruno,

    Mille mercis pour tes bons vœux embarqués sur les ruisseaux de l’optimisme et de la joie.

    Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Les larmes s’y noient très vite et le soleil y décuple sa lumière.

    Avec le vent de l’espoir, l’océan 2016 peut être resplendissant ! Amitié et amour à la source...

    Cargo de bonheur ! »

    Que c’est bien dit, avec poésie, avec sagesse et confiance en l’avenir !

    La seconde est due à la réflexion et à l’écriture d’un autre ami qui, au seuil de l’an neuf, aborde, à sa façon, les vraies questions auquel notre monde doit trouver des réponses adéquates et durables pour que 2016 soit une année généreuse pour tous les habitants de la planète Terre.

    « Cher Bruno,

    Je n'ai pas le verbe facile, mais je me suis tout de même réveillé ce matin avec ceci en tête :

    ce matin j'ai rêvé que j'avais grandi ;

    j'ai rêvé de sagesse et de beauté

    d'un monde sans guerres ni haine

    d'une société sans riches sans pauvres

    où les ressources et la connaissance étaient gratuites partagées, échangées, distribuées ; tous étaient considérés égaux ; tous avaient les mêmes droits : plus d'esclaves,

    plus de travail, mais des services aux autres ; et des artistes, des artisans de paix, de justice et d'amour…

    et j'ai vu que je n'étais pas seul,

    j'ai entendu cette multitude

    qui me faisait écho

    et j'ai compris que mon rêve

    était un vœu partagé.

                    Amitiés ! »

                    Qu’ajouter à cela ? Rien ! Laissons ces deux messages se distiller au plus profond de nos cœurs, inspirer, éclairer, nourrir nos pensées, nos actes et nos rencontres, tout au long de 2016. Quelle belle année ce sera alors !

    Source & Texte > Bruno Heureux.

  • MOTS COEUR ET MOTS TUS.> PRECISIONS DE BRUNO HEUREUX

    Régulièrement, certaines personnes se demandent encore et me demandent ce que signifie le « dessin » au-dessus de ma rubrique.

    Il s’agit d’un rébus : « M » suivi de « os » (prononcer o), suivi de « coeur » ; puis, « M » suivi de « eau » (prononcer o), suivi de « tu » (bouche cousue).

    Donc « mots coeur » pour mes coups de coeur et « mots tus » pour les vérités que l’on tait d’habitude et que j’ose exprimer. Voilà, ce n’est pas plus compliqué que cela !

    Source > Bruno Heureux.

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX (THISNES/HANNUT)

    L’Europe, vue du Québec

                    En septembre dernier, une fois encore, mes chansons m’ont conduit à la rencontre des publics québécois.

    Profitant de  l’occasion et  vu la situation actuelle de l’Europe éprouvant une récurrente difficulté à trouver des solutions justes et durables aux problèmes qui l’assaillent, j’ai systématiquement posé aux Québécois rencontrés quelques questions sur notre continent ; les informations télévisées et la presse de la Belle Province m’ont, de leur côté, éclairé sur l’objet de ma curiosité. Permettez-moi de vous rapporter ces opinions, telles quelles, sans les trier : elles ne sont le résultat ni d’un sondage ni d’une enquête construite, mais d’un simple « micro-hasard » qui mérite pourtant d’être écouté, nuancé, certes, mais aussi pris en considération.

                    Au départ des échanges, une seule question très générale, « Que vous inspire l’Europe, aujourd’hui ? », permettait réactions, réflexions et développements de tous ordres .

                    Deux courts préliminaires ! Le premier : personne ne m’a répondu que l’Europe ne l’intéressait pas ! Le second : quel que soit le public interrogé, unanimement, cruellement, la réponse a été laconique. « C’est d’la marde ». Il ne faut pas être doué en linguistique pour la traduire !

                    Les Québécois de souche française sont fiers de leurs historiques racines européennes auxquelles ils restent attachés. Quant aux expatriés belges et leurs enfants, ils n’oublient pas leur Belgique d’origine, même s’ils sont contents d’avoir quitté « un petit pays, aux idées trop souvent étroites et aux responsables politiques manquant de vision et d’envergure. » Mais les uns et les autresne s’en cachent pas : « Pas de quoi être fiers de la terre de nos ancêtres, de ce qu’elle est devenue ! Celle qui était l’Europe des Lumières, un phare, un exemple pour le reste du monde, n’est plus que l’ombre d’elle-même et n’offre plus de réelles perspectives à ses jeunes générations. »

                    Les immigrés quittant les zones perturbées de la planète préfèrent aussi rejoindre l’Amérique du Nord, notamment le Canada, « où l’esprit d’entreprise et le dynamisme offrent aux arrivants des possibilités de se reconstruire une vie, ce que l’Europe d’aujourd’hui ne leur donne plus, repliée sur elle-même, n’ayant pas anticipé les bouleversements de notre époque, mondialisée et en continuelle évolution. »

                    Dans un pays où l’immigration est choisie, ciblée et donc limitée par des critères extrêmement sévères, les gens comprennent peu ou pas comment l’Europe pourrait accepter tous les immigrés frappant à ses portes. « Qu’allez-vous faire de tous ces gens, alors que votre économie est essoufflée et que votre opinion publique semble majoritairement s’opposer à leur arrivée ? » Il faut dire que vivre de très loin la réalité des immigrants qui meurent par centaines en Méditerranée leur fait souvent ignorer l’aspect humanitaire de ce problème.

                    Au moment de mon voyage, le Canada et donc le Québec étaient en pleine campagne électorale. Tant dans la presse que dans beaucoup de réactions individuelles, les émigrés sont considérés comme un péril pour la société québécoise ; d’où, des réactions dans tous les sens, certaines généreuses, mais d’autres franchement teintées de racisme et de xénophobie. Comme en Europe, la communauté musulmane est devenue une cible privilégiée ; par exemple, la controverse, parfois virulente, à propos du port de la burka a été un élément crucial dans le déroulement de la campagne[i]. Très souvent, dans un amalgame saisissant, des Québécois m’ont demandé : « Pourquoi l’Europe ne renvoie-t-elle pas chez eux Arabes, musulmans, islamistes et autres terroristes ? » Beaucoup ignoraient qu’il y a eu en Europe, il y a plusieurs générations, une immigration arabe et musulmane pour des raisons économiques ;  donc que les adultes et maintenant les jeunes issus de celle-ci sont des Européens à part entière et que l’Europe est leur propre terre, leur propre « chez eux ».

                    Enfin, deux de mes interlocuteurs ont été les seuls à m’exposer une vision de l’Europe moins superficielle, moins émotive, plus raisonnée et plus objective. «  Quoi qu’on en dise et malgré l’explosion sanglante de l’ex-Yougoslavie, depuis 70 ans, l’Europe a réussi à éviter les guerres entre ses composantes les plus puissantes ; on peut parler d’un bilan humain, politique et économique dont elle peut être très fière. » Par contre, ont-ils ajouté  « L’Union Européenne ne mérite pas ce nom. En effet, l’image qu’elle donne d’elle-même au reste du reste du monde est celle de la désunion, cultivant en son sein rivalités entre les plus grands pays, inégalités criantes entre les plus puissants et les plus pauvres, disparités et oppositions de législations dans des domaines très importants, concurrences dans le marché du travail, chacun pour soi égoïste souvent lié à intérêts électoraux locaux, manque de solidarité dans la gestion de l’immigration...  En l’Euro et l’Espace Schengen, L’Europe avait pourtant deux atouts qui ne lui ont pas apporté la réussite espérée. En effet, ces initiatives audacieuses auraient pu être géniales si elles avaient été l’aboutissement d’un processus, lent, sensé et maîtrisé : mais les avoir introduits sans que tous les états soient à même de les appliquer, voire de les supporter, a été une erreur énorme qui, aujourd’hui, donne l’impression de décisions prématurées, mal préparées, au point de n’avoir pas été adoptées par tous les pays de l’Europe ! En résumé, l’Europe s’est faite trop vite et à l’envers, la pointe de la pyramide avant la base !!! »... Ces deux personnes n’étaient ni politiciens, ni journalistes, ni universitaires... L’une, assistante sociale dans une maison d’accueil pour femmes battues, l’autre responsable d’un (excellent, mais) petit vignoble... Leur regard lointain porté sur  l’Europe révèle une intelligence, une justesse, un sens des nuances et des réalités dont certains de nos responsables continentaux devraient s’inspirer.

                    Trois conclusions ! La première : examiner une situation de loin peut permettre d’en percevoir, avec un certain recul, toutes leurs composantes, interactions et conséquences. La deuxième : examiner une situation de loin peut empêcher de percevoir et/ou d’estimer à leur juste valeur, des réalités de terrain importantes, historiques, culturelles et sociologiques. La dernière : ma récolte des réponses des Québécois n’est pas scientifique : par contre le contenu de ces réponses, me semble, finalement, tellement pareil à celui exprimé par des Européens « d’en bas » si on leur avait posé cette simple question : « Que vous inspire l’Europe, aujourd’hui ? »

     Source & texte > Bruno Heureux.> Crédit Photo > jeandebogue



    [i]  Ce débat, éclipsant tous les autres, a été déterminant dans le résultat des élections, ruinant les chances d’un candidat pourtant largement favori dans les sondages.

     

     

     

     

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > 4 ARTICLES D’ACTUALITÉS …

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                    L’actualité - et la vie, tout simplement, - le démontrent régulièrement, l’intelligence n’est liée ni à la fonction occupée ni au nombre de diplômes obtenus.

    Derniers exemples en date : rendre au fabricant son pot de Sirop de Liège parce que cette firme a obtenu la certification « halal » ou ne plus utiliser la moutarde et les produits Bister parce qu’ils ont le « label halal » ne sont pas signe d’une intelligence féconde.

    Halal

                    Le Sirop de Liège est fabriqué selon une recette qui n’a pas (ou très peu) varié depuis plus de 110 ans ; la moutarderie Bister prépare ses produits depuis près de 90 ans. A l’origine, il n’était question pas de produits « halal », « kasher », sans huile de palme, sans conservateurs, sans colorants... Il s’agissait du résultat de recettes artisanales qui, grâce à l’inventivité de leurs créateurs, possédaient une couleur, une texture et une saveur qui plaisaient au consommateur. D’ailleurs, ce dernier se « foutait » du tiers et du quart de savoir comment son sirop et sa moutarde étaient concoctés ; seul comptait pour lui le plaisir éprouvé en les dégustant... Donc tout était parfait pour ces deux firmes belges utilisant des produits belges, selon un savoir-faire belge, pour une clientèle belge, belge, belge !

    Or, horreur, il se fait que les secrets et méthodes de fabrication de ces deux beaux représentants de la cuisine belge respectent, « à l’insu de leur plein gré », les conditions méritant le « label halal ». Quel drame !!! Que ces produits puissent être consommés et appréciés par des musulmans, vendus et renommés dans des pays musulmans, comment est-ce possible, comment en est-on arrivé là, comment nos divers gouvernements peuvent-ils admettre une telle ignominie ? Trop, c’est trop, trop is te veel ! Rendons à César ce qui appartient à César, les pots de Sirop de Liège au Sirop de Liège, les pots de moutarde Bister à Bister!!! J’exagère ? Non ! Car, pareils comportement et réaction dévoilent une intolérance primaire, ridicule parce qu’infondée et, surtout, indigne de citoyens dotés, normalement, d’une capacité de réflexion avérée.

                    Quand la connerie - merci d’excuser ce terme violent, mais il me paraît tout à fait approprié - s’invite jusque dans notre assiette, il est grand temps que l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) fasse son travail d’utilité publique pour que cette connerie ne contamine pas toute une population !!!

    AFSCA

                    A propos de l’AFSCA, personne ne niera qu’elle peut améliorer les conditions d’hygiène dans la fabrication, le transport, la conservation et la consommation des produits que nous mangeons. Par contre, certains de ses comportements rappellent parfois que le mieux est l’ennemi du bien. En effet, comment comprendre que ses agents déversent de l’eau de javel sur des tartes artisanales, confectionnées à des fins philanthropiques selon une recette locale très ancienne, pour les rendre impropres à la consommation ? Comment comprendre que cette institution soit parvenue à décourager un fabricant de fromage de Herve sous prétexte que ses produits sont à base de lait cru, « très dangereux pour la santé ». De mémoire d’homme, de pommier et de vache, il n’est pas d’exemples de personnes mortes pour avoir consommé de la tarte artisanale et/ou du fromage de Herve. Ces comportements de l’AFSCA sont d’autant plus incompréhensibles qu’à côté de cet aspect tatillon de la prévention sanitaire, on laisse les Belges se gaver d’huile de palme, de viandes étrangères « fabriquées » loin des normes d’hygiène exigées de nos élevages, d’alcool et de tabac de toutes natures, pourtant nuisibles à la santé, coûteux pour la sécurité sociale mais qui rapportent gros à l’Etat sous forme de taxes diverses... Deux poids, deux mesures, incohérence, bêtise, hypocrisie... 

                    Quand la connerie - merci d’excuser ce terme violent, mais il me paraît tout à fait approprié - s’invite jusque dans l’AFSCA, il est grand temps que le bon sens fasse son travail d’utilité publique pour que cette connerie ne contamine pas toute une population !!!

    Respect animal

                    Un mot, encore, sur l’abattage des bêtes sans les avoir assommées préalablement. J’ai assisté, dans ma jeunesse, et il n’y a pas si longtemps encore, à la saignée de canards, de porcs, à la décapitation d’oies et de poules sans que ces animaux aient été « endormis ». Ce qui n’a pas empêché qu’ils aient été préparés, cuits et consommés pour le plus grand plaisir des convives et que personne n’en soit mort. Pourtant, depuis quelques années, la cause animale a développé des exigences plus restrictives, que l’on peut comprendre dans une société civilisée et qui doivent être respectées par toutes celles et tous ceux qui y vivent ou viennent s’y installer.

    Société civilisée

                    Je disais « société civilisée » Mais est-ce vraiment le cas ? Une société qui légifère pour que les animaux soient respectés, qu’ils vivent et meurent dans la dignité et qui, en même temps, refuse les mêmes droits à certaines catégories de ses citoyens, est-elle vraiment civilisée ? Quand elle ferme les yeux sur les conditions de vie des sans-abris, quand elle impose à certains de ses membres de devoir choisir entre se nourrir ou se chauffer ou se soigner ou se loger, quand un belge sur cinq flirte avec le seuil de pauvreté ou est carrément en dessous, est-elle vraiment civilisée ? Quand la générosité des citoyens (Télévie, Cap 48, Action Damien, Îles de Paix, 11.11.11...) doit pallier les insuffisances de cette société dans des domaines fondamentaux où celle-ci a pourtant le devoir d’être présente et efficace... est-elle vraiment civilisée ?

                    Quand le manque de bon sens - j’allais dire connerie - pollue la hiérarchie des valeurs au coeur même d’une société, il est grand temps que chaque membre de celle-ci fasse, à son niveau, action d’utilité (personnelle et) publique pour remettre l’essentiel en tête de liste de nos préoccupations collectives. Sensibilité et respect à l’égard des animaux ? C’est nécessaire ! Mais humanité avec nos voisins du village, du pays, de la planète entière, c’est prioritaire, indispensable pour que notre société, celle que nous fabriquons, mérite  le label de société civilisée.

    Source & Texte > Bruno Heureux.

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > … Du "RÊVE" européen au "CRÈVE !" de l'Europe

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                    Au moment où le peuple grec refuse les propositions européennes et celle du FMI, synonymes d'une austérité encore accrue et insupportable, il n'est pas inutile de porter un regard critique sur l'attitude de l'Europe face à une série de situations et événements actuels.

                    Elle, qui se dit et veut être un modèle de démocratie et de défense des droits de l'homme, a laissé pourrir des problèmes qu'elle n'a pas eu le courage d'affronter et de résoudre au moment opportun, avec lucidité, responsabilité et générosité. Pour avoir reporté, sans cesse à plus tard, des réponses concrètes et efficaces aux difficultés rencontrées, internes et externes à ses frontières, elle en est venue à renier ses valeurs fondamentales tout en montrant au monde ses divisions entretenues par l'égoïsme de chacun de ses états.

                    Dans ce cadre, il est écœurant de constater que l'Allemagne, qui a bénéficié de la remise de toutes ses dettes et d'une solide solidarité internationale après la seconde guerre mondiale, semble avoir oublié ces largesses et se montre l'adversaire le plus impitoyable de la Grèce. Vous avez dit mémoire courte et ingratitude ? Oui, c'est bien de cela qu'il s'agit.

    Du  "RÊVE" européen au "CRÈVE !" de l'Europe

                    Il y a parfois très loin du rêve à la réalité ! C'est ce que doivent se dire ces centaines de milliers de désespérés qui ont tout risqué, même leur vie pour rejoindre leur eldorado commun, l'Europe.

                    Pourquoi cet exode ? Pour fuir guerres, conflits raciaux et/ou religieux, injustice économique et sociale, dictature, corruption, faim, pauvreté, maladie... Pour, au terme d'un périple ruineux et hasardeux, trouver une terre accueillante où ils pourront s'installer avec leurs enfants en toute sécurité, avoir accès à l'éducation, aux soins de santé, au travail ; un continent où les attendent, pensent-ils, un mieux vivre, où, croient-ils, règnent, sans restriction aucune, liberté, égalité, fraternité ; où chacun, blanc, noir, jaune, métissé, homme, femme, enfant, homosexuel, transgénique, croyant, agnostique, pauvre, travailleur, sans emploi, sans logis... est respecté dans sa différence et peut vivre dignement. En résumé, fuir l'horreur et atteindre leur Graal au nom prometteur de "rêve européen".

                    S'il y a loin du rêve à la réalité, par contre, le "rêve européen", lui, est parfois très proche du " Crève !" de l'Europe ! Comment les victimes d'un monde gangréné par la barbarie et l'égoïsme pandémiques pourraient-elles contredire ce constat ? Elles qui ont vécu, en cours de route, et vivent encore, à leur arrivée sur notre continent, la fin de leur rêve ! Un rêve qui "crève" tel une baudruche, souvent dans l'indifférence générale, parfois accompagné de la compassion frileuse des pays européens, spectateurs passifs de tragédies répétées à leur porte. Car ils ne sont pas les bienvenus chez nous, ces assoiffés de vie ; d'ailleurs, la réponse européenne à leurs attentes et leurs espoirs reste dans les faits, quelle que soit la formule utilisée, "Crève, le plus loin possible de chez nous!" C'est donc cela le rêve européen ?

                    Un rêve décevant pour de nombreux citoyens ordinaires des anciens pays de l'est, dont certains vont jusqu'à regretter le régime communiste : pas riches alors, certes, et sans liberté d'expression, ils avaient tous droit au travail, à l'enseignement et aux soins gratuits.

                    Les Grecs aussi déchantent ; pourtant, croyant tellement au rêve européen qu'ils avaient falsifié leurs comptes, avec, il faut oser le dire, la complicité tacite de leurs futurs partenaires et les magouilles de financiers complaisants, aujourd'hui mués en charognards.

                    Chez nous aussi, la déception grandit. Faute d'avoir uniformisé les politiques des états membres en matières économique, sociale, de travail, de justice, d'immigration, L'Europe a permis que se développent concurrence interne déloyale, injustice croissante, mainmise des grands états sur les orientations et décisions, renforcement du chacun pour soi, défense d'intérêts électoraux, deux poids deux mesures où il vaut mieux s'appeler Allemagne et France qu'Irlande et Portugal, chantage qu'elle stigmatise chez certains mais qu'elle accepte de la Grande-Bretagne qui, elle aussi, pourtant, va décider de son sort européen par un référendum.

                    En conclusion, deux constats alarmants, formulés de façon volontairement choquante ; tant pis pour les biens pensants ! 

    Chaque pays européen tient à sa souveraineté comme une "vierge effarouchée" à son pucelage… C’est ainsi que flétrissent les vieilles filles délaissées, ce que l’Europe et chaque état membre risquent de devenir. Certes, perdre son pucelage peut être un moment douloureux ; mais après, que de plaisir(s) possible(s) !!! Certains appellent ce passage initiatique « minute de courage politique » : un bel exemple de langue de bois !  

                    A force de pratiquer la culture intensive de ses égoïsmes, l'Europe semble avoir perdu son humanité, voire son humanisme, son sens des responsabilités et sa position privilégiée dans le monde. Qu'attend-elle pour changer ?

    Source & texte > Bruno Heureux > Photo > http://rodolediazc.blogspot.be