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    Remerciements

                    Merci à toutes celles et tous ceux qui sont venus partager avec moi la soirée de chansons, de réflexions et d’humour que je leur proposais, ce dernier vendredi soir, à l’Académie de Hannut. Une salle comble, un public accueillant et réactif ont contribué à créer une superbe ambiance et à faire de ce spectacle un très beau souvenir ; je l’ai d’ailleurs immédiatement rangé dans l’album où se côtoient tous ceux que me laissent mes rencontres avec les publics de Belgique et d’ailleurs.

                    Je profite de l’occasion pour remercier le Lions Club Hannut de m’avoir donné l’occasion de « rôder » une prestation que, normalement, j’exporterai à l’étranger dans quelques mois. Merci également au Centre culturel et à la Ville de Hannut qui étaient partenaires actifs de l’organisation.

                    Enfin et, surtout, je suis heureux d’avoir contribué, modestement mais avec enthousiasme grâce au public généreux, à aider concrètement le Lions local dans ses actions philanthropiques et sociales au service de la population plus défavorisée de notre région.

    Propos électoraux

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                    Vous avez été nombreux à m’interpeler à propos des récentes déclarations de Didier Reynders à la RTBF ; face à Elio Di Rupo , il parlait des enlèvements d’enfants, de crise de la dioxine à une époque où le MR n’était pas au pouvoir. Sa dernière intervention, très brève, au moment où l’émission se terminait et donc où il n’avait plus la possibilité de l’expliciter, a été ressentie, peut-être à tort, par l’énorme majorité des auditeurs, dont j’étais, et des commentateurs, comme une accusation implicite du gouvernement de l’époque - auquel le MR ne participait - d’être en partie « responsable » de ces événements dramatiques. J’ose espérer que telle n’était pas l’intention de Didier Reynders car, dans le cas contraire, de maladroite, son intervention deviendrait scandaleuse et mériterait le prix Nobel de la goujaterie.

                    Certains de ses « amis », à l’approche des élections, ont tenté de le défendre, de justifier des propos que le ministre des affaires étrangères n’avait pas eu le temps d’expliquer, accusant également les adversaires politiques et les médias d’avoir gonflé exagérément l’incident.

                    Répondons honnêtement à leurs réactions. Comment oser accuser des adversaires politiques d’adopter une attitude électoraliste écœurante alors que, il y a quelques jours à peine, Monsieur Reynders et son parti n’ont pas fait autrement en descendant en flammes le « Plan Wathelet » du survol de Bruxelles par les avions décollant de Zaventem , alors que ce plan avait été adopté à l’unanimité, donc par le MR représenté par Didier Reynders, par le gouvernement  fédéral précédant. Etait-ce moins sujet à suspicion d’opportunisme électoral ? Et si Didier Reynders avait déclaré qu’après les élections, il partait à Bombay consacrer le reste de sa vie à œuvrer comme bénévole auprès des successeurs de Mère Theresa, ne serait-il pas réjoui du gonflement médiatique apporté à la nouvelle ?

                    Dire d’abord qu’on avait mal compris ses propos, ensuite qu’il voulait parler de la réforme des polices, avant, enfin, de présenter des excuses pour des termes qui auraient pu blesser (en fait, qui ont blessé !)... lors d’une communication plus organisée que spontanée n’a pas réellement convaincu les gens ordinaires. J’insiste sur ce terme « ordinaire » : en effet, la plupart des hommes et femmes politiques vivent dans un milieu restreint d’initiés, de privilégiés diront certains ; ils sont au courant de faits accomplis et de paroles prononcées au « sommet » de l’Etat, que le citoyen « ordinaire » ignore, ce qui peut parfois expliquer que nos élus comprennent des propos, admettent et pratiquent des actes que le « peuple » et son bon sens réprouvent et condamnent. D’où une incompréhension réciproque entre élus et électeurs.

                    Mandataires politiques, expliquez plus, mieux, simplement, au gens ce que vous dites et faites ; ne restez pas dans votre bulle dont certains ne daignent sortir qu’en période électorale, le temps d’être réélus. Qu’un homme comme Didier Reynders n’ait pas compris cela, n’ait pas mesuré le poids de ses paroles, l’écho négatif qu’elles pouvaient avoir est incroyable et n’est pas l’expression de l’intelligence que la plupart lui reconnaissent.

                    Enfin, les démarches douteuses vers la NVA de celui qui rêve de devenir premier ministre, son cavalier seul dans la perspective des élections fédérales que bruxelloises, son comportement au sein de son propre parti... donnent l’image d’un homme, à l’ambition énorme, qui travaille essentiellement pour lui-même. Conséquence, il « pollue » son image ; tant pis pour lui, c’est son problème. Mais beaucoup plus grave, il jette aussi le discrédit sur des femmes et hommes, de son parti notamment, qui, à tous les niveaux, exercent leurs difficiles responsabilités politiques avec honnêteté et au service de l’ensemble de la population et dont les propos et actes ne servent pas avant tout un plan de carrière animé par la seule ambition personnelle. Dommage, car l’exemple d’en bas devrait parfois inspirer les « hautes sphères » du pouvoir.hannut,blog,jcd,bruno heureux,mot coeur & mots tus

    Source & textes > Bruno Heureux.