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  • RÉVEILLON…ÇA VEUT DIRE QUOI FINALEMENT > LE SAVOIR …

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    C’est un Repas qui se fait en famille ou entre amis, vers le milieu de la nuit, particulièrement la nuit de Noël et la nuit précédant le jour de l’an.

    […] ; la gaieté des deux convives s’anima jusqu’à la folie, on échangea plus d’une chanson. Tout à coup le réveillon fut interrompu par des coups bruyants et pressés frappés à la porte de l’ermitage. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduction de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)

    On but à larges goulées le vin rude qui vous râpait la gorge et chantait aux tempes ; à grandes bâfrées, on s'empifra de viandes. Oui, jamais ne fut plus joyeux réveillon. — (Yvonne Pagniez, Pêcheurs des côtes de France, Fernand Lanore, 1977, p.124)

    Étymologie → voir réveil et -on

    Source > http://fr.wiktionary.org > Illustration Photo News/Philippe Puard

  • LE MOT DE BRUNO > LE CEB > MOTS CŒUR ET MOTS TUS

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    Le CEB

    L’épreuve du certificat d’étude de base en fin du primaire est souvent présentée comme un couperet : sans sa réussite, impossible de s’en sortir dans le secondaire, a fortiori dans le supérieur et dans la vie. De plus, la plupart des écoles, soucieuses de leur bonne réputation, visent un taux maximal de réussite au CEB ; alors, pour ce faire, trop de directeurs  poussent leurs instituteurs de 6ème à surtout préparer leurs élèves aux types de questions du CEB en se basant sur celles de l’année précédente ; cet objectif à très court terme leur fait omettre de se poser la question pourtant fondamentale : « Ce CEB est-il la certification d’une réelle formation de base solide, socle de toute formation à la vie ?»  Comme beaucoup, j’en doute !

                    Réussir son CEB doit donner des savoirs et des savoir-faire fondamentaux pour permettre à chacun de faire son chemin dans la vie sociale et professionnelle, avec ou sans études supérieures ou même sans enseignement secondaire complet. Il est des jeunes qui vont devoir faire leur vie, la « réussir », sans le sésame d’études longues et très poussées. Certains y parviennent car même s’ils ont appris peu de choses durant leurs années d’école, ils ont eu la chance de retenir de leur primaire quelques bases solides, sur lesquelles ils ont finalement construit leur avenir et celui de leur famille.

                    Etudes ou pas, un homme et une femme d’aujourd’hui doivent, au minimum, pouvoir lire, écrire, calculer et faire preuve de bon sens pour être respectés tout au long de leur parcours professionnel et humain. Au-delà, tout le reste est du « bonus », c’est-à-dire l’acquisition de connaissances et compétences plus fouillées pour, après des études menées à leur terme, exercer métiers et fonctions utiles à la société. Mais tout le monde ne doit pas faire des études supérieures, universitaires ou autres.

    ceb.jpg                Alors, constater que 96% des élèves ont réussi leur CEB est plus un leurre qu’un excellent résultat. Un CEB où les questions de grammaire, de conjugaison, de calcul mental… sont réduits à la portion congrue voire à un zéro complet rate son objectif fondamental : l’acquisition de connaissances élémentaires de base. « Le CEB est actuellement plus basé sur la compréhension que sur des savoirs bruts à régurgiter tels quels ! » dit-on dans les sphères préparant cette épreuve. Excellente idée ! Mais la compréhension ne peut s’exprimer que grâce à des outils de base acquis solidement ce qui n’est pas assez le cas actuellement.

                    Lorsque j’étais directeur au secondaire, dans une école à la bonne réputation sur laquelle s’appuyaient plusieurs écoles primaires également reconnues pour leur sérieux, j’avais demandé que les élèves de 1ère année de rénové soient soumis, dès la rentrée de septembre, à un test sur les compétences requises pour obtenir le CEB. Deux mois après avoir pourtant réussi cette épreuve en fin du primaire, près de 70% des élèves échouaient !!! Et, à la Toussaint, après une remise à jour, près de 20% étaient encore en échec sur les mêmes compétences. Comme je n’étais pas le seul directeur à avoir fait cette expérience, que peut-on en conclure ?

                    Que le CEB, dans sa forme actuelle, n’est, la plupart du temps, pas l’outil apte à déterminer la qualité des acquis fondamentaux des élèves sortant d’un enseignement primaire qui rate souvent ses objectifs fondamentaux en privilégiant le plus au détriment du mieux, en pratiquant le zapping, la dispersion, l’amusement, la devinette parfois… au préjudice de l’essentiel sûr et rassurant. Prendre plaisir en apprenant, étendre ses connaissances au domaine de l’éveil est certes utile mais surtout insuffisant. D’autant plus si cela a pour conséquence « d’oublier » l’usage du systématique, de la répétition, du drill dans certains apprentissages comme les tables de multiplication, des dictées nombreuses préparées et non préparées, des petits devoirs quotidiens en français et en calcul, le tout corrigé pour le lendemain. Quel non-sens ! Car ces procédés, qui ont fait leurs preuves, deviennent de plus en plus efficaces et rassurants au fil du temps : l’enfant connaît et maîtrise des éléments qu’il n’oubliera jamais et qui lui permettront, dans la suite, de résoudre certains problèmes et situations plus complexes. La pédagogie de la réussite passe par là et non par le manque de rigueur, la dilution des exigences, l’à peu près, l’étouffement de l’essentiel par l’accessoire… qui ne sont jamais éducatifs ni à l’école ni dans la vie au sens large.

    Organisation de l’enseignement

                    Personnellement, après une école maternelle où l’on ne brûle pas les étapes, j’organiserais un enseignement primaire d’une durée de 8 ans, de 6 à 13-14 ans, suivi de 4 années de secondaire, de 14-15 à 18 ans.

                    Au cours du primaire, entre 10 et 14 ans, selon son degré de développement, chaque élève aurait en fin d’année scolaire la possibilité de passer un CEB portant sur les connaissances vraiment de base, en langue maternelle et en calcul : lecture intelligente, dictée de textes sans pièges excessifs, application de règles courantes de grammaire, calcul mental (donc pas de calculette avant le secondaire), les 4 opérations, les tables de multiplication, la règle de trois. Dans cette optique, le CEB serait octroyé à tout élève obtenant 90% pour ne pas dire à 100% à cette épreuve ! Si l’enseignement et le test sont recentrés sur l’essentiel, tous devraient l’obtenir.

                    En fin de la 8ème année, un autre test, le « BO », Balises d’Orientation, porterait sur les matières d’une option groupée obligatoire abordant concrètement les différentes grandes voies de formation qui s’ouvrent aux jeunes au sortir de cet enseignement primaire allongé. Le test vérifierait chez tous les élèves les connaissances en compréhension de questions et de textes, en éveil au sens large, en langues anciennes et modernes, maternelle et étrangères, en sciences (avec passage hebdomadaire en laboratoire), en technologies (informatique, dessin assisté par ordinateur, robotique, électricité…), en activités professionnelles (lecture de plans, soudure, bois, maçonnerie, réalisation de maquettes…), en ateliers artistiques (musique, dessin, peinture, poésie, sculpture…). Les résultats et les tendances que révèlerait ce BO donneraient aux élèves (et à leurs parents) une idée assez claire de l’orientation scolaire qui semble leur convenir pour les 4 années du secondaire.

                    Que le fort en thème découvre l’intelligence manuelle, que les enfants doués pour des études plus concrètes se rendent compte que l’étude théorique de certaines matières est nécessaire, ne peut être que bénéfique. Les effets les plus importants d’une telle réforme seraient les suivants : d’un côté, plus d’enseignement général considéré comme celui d’une élite et, d’un autre côté, plus d’enseignements technique et professionnel devenu un choix inéluctable de relégation pour les élèves rejetés du général.

                    Mais, plus encore qu’une modification profonde de l’organisation de l’enseignement, cette réforme nécessiterait un changement radical des mentalités chez les instituteurs, les professeurs, les directeurs, les parents, les élèves et, surtout, chez les responsables de l’enseignement, pédagogues, psychologues et sociologues en chambre qui n’ont jamais eu une classe devant eux, inspecteurs qui n’ont plus enseigné depuis des années… Et là, ce n’est pas gagné. Pourtant, j’en suis persuadé, l’amélioration de la qualité à long terme de notre enseignement francophone passe par ces changements des mentalités et de ses structures.

    [1] Heureusement, tous les directeurs et instituteurs n’agissent pas ainsi ; ils ne se sentiront pas visés par plusieurs remarques de cet article.

    Source > Texte de Bruno Heureux.

    A savoir plus sur le CEB > http://www.enseignement.be

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > FESSES-TIVITES A LA CIA

    200px-CIA_svg.jpgFesses-tivités à la CIA

                     Le  général Paetrus, le patron de la CIA, a démissionné de son poste après avoir reconnu une liaison « inappropriée » avec sa biographe. Non, on ne l’a pas forcé à démissionner, il l’a fait de sa propre initiative.

    Pourquoi ? Parce qu’aux USA, dans les hautes sphères du pouvoir, l’infidélité conjugale est infamante, une tâche rouge sur le CV, un point faible exploité par les opposants et rivaux, un « péché » pour les censeurs de la presse, people mais aussi « sérieuse ». Lors de l’enquête menée par le FBI, un autre général a été également soupçonné de comportement « équivoque » …

                     Tout engagement ferme, notamment celui du mariage, mérite d’être respecté par toutes les parties qui l’ont pris et/ou signé. Ceci dit et sans cautionner le comportement des hauts gradés visés, les réactions moralisatrices et pudibondes des médias ainsi que du landerneau politique et militaire américains interpellent. En effet, en Europe, pareille infidélité n’aurait pas les mêmes conséquences voire n’aurait pas de conséquence du tout sur la carrière de telle ou telle personnalité ; il arriverait même que certains s’enorguelliraient d’être acteurs d’une telle situation. C’est que les mœurs européennes et américaines sont très éloignées les unes des autres : des mentalités séparées par tapagenocturnedik.jpgl’Atlantiques, certes, mais surtout par la façon de considérer l’infidélité conjugale, qu’elle soit passade occasionnelle, aventure liée au « démon de midi » ou liaison durable menée clandestinement et parallèlement à une vie conjugale normale. Outre-Atlantique, les grands principes bafoués et les religions chrétiennes poussent de hauts cris et condamnent les coupables ; en Europe, rien de cela : l’esprit gaulois et/ou « porté sur la chose » tolère ces aventuriers du cœur et du sexe, en(sou)rit et puis tourne la page puisque « qu’il s’agit de la vie privée » de séducteurs invétérés ! Heureusement, oserais-je dire, car si la norme américaine avait dû s’appliquer en France, ce grand pays voisin aurait pu compter par dizaine les démissions de ses rois, présidents de la république et autres dirigeants de premier plan. Et chez nous ?

                     Mais, plus fondamentalement, cet événement m’interpelle et me choque vraiment ; en effet, c’est ce même pays, les USA, ces mêmes dirigeants, ces mêmes médias, ce même peuple qui, tout en donnant l’apparence d’une vertu et d’un code de bonne conduite défendus jusqu’au sommet de l’Etat, tolèrent que des prisonniers soient internés dans des conditions inhumaines, torturés depuis de longues années dans le bagne de Guantanamo. Pour quels motifs ? Souvent pour des raisons de (soi-disant ?) terrorisme, parfois sans aucune raison avérée, toujours sans procès, ni défenseurs, ni droits dignes de « la plus grande démocratie au monde » et normalement prévus dans la constitution.

                  petraeus11.jpg   La morale, la justice, les lois de la guerre et les droits de l’homme ne sont-ils pas beaucoup plus fondamentaux  que quelques fesses-tivités au sommet de la CIA et de l’armée des GI qui ont fait la une dans la presse mondiale ? Vu leurs réactions dans les deux cas cités, une majorité d’Américains, du moins de leurs gouvernants et médias, ne le pensent pas ; en tout cas, l’incohérence de leurs attitudes ne semble leur poser aucun problème de conscience. Ces comportements, expressions contradictoires d’une morale à géométrie variable, font-ils partie du fameux « rêve américain » ?  On a peine à le croire et pourtant…

                     Il n’est pas toujours facile de comprendre les USA, un peuple capable du meilleur ( par exemple, nous délivrer de l’envahisseur teuton deux fois au cours du XXème siècle) mais aussi du pire (rappelons-nous G.W.Bush et sa guerre mensongère en Irak). Comme tous les peuples ? Paut-être ! Mais le peuple américain et ses dirigeants ont une telle tendance à se prendre pour le nombril du monde et à se proclamer les meilleurs de la planète, quelque soit le domaine, que leurs comportements différents et inadéquats dans les deux exemples évoqués ci-dessus laissent perplexe pour ne pas dire écoeuré !

     Source & texte de > Bruno Heureux.

  • CENTRE CULTUREL DE HANNUT > LE MOT DU PROGRAMMATEUR

    CCH.jpgEn marge de nos traditionnels rendez-vous et de cette grande exposition consacrée à l’ « Invisible » proposée avec l’Université de Mons (Centre de lecture Publique jusqu’au 31 octobre – infos sur alainbronckart@passeurdart.be), trois rendez-vous savoureux s’offrent à nous dans les prochaines jours.

    #Humour

    KRYSTYNA FLABA fréquente les théâtres depuis longtemps, que ce soit aux planches à  NuKrystina Flaba.jpg (la troupe crée par le Centre Culturel en 1996), à l’académie de Hannut où elle anime un atelier-théâtre, ou « seule en scène », plus récemment. C’est précisément dans cet exercice qu’on la retrouvera ce 18 octobre 20H à l’Académie, dans « « Kuisine, Kaprice et Pili Pili ».

    Nous l’avons vu lors d’un festival-concours d’Humour à Remicourt en 2011 où son personnage assez déjanté (voire hystérique à certains moments) a conquis l’assistance. Elle en est repartie avec le prix du Public et un standing ovation. Un succès corroboré quelques temps après avec un Prix de la presse au festival de Bierges. Un succès qui s‘explique par un travail de coaching passionné et de longue haleine avec Ginette Matagne, metteuse en scène liégeoise bien connue, qui collabore régulièrement avec des noms bien connus de l’humour belge. Plus d’infos sur l’univers de Krystyna Flaba sur www.krystynaflaba.com. Venez rire un bon coup, on en  tellement besoin ;)

    #Jazz Tour

    Nouveau rendez-vous Jazz Tour à Bertrée le samedi 3 novembre (21h, ouverture des portesimg_08.jpg dès 20h) avec le trio de MANU HERMIA. Là aussi, je ne peux que me réjouir de cette date. Manu est un musicien passionné, éclectique, généreux sur scène, aussi actif dans la musique du monde (il a joué avec Mamady Keita, Dobet Gnahoré, Dhruba Ghosh, Joao Braga, Nono Garcia) qu’en jazz (avec tous les grands noms belge et étranger). Le Sarde Manolo Cabras à la contrebasse et le percussionniste portugais Joao Lobo complètent le trio. Manu Hermia se découvre sur www.manu-hermia.com et sur http://www.myspace.com/manuelhermiaquartet (où on retrouve des morceaux du trio également).

    Prochain « mot du programmateur » la semaine prochaine

    D’ici là, bonnes découvertes …

    • Alain Bronckart                      Direction
    • Xavier Lambertz                     Programmation
    • Renaud Dechanet                   Régie
    • Viviane Godon                        Secrétariat-Comptabilité
    • Alexandre Van Meerbeck      Ingénieur du son
    • Catherine Grenier                  Communication
  • HANNUT > CENTRE CULTUREL > LE MOT DU PROGRAMMATEUR

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    En marge de nos traditionnels rendez-vous (reportages, conférences) et de cette grande exposition consacrée à l’ « Invisible » proposée avec l’Université de Mons (Centre de lecture Publique du 5 au 31 octobre – infos sur alainbronckart@passeurdart.be), trois rendez-vous savoureux s’offrent à nous dans les prochaines jours.

    #Jazz Tour

    Retour du Jazz Tour à Bertrée le jeudi 4 octobre (20h) avec le trio TRICYCLE. C’est toujours un immense plaisir d’accueillir Tuur Florizoone chez nous tant son talent est immense. Sa carrière est assurée depuis longtemps et il participe activement à de nombreux projets, Tricyle_(Jean-Francois_Flamey).jpgtant personnels que comme « invité » pour ses amis musiciens. On le sait peu, Tuur est aussi un artiste très demandé dans le monde des bandes originales de films internationaux. Pas étonnant, sa musique est à la fois créative, inventive et –surtout- accessible. Pour s’en convaincre, il suffit de lancer ce lien http://www.myspace.com/tuurflorizoone . Pour ce concert, il est toujours accompagné de ses deux comparses et amis Philippe Laloy (sax et flute) et Vincent Noiret (contrebasse). Le groupe a sorti depuis 2004 quatre magnifiques albums. Plus d’infos sur www.tricycle.be

    #Jeune Public

    Le dimanche 7 octobre (15h30), nous accueillerons (Salle Rosoux) en tout public le projet Nollo2.jpgNOLLO, un projet labellisé « Jeunesses Musicales ». Un spectacle savoureux mêlant art de la rue et musique. Le projet a déjà été joué avec un immense succès en représentations scolaires. Nous avons décidé de le proposer également en tout public. Il est accessible aux enfants dès 3 ans.

    #Classique

    Pour clore ce « mot du programmateur », je vous invite enfin à découvrir l’univers du pianiste Guillaume Coppola le mardi 9 octobre à 20h (Salle Rosoux). Considéré à juste titre comme l’un des meilleurs pianistes français (spécialiste de Liszt et Chopin), nous avons laGuillaume Coppola.jpg chance de le programmer chez nous grâce à une bonne collaboration avec son agent en Belgique, ce qui aurait été impossible autrement, soyons honnêtes ;). Dès lors, ne boudons pas notre plaisir ! Guillaume Copolla interprétera Chopin mais aussi un compositeur espagnol injustement moins connu, Enrique Granados (1867-1916). L’univers de Coppola est à découvrir en cliquant ici http://www.guillaumecoppola.com

    Bonnes découvertes musicales !

    • Alain Bronckart                               Direction
    • Xavier Lambertz                              Programmation
    • Renaud Dechanet                           Régie
    • Viviane Godon                                 Secrétariat-Comptabilité
    • Alexandre Van Meerbeck              Ingénieur du son
    • Catherine Grenier                           Communication
  • MOT DE BRUNO > MOTS CŒUR ET MOTS TUS > ELECTIONS

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    En période électorale, j’évite de donner mes sentiments et impressions, de faire le bilan négatif de la mandature, les sortants se chargeant de mettre en évidence leurs réalisations. Normalement, les gens sont assez grands, en tout cas c’est à espérer, pour faire la part des choses dans le bilan souvent tronqué, partiel et partial des majorités sortantes, quelles qu’elles soient, et les promesses parfois irréalistes qui leur sont faites par toutes les listes en compétition.

    Alors, une seule remarque ; elle concerne les affiches électorales, surtout celles des vieux brisquards de la politique locale ; cela fait plaisir de les voir rajeunis, moins gros, plus chevelus, le poil moins grisonnant et moins ridés… comme s’ils voulaient donner l’image d’une éternelle jeunesse !!! Dieu ou plutôt l’électeur nous en préserve !

    Source & texte > Bruno Heureux.

  • LE MOT DE BRUNO > MOTS CŒUR & MOTS TUS > GSM AU VOLANT

    V7_BIVV_10m2_GSM_FEMME_FR.jpgBoire ou conduire a été et reste un slogan de la sécurité routière ; choix indispensable si l’on veut ne pas mettre sa vie en danger et, surtout, celle des autres.

    Téléphoner ou conduire pourrait être une autre version de ce slogan : choix que, délibérément, trop de conducteurs ne font pas, cumulant les deux activités. Malgré l’interdiction légale de téléphoner au volant - sauf si le véhicule est équipé d’un « main libre » - et malgré les appels répétés lors de campagnes de sensibilisation pour mieux sécuriser la circulation automobile, très nombreux, beaucoup trop nombreux sont les conducteurs qui pensent pourvoir ne pas suivre ces règles et conseils. Sont-ils plus attentifs, plus intelligents, aux réflexes plus affinés que le commun des mortels à qui s’adressent ces lois et ces messages ? Peut-être le croient-ils et veulent-ils nous (s’) en persuader, alors qu’il n’en est rien ; au contraire, « inciviques », dangereux, ne montrant pas l’exemple, inconscients, égoïstes… voilà ce qu’ils sont en fait.

    Fumer, manger, boire, téléphoner au volant… tout ce qui peu distraire le conducteur est dangereux. Il serait souhaitable que chacun en prenne conscience, il y a des vies en jeu.

    Et le GPS ? Pourtant prévu pour faciliter la recherche du chemin ad hoc et autorisé par la loi, lui aussi peut distraire  le conducteur mais, c’est incontestable, moins que le faisaient jadis les cartes routières ouvertes sur les genoux.

    Source & Texte > Bruno Heureux

     

  • LE MOT DE BRUNO > MOTS CŒUR & MOTS TUS > LIBÉRATION CONDITIONNELLE

    Le-monast-re-des-Clarisses-Malonne.jpgLibération conditionnelle

    « Comment peux-tu passer sous silence la libération conditionnelle de Michèle Martin ? » me demande-t-on régulièrement depuis ces dernières semaines. Vu tous les remous et réactions qu’elle a sucités et suscite encore à tous les niveaux de la société, dans tous les médias - images, interviews et articles -, je répondais que tout et son contraire avait déjà été dit à ce sujet. Mais devant l’insistance, je livre quelques réflexions.

    Constatons d’abord que la modération et la pondération n’ont pas souvent eu leur place dans le débat. Ensuite, les sentiments, la loi et la justice analysent l’vénement de points de vue si différents qu’en faire une synthèse reste un exercice si difficile que peu y trouvent leur compte et réponses à leurs questions. Enfin, la législation belge en la matière étant ce qu’elle est, cette libération n’a rien d’illégal, aussi choquante soit-elle pour les victimes, leurs familles et une grande partie de la population de notre pays… dont je fais partie.

    Prévisible

    Choquante et légale, certes, mais surtout prévisible depuis la sentence de la cour d’assise d’Arlon, un verdict trop clément pour une personne complice de son mari dans les rapts, viols, séquestrations, tortures et mort de gamines et de jeunes filles. L’absence de perpétuité et de mise à la disposition du gouvernement devait inévitablement déboucher, tôt ou tard, sur la question de la remise en liberté de Michèle Martin. Ne pas avoir pesé le poids exact des conséquences de la sanction pénale, avant, pendant et après le procès, est la cause essentielle des problèmes d’aujourd’hui.

    Un philosophe a dit, en substance : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles qu’on ne les fait pas mais parce qu’on ne les fait pas qu’elles deviennent difficiles ». Laisser un abcès mûrir au lieu de le percer dès que possible risque de le laisser évoluer en phlegmon ; c’est vrai aussi en matières judiciaire et pénitencière. Voilà où nous mène un manque de réflexion à long terme ; voilà où nous conduit une politique de réactions, au coup par coup, sous forme de lois « improvisées » dans l’émotion ; ces lois, au champ d’application large et sans nuance, répondent avec retard à un fait particulier alors que d’autres, apparemment similaires, demanderaient des réponses différentes non prévues.

    Réactions

    Si la décision de libération est choquante, certaines réactions le sont aussi. En tout premier lieu, la récupération politicienne nauséabonde de Charles Michel, président du MR : elle a choqué pas mal de monde. Comment un responsable politique peut-il s’abaisser à utiliser de tels arguments électoraux qui puent le populisme et la démagogie de bas niveau, de caniveau ? Ce n’est pas à son honneur ; ses propos ne sont certainement pas les plus intelligents depuis qu’il préside son parti ! Qu’il défende son point de vue, d’accord, mais autrement, ailleurs et in tempore non supecto.

    Ensuite, les réactions violentes, physiques mais aussi verbales, de certains manifestants : en effet, comment cautionner leurs comportents brutaux et à la limite de la bestialité devant des enfants, surtout quand ils sont le fait de parents normalement éducateurs de leurs enfants !

    Enfin, certains propos de Jean-Denis Lejeune, le papa de Julie, étaient choquants également. On comprend, en fait, on pense comprendre, on croit deviner la souffrance permanente des parents depuis l’enlèvement de leur fillette jusqu’aujourd’hui, en passant par l’annonce de la mort atroce de leur enfant et par le procès qui n’a en rien éclairé leurs interrogations. Par contre, s’en prendre, sans nuances, à l’Eglise Catholique m’a paru outrancier.

    Mes écrits le montrent régulièrement, je ne ménage pas cette Eglise pour certains de ses positionnements et comportements. Oui, elle a été le refuge de criminels nazis ; oui, elle a souvent soutenu des dictateurs sanguinaires ; oui, elle a abrité et souvent protégé des pédophiles ; oui, elle refuse encore trop souvent de laisser la justice des sociétés où elle est implantée faire la lumière sur des faits répréhensibles, voire criminels, et sur les actes de personnages immondes… Mais cela n’est pas toute l’Eglise. Mère Theresa, accueillant les plus pauvres de Calcutta, c’est aussi l’Eglise ; sœur Emmanuel et ses chiffonniers du Caire, c’est aussi l’Eglise ; le Père Damien au service des lépreux jusqu’à sa mort, c’est aussi l’Eglise ; les nombreux prêtres, religieux et laïcs d’Amérique Latine et du Sud protégeant les plus démunis au risque de leur vie, c’est aussi l’Eglise ; Monseigneur Gaillot défendant les exclus de notre société, c’est aussi l’Eglise ; et tous ces anonymes qui vivent concrètement l’Evangile et le mettent en pratique au sein et au service des communautés professionnelles et sociales où ils vivent, c’est aussi l’Eglise ; et les sœurs de Malonne, c’est aussi une facette de l’Eglise : ont-elles eu le choix, leur a-t-on imposé Michèle Martin d’en haut, sont-elles aveugles, naïves, ou pensent-elles sincèrement mettre en pratique les principes qui les ont amenées à consacrer leur vie au Seigneur ? Beaucoup de questions ! Chacun y donnera ses réponses en fonction de sa sensibilité. Mais mettre tout le monde catholique dans un même sac poubelle était injuste et  choquant… même si l’on peut comprendre la réaction du papa de Julie devant une décision pour le moins inadéquate et qui ne respecte pas les victimes, mortes ou encore vivantes, et leurs familles.

    Respect des victimes   

    Beaucoup de gens ont le sentiment que les criminels ont plus de droits que les victimes. C’est certainement cet aspect de la législation que nos politiciens devraient changer pour que le respect des victimes figure en tête des préoccupations de la justice ; car, actuellement, ces victimes se sentent, le plus souvent, blessées deux fois : d’abord par le drame qu’elles vivent, ensuite par le sentiment d’injustice profonde qu’elles ressentent comme un autre traumatisme.

    Source & Texte > Bruno Heureux.