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  • LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > PROCHAINEMENT > CONCERT DE CHANSONS FRANÇAISES

    Malonne, 26.09.2015, Chanson française

                    Au retour du Québec, où, comme chaque année depuis dix ans, je suis invité à présenter mes spectacles, j’aurai le plaisir de partager la scène avec mon ami québécois Gaëtan Leclerc, le 26 septembre prochain en soirée, à Malonne. Je vous invite à ce spectacle avec d’autant plus d’insistance que les bénéfices de la soirée seront versés à une association philanthropique qui me tient particulièrement à coeur.

                    Pour en savoir plus, découvrez, ci-après, les éléments de la publicité diffusés par les organisateurs.

    Communiqué

    Cette année, Namur aura le vrai plaisir de recevoir le Québec en invité d'honneur des fêtes de Wallonie, l'occasion de retrouvailles chaleureuses entre cousins de la grande famille francophone. Prolongeons cette complicité amicale et savoureuse en assistant, à Malonne, le 26 septembre 2015 à 20h00, au spectacle  "Chanson Française - Dans les pas de Félix Leclerc", avec le Québécois Gaëtan Leclerc (neveu de Félix) et notre compatriote, Bruno Heureux, lui aussi poète-chansonnier. Venez nombreux partager avec ces deux artistes des moments de pur bonheur ! Les bénéfices de la soirée seront destinés aux enfants de l’SAAE « Les Cabris » de Malonne. Ces enfants sont placés dans cette maison d’accueil par le juge de la jeunesse, pour les extirper d’un milieu familial dangereux voire tout à fait néfaste pour leur santé physique et psychologique, leur éducation et/ou leur scolarité.

    Présentation des artistes

    Gaëtan Leclerc chantera en première partie.

                    Afin de rendre hommage à son oncle Félix, Gaëtanfait, en 1998, un spectacle pour souligner les dix ans du décès du pionnier de la chanson québécoise. Depuis, il se promène à travers le Québec, la France et la Belgique… afin de faire partager les plus belles chansons de Félix Leclerc.

    Sisa voix chaude est semblable à celle de Félix, c’est avec un talent bien à lui, sans jamais imiter son oncle et sans jamais le trahir, que Gaëtan faire revivre le grand poète-chansonnier. Quelques anecdotes et histoires nous font également découvrir des facettes méconnues de Félix. Le temps d'un spectacle, Gaétan  nous transporte dans l'univers poétique de l'un des plus grands auteurs-compositeurs de la langue française. (* Informations Chante Leclerc)

    Bruno Heureux, chantera lors de la seconde partie du spectacle

                    D’Ecaussinnes en Belgique, où s’ancrent ses racines, jusqu’au sentier poétique de Drummondville au Québec, où il côtoie notamment Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Emile Nelligan et Julos Beaucarne, Bruno nous fait découvrir ses chemins de traverse jalonnés de rencontres, toutes uniques et ciselées avec respect comme des oeuvres d’art. Tout au long de ses spectacles, au fil de ses chansons, textes et histoires, ce jongleur de mots, libre et authentique, partage avec le public poésie et humour, rêve et réalité, tendresse et coups de gueule, enfance et automne de l’âge, dans un grand vent de rimes et de réflexions savoureuses.

    Selon Julos Beaucarne, « Bruno Heureux remonte le courant des jours, avec ses chansons vraies qui viennent du fond de l’âme ; chercheur de sens, il éclaire nos jours et nos nuits… ». Quant à Nathalie Leclerc, la fille de Félix, elle déclare : « Bruno a été un bon élève de mon père »… Ils ont dit l’essentiel sur l’homme et l’artiste. (* Présentation de Bruno Heureux dans l’Anthologie « Etoiles et planètes » parue dans Les dossiers d’Aquitaine en juillet 2012.)

                    Les deux artistes uniront leurs voix, en final du spectacle, pour interpréter avec la participation du public «  Le p’tit bonheur », la chanson la plus connue de Félix Leclerc.

    Renseignements

    Adresse : Salle des fêtes Saint-Berthuin, fond de Malonne, 129, Malonne

                    Pour les personnes à mobilité réduite, accès via la rue Navinne

                    Stationnement aisé et gratuit

    Contact : 0475/66.91.39. - 081/44.02.27.

    Réservation : prévente : 15 € - à l’entrée : 18 € - enfants de moins de 12 ans : gratuit

    Versement sur le compte BE88 0836 7056 4841 de « Les Bergers des Cabris » en mentionnant le nom, le nombre de places et un n° de téléphone

    Bar > ouvert dès 19h00 et petite restauration

    Source > Bruno Heureux

  • LE MOT DE BRUNO > MOTS CŒUR & MOTS TUS > LIBÉRATION CONDITIONNELLE

    Le-monast-re-des-Clarisses-Malonne.jpgLibération conditionnelle

    « Comment peux-tu passer sous silence la libération conditionnelle de Michèle Martin ? » me demande-t-on régulièrement depuis ces dernières semaines. Vu tous les remous et réactions qu’elle a sucités et suscite encore à tous les niveaux de la société, dans tous les médias - images, interviews et articles -, je répondais que tout et son contraire avait déjà été dit à ce sujet. Mais devant l’insistance, je livre quelques réflexions.

    Constatons d’abord que la modération et la pondération n’ont pas souvent eu leur place dans le débat. Ensuite, les sentiments, la loi et la justice analysent l’vénement de points de vue si différents qu’en faire une synthèse reste un exercice si difficile que peu y trouvent leur compte et réponses à leurs questions. Enfin, la législation belge en la matière étant ce qu’elle est, cette libération n’a rien d’illégal, aussi choquante soit-elle pour les victimes, leurs familles et une grande partie de la population de notre pays… dont je fais partie.

    Prévisible

    Choquante et légale, certes, mais surtout prévisible depuis la sentence de la cour d’assise d’Arlon, un verdict trop clément pour une personne complice de son mari dans les rapts, viols, séquestrations, tortures et mort de gamines et de jeunes filles. L’absence de perpétuité et de mise à la disposition du gouvernement devait inévitablement déboucher, tôt ou tard, sur la question de la remise en liberté de Michèle Martin. Ne pas avoir pesé le poids exact des conséquences de la sanction pénale, avant, pendant et après le procès, est la cause essentielle des problèmes d’aujourd’hui.

    Un philosophe a dit, en substance : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles qu’on ne les fait pas mais parce qu’on ne les fait pas qu’elles deviennent difficiles ». Laisser un abcès mûrir au lieu de le percer dès que possible risque de le laisser évoluer en phlegmon ; c’est vrai aussi en matières judiciaire et pénitencière. Voilà où nous mène un manque de réflexion à long terme ; voilà où nous conduit une politique de réactions, au coup par coup, sous forme de lois « improvisées » dans l’émotion ; ces lois, au champ d’application large et sans nuance, répondent avec retard à un fait particulier alors que d’autres, apparemment similaires, demanderaient des réponses différentes non prévues.

    Réactions

    Si la décision de libération est choquante, certaines réactions le sont aussi. En tout premier lieu, la récupération politicienne nauséabonde de Charles Michel, président du MR : elle a choqué pas mal de monde. Comment un responsable politique peut-il s’abaisser à utiliser de tels arguments électoraux qui puent le populisme et la démagogie de bas niveau, de caniveau ? Ce n’est pas à son honneur ; ses propos ne sont certainement pas les plus intelligents depuis qu’il préside son parti ! Qu’il défende son point de vue, d’accord, mais autrement, ailleurs et in tempore non supecto.

    Ensuite, les réactions violentes, physiques mais aussi verbales, de certains manifestants : en effet, comment cautionner leurs comportents brutaux et à la limite de la bestialité devant des enfants, surtout quand ils sont le fait de parents normalement éducateurs de leurs enfants !

    Enfin, certains propos de Jean-Denis Lejeune, le papa de Julie, étaient choquants également. On comprend, en fait, on pense comprendre, on croit deviner la souffrance permanente des parents depuis l’enlèvement de leur fillette jusqu’aujourd’hui, en passant par l’annonce de la mort atroce de leur enfant et par le procès qui n’a en rien éclairé leurs interrogations. Par contre, s’en prendre, sans nuances, à l’Eglise Catholique m’a paru outrancier.

    Mes écrits le montrent régulièrement, je ne ménage pas cette Eglise pour certains de ses positionnements et comportements. Oui, elle a été le refuge de criminels nazis ; oui, elle a souvent soutenu des dictateurs sanguinaires ; oui, elle a abrité et souvent protégé des pédophiles ; oui, elle refuse encore trop souvent de laisser la justice des sociétés où elle est implantée faire la lumière sur des faits répréhensibles, voire criminels, et sur les actes de personnages immondes… Mais cela n’est pas toute l’Eglise. Mère Theresa, accueillant les plus pauvres de Calcutta, c’est aussi l’Eglise ; sœur Emmanuel et ses chiffonniers du Caire, c’est aussi l’Eglise ; le Père Damien au service des lépreux jusqu’à sa mort, c’est aussi l’Eglise ; les nombreux prêtres, religieux et laïcs d’Amérique Latine et du Sud protégeant les plus démunis au risque de leur vie, c’est aussi l’Eglise ; Monseigneur Gaillot défendant les exclus de notre société, c’est aussi l’Eglise ; et tous ces anonymes qui vivent concrètement l’Evangile et le mettent en pratique au sein et au service des communautés professionnelles et sociales où ils vivent, c’est aussi l’Eglise ; et les sœurs de Malonne, c’est aussi une facette de l’Eglise : ont-elles eu le choix, leur a-t-on imposé Michèle Martin d’en haut, sont-elles aveugles, naïves, ou pensent-elles sincèrement mettre en pratique les principes qui les ont amenées à consacrer leur vie au Seigneur ? Beaucoup de questions ! Chacun y donnera ses réponses en fonction de sa sensibilité. Mais mettre tout le monde catholique dans un même sac poubelle était injuste et  choquant… même si l’on peut comprendre la réaction du papa de Julie devant une décision pour le moins inadéquate et qui ne respecte pas les victimes, mortes ou encore vivantes, et leurs familles.

    Respect des victimes   

    Beaucoup de gens ont le sentiment que les criminels ont plus de droits que les victimes. C’est certainement cet aspect de la législation que nos politiciens devraient changer pour que le respect des victimes figure en tête des préoccupations de la justice ; car, actuellement, ces victimes se sentent, le plus souvent, blessées deux fois : d’abord par le drame qu’elles vivent, ensuite par le sentiment d’injustice profonde qu’elles ressentent comme un autre traumatisme.

    Source & Texte > Bruno Heureux.