maçon

  • INFO BOULOT > LES MAÇONS EXPÉRIMENTÉS SONT TROP RARES

    macon.jpgLes entreprises les forment en interne. Découverte d’un métier où il faut “de la jugeote”...

    Le job du maçon est varié: “Il pose les fondations, construit les éléments porteurs, exécute les travaux d’isolation ou d’étanchéité de la construction. Il met en oeuvre des briques, pierres, blocs au moyen d’un produit liant comme du mortier ou de la colle”, décrit Véronique Heemers du Forem. Il intervient dans la construction, la rénovation et la démolition.

    Il faut être précis, soigneux et capable de lire des plans. “Il faut une bonne condition physique, un sens de l’équilibre et ne pas être sujet au vertige!”, ajoute le Forem. Des qualités que les employeurs peinent à trouver. “Notre principal critère de recrutement est la volonté”, explique Jean-Louis Colin, directeur régional de la Production pour l’entreprise de construction T.PALM. “Nous formons les jeunes nous-mêmes. Il faut avant tout qu’ils aient l’envie et soient sérieux. Peu choisissent ce métier par vocation. C’est plutôt parce qu’ils ont eu des difficultés dans leur parcours. Certains ont peu de motivation. Il faut pourtant de l’assiduité et de la jugeote. Il ne suffit pas d’empiler des briques!”

    UN MÉTIER PEU MIS EN VALEUR

    D’après lui, ce métier souffre d’une mauvaise image. “On entend parfois dire qu’il ne faut pas de cervelle. On voit rarement ce job mis en valeur à la télévision. Pas étonnant que peu de candidats suivent cette voie. Les gens pensent aussi que c’est une fonction lourde, mais les machines nous facilitent le travail. De mon temps, on amenait les blocs à la brouette!” Ce qui n’est plus le cas partout, loin de là! Quant aux intempéries, “Il est clair que c’est plus agréable à certaines saisons, mais je donnerais beaucoup pour que mon bureau soit au grand air!”, sourit-il. T.PALM est l’un des leaders de la construction de maisons basse énergie et passives. Une tendance qui a la cote et change ce métier. “Le récent décret sur la Performance Énergétique des Bâtiments (PEB) impacte directement le travail du maçon”, constate Véronique Heemers. Le Forem a donc décidé d’intégrer cet aspect dans la formation. L’expérience prime sur le niveau d’études, mais rares sont les candidats expérimentés disponibles. Beaucoup d’employeurs doivent former les nouvelles recrues via un contrat PFI par exemple. C’est le cas de T.PALM: “Tant que le jeune est motivé, nous sommes là pour lui apprendre! ”.

    Un job qui permet de grimper les marches, comme l’a fait Jean-Louis Colin, pour devenir maçon spécialisé, qualifié ou chef d’équipe. Si un manoeuvre touche environ 13E brut/h, un chef d’équipe gagne de 16 à 17,3€. “Chez nous, une personne motivée pourra évoluer. Ce métier est passionnant et concret. Quand on regarde derrière nous après une journée ou une semaine de travail, le résultat se voit! ”

    Source > http://www.jobsregions.be >CHARLOTTE DECALLONNE