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  • MÉDICAMENTS : LIRE LA NOTICE PEUT RENDRE MALADE

    notice.jpgPrendre connaissance des effets secondaires possibles d’un médicament accroît le risque d’en souffrir.

    Ces chercheurs allemands ne remettent évidemment pas en cause la nécessité de bien lire la notice avant d’entreprendre un traitement. Cette démarche est indispensable pour prévenir les interactions dangereuses, ou pour s’assurer des doses à ne pas dépasser. Il reste, expliquent-ils, que la consultation de la liste des effets indésirables potentiels est à double tranchant, puisqu’elle induit, chez une partie des patients, un « effet nocebo » (le contraire de l’ « effet placebo ») ; un mécanisme psychologique qui s’accompagne d’une probabilité plus importante de présenter, effectivement, un effet secondaire.

    Le conseil ? Ne pas s’appesantir, dans un premier temps, sur cette liste ; mais conserver précieusement la notice, pour pouvoir s’y référer immédiatement si un symptôme (plus ou moins) inquiétant survient durant le traitement. En tout état de cause, même si cette manifestation indésirable n’est pas mentionnée, il est bon de demander l’avis de son médecin.

    La revue « Deutsches Ärzteblatt », le journal de l’association médicale allemande, a consacré un article à ce sujet.

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    Source > http://www.passionsante.be

  • UN MÉDICAMENT CONTRE LE RACISME ?

    imagesCAGTP40H.jpgTrès étonnant constat posé par une équipe britannique : un médicament de la classe des bêta-bloquants atténue les préjugés racistes !

    Cette molécule, c’est le propranolol, développé voici plusieurs décennies, surtout à visée cardiaque, mais aussi utilisé à d’autres fins thérapeutiques. Les spécialistes savent depuis longtemps qu’il agit sur le système nerveux ; ainsi, expliquent ces chercheurs de l’université d’Oxford, que sur la zone du cerveau impliquée dans les peurs et les émotions. Ils ont voulu vérifier si le médicament modulait les réponses de « peur inconsciente », sur lesquelles reposent – du moins en partie – les préjugés raciaux.

    Deux groupes ont été constitués, composés chacun d’une vingtaine de volontaires, aux profils strictement définis. Un test spécifique a été utilisé afin d’évaluer les attitudes racistes « inconscientes ». Les uns ont reçu du propranolol, les autres pas. Résultat (publié dans la revue « Psychopharmacology ») : le groupe sous traitement a affiché des scores plus faibles en termes de préjugés raciaux.

    Cité par Santé Log, le Pr Julian Savulescu, l’un des auteurs de cette étude, commente : « Ce type de recherches soulève la possibilité que nos attitudes racistes inconscientes pourraient être modulées en utilisant des médicaments ; une possibilité qui pose de nombreuses questions éthiques ». Il insiste sur le fait que le propranolol ne doit certainement pas être considéré comme un médicament contre le racisme (pas davantage, le cas échéant, que d’autres molécules), tout en estimant que « nous avons au moins besoin de mieux comprendre ces effets ».

    Source > http://www.passionsante.be