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  • LA MAISON EN LOUISIANE DU HANNUTOIS BRUNO PAQUOT SOUS LES EAUX

    Installés à Bâton-Rouge, le Hannutois Bruno Paquot et sa famille ont tout perdu dans les inondations 

    En à peine quelques heures, la maison du Hannutois Bruno Paquot (40) s’est retrouvée dans un mètre d’eau. Ce professeur de français qui vit aux États-Unis, en Louisiane a été victime des inondations.  

    Voilà près de 20 ans que Bruno Paquot a quitté Hannut pour enseigner le français à Bâton-Rouge, en Louisiane. Cette année, il a été victime, avec sa femme et sa fille, des inondations dans cet état américain.

    Ce samedi, vers midi, Bruno a contacté sa mère via Facetime, une application de visioconférence. « La région commençait à être inondée. Il avait plu pendant un jour et demi. Mon fils cherchait à me rassurer : il m’a dit qu’autour de chez lui, il n’y avait rien du tout, et qu’il était tranquille », raconte sa maman.

    La zone où se trouvaient Bruno Paquot, sa femme et sa fille n’était alors pas touchée par les inondations. Mais voilà : quatre heures après son coup de fil, sa maison baignait dans un mètre d’eau. Sa voiture s’est retrouvée également prise au piège. Vivant dans une habitation de plain-pied, le Hannutois a tout perdu.

    « L’eau s’est retirée. Voilà trois jours maintenant que nous sommes en train d’arracher le parquet, le vinyle et les plaques de gyproc dans la maison », déplore Bruno Paquot. « Dans les inondations, on retrouve un mélange d’eau des rivières et d’eau des égouts. C’est la course contre la montre avant que la moisissure s’installe. »

    Suite à ce désastre, Bruno Paquot et sa famille ont pu bénéficier d’un soutien extraordinaire. Notamment grâce à Frédéric Ledent, un Faimois qui habite dans la région où il vit. « Fred n’a pas été touché par les inondations. Il nous a hébergés chez lui ce mercredi, et m’a présenté à l’un de ses amis qui nous a prêté l’une de ses maisons », explique le Hannutois.

    Selon lui, une importante communauté belge réside en Louisiane. « Cela est dû aux échanges culturels avec le CODOFIL (le Conseil pour le développement du français en Louisiane, ndlr), qui fonctionne depuis maintenant 35 ans. »

    Si la solidarité autour de Bruno Paquot est d’une grande envergure, c’est aussi parce qu’elle provient de personnes qui ont connu d’autres catastrophes par le passé. « Je pense notamment aux destructions engendrées par l’ouragan Katrina, en 2005 », indique le Hannutois.

    Malgré son malheur, il sait que d’autres sont dans/ des situations encore plus difficiles. « Certains qui ont perdu leur demeure sont actuellement dans d/es abris sociaux ou dans des églises, à dormir sur des lits pliants » déplore-t-il. « On a la chance qu’on nous loge et qu’on nous nourrisse. »

    L’école où enseigne Bruno Paquot, la Baton Rouge Foreign Language Academic Immersion School, n’ouvrira ses portes aux élèves qu’à partir de mercredi. À l’heure actuelle, il ne préfère pas songer à la reconstruction de sa maison. « On ne sait pas comment on va faire. Pour le moment, on est juste en mode survie », conclut-il./

    Source > JÉRÔME GUISSE > Sur votre journal LA MEUSE H/W de ce vendredi 19/08/2016

    L’article en ligne sur le web sur > http://www.lameuse.be

    Bruno Paquot sur Facebook > https://www.facebook.com/DJArmonLhane?fref=ts