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  • HANNUT > CÉRÉMONIES DE LA LIBÉRATION DES CAMPS ET DE LA CESSATION DES HOSTILITÉS

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    Libération des camps et de la Cessation des hostilités - 5 mai 2013

    8h45 Rassemblement sur le Parking de l’Hôtel de Ville et départ en car.

    Seront successivement visités les sites suivants :

    • - Poilou Fossé : Monument des Anciens des missions et des opérations hors frontières ;
    • - Chemin de Villers : Monument des anciens prisonniers de guerre ;
    • - Ancienne gare : Monument des Déportés et Réfractaires au travail obligatoire ;
    • - Quartier de la Résistance : Monument des Résistants
    • - Quartier du Vicinal : Monument U.S.

    10H30 Eglise paroissiale : Grand-Messe

    11h30 Monument Hôtel de Ville

    11h45 Hôtel de Ville : Allocution du Bourgmestre – Concert apéritif

    Parrainage national belge des Tombes des Héros Français reposant en sol belge - 14 mai 2013 (Section de Hannut)

    Heure Activités Départ

    • 12h30 Rassemblement sur le Parking de l’Hôtel de Ville de Hannut 12h45
    • 13h05 Fallais : Monument 13h20
    • 13h40 Ville-en-Hesbaye : Monument 13h55
    • 14h15 Meeffe : Cimetière 14h35
    • 14h45 Merdorp : Cimetière 14h55
    • 15h00 Merdorp : Monument 15h15
    • 15h25 Thisnes : Monument 15h40
    • 15h50 Crehen : Cimetière 16h00
    • 16h10 Crehen : Monument 16h45
    • 17h00 Hannut Cimetière 17h15
    • 17h25 Wansin : Eglise et cimetière 17h40
    • 18h00 Wasseiges, administration communale : Réception

    Il est souhaitable que chacun daigne respecter les heures de ce planning afin que ces cérémonies se déroulent de manière harmonieuse. À chaque endroit, il y aura un appel aux morts, dépôts de fleurs et sonnerie.

    Source > Ville de Hannut

  • LE MOT DE BRUNO > MOTS CŒUR & MOTS TUS > LIBÉRATION CONDITIONNELLE

    Le-monast-re-des-Clarisses-Malonne.jpgLibération conditionnelle

    « Comment peux-tu passer sous silence la libération conditionnelle de Michèle Martin ? » me demande-t-on régulièrement depuis ces dernières semaines. Vu tous les remous et réactions qu’elle a sucités et suscite encore à tous les niveaux de la société, dans tous les médias - images, interviews et articles -, je répondais que tout et son contraire avait déjà été dit à ce sujet. Mais devant l’insistance, je livre quelques réflexions.

    Constatons d’abord que la modération et la pondération n’ont pas souvent eu leur place dans le débat. Ensuite, les sentiments, la loi et la justice analysent l’vénement de points de vue si différents qu’en faire une synthèse reste un exercice si difficile que peu y trouvent leur compte et réponses à leurs questions. Enfin, la législation belge en la matière étant ce qu’elle est, cette libération n’a rien d’illégal, aussi choquante soit-elle pour les victimes, leurs familles et une grande partie de la population de notre pays… dont je fais partie.

    Prévisible

    Choquante et légale, certes, mais surtout prévisible depuis la sentence de la cour d’assise d’Arlon, un verdict trop clément pour une personne complice de son mari dans les rapts, viols, séquestrations, tortures et mort de gamines et de jeunes filles. L’absence de perpétuité et de mise à la disposition du gouvernement devait inévitablement déboucher, tôt ou tard, sur la question de la remise en liberté de Michèle Martin. Ne pas avoir pesé le poids exact des conséquences de la sanction pénale, avant, pendant et après le procès, est la cause essentielle des problèmes d’aujourd’hui.

    Un philosophe a dit, en substance : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles qu’on ne les fait pas mais parce qu’on ne les fait pas qu’elles deviennent difficiles ». Laisser un abcès mûrir au lieu de le percer dès que possible risque de le laisser évoluer en phlegmon ; c’est vrai aussi en matières judiciaire et pénitencière. Voilà où nous mène un manque de réflexion à long terme ; voilà où nous conduit une politique de réactions, au coup par coup, sous forme de lois « improvisées » dans l’émotion ; ces lois, au champ d’application large et sans nuance, répondent avec retard à un fait particulier alors que d’autres, apparemment similaires, demanderaient des réponses différentes non prévues.

    Réactions

    Si la décision de libération est choquante, certaines réactions le sont aussi. En tout premier lieu, la récupération politicienne nauséabonde de Charles Michel, président du MR : elle a choqué pas mal de monde. Comment un responsable politique peut-il s’abaisser à utiliser de tels arguments électoraux qui puent le populisme et la démagogie de bas niveau, de caniveau ? Ce n’est pas à son honneur ; ses propos ne sont certainement pas les plus intelligents depuis qu’il préside son parti ! Qu’il défende son point de vue, d’accord, mais autrement, ailleurs et in tempore non supecto.

    Ensuite, les réactions violentes, physiques mais aussi verbales, de certains manifestants : en effet, comment cautionner leurs comportents brutaux et à la limite de la bestialité devant des enfants, surtout quand ils sont le fait de parents normalement éducateurs de leurs enfants !

    Enfin, certains propos de Jean-Denis Lejeune, le papa de Julie, étaient choquants également. On comprend, en fait, on pense comprendre, on croit deviner la souffrance permanente des parents depuis l’enlèvement de leur fillette jusqu’aujourd’hui, en passant par l’annonce de la mort atroce de leur enfant et par le procès qui n’a en rien éclairé leurs interrogations. Par contre, s’en prendre, sans nuances, à l’Eglise Catholique m’a paru outrancier.

    Mes écrits le montrent régulièrement, je ne ménage pas cette Eglise pour certains de ses positionnements et comportements. Oui, elle a été le refuge de criminels nazis ; oui, elle a souvent soutenu des dictateurs sanguinaires ; oui, elle a abrité et souvent protégé des pédophiles ; oui, elle refuse encore trop souvent de laisser la justice des sociétés où elle est implantée faire la lumière sur des faits répréhensibles, voire criminels, et sur les actes de personnages immondes… Mais cela n’est pas toute l’Eglise. Mère Theresa, accueillant les plus pauvres de Calcutta, c’est aussi l’Eglise ; sœur Emmanuel et ses chiffonniers du Caire, c’est aussi l’Eglise ; le Père Damien au service des lépreux jusqu’à sa mort, c’est aussi l’Eglise ; les nombreux prêtres, religieux et laïcs d’Amérique Latine et du Sud protégeant les plus démunis au risque de leur vie, c’est aussi l’Eglise ; Monseigneur Gaillot défendant les exclus de notre société, c’est aussi l’Eglise ; et tous ces anonymes qui vivent concrètement l’Evangile et le mettent en pratique au sein et au service des communautés professionnelles et sociales où ils vivent, c’est aussi l’Eglise ; et les sœurs de Malonne, c’est aussi une facette de l’Eglise : ont-elles eu le choix, leur a-t-on imposé Michèle Martin d’en haut, sont-elles aveugles, naïves, ou pensent-elles sincèrement mettre en pratique les principes qui les ont amenées à consacrer leur vie au Seigneur ? Beaucoup de questions ! Chacun y donnera ses réponses en fonction de sa sensibilité. Mais mettre tout le monde catholique dans un même sac poubelle était injuste et  choquant… même si l’on peut comprendre la réaction du papa de Julie devant une décision pour le moins inadéquate et qui ne respecte pas les victimes, mortes ou encore vivantes, et leurs familles.

    Respect des victimes   

    Beaucoup de gens ont le sentiment que les criminels ont plus de droits que les victimes. C’est certainement cet aspect de la législation que nos politiciens devraient changer pour que le respect des victimes figure en tête des préoccupations de la justice ; car, actuellement, ces victimes se sentent, le plus souvent, blessées deux fois : d’abord par le drame qu’elles vivent, ensuite par le sentiment d’injustice profonde qu’elles ressentent comme un autre traumatisme.

    Source & Texte > Bruno Heureux.