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  • HANNUT: «JE REVENDIQUE LE DROIT DE FUMER DANS MON CAFÉ!»

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    Ce vendredi, le SPF Santé Publique a organisé une action anti-tabagisme dans 10 cafés hannutois.

    Résultat : dans cinq établissements, les inspecteurs ont trouvé des clients en train de fumer.

    Parmi ces cafetiers réfractaires, José André, patron du café du Square. Alors qu’il en est déjà a plus de 3.000 euros d’amende, ce Hannutois est bien décidé à laisser les cendriers sur les tables de son établissement, au nom de « la liberté individuelle ».

    Dans les cafés hannutois, comme partout en Belgique, allumer une cigarette est formellement interdit. Pourtant, dans cette ville hesbignonne, certains cafetiers ont décidé de ne pas appliquer la loi et de laisser leurs clients fumer librement. Ce sont justement ces réfractaires qui étaient visés ce vendredi par le SPF Santé Publique. Quatre contrôleurs, accompagnés de policiers de la zone Hesbaye-Ouest, sont allés traquer les fumeurs.

    Et le moins que l’on puisse dire c’est que la pêche fut bonne. Dix établissements de la ville ont été inspectés par ce service. Dans cinq d’entre eux, soit un sur deux, les inspecteurs ont trouvé des clients, clope au bec, en présence du gérant. Neuf P.-V. ont également été dressés à l’encontre de ces clients.

    Même si ces chiffres paraissent élevés, ils sont encore en dessous de la réalité selon José André, patron du café du Square, situé rue des Vieux Remparts «  A Hannut, on fume partout. Même dans certains restaurants. Mais les patrons se cachent. Ils ne revendiquent pas le droit de fumer, contrairement à moi  », commente-il.

    En effet, pour ce cafetier, le droit de fumer est devenu son cheval de bataille. Il a même mis un panneau : «  En entrant ici vous faites le choix, librement, de côtoyer la fumée  », à l’entrée de son établissement. Pourtant lorsqu’on lui propose une cigarette, José André décline l’offre : «  Non merci, je ne fume pas  ». «  Si je laisse mes clients fumer librement, c’est parce que j’estime qu’en tant que propriétaire de ce café, je peux faire ce que je veux.

    C’est une propriété privée, j’ai des droits. Cette histoire est une question de liberté individuelle. C’est clair que j’ai gagné des clients parce que je les laisse fumer, mais mon objectif n’est pas du tout commercial  », assure-il.

     

    La suite de cet article dans notre édition régionale d’hier jeudi 30 mai.

     

    Source > Déborah Toussaint > http://www.sudinfo.be/733275 Photo D.T.