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  • LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > L’HOMME DANS LA CITÉ

    L’homme dans la cité

                    « Pourvu que nous vienne un homme, aux portes de la cité, que l'amour soit son royaume et l'espoir son invité ! Et qu'il soit pareil aux arbres que mon père avait plantés, fiers et nobles comme soir d'été. Et que les rires d'enfants, qui lui tintent dans la tête, l'éclaboussent d'un reflet de fête…

                    Pourvu que nous vienne un homme, aux portes de la cité, que son regard soit un psaume fait de soleils éclatés ! Qu'il ne s'agenouille pas devant tout l'or d'un seigneur, mais parfois pour cueillir une fleur. Et qu'il chasse de la main, à jamais et pour toujours, les solutions qui seraient sans amour…

                    Pourvu que nous vienne un homme, aux portes de la cité, et qui ne soit pas un baume, mais une force, une clarté ! Et que sa colère soit juste, jeune et belle comme l'orage ; qu'il ne soit jamais ni vieux ni sage. Et qu'il rechasse du temple l’écrivain sans opinion, marchand de rien, marchand d'émotions…

                    Pourvu que nous vienne un homme, aux portes de la cité, avant que les autres hommes qui vivent dans la cité, humiliés, l'espoir meurtri, et lourds de leur colère froide, ne dressent, au creux des nuits, de nouvelles barricades… »

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                    Non, ce superbe texte n’est pas de moi, simple artisan-poète-chansonnier ; il est né au carrefour de l’imagination et de la plume du plus grand auteur-compositeur-interprète de notre pays, Jacques Brel. Enregistrée en 1958, cette chanson est l’expression poétique des aspirations du poète, certes, mais aussi des hommes et femmes de bonne volonté de l’époque. En effet, en pleine guerre froide, les citoyens du monde espéraient autre chose qu’une paix sur le qui-vive, l’arme à la main. Leur espoir prenait alors la forme du traité de Rome, les bases d’une Europe pacifiée, prospère, solidaire, généreuse et accueillante.

                    Que reste-t-il de cet espoir aujourd’hui ? A vrai dire, pas grand-chose et les fondateurs de cette nouvelle Europe doivent se retourner dans leur tombe en constatant comment leurs successeurs ont trahi et saccagé un projet d’une richesse, d’un humanisme sans pareil. Si bien que, près de 60 ans après avoir été lancé, l’appel du Grand Jacques conserve plus que jamais toute sa lucidité, tout son idéalisme, toute sa force, toute son impérieuse nécessité. Vous en doutez ? Prenons alors la peine, le temps de lire ensemble ce qu’un analyste du XXIe siècle, pourrait écrire aujourd’hui, sans doute avec moins de poésie mais avec autant de justesse.

                    Pourvu que nous viennent des femmes et des hommes au sein de notre cité ; des femmes et des hommes donneurs spontanés pour la greffe dont notre cité a besoin d’urgence, celle d’un cœur qui bat au rythme de l’amour et du respect de l’Autre.

                    Des hommes et des femmes semeurs d’espérance et de bonheur partagés ; grands, dignes et respectables de par leurs nobles convictions ; fiers d’être des femmes et hommes d’État responsables, au service des citoyens ; à la vision humaniste et généreuse, qui éclaire notre présent, assure l’avenir des générations à venir et, en tout temps, protège les plus faibles.

                    Des femmes et des hommes qui ne s’agenouillent pas devant le dieu profit et ses saints que sont la corruption et la compromission ; qui ne cèdent pas aux pressions et chantage des lobbies ; qui préfèrent donner plutôt que prendre et se lancer dans des entreprises désintéressées, gratuites, belles, pour le simple plaisir d’ensoleiller la vie de celles et ceux qui les ont choisis pour les représenter.

                    Des hommes et des femmes qui, inébranlables dans leurs éthiques convictions, osent sortir des rangs de la pensée unique et partisane ; dignes de confiance dans leurs promesses mesurées, de parole dans leur réalisation et apportant des solutions efficaces aux problèmes rencontrés.

                    Des femmes et des hommes enthousiastes et intègres, s’emportant, quand nécessaire, avec l’élan, la générosité et la fougue de la jeunesse pour dénoncer, sans langue de bois, les idéologies, paroles et comportements, d’où qu’ils proviennent, indignes  d’une cité démocratique et humaine qui mérite ce nom ; refusant d’être complice et désavouant leurs propres amis qui trahiraient leurs valeurs communes.

                    Des hommes et des femmes attentifs aux humiliés, désespérés, révoltés, isolés… qui se laissent éblouir par la poudre aux yeux et les discours simplistes de faux prophètes semeurs de peurs et de repli sur soi. Attentifs, également, aux estropiés de la vie qui, sans secours, sans recours et manipulés par des bonimenteurs sans scrupules, rejettent sur l’Autre, différent, inconnu, étrange, étranger, la faute de leur situation précaire et de tous leurs maux. Attentifs, enfin, aux extrémistes, racistes et intégristes qui dressent de nouvelles barricades d’intolérance, d’égoïsme, de haine entre des gens, des peuples, des croyances qui, en se connaissant mieux, pourraient développer un vivre ensemble de qualité, levain d’un monde meilleur.

                    Pourvu que nous viennent des hommes et des femmes, au cœur de notre cité, que celle-ci ait pour prénom Belgique, Europe ou Planète Terre ! Appel d’urgence est lancé aux femmes et hommes de bonne volonté : noirs, blancs, roux, jaunes, rouges, verts, albinos, irisés… barbus, poilus, moustachus, imberbes, chauves… homos, hétéros, transgenre… juifs, musulmans, chrétiens, animistes, bouddhistes, agnostiques... toutes et tous sont les bienvenus, jeunes ou plus âgés, diplômés ou pas, avec ou sans permis de séjour et/ou de travail… à la seule condition d’être honnêtes et respectueux de l’Autre ! Ça doit pouvoir se trouver !

                    Merci à Jacques Brel, visionnaire, qui nous a permis une nécessaire piqûre de rappel d’humanisme à portée de main et de cœur.

    Source & texte de > Bruno Heureux. Illustration > Genius

  • LE MOT DE BRUNO HEUREUX > DRÔLES DE PUB

    Une banque affiche clairement ses ambitions, au travers d’un slogan apparemment prometteur : « 95% de clients satisfaits, on se donne à 100% pour y arriver. » !

    Excellente nouvelle pour ces clients apprenant que leur(s) banquiers(s) utilise(nt) 100% de son (leur) énergie pour atteindre l’objectif !

    Mais que reste-t-il d’énergie pour les les 5% qui restent ? Que fait-on pour eux ? Ou plus crûment, on s’en tape ? Qu’ils aillent voir ailleurs ? Qu’ils crèvent ? Personnellement, j’aurais peur d’être client de pareille banque : qui dit, en effet, que je ferais partie des 95% de privilégiés et que je ne me retrouverais pas dans la case « poubelle » ? Vu l’attitude des banques lors et depuis la crise bancaire mondiale, quand on y pense bien, ma remarque n’est pas (complètement) idiote...

                    Une chaîne de magasins, spécialisée en appareillage électroménager, se vante d’être respectueuse de ses engagements : « Car une parole donnée est une parole tenue ! » On comprend, parce qu’on est de bonne foi et intelligent. Mais, si on se réfère au sens réel des mots, quand on veut donner un objet à quelqu’un, on ouvre la main pour qu’il le prenne, on ne le tient donc plus ; donné c’est donné et pas tenu ! C’est sans doute jouer sur les mots, mais quand on y pense bien, ma remarque n’est pas (complètement) idiote...

                    Une publicité, relativement ancienne mais toujours d’actualité, encourage, notamment les jeunes, à utiliser le préservatif lors de rapports sexuels avec un (des) partenaire(s) de passage, occasionnel(s), peu sûr(s), à risque... avec comme slogan choc, « Sortez couverts ».  D’accord, l’idée n’est pas mauvaise, loin de là ! Mais, ne serait-elle pas encore plus efficace si, excusez-moi pour la précision un peu scabreuse mais de vrai bon sens, elle disait : « Entrez couverts ! » Quand on y pense bien, ma remarque n’est pas (complètement) idiote...

                    En cette période de transferts dans le monde du football, on entend souvent les gens réagir violemment face aux sommes astronomiques payées par certains clubs pour acquérir un joueur talentueux d’un autre club. De même, les salaires indécents de ces joueurs, acquis à prix d’or et qui ne changent pas de crèmerie pour des ronds de carotte, heurtent le citoyen honnête ; ce dernier, s’il a la chance d’avoir du boulot, devrait travailler plusieurs siècles pour obtenir l’équivalent du salaire annuel de certains de ces « artistes du ballon rond ». Est-ce que les quelques heures d’entraînement quotidien de ces « gamins », doués naturellement, méritent-ils une telle rémunération ? Certainement pas ! Mais les joueurs, mettez-vous à leur place, ne sont pas fautifs. Ce sont, par contre,  les mêmes personnes, clubs, sponsors qui leur proposent de tels salaires et qui, à n’en pas douter, seraient beaucoup plus frileux, voire opposés, à dépenser pareilles sommes pour créer de l’emploi pour les jeunes, pour accueillir dignement des migrants, pour aider des causes philanthropiques urgentes.

    L’indignation face à cette gabegie est justifiée ! Certes ! Mais, parmi les personnes qu’elle indigne, certaines ne jouent-elles pas à l’Euro Millions, attirées par le slogan aguicheur « Devenez scandaleusement riche » ? Ce qu’elles trouvent indécent, scandaleux pour les footballeurs, elles sont prêtes à l’accepter pour elles !!! Quand on y pense bien, ma remarque n’est pas (complètement) idiote...

    Source & Texte de Bruno Heureux.> Photo > pressecitron

  • LE MOT DE BRUNO HEUREUX > 7 « MICROS » ARTICLES

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    Attentats de Paris(1ère partie)

    Les attentats djihadistes à Paris ont ému les populations de France et d’ailleurs ; ils les ont incitées à se mobiliser en masse. Pourquoi, nous-mêmes, avons-nous participé à ce mouvement ? A cause de l’extrême violence d’actes barbares ; également, parce que, d’une certaine manière, nous nous sommes sentis visés et que le sentiment d’insécurité, voire de peur, s’est infiltré en nous ; mais aussi, sans doute, parce que cela s’est passé près de chez nous. Car, reconnaissons-le, nous ne nous indignons pas autant, nous ne réagissons pas si fort, quand de pareils d’attentats font dix, vingt, cent, mille fois plus de victimes à l’autre bout du monde : plus de deux mille au cours des dernières semaines au Nigéria, des dizaines de milliers en Syrie et en Iraq... des monstruosités que nous découvrons, de loin, bien à l’abri, comme des faits divers.

    Les religions

    Touché également, je suis interloqué, révolté par les crimes sauvages et monstrueux perpétrés par des « fous de Dieu !!! », où que ce soit sur la planète. Commettre l’innommable au nom d’une religion a été et reste fréquent dans l’histoire des mondes chrétien, juif et musulman : d’où, cette question provocante :  « La religion  serait-elle la pire invention de l’homme ? » 

    Quelqu’un, dont j’ai oublié le nom, a dit en substance : « Ils attendaient le Messie, ils ont reçu l’Eglise ! »  Applicable à toutes les religions, cette réflexion met en évidence l’écart énorme qui peut exister entre le Dieu, quel que soit son nom, et la mise en application par les hommes de son message d’amour et de fraternité ; écart abyssal aussi avec l’appropriation dévoyée, perverse, abusive et cruelle de ce message par quelques intégristes fous et sanguinaires aux desseins diaboliques. Est-ce une raison suffisante pour combattre les religions, les interdire dans la vie publique et imposer la laïcité à tout crin ? A chaque société de trouver sa réponse, équilibrée et respectueuse des croyances de chacun.

    Soutien à Charlie Hebdo

                    Sous le coup de l’émotion, des millions de personnes ont crié, écrit « Je suis Charlie » ; une manière et une volonté d’exprimer ainsi leur soutien à ceux qui sont morts pour défendre la liberté - notamment d’expression - et les autres piliers fondamentaux de la démocratie que sont l’égalité et la fraternité.

                    Pourtant, ce « Je suis » me gêne un peu ; à y réfléchir, et même si c’est compréhensible, n’est-ce pas un peu facile, parce qu’on se sent agressé, parce qu’on a peur, de s’approprier, après coup, une cause, un combat que quelques-uns ont payés au prix fort et auxquels on s’identifie finalement sans grand risque ? Peut-être ! Mais ne pas le faire aurait été pire encore ; il est heureux que, dans des moments particulièrement dramatiques, le peuple se lève et se rassemble autour de valeurs démocratiques.

                    La philosophie de Charlie Hebdo, qui se dit lui-même, ouvertement et fièrement, « Bête et méchant », est - et c’est à espérer pour lui, pour nous, qu’elle le restera - de flinguer tout et n’importe quoi, n’épargnant rien, ni personne, ni valeur, ni sujet. Son arme principale est la caricature, provocatrice et assumée sous toutes ses formes : à la fois de bon et de mauvais goût, potache et grossière, bite et cul, iconoclaste et irrévérencieuse, lourde et sans nuance, pernicieuse et outrancière... du moment qu’elle fait rire. Rire et réfléchir (pas toujours) car, au second degré, les dessins de Charlie Hebdo abordent de vrais problèmes, posent de bonnes questions. Mais elle fait aussi réagir, parfois violemment, car l’humour peut susciter autant de coups de sifflet - et même de kalachnikov - que de salves applaudissements.

    Attention, humour !

                    Pour le pratiquer régulièrement en spectacle, je suis conscient de cette réalité, valable également pour la caricature. L’humour au premier degré, tout le monde le comprend immédiatement. Par contre, au second degré, il dissimule à dessein un contenu destiné à être recherché, découvert, compris ; il génère ainsi un temps de réflexion avant que se déclenche le rire, le temps de saisir ce que son auteur a voulu dire au-delà de la forme de ses mots, de ses dessins. Et là, réside un réel danger. Des gens mal intentionnés ignorent, sciemment et à des fins malveillantes, le contenu réel du second degré pour n’en retenir que l’apparence parfois choquante, sautant sur l’occasion pour stigmatiser leurs auteurs. C’est ainsi que, par exemple, Guy Bedos, Coluche, Pierre Desproges ont parfois été accusés de xénophobie et de racisme, alors que leurs propos, tenus au second degré et semblant se moquer des Arabes et/ou des Juifs, visaient pourtant à brocarder, par l’absurde, les vrais racistes.

    Ma conclusion de ce constat : l’humoriste et le caricaturiste doivent être conscients de l’impact possible de leurs propos et dessins quand ils les prononcent et les publient ; et être prêts à assumer la responsabilité et les conséquences de leurs dires et caricatures.

    Ma liberté

                    Ardant défenseur de la liberté, particulièrement de la liberté d’expression, j’ai une vision personnelle bien claire de son contenu, de son sens. Ma liberté n’est pas la permission sans limites que je me donne de dire et de faire n’importe quoi, n’importe comment, à propos de n’importe quoi et de n’importe qui, n’importe où !

                    Ma conviction est que la vraie liberté individuelle n’est pas sauvage, mais contrôlée et assumée personnellement, en conscience et dans les faits. Que mes propos, actes et/ou caricatures se retournent contre moi, aient des conséquences négatives pour moi, j’assume. Mais suis-je en droit, en vertu de ma propre liberté, de ne pas assumer les conséquences qu’ils peuvent avoir sur d’autres, comme dans le cas de Charlie Hebdo, où, dégâts collatéraux sanglants, des innocents, des non concernés ont perdu la vie ? Pour moi, c’est clairement non. Mais, respectant la liberté des autres, je laisse à ces derniers le droit d’exprimer leur liberté comme ils pensent pouvoir le faire, même si je ne partage pas leur point de vue.

    Je suis POUR Charlie

                    En conclusion, « Je ne suis pas Charlie » mais « Je suis pour Charlie ». Question de mots ? Plus que cela : le choix de ceux-ci  permet d’exprimer les nuances d’une pensée, d’une réflexion qu’un slogan court et/ou une caricature ont des difficultés à formuler. Je me refuse, d’abord, d’être « Bête et méchant » comme Charlie se définit lui-même, ni au premier ni au second degré ; ensuite, refus d’être vulgaire et de blesser gratuitement qui que ce soit ; refus, enfin, d’autoriser ma liberté individuelle à mettre en péril la liberté et, au pire, la vie d’autres personnes. C’est ma façon à moi d’exercer ma liberté d’expression. Autocensure ? Pas pour moi, car ce n’est pas une contrainte ; il s’agit tout simplement d’un choix délibéré, de bon sens, fruit d’une éducation à la responsabilité, nourrie de valeurs morales où le respect d’autrui et l’intérêt commun occupent une place de prédilection. Dans cet esprit, je suis prêt à céder une partie - certes raisonnable, justifiée et contrôlée - de ma liberté individuelle si c’est pour un mieux vivre ensemble!

                    Ceci étant dit, je le répète, «  Je suis pour Charlie », résolument avec force et conviction. Paraphrasant Voltaire, je dis à Charlie : « Je ne suis pas toujours d’accord avec tes dessins ; mais je me battrai pour que tu aies le droit de continuer à t’exprimer comme tu as choisi de le faire, avec impertinence, certes, mais aussi un énorme talent... Mais ne perds pas de vue tes responsabilités, proches et lointaines. »

                    Charlie Hebdo, sa dérision et son irrespect des tabous ont froissé, choqué, agressé, blessé des sensibilités, des communautés. Que celles-ci réagissent est normal : avec d’autres dessins, des protestations, des mots, des textes, des arguments, des débats, des chansons, des manifestations pacifiques, des procès... d’accord, c’est la démocratie. Mais réagir à la kalachnikov, non ! Surtout si, non seulement ces armes de guerre punissent « les mécréants qui l’ont cherché » (sic) mais tuent aussi des victimes innocentes qui n’ont rien à voir avec Charlie, qui ne sont pas Charlie, elles non plus.

    Démocratie

                    Celle-ci est une construction fragile reposant sur trois piliers fondamentaux repris dans la devise de la République Française, «  Liberté, Egalité, Fraternité » Liberté d’être, de se déplacer, d’agir, d’avoir et d’exprimer des convictions... Egalité dans la liberté, les droits, les devoirs, le respect, la considération, quelles que soient l’origine, la race, la couleur de peau, le sexe, la langue, les croyances, l’appartenance sexuelle, les conditions sociales... Fraternité dans la vie quotidienne, dans le partage des joies, des peines, des bons et mauvais moments, dans les grands élans populaires au service de causes humanitaires et humanistes importantes, face à l’adversité, par la générosité, le désintéressement ...

                    Mais, lorsqu’un de ces piliers est attaqué brutalement, comme la liberté - d’expression - l’a été à Paris, une solidarité immédiate et une réaction vigoureuse s’imposent avant que l’ensemble de l’édifice ne s’écroule, emportant avec lui les deux autres piliers. A nous tous d’en être conscients, citoyens ordinaires et responsables à tous les niveaux ; à nous tous d’agir en conséquence.         

    Source & textes de > Bruno Heureux. Photo > SudInfo