landenne

  • CE DIMANCHE 20 MARS À 11H > MUSIQUE CLASSIQUE A HANNUT > CONCERT CLASSIQUE DU DUO LANDENNE-BOZZATO

    Frédérique Bozzato démontre très jeune de réelles qualités musicales.

    En 2010, elle intègre le pupitre des premiers violons de l'Orchestre de l'Opéra Royal de Wallonie.

    Elle est également violoniste de l’Orchestre de Chambre de Liège. La pianiste Isabelle Landenne reçoit à 17 ans la médaille du Gouvernement pour le piano. Admise en 1991 au Conservatoire Royal de Musique de Liège, elle décroche les Premiers Prix de Solfège, Histoire de la Musique, Ecriture musicale, Harmonie pratique, Musique de chambre, Piano d’accompagnement et Piano.

    Les deux musiciennes s’apprécient et jouent tout en complicité depuis 2008 déjà.

    Au programme de ce concert classique apéritif : la Sonate pour violon et piano n°3 en ut mineur op.45 de Edvard Grieg, suivie de la Sonate pour violon et piano en ré majeur op.94 de Sergei Prokofiev. La première œuvre a été écrite entre 1886 et 1887, probablement à la demande d’une jeune violoniste italienne, Térésina Tua, qui avait rendu visite au compositeur chez lui, près de Bergen.

    Il y avait bientôt vingt ans que Grieg n’avait plus écrit pour le violon et le piano et notre sonate, qui est d’ailleurs la dernière pièce de musique de chambre du musicien, montre sa manière la moins connue, celle qui tente de se dégager des musiques nationales si souvent associées à son nom. Il reviendra plus tard, dans les années 1890, à l’esprit des musiques folkloriques en recueillant sur le terrain de nombreuses mélodies populaires. Si on entend encore clairement ici certaines tournures populaires dans le mouvement lent, la Sonate adopte un ton plus passionné et plus tragique.

    La tonalité de base d’ut mineur témoigne de l’esprit dramatique de la pièce. Grieg oblige les musiciens à une profonde interaction au profit d’une exceptionnelle puissance qui allie la densité de l’écriture à la subtilité de l’émotion. Un chef-d’œuvre qu’il faudrait entendre plus souvent… La seconde œuvre est d’un autre type. Basée sur la Sonate pour flûte et piano op.94 composée en 1942, la pièce, arrangée pour le violon en 1943 était destinée à David Oïstrakh qui en donnera d’ailleurs la création mondiale en juin 1944 avec, au piano, son ami de toujours, Lev Oborin. Typique des œuvres du Prokofiev réinstallé en URSS, la sonate est, selon les consignes du régime, absolument classique dans sa forme.

    Ses quatre mouvements sont conformes au schéma et aux structures des sonates classiques et son propos ne manque pas de lyrisme. Mais comme souvent, chez ces compositeurs soviétiques surveillés par la censure sévère et l’Union des Compositeurs toujours à l’affût d’éventuelles dissidences, le propos est à chercher entre les lignes. Comment ne pas y entendre le désarroi de l’homme, la férocité de la machine du pouvoir, l’angoisse et… l’humour grotesque, l’ironie qui, seule, peut encore être le refuge de l’être ? Dmitri Chostakovitch sera, lui aussi, le spécialiste du double discours. Ces commentaires sur les œuvres sont du musicologue Jean-Marc Onkelinx.

    Infos : 019/51.90.63 ou www.CCHANNUT.be. Droit d’entrée : 10€-7€ (-26 ans)/1.25€ (art. 27).

    Lieu du concert : Salle Rosoux, rue des Combattants 1 (Académie).

    Une organisation du Centre Culturel de Hannut, avec les soutiens de la Province de Liège

  • MUSIQUE CLASSIQUE A HANNUT AVEC LE CCH > CONCERT CLASSIQUE DU DUO LANDENNE-BOZZATO CE DIMANCHE 20 MARS À 11H

    Frédérique Bozzato démontre très jeune de réelles qualités musicales.

    En 2010, elle intègre le pupitre des premiers violons de l'Orchestre de l'Opéra Royal de Wallonie.

    Elle est également violoniste de l’Orchestre de Chambre de Liège. La pianiste Isabelle Landenne reçoit à 17 ans la médaille du Gouvernement pour le piano. Admise en 1991 au Conservatoire Royal de Musique de Liège, elle décroche les Premiers Prix de Solfège, Histoire de la Musique, Ecriture musicale, Harmonie pratique, Musique de chambre, Piano d’accompagnement et Piano.

    Les deux musiciennes s’apprécient et jouent tout en complicité depuis 2008 déjà.

    Au programme de ce concert classique apéritif : la Sonate pour violon et piano n°3 en ut mineur op.45 de Edvard Grieg, suivie de la Sonate pour violon et piano en ré majeur op.94 de Sergei Prokofiev. La première œuvre a été écrite entre 1886 et 1887, probablement à la demande d’une jeune violoniste italienne, Térésina Tua, qui avait rendu visite au compositeur chez lui, près de Bergen.

    Il y avait bientôt vingt ans que Grieg n’avait plus écrit pour le violon et le piano et notre sonate, qui est d’ailleurs la dernière pièce de musique de chambre du musicien, montre sa manière la moins connue, celle qui tente de se dégager des musiques nationales si souvent associées à son nom. Il reviendra plus tard, dans les années 1890, à l’esprit des musiques folkloriques en recueillant sur le terrain de nombreuses mélodies populaires. Si on entend encore clairement ici certaines tournures populaires dans le mouvement lent, la Sonate adopte un ton plus passionné et plus tragique.

    La tonalité de base d’ut mineur témoigne de l’esprit dramatique de la pièce. Grieg oblige les musiciens à une profonde interaction au profit d’une exceptionnelle puissance qui allie la densité de l’écriture à la subtilité de l’émotion. Un chef-d’œuvre qu’il faudrait entendre plus souvent… La seconde œuvre est d’un autre type. Basée sur la Sonate pour flûte et piano op.94 composée en 1942, la pièce, arrangée pour le violon en 1943 était destinée à David Oïstrakh qui en donnera d’ailleurs la création mondiale en juin 1944 avec, au piano, son ami de toujours, Lev Oborin. Typique des œuvres du Prokofiev réinstallé en URSS, la sonate est, selon les consignes du régime, absolument classique dans sa forme.

    Ses quatre mouvements sont conformes au schéma et aux structures des sonates classiques et son propos ne manque pas de lyrisme. Mais comme souvent, chez ces compositeurs soviétiques surveillés par la censure sévère et l’Union des Compositeurs toujours à l’affût d’éventuelles dissidences, le propos est à chercher entre les lignes. Comment ne pas y entendre le désarroi de l’homme, la férocité de la machine du pouvoir, l’angoisse et… l’humour grotesque, l’ironie qui, seule, peut encore être le refuge de l’être ? Dmitri Chostakovitch sera, lui aussi, le spécialiste du double discours. Ces commentaires sur les œuvres sont du musicologue Jean-Marc Onkelinx.

    Infos : 019/51.90.63 ou www.CCHANNUT.be. Droit d’entrée : 10€-7€ (-26 ans)/1.25€ (art. 27).

    Lieu du concert : Salle Rosoux, rue des Combattants 1 (Académie).

    Une organisation du Centre Culturel de Hannut, avec les soutiens de la Province de Liège et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.