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  • KINÉ: UN MÉTIER QUI POURRAIT SOUFFRIR DANS LES PROCHAINES ANNÉES


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    Expert de la fonction et du mouvement, le kinésithérapeute occupe une place prépondérante et spécifique dans les soins de santé.

    Expert de la fonction et du mouvement, le kinésithérapeute occupe une place prépondérante et spécifique dans les soins de santé. Il traite et rééduque, au moyen de diverses techniques (massage, gymnastique médicale…) les affections osseuses, musculaires et/ou articulaires du corps humain pour optimiser la motricité du patient. Il joue également un rôle éducatif en termes de prévention et de promotion d’une activité physique préservant la santé. Notons que son travail est lié à une prise en charge sur base d’une prescription médicale.

    La Belgique compte quelque 29.487 kinés agréés et disposant d’un visa (source: www.health.belgium.be), dont 9.174 en Wallonie.

    Pour rappel, la profession s’exerce dans un contexte de maîtrise des coûts de santé. Conséquence? Il y a une limitation d’accès à la profession en tant qu’indépendant (numéro INAMI) avec maximum 180 nouveaux numéros pour la Fédération Wallonie-Bruxelles par an, destinés aux jeunes diplômés. Ces dernières années, ce sont, en moyenne, 183 diplômés belges qui sont sortis des hautes écoles et universités francophones.

    En 2009, ces diplômés belges ne constituaient que…22% de l’ensemble des diplômés. Il y a en effet, dans nos écoles, une forte présence d’étudiants français.

    Sur le plan des opportunités d’emplois, entre avril 2011 et mars 2012, le Forem a diffusé 808 opportunités d’emploi pour le métier de kinésithérapeute dont 308 concernaient un travail en Wallonie. Ces propositions émanaient principalement du secteur de l’action sociale et de la santé et une part importante (29%) concernaient des emplois indépendants dont seuls 12% proposent des prestations à temps plein.

    42% étaient des contrats à durée déterminée, de remplacement ou intérimaires. En juin 2012, 134 demandeurs d’emploi inoccupés sont inscrits en tant que kiné.

    Sur le terrain, le métier de kiné était repris parmi les fonctions critiques du Forem l’an passé, notamment en raison des difficultés de recrutement énoncées par plusieurs employeurs pour pourvoir aux remplacements.

    Ajoutons à cela des craintes pour l’avenir, en raison de la pyramide d’âge de la profession et du vieillissement de la population: en Wallonie, 5% de la population a plus de 80 ans et 10% plus de 65 ans. On ne peut cependant pas parler de pénurie au regard du taux de satisfaction enregistré en 2011 (91% par rapport au taux moyen de 88%), ni au regard de la durée de satisfaction (36 jours par rapport à une durée moyenne de 33 jours). ). Un avis que ne partagent pas nécessairement les kinés sur le terrain.

     « Quand je pars en vacances, je cherche pendant 6 mois après un remplaçant », explique Yves Ralet, secrétaire général de l’Union des Kinésithérapeutes francophones et germanophones de Belgique.

     « Il y a, je pense, une réelle pénurie de kinés indépendants. On n’en trouve tout simplement pas. J’ai finalement pu m’arranger avec un collègue: quand on part en vacances, on se remplace l’un l’autre. La pyramide des âges aura aussi des effets.

    Au sein de notre association, on prévoit, cette année, que 250 kinés vont partir à la retraite.

    Je ne sais pas comment ils vont être remplacés », conclut-il.

    Laurence BRIQUET

    Pour les sites de formations par province voir > ICI

    Source > http://www.jobsregions.be Publié le 05/07/2012Tags