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  • MÉTIER D’AVENIR AVEC LE FOREM: L’INFORMATIQUE S’INSTALLE DANS L’AUTO

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    On engage des techniciens de maintenance et de diagnostic en automobile et en poids lourds.

    Le métier de mécanicien traditionnel est sur une voie de garage. Les avancées technologiques exigent aujourd’hui des techniciens de maintenance et de diagnostic.

    Les métiers de technicien de maintenance et de diagnostic en automobile (MDA) et poids lourds (MDT) sont définis depuis peu par le secteur professionnel. Ces nouveaux profils intermédiaires entre le mécanicien et le technicien sont la conséquence de l’évolution de la technologie de la mécanique automobile.

     L’omniprésence de l’électronique dans tous les systèmes et le développement de l’informatique ont en effet révolutionné le travail du mécanicien traditionnel.

     « Beaucoup de marques automobiles sont déjà équipées d’un logiciel permettant de détecter un incident, mais aussi de prévenir le conducteur d’un risque de panne », explique Bernard Gillet, analyste du marché de l’emploi au Forem. « L’ordinateur conseillera au conducteur de se rendre au garage où le technicien MDA ou MDT pourra lire, via une interface, les messages enregistrés et ainsi connaître la nature du problème : des plaquettes de frein usées, la pompe à eau défectueuse, un boudin de suspension crevé, etc. Une fois ce diagnostic électromécanique établi, il pourra effectuer la réparation en connaissance de cause. »

     PLUSIEURS DISCIPLINES

    Le technicien de maintenance et de diagnostic devra donc avoir de nombreuses compétences. Il devra bien sûr être capable de réaliser les opérations d’entretien et les réparations traditionnelles, d’intervenir sur les systèmes embarqués (climatisation, airbags, ABS-ESP, verrouillage, multimédia, suspensions pilotées…) et d’ajouter des appareils complexes (systèmes audio/vidéo, caméras de recul, systèmes de navigation et de télécommunication…), mais aussi d’utiliser l’appareil de diagnostic et l’outil informatique qui vont peu à peu faire partie de son quotidien. « C’est un métier en évolution constante », souligne Bernard Gillet. « Le technicien MDA ou MDT devra continuellement se tenir au courant des avancées technologiques et des produits arrivant sur le marché. Il lui faudra avoir un fort intérêt pour la mécanique puisque sa formation se poursuivra ainsi, de façon continue, durant toute sa carrière. »

    Inutile de dire que ces profils ne courent pas - pas encore, devrions-nous écrire les rues. Fin janvier, 289 demandeurs  d’emploi étaient positionnés au Forem (281 techniciens MDA et 7 MDT), mais tous ne conviennent pas nécessairement. « Les garages désespèrent de trouver le bon profil et c’est pourquoi ils préfèrent s’adresser à des agences d’intérim qui vont passer pour eux le marché à la loupe. C’est d’ailleurs un contrat de travail intérimaire qui leur est le plus souvent proposé aujourd’hui.»

     DE MULTIPLES FORMATIONS

    Les formations préparant au métier de technicien de maintenance et de diagnostic automobile sont multiples et peuvent se faire via plusieurs filières et réseaux. L’enseignement secondaire de plein exercice (section professionnelle) et l’enseignement secondaire en alternance (CEFA) proposent, en septième année, une formation complémentaire en systèmes électroniques de l’automobile, tandis que l’enseignement supérieur de plein exercice hors université forme des bacheliers en électronique (option finalité électronique appliquée) et en automobile (option mécatronique).

    Des formations semblables peuvent également être suivies dans des centres de compétence qui travaillent en association avec le  Forem, comme ceux de Technifutur (Liège), Autotech (Houdeng-Goegnies), AutoForm (Liège) ou encore le Campus automobile de Spa-Francorchamps, pour ne citer qu’eux.

    Source > CHRISTIAN SONON sur > http://www.jobsregions.be