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  • INFLATION ET HANDICAP SALARIAL, DEUX DÉFIS À RELEVER

    L'inflation et le handicap salarial, deux défis à relever pour l'économie belge selon la Banque nationale

    phpThumb_generated_thumbnailjpg.jpgL'inflation plus élevée en Belgique que dans les trois principaux pays voisins et le handicap salarial figurent parmi les principaux défis auxquels fait face l'économie belge. Un constat effectué par la Banque nationale de Belgique (BNB) dans son rapport annuel 2011.

    L'inflation s'est encore accélérée en 2011, à 3,5%, après un taux de 2,3% en 2010. La hausse des prix s'est avérée plus élevée en moyenne de 1% en Belgique par rapport à nos voisins. Cet écart s'explique en grande partie par la hausse des prix de l'énergie qui a atteint 17% chez nous contre 10% en moyenne chez nos voisins.

    Depuis 2007, l'inflation en Belgique affiche en outre une volatilité nettement plus prononcée que dans les autres pays de la zone euro.

    La BNB constate que l'inflation sous-jacente est, elle aussi, plus élevée en Belgique que dans les pays limitrophes, ce qui conduit, via l'indexation automatique des salaires, à une hausse plus importante des salaires en Belgique que dans les autres pays de référence.

    Le handicap salarial constitue un deuxième défi de l'économie belge, souligne la Banque nationale, qui évoque “surtout une perte de compétitivité par rapport à l'Allemagne”. Fin 2011, le handicap salarial cumulé depuis 1996 du secteur privé belge par rapport à la France, l'Allemagne, et les Pays-Bas, atteignait 3,9% et devrait encore s'accentuer en 2012. Par unité produite, l'écart de coût salarial -cumulé depuis 1996- des entreprises belges atteint 12,6% par rapport à ses voisins.

    “Compte tenu de la perte de parts de marché de la Belgique et du niveau élevé de chômage, c'est une donnée sur laquelle on devrait porter davantage d'attention”, a estimé Luc Coene.

    Comme il l'avait déjà fait l'année dernière, le président de la FGTB, Rudy De Leeuw, qui à ce titre siège au conseil de régence de la BNB, a refusé d'approuver le rapport annuel de la Banque nationale en raison d'un désaccord avec certains commentaires et recommandations qui y figurent.

    Source > Sudpresse > Publié le 15/02 à 07h18