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  • IDEE EMPLOI > INFIRMIER SPÉCIALISÉ À DOMICILE

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    Les infirmiers spécialisés sortent rarement des hôpitaux. Il y a cependant de plus en plus de patients dont l’état de santé exige des soins techniques à domicile.

    Il y a donc un créneau à saisir pour l’infirmier indépendant spécialisé en soins intensifs et désireux de travailler au domicile des malades.

    Eric Crouquet est l’un de ceux-là. Riche d’une expérience d’une vingtaine d’années en soins intensifs, d’abord à l’UCL Mont-Godinne, puis dans une clinique privée à Lausanne et, enfin, dans une plus petite structure à Bruxelles – où il s’est rendu compte que la population musulmane prenait grand soin de ses proches –, cet infirmier d’Yvoir a opté, voici deux ans, pour le statut d’indépendant. Parce qu’il s’est rendu compte que de nombreux patients, une fois sortis de l’hôpital – et ils sortent de plus en plus vite –, demandaient des soins très techniques que bien peu d’infirmiers étaient capables de leur donner.

    UN CONCEPT TRÈS SUISSE

     « Ces patients nécessitent du matériel adapté, ainsi que des attentions et des réflexes très hospitaliers », explique-t-il. Certains, par exemple, ont besoin qu’on leur fasse des perfusions, des intra veineuses, des trachéotomies… D’autres sont porteurs d’un porth à cath, c’est-à-dire d’un cathéter implanté sous la peau et indispensable pour recevoir des produits vitaux.

    Si la prise en charge est al maîtrisée par l’infirmière à domicile, il y a de gros risques d’infection et de complication. « Les médecins spécialisés trouvent très difficilement des infirmiers pour donner ce type de soins.

    De même, les personnes grabataires et celles en fin de vie demandent des traitements lourds et des techniques spécifiques qui doivent être effectuées en collaboration avec l’équipe qui les entoure ».

    LE BESOIN D’UN PERSONNEL RÔDÉ

    Ces patients, qui ont quitté l’hôpital pour se sentir mieux chez eux, bien souvent entourés de leur famille, ont besoin d’un personnel rôdé. « A ces personnes, nous n’hésitons pas à fournir tous les services nécessaires: garde-malade, recherche de repas à domicile adaptés, service de buanderie, courses à la pharmacie ou recherche de bénévoles…

    Il s’agit d’un concept très suisse, qui fait une large place aux souhaits du patient. Et tous ces soins sont remboursés intégralement puisque nous sommes conventionnés et agréés par toutes les mutuelles.»

    DES CENTRALES DE SOINS

    Si Eric Crouquet parle au pluriel c’est parce qu’il s’est associé avec une autre infirmière spécialisée en soins intensifs, Nathalie Desmet, qui a, quant à elle, opté pour un statut d’indépendant à titre complémentaire.

    « Les patients ont besoin de soins tous les jours, il faut donc travailler en équipe sinon on n’en sort pas », explique-t-il, tout en regrettant qu’il n’existe pas, dans la région namuroise, des centrales de soins comme à Bruxelles. « Ces centrales font appel à des infirmières spécialisées (NDLA : hospitalières, infirmières de soins intensifs, palliatifs, pédiatriques... ) pour permettre ce qu’on appelle désormais les hospitalisations à domicile sécurisantes et sans crainte de complications ». 

    CHRISTIAN SONON

    PROFIL : LE SOUCI DU TRAVAIL BIEN FAIT

    Pourquoi un infirmier spécialisé en soins intensifs choisirait-il de prendre le statut d’indépendant et de venir travailler au domicile des patients ? « D’abord pour quitter le stress du milieu hospitalier », répond Eric Crouquet. «Ensuite, pour l’aspect humain, le contact, le respect de la personne. A domicile, vous êtes accueillis par des gens qui vous vous parlent plus facilement, vous font confiance, vous remercient…» Mais l’infirmier insiste : il faut être expérimenté, chevronné et avoir une conscience professionnelle aiguë. «La qualité principale, c’est le souci du travail bien fait, la recherche du confort optimal pour le patient. Mais il ne faut pas voir peur des pathologies lourdes, bien sûr ».

    Si la demande est bien réelle, il n’en reste pas moins vrai que la clientèle ne court pas encore les rues. « J’ai eu beaucoup de patients au début, j’en ai moins aujourd’hui. Certains, vu leur grand âge ou leur état de santé, sont décédés.

    C’est le propre des indépendants de devoir sans cesse trouver de nouveaux clients. Nous devons nous faire connaître des personnes qui ont besoin de notre expérience, mais ce n’est guère facile. »

    Pour ce faire, Eric et Nathalie ont créé leur site internet, ils ont distribué leur carte de visite chez les pharmaciens de la région et certains médecins les recommandent aux patients quittant l’hôpital. « Il faudrait que les médecins et chirurgiens donnent la liste des infirmiers à domicile comme ils donnent une liste de médicaments à prendre », estime Eric, « mais ce n’est pas leur souci premier… » (C.S.)

    Source > http://www.jobsregions.be

  • HANNUT > LE CPAS ENGAGE UN INFIRMIER (H/F)

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