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  • INFO BOULOT > IMPRIMEUR: FINESSE ET TECHNIQUE POUR LE MÉTIER, DÉMARCHE DURABLE POUR LE PAPIER

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    Les Hayëz sont imprimeurs de père en fils depuis plus de deux siècles. Implantée à Molenbeek, l’imprimerie a “un fort ancrage bruxellois par sa clientèle et son personnel”, se targue le directeur général, Maximilien Hayëz.

    Une cinquantaine de personnes sont à l’œuvre dans l’entreprise familiale, et sans relâche, car “il y a trois équipes qui travaillent du lundi matin au vendredi midi, jour et nuit! ” explique le capitaine

    L’entreprise compte des métiers très variés puisqu’on y retrouve une majorité de salariés dans le domaine technique, mais d’autres aussi dans l’administratif et le commercial. “Ce sont des métiers qui nécessitent des compétences techniques et une ouverture intellectuelle pour rentrer dans une démarche d’apprentissage ”.  À l’atelier, on retrouve, en début de chaîne, les opérateurs prépresse. Ceux-ci manipulent des fichiers graphiques, donc cela suppose de solides connaissances informatiques. Ensuite, il y a les imprimeurs qui pilotent les presses: “Ce sont des machines complexes, donc il  faut des connaissances techniques sur le processus d’impression, une finesse de réglage pour le papier et l’encre, un contrôle de soi ”,  détaille le patron. En bout de course, il y a aussi les opérateurs de finition qui, eux, se démarquent par leurs aptitudes mécaniques dans le réglage des machines: “Ils sont confrontés à la contrainte de faire passer des feuilles de papier dans des machines”, précise le directeur général. Si des écoles techniques peuvent former à ces métiers, Maximilien Hayëz affirme que l’on peut aussi apprendre sur le tas: “C’est déjà arrivé de commencer comme manutentionnaire et devenir technicien en manutention”. Ce qui l’intéresse ce sont des “profils sur qui on peut compter, et qui sont là pour travailler ”.

    LA CARTE DE L’ÉCOLOGIE

    La clé du succès de l’imprimerie Hayëz a été sa capacité d’adaptation à des réalités changeantes au fil des siècles, et plus récemment en jouant la carte de l’écologie. En effet, 80 % des papiers utilisés chez Hayëz proviennent de forêts gérées durablement, certifiées FSC ou PEFC. Parmi les premiers à choisir ce cap en 2007, le capitaine de l’imprimerie explique toutefois qu’aujourd’hui, “on pourrait difficilement se permettre de ne pas être certifié. L’industrie et notre entreprise ont fait des progrès énormes les 20 dernières années, surtout dans la gestion des déchets: il n’y a plus de rejet à l’égout des produits du processus de fabrication. ” Un employeur écoresponsable donc!«

    + MPD

    Des labels qui garantissent le papier

    Ces labels garantissent la durabilité de toute la chaîne de fabrication de produits issus du bois. Si le label FSC porte sur des forêts gérées durablement dans les pays du sud comme le Brésil, le label PEFC garantit un papier issu de forêts certifiées d’Amérique du Nord et d’Europe du Nord, dont la Belgique. Malheureusement ce label est moins connu, c’est pourtant celui qui garantit le plus de proximité.

    Sixième génération aux commandes!

    L’imprimerie Hayëz existe depuis 1780 et son esprit familial a mieux que survécu au passage du temps puisque Maximilien Hayëz en représente la sixième génération.

    Diplômé de l’Université Catholique de Louvain, il a tout d’abord fait ses armes dans le département commercial de l’entreprise Xerox, avant de rejoindre l’entreprise familiale il y a quinze ans.

    Source > http://www.jobsregions.be