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  • L'IMAGE DU SECTEUR DE LA CONSTRUCTION …

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    Sales, mal payés et trop durs les jobs dans la construction ?

    Horaires compliqués, travail dans des conditions difficiles pour un salaire pas toujours à la hauteur ou job sale, tels sont les clichés trop souvent attachés aux métiers de la construction. 

     « Le chômage des jeunes est catastrophique ; il faudrait pouvoir les attirer dans le secteur de la construction », explique Louis Boutriau, directeur du pôle construction chez Bruxelles Formation. « De nombreuses initiatives existent, sur le plan local mais aussi sur le plan européen

    mais la construction n’attire pas. Les métiers du gros oeuvre, en particulier, ont une image de travail dur, avec des horaires compliqués et mal payé », ajoute-t-il. « C’est un secteur avec des salaires confortables, avec de nombreux jours de congé, même si certaines périodes sont parfois difficiles. Il y a de l’avenir et des emplois dans la construction ».

    Pour Marie Lamoureux, responsable de projet au centre de formation Cefora, « les jeunes ont trop souvent une mauvaise image des métiers de la construction. Il y a des stéréotypes, même pour les jobs d’employés. Les jeunes se disent : « Je vais être dans un bureau toute la journée à répondre au téléphone ». Or, des jobs d’employés dans la construction, c’est bien plus enrichissant que ça », précise-t-elle. « Les transports et la mobilité peuvent aussi être un frein. Devoir être sur chantier à 6h30 n’est pas donné à tout le monde », confirme

    Marie-Noëlle Demuylder, consultante en intérim chez Randstad, reconnaissant que le phénomène dépasse bien plus largement le secteur de la construction.

    D’autres métiers techniques rencontrent en effet le même souci au niveau de l’image. « Trop souvent, les jeunes sont formés sans être à la page », poursuit David Triolo de la société Murprotec, spécialisée dans le traitement de l’humidité dans les maisons. « Les enseignants ne se remettent pas toujours en question. Or, le secteur du bâtiment, comme d’autres, évolue et les écoles ne sont pas toujours capables de former les jeunes. Les entreprises sont souvent en manque de stagiaires».

    LE SERPENT SE MORD LA QUEUE

    Au coeur des centres de formation, on confirme : « L’enseignement technique n’a pas bonne réputation. Il est souvent considéré comme une filière « bis » et, souvent, cela entraîne un manque de motivation chez les élèves et chez les professeurs qui se retrouvent face à des classes difficiles, pour qui le professionnel est un troisième choix », explique Louis Boutriau de Bruxelles Formation. 

     « Il y a 30 ans, les écoles techniques avaient bonne réputation et une bonne image mais j’ai l’impression que le niveau a baissé », poursuit David Triolo de Murprotect. « C’est clair que certains étudiants arrivent dans le professionnel après avoir essayé le général. Il faut les rebooster », ajoute Marie Lamoureux du centre Cefora. Mais le problème semble plus global. « On est face à un paradoxe », pour Louis Boutriau.

     « Le niveau global est plus bas et, à Bruxelles, par exemple, on est de plus en plus confronté à des primo-arrivants qui ne parlent pas français ou néerlandais. Les entreprises de construction trouvent encore bien de la main d’oeuvre étrangère avec un bon niveau de formation. On devrait allonger le temps de formation, en Belgique, mais les gens veulent travailler rapidement pour faire vivre leur famille.

    Ne pas se former trop longtemps. Le serpent se mord la queue »… 

    Source > L.B. sur > http://www.jobsregions.be